09 octobre 2013

Top 5 des meilleures BD jeunesse du moment

 J'ai évoqué Les Nombrils lundi, et je me suis dit qu'il y avait quand même plein de séries jeunesse que je trouvais très bonnes en ce moment et que j'aurais adorée lire quand je fréquentais encore la bibliothèque de mon village natal. Du coup je vous propose un petit top 5, sans vrai ordre parce que j'aime ces cinq séries pareil en fait. 

1. Les Épatantes Aventures de Jules (Émile Bravo) 

Lisez le premier, vous ne le regretterez pas !
Le genre de série dont on peut tomber instantanément amoureux. Déjà parce qu’Émile Bravo et son trait précis et charbonneux sont un vrai régal pour les yeux de tout fan de BD franco-belge (son Journal d’un ingénu est sans doute un des meilleurs albums de ces dernières années). Et ensuite parce que son sens de la narration, sa manière délicieuse de mêler le quotidien, la science-fiction et l’absurde relève d’un talent rare et fascinant. C’est un pur plaisir de suivre Jules, sympathique adolescent embarqué dans un paradoxe temporel délirant mêlant scientifiques fous, extraterrestres à la cool et petit frère devenu grand mais toujours aussi bête, dans ses péripéties à la fois hilarantes et cruelles. 

2. Lou ! (Julien Neel) 

La série best-seller, impossible à rater.
On peut gloser à l’envi sur le dernier tome de Lou !, où Julien Neel est un peu parti en vrille avec sa description déstructurée de l’adolescence et ses crises, mais Lou ! reste une des séries les plus attachantes de ces dernières années, tant graphiquement que narrativement. Personnages ultra sympathiques, justesse de ton mêlée de poésie surréaliste, jeux visuels et romances tordues, la série est un concentré de vie moderne, et elle donne la pêche, tout simplement. 

3. Le Royaume (Benoît Feroumont et Christelle Coopman) 

Moins connue et pourtant, ça mérite de s'y pencher.
Quelle drôle de série que Le Royaume, qui donne l’impression de n’être rien, avec ses graphismes simplistes (en apparence), ses aplats de couleur bateau (en apparence) et ses personnages stéréotypés (en apparence). Et pourtant sitôt qu’on rentre dedans, on découvre une BD tout sauf cliché. L’héroïne dort avec le roi parce qu’elle a peur des chouettes, refuse sincèrement les avances du brave forgeron, les oiseaux se mettent à parler et à dévoiler les secrets de tout le monde à qui veut (ou ne veut pas) les entendre, les royaumes voisins ont envie de faire la guerre… et on devine difficilement ce qui va se passer à la page d’après, et dans quelle situation les personnages vont se retrouver. Et ça c’est bon signe. 

4. Les Nombrils (Delaf et Dubuc) 

Non mais c'est vraiment drôle.
J’en parlais il n’y a pas deux jours, Les Nombrils de Delaf et Dubuc est une série étonnante qui a réussi à ne pas s’enliser dans une mécanique répétitive. Après deux tomes où Jenny et Vicky, les deux pétasses en chef, asservissaient littéralement la pauvre Carine, les choses changent et l’intrigue prend un tournant très différent, sans quitter cet humour cruel qui faisait tout le sel des planches. Le slogan de la série dit assez à quel point elle est intelligente et va nettement plus loin que ce qu’on pourrait croire : « La vie est cruelle. Et après ? » 


5. Lincoln (Olivier, Jérôme et Anne-Claire Jouvray) 

Regardez-moi cette gueule. Vous l'aimez pas déjà ?
Lincoln est-elle une série jeunesse ? C’est une bonne question, et je m’en fous, quand j’étais gosse je lisais ce qui me passait sous la main, et j’aurais adoré Lincoln. Les aventures d’un cowboy immortel, car Dieu et le Diable ont décidé de se prouver quelque chose, ça part déjà comme une bonne idée. Mais quand en plus le héros est du genre « ni Dieu ni maître », « tout pour ma gueule » et « je vous emmerde », ça donne un cocktail détonant et réjouissant orchestré par les Jouvray brothers. Design impec, humour au cordeau, réflexions sur la vie jamais stupide sans pour autant tomber dans la prise de tête, toujours en prise avec la réalité… Lincoln c’est de la balle !

1 commentaire:

vincent a dit…

Merci pour ces quelques idées de lecture qui m'ont l'air fort sympathiques