17 mars 2014

La geste sans fin du fabuleux empire de Compiègne

Ce dimanche nous sommes allés nous promener en cette capitale impériale immortelle, cette fabuleuse cité qui, pendant bien des siècles, a disputé à Paris, Vienne ou Rome la place de siège des arts, du rayonnement culturel et de la puissance militaire, je parle bien sûr de l'orgueilleuse Compiègne.

L'hôtel de ville de la Cité picarde.
Oui, bon, on savait pas trop où aller pour profiter du beau temps, du coup on est partis en Picardie, région dont j'ignore à peu près tout, mais dont mon amie Gaëlle est familière. Je ne m'attendais à rien (l'Oise n'est pas un nom qui fait rêver, comme ça, spontanément... je veux dire c'est pas "le Nil" ou "l'Amazone", hein, c'est l'Oise quoi !), j'ai été très surpris. 


Le palais impérial, enfilade de salles plutôt classieuses
(prises ici avec mon smartphone, ce qui explique les teintes foireuses)
Déjà, Compiègne possède effectivement un palais impérial (celui de Napoléon III, en l'occurrence, empereur dont j'ignore beaucoup). Et il n'est franchement pas vilain.

Le flipper "Second Empire".


Une triple causeuse aux faux airs bretons.



Le cheval toon de Napoléon.


Le chemin des jardins remarquables. Qui sont... jolis.
Mais sûrement mieux pour pique-niquer que pour s'y promener.


Bon, là c'est quand même limite : la citation de Jeanne d'Arc
("Je yray voir mes bons amys de Compiengne") fait vraiment
"ouais, c'est bon, elle a dit 'Compiègne', on peut la citer !"
Avec ce genre de logique, France Télécom devrait afficher des citations de Nabila à son siège.
Mais il y a mieux. Non loin de Compiègne, on trouve une colline, et sur cette colline, on trouve le château de Pierrefonds. Le FUCKING CHÂTEAU DE PIERREFONDS !


Ce château, là !
En gros, Napoléon III voulait un château fort pour épater la galerie, un lieu méga hype pour recevoir les princes, grands ducs et autres nobliaux de passage dans son beau pays. Comme Seb de Vaub' était calanché depuis un bail, Napotrois contacta ce qu'il avait de plus proche au dix-neuvième siècle : Eugène Viollet-le-Duc. Et là, entendons-nous bien : dans la liste des expressions françaises, il y a "être orgueilleux", il y a "se la péter grave", et loin, très loin au-dessus, il y a "construire comme Eugène Viollet-le-Duc". 

L'architecte en a fait des mégatonnes. Le château est sublime, tout de majesté et de fioritures magnifiques et parfaitement inutiles en matière de défense de siège, mais ce n'était plus le propos à l'époque, il s'agissait d'impressionner le péquin viennois (et ce n'est pas évident de stupéfier un quidam qui passe devant le Schönbrunn tous les jours).

Dommage, le bâtiment est quasi vide, puisqu'il n'a jamais vraiment servi, mais la visite vaut vraiment le coup. Je n'ai pas pris de photos (d'une part c'était vide, d'autre part je n'avais que mon phone, ce qui n'est pas idéal), mais si vous passez dans le coin, je vous recommande la visite guidée, le mec est passionnant.


Euh... sérieux, c'est quoi, ça ???
Ouh putain, Viollet-le-Duc était un fan de Lovecraft ! Tout s'explique !

2 commentaires:

SammyDay a dit…

Ah Pierrefonds, c'est l'archétype du château de contes de fées, d'aileurs la série anglosaxonne Merlin a été tournée pour ses extérieurs autour de Pierrefonds.

Et avec toutes les statues qui trainent là-bas, y'a quand même moyen de faire des photos.

Neil a dit…

C'est vrai qu'il y a du statuaire en veux-tu en voilà... et du bizarre en plus. Du chimérique.