23 décembre 2015

C'est Noël : jeux vidéoooo...

Je réalise qu'il est assez cohérent de jouer Wilson
dans un jeu reprenant le principe du film Seul au monde...


C'est Noël, fête multiséculaire en vertu de laquelle je m'octroie quelques vacances bien méritées. Du coup je descends dans le Sud-Ouest, et en même temps sur une île déserte puisque je viens de m'acheter un accès anticipé à Shipwrecked, la nouvelle version de Don't Starve.
Pour l'instant c'est cool, même si je meurs à chaque fois à cause d'une horrible nouveauté : l'empoisonnement (qui vous colle un dégât sur la durée, la pire chose possible dans ce jeu !). Je vais sûrement passer pas mal de temps à caboter d'île en île pendant mon temps libre.

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Sinon, j'ai vu ça :


... et j'ai beaucoup aimé. Si vous ne savez quoi aller voir pendant les vacances... allez voir Hateful 8. Mais si vous allez voir deux films, allez voir Star Wars VII.

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À une époque je guettais chaque nouvel épisode comme le Messie.
Cette fois j'ai été surpris quand j'ai reçu la newsletter. Tombent les étoiles !

Sinon, bien sûr, il y a aussi ça... je reconnais que la fièvre TSW m'a passé, mais j'irai quand même faire les nouvelles missions, qui sont sûrement cool, vu que ça reste la grande force de ce jeu.
D'ailleurs, si l'univers de TSW vous intéresse, l'impressionnant Baldaena publie régulièrement des articles très touffus et documentés qui permettent de mesurer l'amplitude des intrigues et du lore construit par les développeurs. C'est autre chose que WoW

Allez, sur ce bonnes fêtes à tous, et à bientôt.

18 décembre 2015

Ah non, j'suis sûr que c'est du suédois...



Aujourd'hui on va plutôt se balader dans les rues stockholmoises (non, je sais pas comment on dit). Terre de cocagne, ainsi qu'en témoigne leur fascination pour le kebab. Le MÉGA KEBAB !!!




La barrière sabre-laser ! Une p... de barrière sabre-laser !!! Qui devient verte quand elle se lève (vraiment !).




Dans ce resto (pas plus snob qu'un autre, hein), les menus sont sur tablette. Parfaitement ! Ils en sont là les mecs !




Ah oui, en ce moment les boîtes aux lettres vont par trois. "Stockholm", "pas Stockholm", et "Julpost". "Jul" (prononcez "yul"), ça veut dire "Noël".
Vous l'aurez compris, la "Julpost" expédie vos missives au père Noël, là-haut, chez les voisins lapons.




Euh... je disais donc qu'on trouve de l'art de toute provenance dans les rues de Stockholm. Ici, un artiste venu d'Innsmouth, Massachusetts. 




Face à Gamla Stan, l'île de Skeppsholmen, assez facilement surnommée "l'île aux musées". On y trouve le Musée d'art moderne (qui abrite des œuvres résolument... modernes : du Mondrian, du Picasso, du Warhol, du Duchamp, du Dalí... bref toute la clique, ainsi qu'une expo Niki de Saint Phalle en extérieur devant le bâtiment), un musée d'architecture et le musée des Antiquités est-asiatiques. 



Plus loin, sur l'île de Djurgården, le somptueux édifice du Nordiska Museet (musée consacré aux traditions suédoises) vous accueille. L'île est composée de plusieurs parcs et notamment du tout premier musée en plein air du monde, le Skansen, que nous n'avons pas manqué de parcourir.

Nous y avons d'ailleurs rencontré notre quatrième marché de Noël en deux jours (oui, ils prennent ces choses-là très au sérieux), l'occasion d'acheter des Kanelbullar (délicieuses viennoiseries à la cannelle) et surtout les fameux Saffransbullar, la viennoiserie de Noël, en gros une brioche tressée au safran. Franchement, c'est pas mauvais mais ça vaut pas un bon croissant au beurre.
Vous aurez noté que depuis notre entrée dans le parc, la neige a commencé à tomber.

Mais le Skansen, c'est aussi la version locale du Bournat (si vous n'avez jamais visité Le Bournat, sachez que vous avez raté votre vie), avec tout un village reconstitué comme au bon vieux temps, où des Suédois en tenue d'époque reproduisent les gestes séculaires des artisans chers à Jean-Pierre Pernoffsen. Cent cinquante bâtiments démontés un peu partout dans le pays ont été reconstitués ici pièce par pièce, pour donner un panorama complet des traditions suédoises.
Y a même un petit parc zoologique avec des animaux du Nord (lynx, loups, ours, élans, gloutons... oui, y avait des wolverines, putain !). Bref, si vous passez par Stockholm et que vous voulez découvrir la culture locale, un passage au Skansen est obligatoire.


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Ah, et si vous vous le demandez, "skol ofenstrü", ça ne veut rien dire. "Skol" vient sans doute de "Skål !", qui veut dire... "Santé !"

16 décembre 2015

Skol ofenstrü


Les plus malins (et ceux à qui je l'ai dit en direct) l'auront donc deviné, le week-end dernier je visitais la capitale suédoise, Stockholm. D'ailleurs c'est marrant, en arrivant dans le centre-ville je suis tombé directement sur la photo que j'avais utilisée sur mon blog pour annoncer le voyage.


Pour ceux qui ne connaissent pas, Stockholm est une ville établie sur un archipel : elle est composée grosso modo de quatorze îles faisant office de quartiers. Du coup on passe son temps à franchir des ponts pour passer d'une île et d'une ambiance à l'autre.  


Ici vous avez Åhlens, l'équivalent local des Galeries Lafayette. Bon, c'est pas palpitant, mais déjà ça vous montre que la ville est plutôt piétonne (il semble que ce soit un cauchemar en voiture), et ça me permet de caser la lettre "Å". Apprenez, si les diacritiques vous intéressent, que ce petit cercle sur le A s'appelle un "rond en chef", et qu'en gros il transforme le "A" en "O". On prononce donc "Oleunns".


L'église Santa Clara au petit jour. Enfin, non, vers 10 h du mat', mais le soleil est plutôt bas dans le coin.


L'hôtel de ville, avec son beffroi surmonté des trois couronnes, symbole de la Suède. L'origine du symbole est incertaine, mais globalement ça devait représenter les trois royaumes sur lesquels régnaient les rois suédois d’antan (Suède, Norvège et... un autre, Finlande ou Scanie).


L'entrée de l'île centrale, communément désignée sous le nom de Gamla Stan (c'est-à-dire "vieille ville"). Le cœur historique de la cité, bien sûr envahi de boutiques pour touristes, mais aussi assez magnifique.


Une bonne partie de cette île abrite d'ailleurs le palais royal. D'où la famille régnante ne règne plus depuis longtemps, le voisinage des touristes étant sans doute un peu trop bruyant. Pour info, l'actuel roi de Suède se nomme Carl XVI Gustaf. Ah, et là en fait, c'est l'aile ouest, avec le Parlement. Le palais couvre tout le nord de l'île de l'ouest à l'est. 


À l'entrée de Gamla Stan, un renard vous accueille (non, ce n'est pas un tanuki !). Stockholm est une ville qui adore l'art, classique comme moderne, on trouve des œuvres un peu partout. 


Dans la Storkyrkan ("grande église"), imposante cathédrale au cœur de la vieille ville, on trouve une statue en bois de saint Georges terrassant le dragon, datant de 1489. Si Georges a l'air d'avoir l'esprit ailleurs ("Pfff, encore un dragon !"), la bête est, elle, de toute beauté !


Sur les quais, le Kinnevik Tree, un des plus grands arbres de Noël du monde. Oui, le machin fait quand même 40 mètres ! Notez que ce n'est pas un vrai arbre, mais une sculpture : un grand tronc percé régulièrement sur lequel on a planté des branches de sapin. La nuit c'est très beau.



Bon, c'est pas tout ça, il se fait tard, on aborde les 15 h du soir... oui, le soleil se couche tôt en cette saison (ce qui pourrit complètement le biorythme d'ailleurs... à 17 h vous êtes crevés comme si vous aviez veillé tard). 
La suite vendredi, avec beaucoup de photos encore moins intéressantes !

14 décembre 2015

Back from ABBAland


Vous l'aurez compris, je suis de retour du pays des saffransbullar, d'Ikea et d'ABBA, ce pays de cocagne où les femmes sont belles et les hommes blonds, la Norv Suède !
Je viens de passer deux jours à Stockholm, en pleines célébrations de la Sainte-Lucie, et laissez-moi vous dire qu'il fait très chaud à Paris !

Bon, plus de détails plus tard sur cette folle épopée, là j'ai pas mal de taf.

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Ah, et concernant les récentes élections... youpi, la République a gagné, ouais... je commence à en avoir un peu marre de cette situation hyper malsaine (et déjà rencontrée à plusieurs reprises dans ma vie d'électeur) où le FN sert d'épouvantail pour nous obliger à réélire les mêmes guignols. Dieu sait que je ne veux pas des nationaleux au pouvoir, mais la victoire à la Pyrrhus de ce week-end annonce clairement le jour où ce petit jeu ne fonctionnera plus.

11 décembre 2015

Destination : les Tropiques !

Le Cap, ville portuaire toute de majesté et de discrimination raciale.

La France devenant décidément un pays trop dangereux (la semaine dernière j'ai failli me faire écharper par des geeks à la boutique Album, furieux de ne pas trouver le dernier Fables en version française à couverture souple... ah non, ça c'était moi), j'ai décidé d'aller passer mon week-end sur les terres de mes glorieux ancêtres.

Je pars donc pour deux jours en Afrique du Sud, visiter Le Cap, Johannesburg et découvrir les merveilles du veld. À lundi.

09 décembre 2015

Chanter sous les intempéries


Comme je ne baisserai jamais les bras face à la tyrannie, je suis allé combattre le terrorisme international hier soir en allant voir Singin' in the Rain, au théâtre du Châtelet.

Si vous n'avez jamais vu Singin' in the Rain au Châtelet... bon, c'est pas bien grave, parce qu'à la base c'est un film (enfin, à la base, c'est une chanson, mais m'embrouillez pas, j'ai assez de digression dans cette phrase comme ça) de 1952 avec Gene Kelly, Debbie Reynolds et Donald O'Connor.
Un film qui se trouve assez facilement en DVD, ce qui tombe bien car si vous ne l'avez pas vu, disais-je, il faut réparer ça. C'est en effet sûrement un des "feel good movies" les plus efficaces que je connaisse.
Un classique essentiel qui n'a pas pris une ride (et auquel The Artist, avec Jean Dujardin, a énormément emprunté).

Et juste pour le fun, la monstrueuse scène de Make 'Em Laugh avec Donald O'Connor. Essayez donc de regarder ça sans sourire !


07 décembre 2015

Extraits de Cthulhu

En ces temps moroses où on peut légitimement se sentir un peu bleus (bleu marine, s'entend), quelques bons mots issus de la partie d'hier, où nous avons enquêté à Arkham sur une sombre affaire de trafic de documents anciens.


– Grimper et nager, c'est pas la même compétence ? Sérieux !!!

– Non mais ça va, on a deux voitures ! Quand on suit quelqu'un, on prend deux voitures, c'est la base !
– Mais tu suis personne, tu vas au manoir !!!

– Alors, ça se passe comment ?
– Ben on n'a pas fait grand-chose pour le moment.
– On n'a pas tiré de coups.
– ...

– Bonjour, nous aimerions nous entretenir avec Lucy Stone.
– Vous êtes de la famille ?
– Oui, presque. On l'a cambriolée, on l'a fait chanter, on l'a fouillée alors qu'elle était quasi catatonique...

– Tu as fait un test de psychologie pour vérifier qu'il disait la vérité ?
– Non mais c'est un connard méprisant, il va pas nous mentir !


04 décembre 2015

Le retour de la pelle

Et oui, après un crowdfunding américain qui a réussi à couler Chaosium (l'éditeur original), c'est Sans-Détour, l'éditeur français qui fait un boulot hallucinant sur L'Appel de Cthulhu depuis quelques années, qui s'est lancé dans l'aventure.




Le résultat, financé sur Ulule en 25 minutes à peu près (le crowdfunding a dépassé les 4 000 %), est une boîte cyclopéenne bourrée ras la gueule de contenu : manuel du MJ, manuel des investigateurs, guide des monstres, scénarios classiques ou moins connus... ainsi qu'une foultitude de cartes, plans, fiches de PNJ, fiches de monstres, dés, écran, lithographies, artbook, clé USB avec PDF libres de droit, bref un bordel plus ou moins utile mais résolument, absolument, incontestablement magnifique. 

Tous les livres sont en papier glacé, les designs ont tous été modernisés de manière assez sublime (mention spéciale au Nyarlathotep "H. R. Giger style"). On aime ou on n'aime pas, mais il faut reconnaître que le travail effectué est impressionnant.



Bon, ça reste un collector à réserver aux passionnés (aux passionnés avec un peu d'argent : le machin vaut quand même 160 euros !), mais ça donne vraiment envie de retourner traîner le long du Miskatonic.

02 décembre 2015

L'héritage du vide



Ça y est, Starcraft 2, c’est fini*, il est temps de décerner le prix de la meilleure campagne. 
And the winner is… Wings of Liberty, sans problème. 

La campagne terran reste pour moi la plus sympathique, la mieux écrite, celle avec les personnages les plus attachants et le gameplay les plus cohérent. On gagne de l’argent avec les missions, ce qui permet d’améliorer les unités, et on fait de la recherche à partir d’échantillons glanés de ci de là, ce qui permet de booster certaines capacités. On a plusieurs arcs narratifs, dont beaucoup sont facultatifs mais intéressants et/ou rentables, des embranchements avec des choix moraux qui aboutissent à des résultats différents (pas très significatifs au niveau scénar, mais cool)… bref, autant de choses qu’on ne retrouve pas, ou pas aussi bien dans les deux extensions. 

Dans LotV, vous incarnez le "jeune" hiérarque protoss Artanis, chef malgré lui.
Et c'est plutôt agréable de diriger son vaisseau de survivants afin de l'aider à trouver des alliés
pour vaincre le Xel'naga renégat Amon.

Mais Legacy of the Void, la dernière campagne juste sortie, se hisse sans problème sur la deuxième marche du podium : déjà, elle comprend une intro et une conclusion en forme de minicampagnes de trois missions chacune, très sympas et aux gameplays spécifiques. Ensuite, l’intrigue est beaucoup mieux écrite que la campagne zerg : elle m’a même fait béer deux ou trois fois de surprise (bon, c’est pas The Witcher, hein, mais pour du Blizzard c’est pas si mal, ça rappelle les bons moments de Warcraft 3). 


La Lance d'Adun, votre vaisseau amiral qui pète.
Qui pète parfois littéralement, surtout quand vous lancez des frappes orbitales
pour aider vos unités au sol...


Niveau gameplay, comme pour les autres campagnes, ne comptez pas trop dessus pour apprendre à jouer en multi : tout est atrocement simplifié. Les unités déblocables (nombreuses et justifiées scénaristiquement) sont pétées, la poussée temporelle est permanente, la Lance d’Adun, votre vaisseau amiral, peut effectuer des frappes orbitales, warper des unités, générer des pylônes… bref, en mode Normal, c’est du tout cuit (j’ai dû perdre trois parties en tout, et plus parce qu’il y avait un temps limite qu’autre chose). À partir du Difficile, le challenge commence, et en Brutal je pense que vous aurez besoin de toutes les options judicieusement agencées pour vous en sortir. 

En tout cas j'ai beaucoup aimé cette nouvelle et dernière campagne (quoique je ne sois pas fan de l'ultime conclusion, beaucoup trop putassière à mon goût), nettement plus qu'Heart of the Swarm en tout cas. Maintenant si vous voulez bien m'excusez, je dois farmer tous les hauts faits du jeu...

* Enfin, jusqu’à ce que Blizzard sorte de nouveaux DLC hors continuité, comme il commence à l’annoncer avec Nova : Opérations secrètes. J’aime pas trop le personnage de Nova, qui fait plus babe du Salon de l’auto que véritable guerrière vétéran, mais bon, on verra…

30 novembre 2015

Triple anniv' 2015


Comme tous les ans, nous avons célébré le Triple Anniv' (les anniversaires conjugués de Gaëlle, Stéph et Oud) en nous déguisant sur un thème, en l'occurrence les séries télé.

Une chouette soirée, comme d'habitude, qui fut pour moi l'occasion de me raser (ce qui fait très bizarre) et de choisir une nouvelle fois le costume d'Hervé, qui a sans problème emporté la palme de la soirée.

27 novembre 2015

Le pouvoir du cube


Le week-end d'il y a deux semaines ayant été passablement difficile, entre attaques terroristes et attaques virales, nous avons résolu d'en passer une bonne partie au chaud, devant l'écran. Et pour cela, rien ne vaut Fez, le jeu de l'amour.


Fez est un jeu de Phil Fish (un mec qui a clairement des problèmes dans sa tête), magnifique de poésie et de classe. Vous dirigez Gomez, un petit personnage qui peut faire pivoter l'écran pour accéder à la troisième dimension, et vous êtes à la recherche des cubes assurant la cohésion du monde.

Bon, ça c'est la base, et n'importe quel péquin arrivera à retrouver les 32 cubes normaux sans trop de problème, terminant ainsi le jeu.

Mais le but n'est pas là, car Fez est un jeu truffé de secrets, de mystères, d'énigmes que l'on résout en recoupant des informations glanées çà et là, d'inscriptions cryptiques que vous apprenez peu à peu à traduire... 
En outre, le jeu ne contient aucun ennemi, les vies sont infinies, vous êtes totalement libre dans un univers immense et cohérent... c'est une expérience idéale pour s'évader quelques heures, et ça marche étonnamment bien à deux.

Bon, en fait ce n'est pas toujours parfaitement calme...

25 novembre 2015

Tribute to... J.-P. Jaworski


Je viens de finir un petit recueil de nouvelles de Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer, et comme j'ai l'impression que le livre est passé relativement inaperçu des fans de l'auteur, j'en profite pour en parler.

Le Sentiment du fer prend place dans le Vieux Royaume, le même univers que l'excellent recueil Janua Vera et, surtout, que le fabuleux Gagner la guerre, que tout fan de fantasy française se doit d'avoir lu. 


Gagner la guerre : un petit millier de pages qui, arrivé au bout,
vous fera dire : "Eh, j'en veux plus !"
Mais si Gagner la guerre traîne dans un univers très italianisant, tendance Venise de la Renaissance avec intrigue de cours et assassins (le héros en est d'ailleurs un moyennement fier représentant), les autres nouvelles sont plus "high fantasy", avec des elfes, des nains, des gnomes et tout le racisme qui va avec. 

Le Sentiment du fer revient à ces racines qui rappellent plus Warhammer que Lord of the Ring, et nous suivons ici un détrousseur de cadavres malchanceux, là un parti de nains tentant de ravitailler leurs troupes, ici un barde elfe en quête de chansons dans un pays en guerre, là une enchanteresse livrant ce qui risque fort d'être son dernier combat...

Jaworski a de la verve, c'est le moins qu'on puisse dire : le style est enlevé, soutenu mais jamais pompeux, et rapide. On ne s'ennuie jamais, et on trouve un je-ne-sais-quoi d'Alexandre Dumas qui laisse un goût très agréable en bouche. En outre l'auteur ne rechigne pas sur le cynisme et ses aventures sont rarement morales, ni prévisibles, ce qui ne gâte rien.

Si par miracle vous n'avez pas encore lu Jaworski, foncez, et commencez par n'importe lequel (même si l'ordre de parution est le plus logique), ça devrait vous plaire de toute façon.

 
Le dernier en date : cinq nouvelles du Vieux Royaume qui valent le voyage.

20 novembre 2015

Mot d'excuse


Non, sérieusement, j'étais vraiment pas en forme, mais ça a l'air d'aller mieux, donc youpi (parce que j'en avais vraiment marre).

16 novembre 2015

...

Ça devait être un beau week-end.
Je devais rattraper mon retard au cinéma, on avait quelques projets pour le samedi et le dimanche, à deux, gentiment, sans embêter personne.

Mais vers minuit, vendredi soir, j'ai commencé à recevoir des SMS. Des dizaines de SMS. "Ça va ?" "Tout va bien ?" "Je viens d'apprendre, tu vas bien ?"
Vous avez déjà vécu un moment comme ça ? Un moment où une phrase fait tinter toutes les sirènes d'alarme de votre cerveau, où vous savez, tout à coup, que plus rien ne sera jamais pareil ? Que de vilains nuages s'accumulent sur les jours à venir. Moi oui. Et je commence à en avoir assez de ces moments.

Le samedi fut consacré à gérer le choc. À contacter tous les proches sur Paris pour s'assurer que tout le monde allait bien. À propager l'information. À rassurer les uns, à réconforter les autres. Les miens vont bien. Ouf. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...

Le dimanche, j'ai juste été malade.Je le suis encore, d'où l'absence de dessin.

Pfffff... je manque de mots. Je vous envoie tout l'amour qui me reste. On va en avoir besoin.

13 novembre 2015

Ratatata prrrt !

Fougnafougna ratatatata prrrt !!!


Oui, bon, désolé, j'ai passé la journée d'hier quasi alité à cause d'une maladie que j'identifie encore assez mal, donc tout ce que j'ai aujourd'hui à vous proposer, c'est un Taz.
Ça va un peu mieux aujourd'hui, tant mieux parce que j'avais prévu de passer l'après-midi au cinéma.

11 novembre 2015

Bartók n'est pas une chauve-souris !


J'ai un peu dessiné pendant le week-end... difficile de ne pas sombrer dans la private joke obscure qui ne fera rire que les choristes présents sur place, mais j'ai réussi à mettre en planche ce passage qui était malgré tout un beau moment.
D'ailleurs, pour vous en rendre compte, voici la pièce composée des quatre chants populaires slovaques que Bartók a mis en forme (celui que nous répétons est le deuxième du lot).


09 novembre 2015

Alcooldéshydrogénase

Ce week-end j'étais de répétition avec ma chorale, ce qui explique le peu de temps pour dessiner. Et comme ça devient apparemment la tradition, j'ai fait une réaction au vin rouge en devenant pivoine pendant vingt bonnes minutes... ça ne m'arrive que dans ces conditions, ce qui fait penser à une allergie croisée. Un jour j'en saurai peut-être plus...

06 novembre 2015

Happy World Land, Happy World Land...



La semaine dernière c'était Halloween, et pour l'occasion Funcom a organisé un event original : ils ont sorti un jeu.
Carrément.

Un jeu assez particulier : ça s'appelle The Park, et bien que ce soit une entité à part entière, ça prend place dans l'Atlantic Park, le parc (non ?) d'attractions bien connu des joueurs de The Secret World.
En vue à la première personne, vous y incarnez Lorraine Maillard qui cherche son fils Callum alors que la nuit tombe. 

On ne peut pas vraiment parler de survival horror, puisque vos interactions très limitées avec l'univers ne vous permettent guère d'avoir un rôle actif. En gros vous pouvez lire des trucs, ramasser deux-trois bricoles que vous ne déciderez pas d'utiliser et appeler votre gamin, histoire de vous rassurer.
En clair, si des monstres attaquaient, vous mourriez probablement... mais ce n'est pas ce qui se passe dans The Park.


Lorraine. Non, elle va pas fort.

Dans The Park, vous cherchez votre fils au gré des attractions, et vous vous mangez l'ambiance dans la face. Vous comprenez vite qu'il y a un problème avec ce parc, mais aussi que Lorraine n'est pas toute claire dans sa tête, et c'est là que le génie de Funcom intervient : l'écriture est toujours aussi bonne. Le personnage que vous incarnez n'est pas une héroïne sans peur et sans reproche, en fait elle n'est pas une héroïne du tout, et vous le comprenez à mesure que vous l'entendez soliloquer entre deux crises d'effroi.

Le jeu n'est pas parfait, disons-le. Déjà, Funcom oblige, il est optimisé à la pisse : il est très beau mais j'ai été forcé de diminuer fortement la qualité pour le faire tourner (et les temps de chargements sont assez longs... mais il n'y en a pas trop).
En outre, il fait énormément de référence à l'univers de The Secret World, beaucoup de PNJ familiers sont évoqués : Norma Creed, le shérif Bannerman, Nathaniel Winters, le fermier Henderson... si vous n'êtes pas un joueur de TSW, je pense que vous raterez pas mal de références intéressantes.
Enfin, il est court. Très court. Mais vu le parti pris, ça me paraît plutôt une qualité : vous allez plonger pour deux heures de flip, avec son lot de jump scares un peu faciles, mais aussi une ambiance réellement angoissante, de plus en plus oppressante, jusqu'à un final plutôt inattendu. 



C'est vrai que ça donne envie d'y aller, comme ça...


The Park pourrait se considérer comme un DLC original de TSW, une sorte de mission à part. Il prend sans doute tout son sens dans le noir avec un casque sur les oreilles (mais je suis pas dingue au point d'essayer). C'est un jeu auquel vous ne jouerez probablement qu'une fois, alors soignez-la, ne faites pas ça vite fait entre deux parties de Starcraft, ce serait vraiment gâcher. Et si vous le faites en une seule session, en rentrant à fond dedans, vous retrouverez du grand Funcom dans certains passages (la grotte aux amoureux et la maison de la sorcière, notamment).

En plus, pour Halloween ils ont ajouté une mission dans TSW où on découvre ce qu'il est advenu après les événements de The Park, une manière habile d'enrichir encore le lore fascinant de ce jeu.



04 novembre 2015

Chroniques du monde secret : raid 2



Le deuxième raid de The Secret World nous met face à face à l'Eidolon des Ténèbres Extérieures, en gros un Cthulhu au néon, suffisamment puissant pour qu'il faille l'affronter à dix.

Le combat n'est pas abominablement compliqué, mais assez technique (les mécaniques font qu'il est indispensable de limiter les pertes en combat) et surtout très long.
Après une succession de phases plus ou moins stressantes, vous voyez débarquer dans l'arène des ombres, créatures assez flippantes qui viennent se mettre autour de vous en prenant des poses menaçantes. Elles ne vous feront rien du moment que vous ne bougez pas (et vous one-shoteront dans le cas contraire).

C'est donc le moment où les noobs paniquent et meurent dans d'atroces souffrances et d'horribles insultes des vétérans. Sans compter que si les ombres viennent vous piéger en terrain découvert alors que l'Eidolon est en train de lever un tsunami, vous allez probablement y passer que vous bougiez ou non...

Oh, il est mignon, il vient vers nous...

Bon, on l'a tué quand même, donc ça va.