22 avril 2015

Tribute to... Nemo

 Le troisième et peut-être dernier tome de Nemo, la série dérivée de La Ligue des gentlemen extraordinaires, vient de sortir en VO. Autant vous dire qu'en tant que mégafan de cette série, je me suis jeté dessus. Et comme cette mini-série met en avant la fille du capitaine Nemo, ce petit fan-art s'imposait (pour ceux qui ne connaissent pas, Nadia et le secret de l'eau bleue est une série japonaise qui déchire son macareux et qui met, aussi, en scène la fille de Nemo... mais pas la même).
Mais bon, la série Nemo d'Alan Moore (loué soit son nom) et Kevin O'Neill (sanctifié soit son crayon), parlons-en !
En gros, on suit trois aventures du deuxième capitaine Nemo telle qu'elle nous a été présentée dans LoEG vol. III: Century. Et, toujours en gros, sa relation tumultueuse avec l'immortelle psychopathe Ayesha (des aventures d'Allan Quatermain). 
Les histoires se déroulent respectivement en 1925, 1941 et 1975 et, dans la grande tradition de la série, mêle de nombreux personnages et événements de fiction. 
Dans Heart of Ice (Cœur de glace), Nemo et son équipage explorent le continent Antarctique, et ceux qui ont lu Lovecraft savent que ce n'est pas une bonne idée. Ils sont pourchassés par des mercenaires stipendiés par Charles Foster Kane (oui, le Citizen...), allié d'Ayesha.
Dans The Roses of Berlin (Les Roses de Berlin), le capitaine part à la rescousse de sa fille Hira, tombée dans la métropole allemande en plein combat contre les nazis de Hinkel (oui, dans le monde de la Ligue, Hitler est un comique à succès aux États-Unis et Hinkel, le Dictateur de Chaplin, est le tyran fondateur du parti nazi). A Berlin, qui se calque sur le Metropolis de Fritz Lang, elle croise le chemin du docteur Mabuse et, de nouveau, d'Ayesha.
Dans River of Ghosts (pas encore traduit, mais je mise sur "Arrête de ramer, je vois la plage !"), le Nautilus remonte l'Amazone et tombe sur, bien sûr, des nazis menant des expériences étranges en Amérique du Sud (passé 1945, les nazis sont tous en Amérique du Sud. Ou sur la Lune. C'est cool aussi, faudra que j'en parle...). On retrouve Ayesha, le docteur Goldfoot et sa Bikini Machine (oui, c'est un film, rien que le titre devrait vous donner envie de le voir), des clones de Hinkel, des créatures du Lagon noir, des dinosaures (Maple White Land n'est pas loin) et même Hugo Hercules, pour les plus fins connaisseurs de la bande dessinée américaine.

Ok, faudrait que j'arrête de tomber amoureux des filles du capitaine Nemo,
mais en même temps on n'a pas idée de créer des personnages féminins aussi géniaux !

Moore replonge dans la grande aventure, la quête épique, après les expérimentations chelous de Century. Et cest bon. Même si j'aime surtout le premier tome, très lovecraftien et prenant place pendant les Années folles, une époque que j'aime bien, tout est bon. Seul petit bémol très personnel, je ne suis pas fan de l'habitude qu'a prise Moore de créer des "dynasties" de personnages : les Nemo, les Ishmael, les Mors, les Bond... on a l'impression que tous les personnages se retrouvent d'époque en époque. Ça fait sûrement écho à une tradition littéraire, mais je trouve ça un peu facile. Enfin, qu'importe, ce n'est qu'un petit pinaillage.
Tout est en place pour que la série se poursuive, mais ça reste difficile à prévoir. En tout cas j'ai pris un grand plaisir à tout relire, et à ressentir de nouveau cet effet incroyable : on a envie de chercher toutes les références, et de les lire. Sans LoEG, je n'aurais pas lu H. G. Wells, je n'aurais pas redonné sa chance à Jules Verne, j'aurai laissé Edgar Poe de côté, P. G. Wodehouse n'aurait jamais connu mon regard... Bref, lisez la Ligue, lisez Nemo, ça ne fait que du bien.

Et comme c'est une des meilleures séries du monde, je vous laisse avec un des meilleurs génériques du monde. Moi j'entends ça, j'ai envie de partir à l'aventure.


2 commentaires:

vincent a dit…

Bon bah là je ne peux qu'applaudir des deux mains, Si jamais tu ne fais rien de l'original de ton dessin je suis preneur. Je savais que tu étais un homme de goût et de talent. slurp, slurp !!!

Je suis vraiment content que tu aies parlé de Nadia et de Nemo.

Merci Julien et bonne journée

Neil a dit…

Ça fait toujours plaisir ^_^
J'essaie de te garder l'original, si je le retrouve sous ma pile de papier...
Quant à Nadia, pour ceux qui voudrait découvrir l'anime, cherchez la version "Game One", qui a rajouté les passages qui avaient été censurés à l'époque du Club Do. C'est vraiment une œuvre qui mérite d'être redécouverte.