16 novembre 2015

...

Ça devait être un beau week-end.
Je devais rattraper mon retard au cinéma, on avait quelques projets pour le samedi et le dimanche, à deux, gentiment, sans embêter personne.

Mais vers minuit, vendredi soir, j'ai commencé à recevoir des SMS. Des dizaines de SMS. "Ça va ?" "Tout va bien ?" "Je viens d'apprendre, tu vas bien ?"
Vous avez déjà vécu un moment comme ça ? Un moment où une phrase fait tinter toutes les sirènes d'alarme de votre cerveau, où vous savez, tout à coup, que plus rien ne sera jamais pareil ? Que de vilains nuages s'accumulent sur les jours à venir. Moi oui. Et je commence à en avoir assez de ces moments.

Le samedi fut consacré à gérer le choc. À contacter tous les proches sur Paris pour s'assurer que tout le monde allait bien. À propager l'information. À rassurer les uns, à réconforter les autres. Les miens vont bien. Ouf. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...

Le dimanche, j'ai juste été malade.Je le suis encore, d'où l'absence de dessin.

Pfffff... je manque de mots. Je vous envoie tout l'amour qui me reste. On va en avoir besoin.

3 commentaires:

Victor von Jul a dit…

Je suis Francais de l'Etranger et bien que n'étant pas sur place, j'ai été très choqué. Après une grosse semaine de taf, je voulais juste regarder le match France-Allemagne au foot pour me vider la tête, comme un gros beauf de base (des fois, ca fait du bien, oui, de faire le beauf). Les explosions durant la partie ont déjà paru bizarre mais le jeu ayant continué normalement, je n'ai pas bien compris ce qu'il se passait. Ce n'est qu'au retour studio après le match que j'ai réalisé et ai appelé ma famille sur place - ouf, ils étaient sain et sauf.

Sur le sujet, je suis très partagé : d'un côté, comme le dit un pote, "là, il va falloir beaucoup, beaucoup d'amour" ; de l'autre, "Le Charles de Gaulle, c'est 42 000 tonnes de diplomatie". Ou comment se sentir tiraillé entre deux impulsions...

Ce dialogue du sketch des Inconnus me tourne en tête depuis deux jours, j'en profite donc pour le poser là:

Jésus : "Si quelqu'un me frappe sur une joue ? Je tends l'autre joue bien sûr..."
Foule : "Ooooooh"
Jésus : "... Et j'en profite pour lui foutre un coup de boule entre les valseuses."
Foule : "Aaaaaah !"

Désolé mais j'ai rien de mieux, là.

Calikrillimero a dit…

A ta suite, je citerai une autre phrase de ce même sketch :
Jésus : "Vous allez finir par vous aimez les un les autres, bordel de merde..."

Un peu comme vous, j'ai été abasourdi par ce qui s'est passé...
J'ai reçu aussi la vague de sms...
Un bon gros week-end de merde, en espérant ne plus jamais vivre ça (mais c'est apparemment mal barré...)

Oud a dit…

Pour poursuivre avec le même sketch, juste avant la scène dont parle Calikrillimero:
"- Tu l'as vu ce matin au marché ?
- Oui et je n'ai jamais vu quelqu'un distribuer autant de pains à la fois." Daech en mérite quelques uns!

Je ne sais pas quoi dire à ceux qui ont perdu un être cher. Courage, nous sommes avec vous.