14 octobre 2016

Luxe au bourg



Le week-end dernier, j'ai donc séjourné à Luxembourg (la ville), capitale du Luxembourg (le pays), rien à voir avec le Luxembourg (le jardin). 

Ça m'a rappelé le collège, quand j'ai appris les douze pays de la CEE (oui, vous marrez pas !), tout surpris de découvrir l'existence du Luxembourg, pays grand comme un gros département français, qui n'était à l'époque pas très connu (en tout cas dans le Sud-Ouest, on n'en entendait pas parler tous les jours). Aujourd'hui c'est essentiellement un paradis fiscal, mais pendant des siècles ça a aussi été un pays envahi par tous les peuples imaginables : Français, Néerlandais, Prussiens du Saint-Empire romain germanique, Espagnols, Mayas, Algonquins, Atlantes...

D'où, forcément, des fortifications dans tous les sens, dans des styles très différents.



Tenez, y a même du Vauban, gage de qualité ! Comme d'habitude, Seb de Vaub' a utilisé la topographie locale pour installer ses fortins. Il faut dire que Luxembourg s'étale autant en hauteur qu'en surface, la ville étant établie dans une vallée entre plusieurs cuestas (pour faire simple : ça monte !). 
En se baladant le long des fortifications, on se surprend à guetter l'apparition d'un soldat mort-vivant équipé d'une lance, tant le level design fait penser à Dark Souls... C'est assez classe.



Le séjour fut aussi l'occasion de visiter l'abbaye d'Orval, en Belgique, abbaye trappiste qui pète la classe. Magnifique, et pourtant simple ombre de la véritable ville qu'elle a été au cours de l'Histoire, cet endroit mérite vraiment la visite. 


D'autant qu'à l'abbaye d'Orval, on brasse... l'Orval, une bière amère, assez costaude (6,2°) et bien houblonnée comme il faut. À tester avec les charcuteries locales (et, si vous aimez ce genre de choses, une bonne orvaliflette, dont vous devinez aisément qu'il s'agit d'une saloperie à base de lait moisi local fondu). La "bière verte", version plus légère (4,5°), n'est servie qu'à l'auberge sise à côté de l'abbaye (c'est donc celle que j'ai goûtée, vu que je doute que l'occasion se représente de sitôt).
Détail rigolo, les locaux disent "un Orval", et non pas "une", comme il faudrait (puisqu'il s'agit d'une bière). Ça viendrait du fait qu'Orval, c'est en fait le "val d'Or"... mouais.



Et surtout, ce séjour belge fut l'occasion de terminer mon bingo des cervidés 2016, entamé l'été dernier, avec ces adorables daims qui ont émerveillé toute la chorale. Sont-ils pas meûgnons ? Et y en a qui vont jusqu'à Nara pour en voir, franchement, faut aimer se compliquer la vie.

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