11 novembre 2016

Halloween encore plus en retard

Ah... donc Trump a gagné.
Et au même moment, mon ordinateur principal décide de ne plus démarrer. 
Et en même temps je choppe la crève alors que je croule sous le boulot et que j'étais supposé aller passer le week-end à Antibes. 
Coïncidence ? Je dis que non.

Bon, plus sérieusement, ça fait un peu chier, mais je me vois mal engueuler les Américains. Nous, on a bien élu Sarkozy, et on est bien capables de le refaire.
Du coup on commence à se faire engueuler par avance : "ouais, ben si vous voulez pas que ça arrive en France en mai prochain, il serait temps de vous bouger", et puis "inscrivez-vous sur les listes électorales avant qu'il ne soit trop tard", et puis tout ça.
La dernière fois que j'ai vu ce genre d'arguments paternalistes, c'était pour me faire voter Chirac en 2002. J'étais jeune, je m'étais senti coupable à l'époque, coupable d'avoir laissé Le Pen arriver au deuxième tour.

Je ne me sentirai pas coupable quand, en mai prochain, Marine Le Pen sera élue présidente de la République (si ce n'est pas le cas, ajoutez juste cinq ans à ma phrase, et ça le sera).
Et je pense désormais que c'est le seul électrochoc possible pour réveiller ce pays. Des idées progressistes sont en germe actuellement, et de plus en plus connues, de plus en plus partagées... mais l'électorat qui y adhère reste minoritaire et, disons-le, un peu dormant (j'en fais partie, je sais de quoi je parle). Mais avec une Le Pen au pouvoir, la contestation deviendra quasiment un mot d'ordre. Tout le monde (ou presque, évidemment) aura à cœur de se débarrasser du monstre occupant l’Élysée (et peu importe que dans les faits, elle ne fera sans doute pas beaucoup plus de dégâts que ses prédécesseurs), et tout le monde cherchera des solutions pour ce faire (même s'il semble beaucoup plus dur de se débarrasser d'un président français que d'un américain, mais ça tient à la Constitution monarchique de notre belle démocratie).

Bref, oui, c'est la merde. On croyait l'ère de Michael Bay terminée, elle ne fait que commencer. Amis américains, je compatis. Mais ne vous inquiétez pas, on va bientôt faire comme vous. Et on y survivra, et des décombres fumants que laisseront ces sinistres incompétents, nous créerons quelque chose de mieux, peut-être même de nouveau.

3 commentaires:

Sam a dit…

Style l'Italie est devenue une utopie altermondialiste après Berlusconi, l'Allemagne une formidable colonie hippie après le nazisme et l'Espagne un paradis écologique après Franco. Lol
Les ruines ne font pas de bonnes fondations.

Bij a dit…

Faudra qu'on en recause à l'occasion, parce qu'on ne peut pas dire que je sois totalement d'accord avec toi, mon cher Neil :P

Neil a dit…

Personnellement, je ne demande qu'à être mis en tort. J'essaie de rester positif vis-à-vis de l'avenir qu'on nous promet (c'était un post positif, oui...).