30 mai 2016

Warcraft - le commencement de la fin



C'est en gros le scénario de Warcraft - Le commencement, qui hante en ce moment nos salles de cinéma : pendant la moitié (au moins) des deux heures interminables que dure ce film, on nous montre de (fabuleux) décors qui feront sans doute très plaisir aux joueurs du MMO, mais qui sont totalement vides de substance, ne sont jamais expliqués, et surtout on n'y reste jamais plus de deux minutes ! Le temps de discuter de rien avec un personnage (lui aussi sans doute très important dans le lore du jeu, mais totalement interchangeable avec un autre dans le déroulement du film), et pouf on repart.

Ce film a été réalisé par des gens qui n'en avaient rien à foutre de faire un film. C'est du fan-service (même pas à la pelle), et rien pour lier le tout. L'univers de Warcraft est en soi intéressant, mais c'est un univers de jeu : un personnage comme Arthas est riche, mais une grande partie de sa richesse vient du fait qu'on l'incarne. Le même personnage, défini de la même manière dans un film, n'aura jamais la même force parce que les procédés de création d'un personnage ne sont pas les mêmes au cinéma et dans les jeux vidéo.
Si vous voulez le rendre intéressant au cinéma, il faut faire un film, avec une logique de film. Warcraft - Le commencement, c'est juste une quête de "Va parler à machin" qui n'en finit pas, et fort logiquement elle n'a aucun intérêt.

Mais j'admets que visuellement, c'est sublime. Débile, comme tous les designs issus de Blizzard (hyper virilistes, exagéré de tous les côtés, sans le côté punk de Warhammer dont il est "inspiré"), mais sublime.  
 
* Tiens, parlons-en du Kirin Tor. Depuis le début du film, on parle du Kirin Tor (en gros, la cité des mages dans l'univers de Warcraft), les orcs débarquent, tout ça, c'est la grosse mouka, ouh lala on sait pas les vaincre, il faut invoquer le Gardien... mais on peut pas aller poser des questions aux mages, avant ? Puisque apparemment le Gardien c'est l'ultime recours, on peut tester les mecs surpuissants qui balancent des sorts de ouf, plutôt que d'essayer de prendre les orcs à la mano ? Au-delà de sa construction, ce scénario est complètement con, j'ai hâte de lire la critique de L'Odieux Connard.

27 mai 2016

Chroniques du monde secret : hooooouse !!!


Le housing, c'est en gros quand les développeurs d'un MMORPG vous permettent de customiser une petite zone à votre guise, avec votre déco personnelle, pour vous la péter auprès de vos camarades de jeu. Voilà, c'est un peu Les Sims, mais en évidemment beaucoup plus classe. La plupart du temps, on vous octroie un petit fief, vous édifiez votre cahute, des champs, des constructions particulières qui peuvent vous générer des petits bonus en jeu...

On pourra exposer des ak'abs empaillés. Si ça fait pas rêver, ça !


Dans TSW, il prendra l'aspect d'un musée de l'Occulte dont on pourra débloquer les différentes expositions grâce à des succès divers. Ce sera rigoureusement inutile (à part un petit bonus anecdotique en combat), ça consommera des masses d'XP pour un rendu purement cosmétique, bref ça n'intéressera qu'une minorité de cinglés sans vie.

Je sens déjà que je vais y passer de très, très longues heures... franchement, ils auraient voulu me faire un cadeau d'anniversaire (trois ans que je suis sur TSW), ils n'auraient pas mieux trouvé.

D'ailleurs le musée existe déjà dans la zone de Londres,
il est même utilisé pendant une mission d'investigation (Hell and Bach).

En plus les t-shirts du concours dont je parlais la semaine dernière seront vendus dans la boutique du musée... 


 
Il est fermé... pour le moment. Je vais camper devant jusqu'à l'ouverture
(et vu la taille des mises à jour en ce moment, ça ne devrait pas tarder).
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Et tant qu'on parle de MMORPG, j'ai été voir Warcraft – Le commencement.

C'est pas que c'est mauvais... Da Vinci Code, c'est mauvais. Prometheus, c'est mauvais. After Earth, c'est mauvais.
Warcraft, c'est pas mauvais... c'est nul. Nul.
Le scénario a été écrit par un joueur de 12 ans, la mise en scène par un épileptique et le montage par un manchot. S'il n'y avait pas les effets (qui sont quand même hallucinants), j'emploierais volontiers le mot "nanar". Sauf que c'est même pas drôle. C'est juste nul.
Je développerai peut-être plus tard, mais je voulais vous faire part de mon désappointement. 

Un copain avait prédit que ce serait Avatar avec du vert au lieu du bleu. C'est même pas ça.
J'aime pas particulièrement Avatar, mais au moins il y avait un réalisateur et des ambitions.
Là c'est du niveau Donjons & Dragons.

20 mai 2016

Chroniques du monde secret : concours

C'est mignon, hein ?

Funcom vient d'organiser un concours de dessin : en gros, on envoie un fan-art d'un monstre de The Secret World, et si on est sélectionné ils feront un t-shirt avec ce dessin pour le jeu. D'où ce berzerker draug, que j'appelle personnellement un "hommard", qu'on croise régulièrement dans les premières zones du jeu.

Bon, je suis moyen d'accord avec ce type de méthodes qui génère de la valeur (le t-shirt sera vraisemblablement vendu dans la boutique du jeu, et rapportera donc de l'argent à Funcom) à partir du labeur non rémunéré des dessinateurs participants... mais bon, c'est TSW, et j'adore faire des fan-arts de TSW, alors je fais une exception. C'est pas bien, mais d'un autre côté, j'ai passé la moitié de ma vie sur TSW ces trois dernières années (trois ans quasi jour pour jour d'ailleurs), sans en regretter une seconde, je peux bien leur donner ça.
Mais ce sera la seule et unique fois !

18 mai 2016

Tribute to... Jonathan Stroud



J'ai commencé la trilogie de Bartiméus il y a quasiment trois ans, il était grand temps que je la termine. D'autant que l’œuvre de Jonathan Stroud est décidément excellente (le tome 2 ronronne un peu, mais le 3 déchire tout), avec son univers à base de magiciens anglais élitistes qui asservissent les démons...
La Porte de Ptolémée, troisième et dernier opus, conclut donc les aventures du jeune magicien Nathaniel, de la plébéienne Kitty Jones et du djinn Bartiméus, en résolvant les différents arcs lancés au cours des tomes précédents. Et il le fait avec un sacré panache, je dois dire. 

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Ma cousine Lalie (dont je parle très régulièrement sur ce blog) a choisi le jour de mon anniversaire pour lancer son blog, Liyl Internet, qui va parler de... de trucs divers, je suppose, notamment de cinéma et de jeux vidéo, car bon sang ne saurait mentir.

https://liylinternetblog.wordpress.com/


Ça part plutôt bien et j'ai hâte de voir sa production future. Si vous voulez suivre ses aventures, c'est ici. 

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"Sleuth", ça veut dire "détective", et non "paresseux" comme on l'a d'abord cru...
Dommage, "La Galerie du paresseux", ça aurait donné !
Par ailleurs, Funcom innove en proposant déjà un nouvel épisode pour The Secret World... Certes ce n'est qu'une compilation de missions déjà vendues séparément auparavant (que j'avais déjà toutes achetées d'ailleurs), mais bon, c'est quand même sympa d'avoir eu trois épisodes en six mois (ça faisait longtemps que ça n'étais pas arrivé !). 

Une mission d'investigation inédite est tout de même proposée. Elle n'est pas exceptionnelle (en fait, elle est très inspirée des vieux jeux d'aventures textuels, et même si elle est très bien écrite ce n'est pas mon genre préféré), mais elle introduit un nouvel acteur dans l'univers du jeu, donc pourquoi pas ? Même si ces dernières semaines j'ai beaucoup moins joué à TSW (la faute à Cook, Serve, Delicious!, où j'ai gagné mes cinq étoiles de platine assez vite, sans vouloir me la péter).

Bon maintenant va falloir commencer à nous emmener dans un nouveau décor, hein, parce que Tokyo, l’Égypte, tout ça, on commence à avoir fait le tour. 

16 mai 2016

Trente-sept, ça se fête


Bon, finalement on n'a pas fait un pique-nique en extérieur mais en intérieur, vu qu'il faisait un poil froid... mais c'était quand même génial. Merci à tous d'être venus, et à ceux qui m'ont laissé un petit mot par mail, Facebook ou sms interposé.

13 mai 2016

La dernière porte





Cette semaine, j'ai enquil les deux saisons de The Last Door, un point & click à gros pixels assez génial, à l'ambiance parfaitement en phase avec l'ambiance lovecraftienne qu'il vise.
Les fans de L'Appel de Cthulhu ne seront pas dépaysés : vers la fin du XVIIIe siècle, un homme enquête sur le suicide d'un vieux camarade et se retrouve bien vite embarqué dans une sombre affaire de secte, de crime et de puzzle.
 
Le style graphique peut paraître sommaire (c'est du très gros pixel-art) mais il est en fait idéal pour ce type d'intrigue à l'ambiance angoissante : on peut projeter n'importe quoi sur ces gros carrés de couleur, et la terreur n'est jamais très loin (ajoutons que la bande-son est fabuleuse). Au menu : sectes mystérieuses, corbeaux assassins et énigmes tordues. Si vous aimez le genre, foncez !



11 mai 2016

Ambidextrie politique

Une proche vint me voir tantôt et s’inquiéta en ces termes : « Je crains d’être de droite… »
Cela me fit réfléchir. Longuement réfléchir.
En ces temps où la signification des termes gauche et droite devient de plus en plus ambiguë, je me suis posé une question simple : quelle est la divergence fondamentale, le schisme originel, le substantifique point de séparation entre la pensée politique de gauche et la pensée politique de droite ?


La gauche, c'est la gentillesse (et pas l'homosexualité, hein, rien à voir).


Je pense que c’est assez simple : cette différence part du rapport au peuple.
  • La gauche considère que le peuple est composé d’individus intelligents qui, pour peu qu'on leur explique et que leurs besoins de base soient satisfaits, prendront les décisions qui les concernent en toute responsabilité, s’entraideront, feront cause commune pour aller de l’avant et faire progresser la société.  
  • La droite considère, au contraire, que le peuple est une jungle mortifère où chacun n’a de cesse de se hisser au-dessus de ses voisins, de vouloir plus et mieux qu’autrui et ne s’intéresse au progrès social que dans la mesure où il peut en profiter directement. Pour faire progresser la société, il faut donc opérer malgré elle, en retournant cette tendance néfaste pour qu'elle serve le plus grand nombre (c'est l'objectif initial du libéralisme : instrumentaliser la tendance naturelle de l'Homme à se mettre en concurrence pour servir le bien commun).
Bien sûr ce sont des considérations de base, rapidement nuancées, mais fondamentalement tout part de là : faites-vous confiance aux gens, ou pensez-vous qu’il faille les manipuler pour les mener sur le droit chemin ?
Des tas de choses découlent de cette vision, notamment, côté droite, la nécessité d’une élite dirigeante (littéralement « dirigeante »). Et côté gauche, la nécessité d'une éducation sociale et politique continue des masses et d'un débat citoyen permanent et soutenu.
Cette grille de lecture permet également de comprendre pourquoi, parfois, on se sent plus de droite, et d’autre fois plus de gauche : selon les exemples d'humanité qui s’offrent à nous, on prête plus ou moins foi aux autres.


La droite, c'est une certaine idée de la classe.

Notez que les deux visions ont pour objectif le bien commun, car je parle ici de gauche et de droite « politiques ». Ce qui n'a bien entendu rien à voir avec la droite et la gauche actuellement représentée au gouvernement ou dans les médias, qui ne sont que des dérives éloignées et cyniques du concept original de droite (le concept original de gauche n'ayant, lui, même pas de représentant médiatisé actuellement au pouvoir).

N.-B. Les images illustrant cet article sont bien entendu issue du pamphlet lénino-trotskiste La Classe américaine, dont je viens juste de comprendre pourquoi il parle sans cesse de lutte des classes (puisque c'est son titre... il confond un peu tout, il fait un amalgame).

09 mai 2016

Week-end chez le capitaine


Ce week-end, nous étions à Moulinsart, et nous avons bien mangé.
Et je n'en mets pas plus sinon je vais devoir payer des droits d'auteurs aux avocats de la famille d'Hergé...

06 mai 2016

Avengers 3... euh...



J'ai un problème, je crois...
J'aime les films Marvel.
Pas tous, hein, j'aime pas les Hulk, ni Thor... mais globalement, depuis Captain America, je les aime tous.
Je ne dis pas que ce sont de grands films, ça ne chamboule absolument pas le septième art, mais je crois qu'à partir de Captain America, j'ai commencé à prendre les films Marvel pour ce qu'ils sont : une série composée de deux ou trois longs épisodes par an. Avec des épisodes plus ou moins réussis, mais toujours impressionnants. Même Thor 2, j'ai trouvé ça cool (bien meilleur que le premier, pour moi).

J'aime bien ce côté "univers étendu", avec les liens tissés avec la série Agents of SHIELD par exemple (qui trouvera sans doute son apogée dans Inhumans).
Je trouve le casting globalement épatant (parce qu'il faut être sacrément balaise pour incarner Captain America ou Thor sans être ridicule), les vieux briscards de Hollywood qui viennent faire coucou le temps d'un film me font toujours plaisir (Michael Douglas dans Ant-Man, Robert Redford dans Captain America 2, Ben Kingsley dans Iron-Man 3, etc.).
Je trouve assez fort que les réalisateurs parviennent à chaque fois à respecter les personnages des comics d'origine, tout en les réactualisant (bien sûr les séries de BD Ultimate ont fait une bonne partie du taf, mais quand même...). Je ne sais pas ce qu'y trouvent les non-lecteurs de comics, mais à la limite je m'en fiche, moi je suis un vieux fan, donc je m'y retrouve.

Bref, pour le dire simplement, je m'éclate. Et le dernier en date, Captain America – Civil War, m'a beaucoup plu : à la fois bourré de fan-service, brassant des masses de personnages sans trop se perdre, avec un scénario plutôt cool (c'est pas Watchmen, hein, mais quand même c'est plutôt pas mal, avec un méchant que je trouve très bon)...
Ben moi, je trouve ça bien. Comme une série de luxe, j'attends le prochain épisode.

Même si je ne cache pas que j'ai un peu peur de Dr Strange...




D'un autre côté c'est Cumberbatch, ce mec est capable de tout.

04 mai 2016

Sortez de ma cuisine ou je vous fais jeter au cachot !


En ce moment, je joue à Cook, Serve, Delicious!, et ça m'éclate !
C'est un jeu vidéo d'observation/réflexe où, en gros, vous tenez un restaurant et vous devez assurer le service correctement en gagnant vos étoiles à la sueur de vos doigts.
 
Chaque plat réclame une manipulation différente, en fonction de la commande bien sûr, certains exigent une cuisson qu'il faut surveiller pendant qu'on fait autre chose, etc. Bref, en soi, ça demande déjà un peu d'entraînement, même au début quand vous tenez juste un boui-boui avec quatre clients en même temps.
 

Et si vous pensez que c'est difficile de servir des frites tout en préparant une salade pendant que trois autres clients exigent des sodas différents, chacun dans une taille différente, avec ou sans glace, attendez un peu d'ajouter des pizzas et des burgers au menu !
Et quand vous pensez être enfin tranquille, avoir choppé le rythme... tentez donc la lasagne ! La fucking lasagne !

Bon, c'est un jeu cool, je vous conseille de l'essayer si vous avez l'occasion. Mais évitez de le faire avec des potes derrière vous, c'est clairement beaucoup plus dur à plusieurs !





Lui par exemple, c'est sans doute un Coréen octopode dodécadactyle !

02 mai 2016

Botanique


Au passage, nous avons enfin terminé Botanicula, le point & click tout choupinou d'Amanita Design que j'évoquai ici.

Le jeu n'est pas très long, ni très compliqué, mais il est assez subtil pour vous occuper 6-7 heures, et il est très doué pour vous détendre. Le jeu idéal pour jouer sous un plaid avec une tasse de chocolat chaud.