31 mai 2017

Chroniques de l'âme sombre



J'ai donc fini Dark Souls (sans le DLC, hein, parce que bon, j'ai autre chose à faire). J'en garderai des souvenirs extraordinaires, un petit frisson au creux des reins, avec au sommet le duel contre Ornstein et Smough, mais avec aussi quelques moments forts. Parmi eux, le combat contre Seath.



Seath est un dragon. Un gros dragon rose aux ailes de papillon, qui peut vous maudire, et la malédiction, c’est pas cool. Évidemment ça vous tue instantanément, mais surtout quand vous ressuscitez au feu de camp, vous n’avez plus que la moitié de vos points de vie. Ce jusqu’à ce que vous trouviez un PNJ capable de vous soigner, ou une pierre de purge (qui bien sûr ne s’achète pas dans le coin). C’est donc un truc que vous voulez éviter.

Au début, j’ai essayé de tuer Seath à la régulière. Je me suis fait maudire, re-maudire, etc. jusqu’à ce que j’épuise toutes mes pierres de purge. Alors j’ai décidé d’abandonner la zone pour partir à la recherche du légendaire anneau de morsure maudite (qui multiplie par cinq votre résistance à la malédiction). Cet anneau se trouve dans les ruines de la Nouvelle Londo, peuplé de fantômes que vous ne pouvez tuer que si vous êtes sous l’influence de la malédiction fugace (un autre type de malédiction, beaucoup plus bénin). Il ne me restait qu’une malédiction fugace, je n’avais donc qu’une seule chance de récupérer l’anneau.



Je me suis foiré.
J’ai donc opté pour une autre méthode : il existe un sortilège permettant de se débarrasser de la malédiction. Malheureusement ce sort nécessite un score de 18 en intelligence, il fallait donc que je passe cinq niveaux ! Qu’à cela ne tienne, j’ai été farmer comme un bourrin pour améliorer mon score et j’ai fini par atteindre ledit score.
Donc je suis retourné affronter Seath la fleur aux dents. Bien sûr je suis mort, maudit. Ressuscité au feu de camp, j’active mon nouveau sortilège, et… a marche pas. Apparemment il n’annule pas la malédiction, il augmente juste la résistance avant de se faire maudire.



Et là, la révélation. En fait, Seath m’a toujours tué par malédiction, jamais par dégâts physiques. Or la malédiction ne se cumule pas : une fois maudit, on ne peut plus être remaudit. Alors j’y suis allé comme un bourrin, avec ma barre de vie à moitié remplie. Et c’est passé.

29 mai 2017

Alien : au-delà des convenances

J'ai donc été voir Alien: Covenant, et c'est nul.
Mais je vais nuancer.

Déjà, c'est moins nul que Prometheus, mais d'un autre côté j'arrive à penser à un certain nombres de maladies qui sont moins pires que Prometheus, donc ce n'est pas forcément un bon critère.
Ensuite, pour un slasher spatial original, c'est un peu nul, mais bon, c'est joli.
Mais pour un film de Ridley Scott qui reprend la licence que le réalisateur a lui-même initiée en 1979, c'est tout simplement honteux. 

Il faut bien comprendre l'idée de base d'Alien, le huitième passager. Elle est simple et, disons-le, lovecraftienne : il existe des choses au-delà de la compréhension humaine, sur lesquelles nous n'avons pas de prises, et qui peuvent nous détruire comme un rien. Des choses qui nous sont tout simplement étrangères ("alien", en anglais, des fois que vous ayez oublié).

Depuis Prometheus, Scott a décidé que finalement, c'était tout le contraire : en fait tout tourne autour de nous, l'humanité est au cœur de tout ce qui se passe dans le cosmos, et l'intrigue de ce Covenant aggrave encore les choses. 
C'est, pour le dire gentiment, un peu dommage de flinguer le cœur même d'une licence, surtout pour produire un slasher basique et sans âme, avec en outre une foule d'incohérences carrément gênantes. La principale étant quand même cet équipage de colonisateurs incapables de mettre un masque de protection avant de débarquer sur une planète inconnue. Il est, littéralement, connu depuis les tout débuts de la science-fiction (H. G. Wells pour être précis, c'est le twist d'un de ses plus célèbres romans) que air respirable ne signifie pas forcément absence de micro-organismes dangereux !

Bref, aucun intérêt si ce n'est de flinguer toute la mythologie Alien.

26 mai 2017

Cadeau pour l'Ascension




Je vous ressors un vieux dossier : j'avais fait ces quatre planches pour le magazine Zymase il y a pas mal d'années. La revue ne paraît plus, je me sens donc en droit de vous proposer ça en guise de remplissage (vu que c'est assez calme en ce moment niveau dessin).

24 mai 2017

Julien a vu... Tunnel


Je ne vais plus trop au cinéma ces derniers temps (il faudra d'ailleurs que je me pose sérieusement la question de mon abonnement UGC), mais j'ai réussi à aller voir Tunnel, un film coréen plutôt sympa.
De ce que j'en connais, j'aime bien le cinéma coréen. Bon, ok, j'ai juste vu Memories of Murder, The Host (tous deux de Joon-ho Bong), JSA (de Chan-wook Park mais avec le même acteur que les deux précédents) et c'est à peu près tout, mais chaque fois j'ai trouvé ça très cool. Les Coréens ont un truc avec leurs autorités : globalement, ils sont encore plus critiques que les Français.

C'est quelque chose qu'on retrouve régulièrement dans les films que je viens de citer : les flics sont cons, les pompiers incompétents, les politiciens corrompus... Eh ben c'est parfaitement raccord avec Tunnel.
Le film raconte l'histoire d'un pauvre gars qui se retrouve coincé sous des mégatonnes de gravats suite à l'effondrement d'un énorme tunnel. Il a son portable, donc peut communiquer avec les secours, mais ceux-ci (malgré une relative bonne volonté) jouent tellement de malchance que rien ne va se passer comme prévu.

Le films n'est pas du tout un thriller, plus un film d'action caustique, à l'humour noir assumé. Il contient bien quelques longueurs, ce n'est pas parfait, mais c'est quand même suffisamment sympathique et bien foutu (avec sans doute une des plus belles scènes d'effondrement de tunnel de l'histoire du cinéma) pour que je vous le conseille.

Tunnel (Teo-neol), film de Seong-hun Kim, 2016.

Au passage, le trailer d'Okja, le prochain Joon-ho Bong est sorti.




Si vous ne connaissez pas Joon-ho Bong, vous vous dites que ça a l'air ridicule. Si vous connaissez Joon-ho Bong, vous vous dites que ça va être génial et qu'il faudra vous attacher pour vous empêcher d'y aller !

22 mai 2017

Vous avez vaincu !



Voilà, ça y est, j'ai fini Dark Souls

J'ai tué Seath l'écorché, les Quatre Rois, le Seigneur des Tombes Nito et le Foyer du Chaos, récupéré toutes les âmes, vu tous mes amis PNJ mourir dans d'horribles circonstances, tout ça pour prolonger l'âge du feu en tuant Gwinn le Seigneur des Cendres et avivant le feu.
C'était une expérience fascinante autant que difficile, qu'en effet tout joueur devrait vivre un jour. 

Désormais il me reste évidemment la possibilité de me lancer dans un new game + (le jeu boucle à l'infini en augmentant la difficulté), ou d'attaquer Dark Souls 3 (le 2, développé par une autre équipe, semble moins intéressant)... mais je vais plutôt faire une petite pause, hein, parce que c'est pas comme si ça m'avait obsédé pendant plusieurs mois.

Ça tombe bien, je viens d'être admis pour tester la bêta d'un certain nouveau jeu...

19 mai 2017

En marche (mais dans quel sens ?)

Bon, ça y est, la pression est un peu retombée après cette campagne présidentielle complètement folle (mais sans doute la plus intéressante depuis longtemps, vu qu'elle a vu l'ancien système imploser et une foultitude de gens s'intéresser à la politique), on peut commencer à regarder l'avenir.

L'avenir, à court terme, c'est donc Emmanuel Macron, homme "ni de droite ni de gauche", donc de droite, fermement ancré dans la logique capitaliste très libérale qui fait tant de bien à notre pays et au monde en général depuis quelques décennies maintenant.

Qu'est-ce que ça va donner ? Sincèrement, je n'en sais rien, mais je ne suis pas super enthousiaste. Il annonce plein de réformes qui auront essentiellement pour but de flinguer le droit du travail, ce qui me semble discutable sur le fond comme sur la forme. Surtout qu'il assume totalement vouloir passer les lois rapidos et discrétos pendant l'été, quand personne n'est là pour râler, sur le mode "oui oui, on sait que personne n'en veut, mais bon, eh, si les gens savaient ce qui est bon pour eux, ils auraient pas voté pour nous, hein ?" Une candeur qui force l'admiration.

Je vois tout de même une raison d'être optimiste : Macron est jeune. Je ne fais pas de jeunisme aveugle, hein, mais en tant que tel, il semble notamment assez éloigné des obsessions facho-racistes des générations précédentes. Macron pense en homme d'affaires, il croit au rêve américain (quand bien même les Américains eux-mêmes n'y croient plus), au self-made-man... En ce sens, il semble moins enclin que les autres à considérer tout individu vaguement bronzé comme un fainéant congénital voleur de travail. 

En clair, le nouveau président ne va peut-être (peut-être) pas forcément sombrer dans les excès sécurito-islamophobes délirants des Sarkozy, Hortefeux, Valls et consort. Certes, les conditions de vie des banlieusards ne vont sûrement pas s'améliorer (pour les raisons économiques sus-citées), mais au moins seront-ils peut-être (peut-être !) moins pointés dans les médias comme les ignobles ennemis de la Belle Nation Française.
Et du coup, si pendant cinq ans on arrête d'expliquer en permanence aux électeurs que tous leurs malheurs viennent de l'existence de personnes à la peau un peu plus brune (comme c'est le cas quasi officiellement depuis 2002, arrivée de Sarko au gouvernement), peut-être bien qu'ils arrêteront de le croire et seront moins enclins à voter FN la prochaine fois. Peut-être !!!

C'est un maigre espoir. Mais bon, on n'en a pas des masses non plus, hein...

15 mai 2017

Joyeux anniv


Voilà, j'ai pas mal de taf en ce moment, donc pas le temps pour une histoire compliquée, mais bon, pour une fois que mon anniversaire tombe pile pour un post...
Allez, bonne semaine à tous.

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Sinon, hier, pendant un moment de détente, j'ai tué deux boss.

Nito, Premier des Morts.

Ponce de Leon, la Sentinelle.

Le plus dur n'est pas forcément celui qu'on pense...

12 mai 2017

Massacre et chansons


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Sur un autre sujet :


Ce week-end on chante à L'Haÿ-les-Roses (ville fascinante, essentiellement parce qu'il y a un tréma sur son Y, ce qui est quand même rare). Si vous êtes dans le coin...

10 mai 2017

La haine mène à la souffrance

Je dois en être à une trentaine d'essais. C'est horrible.
Heureusement, entre deux, je regarde Westworld, pour me redonner du peps. C'est horrible, mais moins.