12 février 2018

Let it blow



Ce week-end, tandis que je me dirigeai vers la piscine la plus proche afin de faire semblant de m'entretenir entre deux ventrées de crêpes, je tombai sur cette publicité.
La vache !
Comme je pense beaucoup d'entre vous l'auront identifié, nous avons affaire à ce que j'appelle un « film pour grand-mère », c'est-à-dire un métrage habilement bricolé pour que les grands-parents ignorants les offrent à leurs petits-enfants, convaincus qu'il s'agit de la suite de ce film dont ils ne cessent d'entendre parler depuis trois ans.

En l'occurrence, ici, bien sûr, de La Reine des neiges, des studios Disney.
Alors, comment identifier ce genre de guet-apens ?




Déjà, si vous avez un minimum de sensibilité artistique, vous remarquerez facilement que ces personnages n'ont rien à voir, non seulement avec ceux de La Reine des neiges de Disney, mais également avec la qualité graphique habituelle de ces studios. Ceci est clairement une production techniquement bien en-deça des œuvres habituelles des grands studios d'animation.



Dont acte quand vous regardez les partenaires : déjà c'est pas bien prestigieux (récupérer seulement Femme actuelle et RFM, franchement, ça vend pas du rêve, quand la moindre comédie française de merde affiche une dizaine de logos), et en prime les connaisseurs reconnaîtront la patte Nickelodeon, chaîne de télé américaine pas réputée pour la qualité de ses séries animées (même s'il y a des trucs sympas). Et surtout concurrent direct de Disney, donc peu de chance d'être dans la licence d'Elsa et Anna.




Last but not least, ce coup de génie consistant à dire que oui, oui, on est la suite de La Reine des neiges, la preuve, regardez. The Snow Queen, littéralement, la Reine des neiges, hein ?
Sauf que le titre original du Disney n'est pas du tout Snow Queen mais Frozen ("gelé"), ce que la plupart des gamins savent parfaitement.

Du coup si on cherche un peu, on comprend qu'il s'agira de la suite de ce truc :



Euh... bon, ça a l'air... euh... plus proche du conte original ? Ouais, voilà.

Aucun commentaire: