09 mai 2018

Nénuphars et diptères

Si vous vous intéressez un peu à l'art pictural, vous connaissez sans doute Les Nymphéas de Claude Monet.


Il s'agit d'une série de peintures figurant, dans le style impressionniste de l'artiste, le jardin où il avait ses habitudes, à Giverny (en Normandie).

Quand je dis "série", je pèse mes mots, puisque le tout représente quelque 250 toiles avec toutes sortes de nénuphars en fleur, de saules, de ponts et de nids à moustiques divers.
Le moyen le plus commun pour mesurer l'ampleur de cette œuvre est de visiter le musée de l'Orangerie à Paris, où deux salles lui sont entièrement dédiées, avec de somptueux panneaux gigantesques occupant les murs arrondis.


Même moi qui ne suis pas l'être le plus sensible du monde à la mouvance impressionniste, je reconnais que ça fait son petit effet.

Mais foin de ces copies, dimanche dernier, le temps était au beau, et nous avons donc embarqué dans un train pour Giverny afin de nous rendre compte par nous-mêmes de l'intérêt de ce jardin.

Comme la moitié de l'Île-de-France, à peu près.


Eh ben c'est beau. C'est vraiment très, très beau. La partie nénuphars est magnifique, calme, ombragée. La partie jardin est stupéfiante, avec des tulipes qui n'entreraient pas dans une soupière et des couleurs à vous décoller la rétine.

Il est juste dommage que tant de monde ait eu la même idée que nous : la visite d'un jardin pareil devrait inviter au calme et au recueillement, au lieu de quoi j'ai un peu eu l'impression de faire la queue pour une attraction de Disneyland (une heure et demie de file pour acheter le billet pour les jardins, quand même !).
Et je ne vous parle pas de la taille des moustiques que cette pataugeoire attire !

Mais ça reste une visite à faire, à une heure de Paris à peine. Et le musée des Impressionnismes juste à côté vaut le coup d’œil (gratuit le premier dimanche du mois, autre source d'affluence mal anticipée de notre part), de même que le village de Giverny lui-même, joli comme tout et abondamment fourni en marchands de glaces.

2 commentaires:

Oud a dit…

Tu devrais être content qu'il y ait eu plein de franciliens : statistiquement, ça a diminué vos chances tes chances de te faire piquer :-) :-).
Il faut voir le verre à moitié plein.

Neil a dit…

Les moustiques, eux, ont vu le verre complètement plein. ^_^