Ex nihilo Neil
30 mars 2026
Baby sitting
Ce week-end on avait un bébé à la maison, et j'étais complètement crevé, mais bon, ça va, il va bien.
27 mars 2026
Les Maîtres du merch
Sur ce blog, on parle souvent de Transformers, parfois de GI-Joe et de MASK, alors pourquoi pas évoquer un peu Les Maîtres de l'univers ? Parce que figurez-vous qu'eux aussi, ils reviennent !
Eh oui, ces temps-ci, le geek en goguette peut très facilement tomber, dans les boutiques spécialisées, sur des figurines Musclor, Squelettor et tous leurs potes à côté des véhicules MASK ou Transformers. On pourrait pourtant arguer que la série Les Maîtres de l'univers est largement passée de mode, que ses designs ont méchamment vieilli et que l'aspect cryptogay de l'ensemble, beaucoup plus évident aujourd'hui, est trop clivant pour les consommateurs modernes. Que nenni.
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| Regardez donc le rayon de la boutique Album Comics, par exemple. Par contre c'est plus cher que quand j'étais gosse... ou alors c'est parce que c'est moi qui paye*. |
Musclor (He-Man en VO), c'était la toute première série animée conçue pour vendre des jouets dans les années 1980, juste avant Transformers et compagnie. Et c'est bien mal connaître le capitalisme que d'imaginer qu'il va laisser tranquille une vieille vache laitière à la retraite sous prétexte qu'elle a déjà donné tout ce qu'elle pouvait. On a donc vu plusieurs reboots de la série animée (dont un scénarisé par Kevin Smith lui-même), des comics, un (paraît-il excellent) reboot de She-Ra (le spin-off de Musclor « pour les filles ») et très prochainement un film de cinéma. Et croyez-moi ou pas, mais il s'annonce vraiment pas mauvais.
Oui, parce qu'il est réalisé par Travis Knight, qui nous avait donné l'excellent Bumblebee (dont je ne dirai jamais assez de bien), qu'il y a Idris Elba en Maître d'armes et que ça a l'air cent fois plus cool que l'étrange ovni de 1987 avec Dolph Lundgren**.
* Après vérification, une figurine Musclor de base coûtait environ 50 francs en 1985, ce qui correspond aujourd'hui, inflation prise en compte, à environ 16 euros. Les figurines actuelles valant à peu près 30 euros, finalement, on n'est pas si éloigné. Enfin, c'est deux fois plus cher, mais je m'attendais à pire...
** Qui reste un nanar tout à fait estimable, avec notamment une toute jeune Courteney Cox.
25 mars 2026
Puzzle par cases
L'autre soir, désœuvrés de nouveau, nous avons lancé Gorogoa, un curieux puzzle game à base de cases à juxtaposer pour recréer une histoire. C'est très beau, original, c'est une sorte de conte onirique où la narration se perd en fractales parfois déroutantes, et ça dure deux heures max, ce qui est parfait pour occuper une soirée.
23 mars 2026
20 mars 2026
Combaticons 3/5
Eh oui, ça y est, après Vortex, j'ai enfin reçu les deux figurines de Combaticons suivantes, en l'occurrence Brawl le gros bourrin et Blast-Off le solitaire. Je suis très content du résultat, les deux sont très chouettes avec des couleurs qui pètent bien, et alors que je trouvais Vortex un peu costaud je réalise que c'est le plus fluet de la bande (en attendant Swindle, bien sûr, qui devrait être encore moins large d'épaules).
Ne restent donc plus que Onslaught (qui est déjà commandé et devrait arriver cet été) et Swindle, qui n'est pas encore annoncé mais finira bien par sortir, et on pourra assembler le puissant Bruticus. Mwah ha ha !!!
18 mars 2026
Ça va faire un carton
Nous étions (encore) au théâtre le week-end dernier, mais pour une fois c'était marrant.
Dans Les gros patinent bien (titre qui n'a à peu près aucun sens), il y a deux comédiens et beaucoup, beaucoup de carton. Difficile d'en raconter plus, tout ce que je peux vous dire c'est que c'est absurde, très drôle et assez impressionnant en termes de performance. Donc si vous avez du temps libre, c'est au théâtre de La Pépinière (en plus y a plein de bons restos japonais pas loin).
16 mars 2026
TR-49-ed
Vous êtes devant la Machine. La Machine a été nourrie de livres, afin de la rendre intelligente, mais la Machine a fait autre chose. Quelque chose de mal. Il faut réindexer sa base de données, renouer les anciennes connexions, restaurer les liens perdus... et devinez qui va s'y coller ?
Samedi matin, un peu désœuvré, j'ai lancé TR-49, sans trop savoir à quoi m'attendre. Sept heures plus tard, après avoir déjeuné sur le pouce tout en continuant à jouer, Bij et moi sommes arrivés au bout du jeu. C'était trop bien.
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| L'interface du jeu, que vous manipulerez pendant toute la partie. Ça a l'air un peu aride mais c'est très suffisant. |
Sans trop spoiler, TR-49 est un jeu d'énigme quelque part entre Her Story et The Roottrees Are Dead : il vous faut réussir à identifier les différents textes d'une immense base de données, auxquels on accède via des codes mystérieux (genre... TR-49, par exemple). Bien sûr il y a toute une intrigue – et plusieurs sous-intrigues – à reconstituer pour parvenir au bout de l'aventure.
Un jeu parfait pour un week-end pluvieux (pas de bol, il faisait très beau samedi), à réserver toutefois aux anglophones un peu aguerris.
13 mars 2026
Finesses finnoises
Nous sommes bien sûr passés par un supermarché local (en l'occurrence des K-Market, rien à voir avec les supérettes coréennes). Et tandis que Bij pillait les rayons de Gifflar...
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| Ah, oui, faisons les choses dans l'ordre : Gifflar, c'est une marque de petites pâtisseries sucrées, en mode « roulés à la cannelle » ou, en l'occurrence, à la cardamome. On en a rapporté un bon stock. |
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| Mais personnellement le truc qui m'a scotché, c'est cette boîte de pâté d'ours. Je ne sais pas quoi ajouter : en Finlande, au supermarché, vous pouvez acheter du pâté d'ours. Voilà voilà... |
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| Bon, sur la même étagère y avait du pâté d'élan, eDU PÂTÉ D'OURS PUTAIN ! NON MAIS SÉRIEUX !!! |
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| NON MAIS DU PÂTÉ D'OURS VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ??? |
11 mars 2026
Kiitos
Eh oui, les plus finauds l'auront deviné, nous étions le week-end dernier à Helsinki, capitale de la Finlande, le pays du père Noël, des Samis (parce qu'on ne dit plus « Lapons » apparemment) et du tréma (le finnois n'a qu'un accent mais qu'est-ce qu'il l'amortit* !). C'était frais (on a rarement dépassé les 5 °C) mais c'était beau.
(les photos sont bien sûr de Bij)
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| Une vue de la baie qui vous rappelle que, dans ces zones-là, la mer gèle. Littéralement. On a même vu un petit vieux faire du ski de fond sur l'eau, sans aucune crainte de passer dessous. |
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| Pareil, mais sur cette vue vous pouvez voir deux cathédrales, la luthérienne (en blanc) et l'orthodoxe (en rouge et vert). |
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| Une rue très colorée mettant en avant l'architecture locale. |
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| Ces chambranles de porte en énormes blocs de granite sont assez typiques du style Jugend, que je qualifierais personnellement « d'art nouveau finlandais ». |
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| La cathédrale orthodoxe Ouspenski, dans toute sa splendeur rougeâtre aux toits verts et bulbes dorées. Notez qu'elle trône sur une des rares éminences de la ville, dans un pays globalement très plat. |
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| L'église Temppeliaukio, creusée dans le substrat rocheux, un endroit d'une sérénité assez exemplaire. Controversée au début, elle est devenue un des endroits préférés pour les mariages. |
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| Sur les « hauteurs » de la ville, on trouve ces vieilles villas bardées de bois qui rappellent un peu l'architecture qu'on a croisée en Nouvelle-Angleterre. |
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| Dans le parc du même nom, un monument dédié à Jean Sibelius, le célèbre compositeur finlandais (si, à la chorale on a déjà chanté du Sibelius). |
* Notez par exemple l'existence des quartiers de Töölö et de Västrä Böle ou de la rue Jääkärink... Si les considérations linguistiques vous intéressent, sachez par ailleurs que la Finlande compte deux langues officielles, le finnois (qui ne ressemble à rien d'autre que du finnois, avec des lettres doublées et des trémas partout) et le suédois (qui ressemble au norvégien et au danois, avec des å et des ø). Mais globalement tous les gens avec lesquelles on a communiqué parlaient anglais couramment.
09 mars 2026
La fin de la semaine sombre
J'avais prévu la Semaine sombre un peu par jeu, parce que c'était une semaine sans Bij et que je comptais parler d'œuvres difficiles que j'avais vues récemment. Il se trouve qu'elle a pris une tournure assez rude en cours de route, et a fini par mériter son nom.
Mais passons. J'ai finalement pu rejoindre Bij qui était partie dans le grand Nord pour raisons professionnelles. Bilan de ce court séjour mercredi, d'ici-là vous pouvez chercher où nous étions, à partir de cette photo.
08 mars 2026
07 mars 2026
06 mars 2026
La semaine sombre
Orwell 2 + 2 = 5 est une sorte de documentaire de Raoul Peck, qui place des textes de George Orwell sur des images d'une actualité plus ou moins proche, mettant en évidence l'abominable pertinence des idées et réflexions de l'auteur de 1984 et de La Ferme des animaux. C'est aussi pertinent que violent, et on n'en sort pas intact. C'est totalement indispensable.
Je n'aurais sans doute pas dû enchaîner les trois œuvres dont j'ai parlé cette semaine. Je les ai toutes vues en sept jours d'intervalle, ce qui a effectivement rendu mon humeur bien sombre (en plus d'autres nouvelles plus personnelles). Ne faites pas comme moi, ventilez-vous la tête entre deux. Moi, j'ai un plan pour me sentir mieux.
05 mars 2026
04 mars 2026
La semaine sombre
La Disparition de Josef Mengele raconte ce qui est arrivé au tristement célèbre docteur d'Auschwitz qui a fui en Amérique du Sud au lendemain de la seconde guerre mondiale. C'est un seul-en-scène d'une intensité terrifiante, qui n'occulte rien de ce que fut l'horreur des camps de concentration, un voyage dans la mentalité d'un être humain convaincu de son bon droit et de sa supériorité. C'est une leçon accablante sur ce qui s'est produit et que nul ne devrait jamais laisser se reproduire.
03 mars 2026
02 mars 2026
La semaine sombre
4211 km raconte l'histoire d'un couple arrivé d'Iran après la chute du shah et l'accession au pouvoir de l’ayatollah Khomeini. C'est très littéralement leur histoire, racontée en flashback par leur fille Yalda, elle-même tiraillée entre deux cultures, l'histoire de leur combat à distance pour la libération de leur peuple, et de leur espoir jamais vacillant de rentrer au pays. C'est une pièce magnifique et très bien mise en scène avec une économie de moyens tout à fait louable. C'est triste, et beau.









































