Ex nihilo Neil

10 juin 2026

L'humilité

 

Je n'ai jamais parlé de Street Fighter ici, étonnant. J'aime beaucoup Street Fighter, c'est toujours une leçon d'humilité. Parfois c'est moi qui la donne, souvent c'est moi qui la prends.

Pour ceux que ça intéresse, la scène a eu lieu au Manga Café de la rue Primo Levi, près de la BNF, un endroit plutôt cool avec des mangas, des bornes d'arcade en accès libre et des boissons à volonté.  

08 juin 2026

L'arnaqueur

 

Je savais pas trop quoi faire pour aujourd'hui, j'étais d'humeur ambitieuse, alors j'ai fait un Swindle, et franchement je le trouve plutôt réussi.

Si vous n'êtes pas très versé dans le lore Transformers, Swindle est un membre des Combaticons, une équipe de la faction des méchants spécialisée dans la guerre. Pour faire simple, les Combaticons (dont j'ai déjà parlé plusieurs fois puisque je suis en train de collectionner leurs figurines en version Age of the Prime) sont des soldats, et chacun correspond à un archétype qu'on peut facilement raccorder aux tropes des films américains sur le Vietnam. 

Brawl est une brute épaisse, Vortex un psychopathe, Blast Off un intellectuel désabusé, Onslaught un officier tacticien, et Swindle... ben Swindle c'est le combinard, le petit malin, celui que vous allez voir pour dégotter un paquet de cigarettes ou du whisky de contrebande. De fil en aiguille, il est devenu un contrebandier, un receleur, un tenancier de casino, bref un arnaqueur. Pas étonnant qu'il soit devenu un chouchou des fans au fil des années et de ses différentes versions en comics. 

J'ajoute que c'est le seul Combaticon que j'avais enfant, et regardez, 
il est encore bien conservé.

 

05 juin 2026

Lol de rire

 

Document d'archive : moi riant devant une comédie française d'un autre temps.
(saurez-vous la reconnaître ?)

Ça faisait longtemps que je n'avais pas conseillé une chaîne YouTube, alors parlons aujourd'hui de Rigolo, l'émission du duo Calmos sur la chaîne du même nom. Déjà parce que le thème de l'émission me parle tout particulièrement, puisqu'il s'agit des comédies françaises. J'ai grandi devant Louis de Funès et les Charlots, puis les Audiard, les Inconnus et les Nuls, et sans succomber à une naïve nostalgie qui me ferait croire que tous ces films sont géniaux, je suis tout à fait partant pour m'y replonger afin de les analyser avec un peu de recul.

C'est ce que propose Rigolo : une analyse d'un thème récurrent de la comédie franchouillarde, partant souvent d'un film précis mais débordant largement, avec une vraie réflexion pour pousser un peu plus loin que le simple « c'était drôle mais ça a mal vieilli » (ce qui n'est d'ailleurs pas toujours vrai). 

Ainsi L'Homme-orchestre permet-il de questionner le trope du « comique de droite » à la de Funès et Clavier, Le Grand Blond avec une chaussure noire interroge la place de la musique dans la comédie et Les Visiteurs se penche sur l'intemporalité d'un film. Sans jamais être chiant ou pontifiant, ne vous y trompez pas : c'est très drôle, rythmé, habilement référencé et parfois même émouvant (l'émission sur Jean-Pierre Bacri m'a un peu cueilli sur la fin). Si le sujet, ou même le cinéma en général vous intéresse, je conseille donc vivement le visionnage de ces (pour l'instant) seize émissions.

 

 

En plus la dernière vient de sortir, sur la meilleure comédie française de tous les temps. Enfin, de mon époque en tout cas.

03 juin 2026

Les chevaliers du ciel

 

On raconte qu'à force de vivre ensemble dans l'amour et le même appartement, les couples développent parfois une forme de télépathie. Il se trouve que c'est assez vrai pour nous. Et ça tombe bien, parce que dans Sky Team, il s'agit de se coordonner pour poser un avion de ligne sans parler, et c'est pas évident.

On avait repéré Sky Team depuis longtemps, et pour cause : un jeu coopératif à deux, ça semble idéal pour égayer nos soirées d'hiver. En plus le principe est assez simple : chacun tire ses quatre dés, caché derrière un écran, et il faut les placer à tour de rôle sur un très joli plateau de jeu pour générer différentes actions nécessaires à un atterrissage sans heurt : rétablir l'assiette, activer les réacteurs, ouvrir les volets, sortir les trains d'atterrissage, etc. Le tout en évitant les autres avions, les montagnes, puis plus loin dans l'aventure en gérant le carburant, les fuites, le vent arrière, les pistes enneigées, les stagiaires incompétents...

La boîte n'est pas très grande et le matériel est plutôt simple, élégant et fonctionnel,
tout ce qu'on aime.

On commence juste le jeu mais c'est déjà très agréable, quoiqu'un poil stressant par moment, et ça met notre télépathie à rude épreuve. Mais on ne peut pas dire que ça fasse mentir la boîte : immersif, sensations fortes, on y est !