Ex nihilo Neil

03 avril 2026

Pause pascale

 

Comme je disais, les dernières semaines ont été professionnellement assez éprouvantes donc nous sommes descendus nous ressourcer dans le Sud-Ouest. 

À la base l'idée était d'aller chatouiller les Poï'z, mais le degré de fatigue est tel que je pense qu'on va se contenter de lire des BD au coin de la cheminée entre deux repas, et ce sera très bien. Je reviens vendredi prochain, joyeuses Pâques d'ici-là.

01 avril 2026

Le fantôme de Tsushima

 

Ça fait des mois que je suis dessus mais j'ai enfin vu le générique de fin de Ghost of Tsushima, un des open world les plus connus des années 2020, et c'était tout simplement grandiose.

Nous sommes au Japon, en pleine ère Kamakura (soit aux alentours des XII-XIIIes siècles), plus particulièrement sur l'île de Tsushima, sorte d'avant-poste avec le continent, qui va faire l'objet d'une invasion mongole. 

Vous êtes Jin Sakai, un samouraï réchappé de peu de la première bataille, et vous allez mener campagne à travers toute l'île pour bouter les envahisseurs hors du territoire, regrouper des troupes d'alliés improbables, vous manger quelques trahisons et surtout ravaler votre honneur pour employer de bien plus méprisables méthodes.


C'était un pur plaisir de bout en bout. Non seulement le jeu est sublime, avec des couleurs, des mises en scène et des points de vue magnifiques, mais il propose un gameplay efficace, avec un système de combat fouillé sans être trop complexe*, une carte parsemée de points d'intérêt sans être indigeste et plein d'approches différentes en termes de furtivité. En outre il marie très bien sa thématique et son gameplay, puisque Sakai doit progressivement renoncer à ses habitudes honorables pour devenir un proto-ninja qui va assassiner ses ennemis par derrière, disparaître dans des écrans de fumée ou même employer du poison. L'intrigue générale est très réussie et prenante (jusqu'au bout), les personnages secondaires attachants et fouillés et les activités annexes étonnamment satisfaisantes**. 

J'y ai passé une soixantaine d'heures, et il me reste encore le DLC à faire, mais c'était tellement bien que j'envisage de m'offrir Ghost of Yōtei, sa suite... Sauf que Sony a annoncé qu'il arrêtait de porter les jeux PlayStation sur PC, donc je peux me brosser, et je vais plutôt relancer Sekiro. Après une petite pause. 

* En plus la parade est sur le même bouton que dans Sekiro, si vous avez déjà fait ce dernier vous aurez d'excellents réflexes pour aborder Ghost of Tsushima

** On vous propose notamment de rédiger des haïkus (avec un gameplay qui me donne l'impression d'avoir bien mieux compris le principe de ces petits poèmes), de poursuivre des renards et d'atteindre des sanctuaires sacrés bien planqués en hauteur dans des lieux absolument sublimes.  

30 mars 2026

Baby sitting


 Ce week-end on avait un bébé à la maison, et j'étais complètement crevé, mais bon, ça va, il va bien. 

27 mars 2026

Les Maîtres du merch

 

Sur ce blog, on parle souvent de Transformers, parfois de GI-Joe et de MASK, alors pourquoi pas évoquer un peu Les Maîtres de l'univers ? Parce que figurez-vous qu'eux aussi, ils reviennent !

Eh oui, ces temps-ci, le geek en goguette peut très facilement tomber, dans les boutiques spécialisées, sur des figurines Musclor, Squelettor et tous leurs potes à côté des véhicules MASK ou Transformers. On pourrait pourtant arguer que la série Les Maîtres de l'univers est largement passée de mode, que ses designs ont méchamment vieilli et que l'aspect cryptogay de l'ensemble, beaucoup plus évident aujourd'hui, est trop clivant pour les consommateurs modernes. Que nenni.

Regardez donc le rayon de la boutique Album Comics, par exemple.
Par contre c'est plus cher que quand j'étais gosse... 
ou alors c'est parce que c'est moi qui paye*.


Musclor (He-Man en VO), c'était la toute première série animée conçue pour vendre des jouets dans les années 1980, juste avant Transformers et compagnie. Et c'est bien mal connaître le capitalisme que d'imaginer qu'il va laisser tranquille une vieille vache laitière à la retraite sous prétexte qu'elle a déjà donné tout ce qu'elle pouvait. On a donc vu plusieurs reboots de la série animée (dont un scénarisé par Kevin Smith lui-même), des comics, un (paraît-il excellent) reboot de She-Ra (le spin-off de Musclor « pour les filles ») et très prochainement un film de cinéma. Et croyez-moi ou pas, mais il s'annonce vraiment pas mauvais.

 

Oui, parce qu'il est réalisé par Travis Knight, qui nous avait donné l'excellent Bumblebee (dont je ne dirai jamais assez de bien), qu'il y a Idris Elba en Maître d'armes et que ça a l'air cent fois plus cool que l'étrange ovni de 1987 avec Dolph Lundgren**.

* Après vérification, une figurine Musclor de base coûtait environ 50 francs en 1985, ce qui correspond aujourd'hui, inflation prise en compte, à environ 16 euros. Les figurines actuelles valant à peu près 30 euros, finalement, on n'est pas si éloigné. Enfin, c'est deux fois plus cher, mais je m'attendais à pire...

** Qui reste un nanar tout à fait estimable, avec notamment une toute jeune Courteney Cox.


25 mars 2026

Puzzle par cases

 


L'autre soir, désœuvrés de nouveau, nous avons lancé Gorogoa, un curieux puzzle game à base de cases à juxtaposer pour recréer une histoire. C'est très beau, original, c'est une sorte de conte onirique où la narration se perd en fractales parfois déroutantes, et ça dure deux heures max, ce qui est parfait pour occuper une soirée. 

20 mars 2026

Combaticons 3/5

 





Eh oui, ça y est, après Vortex, j'ai enfin reçu les deux figurines de Combaticons suivantes, en l'occurrence Brawl le gros bourrin et Blast-Off le solitaire. Je suis très content du résultat, les deux sont très chouettes avec des couleurs qui pètent bien, et alors que je trouvais Vortex un peu costaud je réalise que c'est le plus fluet de la bande (en attendant Swindle, bien sûr, qui devrait être encore moins large d'épaules). 

Ne restent donc plus que Onslaught (qui est déjà commandé et devrait arriver cet été) et Swindle, qui n'est pas encore annoncé mais finira bien par sortir, et on pourra assembler le puissant Bruticus. Mwah ha ha !!! 

18 mars 2026

Ça va faire un carton

 

Nous étions (encore) au théâtre le week-end dernier, mais pour une fois c'était marrant.

Dans Les gros patinent bien (titre qui n'a à peu près aucun sens), il y a deux comédiens et beaucoup, beaucoup de carton. Difficile d'en raconter plus, tout ce que je peux vous dire c'est que c'est absurde, très drôle et assez impressionnant en termes de performance. Donc si vous avez du temps libre, c'est au théâtre de La Pépinière (en plus y a plein de bons restos japonais pas loin).

16 mars 2026

TR-49-ed

 

Vous êtes devant la Machine. La Machine a été nourrie de livres, afin de la rendre intelligente, mais la Machine a fait autre chose. Quelque chose de mal. Il faut réindexer sa base de données, renouer les anciennes connexions, restaurer les liens perdus... et devinez qui va s'y coller ?

Samedi matin, un peu désœuvré, j'ai lancé TR-49, sans trop savoir à quoi m'attendre. Sept heures plus tard, après avoir déjeuné sur le pouce tout en continuant à jouer, Bij et moi sommes arrivés au bout du jeu. C'était trop bien. 

L'interface du jeu, que vous manipulerez pendant toute la partie. Ça a l'air
un peu aride mais c'est très suffisant.

Sans trop spoiler, TR-49 est un jeu d'énigme quelque part entre Her Story et The Roottrees Are Dead : il vous faut réussir à identifier les différents textes d'une immense base de données, auxquels on accède via des codes mystérieux (genre... TR-49, par exemple). Bien sûr il y a toute une intrigue – et plusieurs sous-intrigues – à reconstituer pour parvenir au bout de l'aventure.

Un jeu parfait pour un week-end pluvieux (pas de bol, il faisait très beau samedi), à réserver toutefois aux anglophones un peu aguerris.  

13 mars 2026

Finesses finnoises

 

Nous sommes bien sûr passés par un supermarché local (en l'occurrence des K-Market, rien à voir avec les supérettes coréennes). Et tandis que Bij pillait les rayons de Gifflar...

Ah, oui, faisons les choses dans l'ordre : Gifflar, c'est une marque de
petites pâtisseries sucrées, en mode « roulés à la cannelle » ou,
en l'occurrence, à la cardamome. On en a rapporté un bon stock.

 
Mais personnellement le truc qui m'a scotché, c'est cette boîte de pâté d'ours.
Je ne sais pas quoi ajouter : en Finlande, au supermarché, vous pouvez acheter
du pâté d'ours. Voilà voilà...

Bon, sur la même étagère y avait du pâté d'élan, eDU PÂTÉ D'OURS PUTAIN !
NON MAIS SÉRIEUX !!!

Ah, et j'en parle ici parce que sinon je vais oublier, mais une des spécialités gastronomiques
finlandaises c'est la tarte carélienne (karjalanpiirakka), une espèce de tartelette
au pudding, servie traditionnellement avec du beurre d'œuf par dessus. C'est...
roboratif.

NON MAIS DU PÂTÉ D'OURS VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ???

11 mars 2026

Kiitos

Eh oui, les plus finauds l'auront deviné, nous étions le week-end dernier à Helsinki, capitale de la Finlande, le pays du père Noël, des Samis (parce qu'on ne dit plus « Lapons » apparemment) et du tréma (le finnois n'a qu'un accent mais qu'est-ce qu'il l'amortit* !). C'était frais (on a rarement dépassé les 5 °C) mais c'était beau.

(les photos sont bien sûr de Bij) 

Une vue de la baie qui vous rappelle que, dans ces zones-là, 
la mer gèle. Littéralement. On a même vu un petit vieux faire du ski 
de fond sur l'eau, sans aucune crainte de passer dessous.

Pareil, mais sur cette vue vous pouvez voir deux cathédrales, la luthérienne (en blanc)
et l'orthodoxe (en rouge et vert). 

Une rue très colorée mettant en avant l'architecture locale.

Ces chambranles de porte en énormes blocs de granite
sont assez typiques du style Jugend, que je qualifierais personnellement
« d'art nouveau finlandais ».

La cathédrale orthodoxe Ouspenski, dans toute sa splendeur rougeâtre
aux toits verts et bulbes dorées. Notez qu'elle trône sur une des rares
éminences de la ville, dans un pays globalement très plat.

Pour célébrer le centième anniversaire de l'indépendance du pays, 
le gouvernement finlandais a offert au peuple cette sublime bibliothèque en plein centre-ville.
Comme quoi ces gens n'ont rien compris : un gouvernement, c'est fait pour prendre au peuple,
pas pour lui donner des trucs. Ah la la...

L'église Temppeliaukio, creusée dans le substrat rocheux, un endroit
d'une sérénité assez exemplaire. Controversée au début, elle est devenue un 
des endroits préférés pour les mariages.

Sur les « hauteurs » de la ville, on trouve ces vieilles villas bardées de bois qui
rappellent un peu l'architecture qu'on a croisée en Nouvelle-Angleterre.

Dans le parc du même nom, un monument dédié à Jean Sibelius,
le célèbre compositeur finlandais (si, à la chorale on a déjà chanté du Sibelius). 

Non loin de la ville, accessible seulement par bateau, on trouve la forteresse de
Suomenlinna, qui s'étire sur un petit archipel de six îlots. Un endroit un peu magique, 
dont certains recoins ressemblent à la Comté se préparant à la guerre...

Évidemment, en centre-ville, vous n'échapperez pas aux Moomins, ces petites créatures 
conçues par Tove Jansson, qui sont aujourd'hui à la Finlande ce que Totoro est au Japon,
Fifi Brindacier à la Suède et Clippy le trombone à la suite Office.

 

* Notez par exemple l'existence des quartiers de Töölö et de Västrä Böle ou de la rue Jääkärink... Si les considérations linguistiques vous intéressent, sachez par ailleurs que la Finlande compte deux langues officielles, le finnois (qui ne ressemble à rien d'autre que du finnois, avec des lettres doublées et des trémas partout) et le suédois (qui ressemble au norvégien et au danois, avec des å et des ø). Mais globalement tous les gens avec lesquelles on a communiqué parlaient anglais couramment.

09 mars 2026

La fin de la semaine sombre


J'avais prévu la Semaine sombre un peu par jeu, parce que c'était une semaine sans Bij et que je comptais parler d'œuvres difficiles que j'avais vues récemment. Il se trouve qu'elle a pris une tournure assez rude en cours de route, et a fini par mériter son nom. 

Mais passons. J'ai finalement pu rejoindre Bij qui était partie dans le grand Nord pour raisons professionnelles. Bilan de ce court séjour mercredi, d'ici-là vous pouvez chercher où nous étions, à partir de cette photo.

06 mars 2026

La semaine sombre

 


Orwell 2 + 2 = 5 est une sorte de documentaire de Raoul Peck, qui place des textes de George Orwell sur des images d'une actualité plus ou moins proche, mettant en évidence l'abominable pertinence des idées et réflexions de l'auteur de 1984 et de La Ferme des animaux. C'est aussi pertinent que violent, et on n'en sort pas intact. C'est totalement indispensable.

Je n'aurais sans doute pas dû enchaîner les trois œuvres dont j'ai parlé cette semaine. Je les ai toutes vues en sept jours d'intervalle, ce qui a effectivement rendu mon humeur bien sombre (en plus d'autres nouvelles plus personnelles). Ne faites pas comme moi, ventilez-vous la tête entre deux. Moi, j'ai un plan pour me sentir mieux. 

04 mars 2026

La semaine sombre

 


 

La Disparition de Josef Mengele raconte ce qui est arrivé au tristement célèbre docteur d'Auschwitz qui a fui en Amérique du Sud au lendemain de la seconde guerre mondiale. C'est un seul-en-scène d'une intensité terrifiante, qui n'occulte rien de ce que fut l'horreur des camps de concentration, un voyage dans la mentalité d'un être humain convaincu de son bon droit et de sa supériorité. C'est une leçon accablante sur ce qui s'est produit et que nul ne devrait jamais laisser se reproduire. 

02 mars 2026

La semaine sombre

 


4211 km raconte l'histoire d'un couple arrivé d'Iran après la chute du shah et l'accession au pouvoir de l’ayatollah Khomeini. C'est très littéralement leur histoire, racontée en flashback par leur fille Yalda, elle-même tiraillée entre deux cultures, l'histoire de leur combat à distance pour la libération de leur peuple, et de leur espoir jamais vacillant de rentrer au pays. C'est une pièce magnifique et très bien mise en scène avec une économie de moyens tout à fait louable. C'est triste, et beau.

27 février 2026

Dans la base secrète déjà les moteurs grondent...

 

C'est officiel, l'Energon Universe de l'éditeur Skybound, dont je parle très régulièrement sur ce blog, accueillera en juin prochain sa nouvelle série, MASK. Oui, oui, MASK, avec Matt Trakker, Miles Mayhem, et tout le bazar. 

Alors ce n'est pas une surprise pour les fans du EU, puisque Trakker et Mayhem étaient déjà apparus dans les pages de GI-Joe et Transformers, et ce n'est pas non plus une surprise pour les aficionados de gros véhicules transformables puisque les deux licences appartenant à Hasbro se sont déjà croisées chez l'éditeur IDW. Mais ça reste cool, et je suis très curieux de voir ce que ça va donner dans un univers pensé pour, avec de bons auteurs aux manettes. 

La première apparition de Trakker (dans le prochain tome
de GI-Joe qui devrait sortir bientôt en français).

Et, vu que le EU essaie de remettre au goût du jour ces vieilles licences en modernisant les personnages secondaires (je suis notamment très fan du personnage de Carly, qui passe de love interest sans intérêt à personnage très attachant à l'arc narratif bien pensé), je suis curieux de voir s'ils vont introduire Scott, le fils de Trakker, et son insupportable sidekick rigolo T-Bob, le petit robot qui se transforme en scooter moche*. 

L'artwork de couverture du premier épisode, prévu pour juin prochain
(en VO, évidemment, la VF sera sûrement pour Noël).

Et une couverture alternative par J. Scott Campbell 
(Gen13, Danger Girl...), ça fait toujours plaisir.

Notez enfin que Hasbro a trouvé malin de ressortir les vieux jouets MASK avec un packaging très proche des originaux, si par hasard vous aviez envie de compléter votre vieille collection (j'en ai vu à Album Comics, à Paris).

* En vrai ça m'étonnerait puisque le Matt Trakker qui apparaît dans l'EU est la nouvelle version afro-américaine qui avait été développée pour IDW, a priori célibataire sans enfant. Mais qui sait ? 


25 février 2026

MCU : y avait longtemps

 


Ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé du MCU, et pour cause : on peut considérer que l'univers cinématographique phare des années 2010 est fini. 

Je ne vois pas quel miracle pourrait empêcher les futurs Avengers – Doomsday et Avengers – Secret Wars de prendre l'eau par tous les côtés, étant donné les échecs de ces derniers temps. Les seuls films un peu réussis étaient ceux qui se reposaient le moins sur le côté « univers partagé » (Deadpool & Wolverine et Thunderbolts – que je continuerai à défendre envers et contre tous). Mais on oublie parfois un peu facilement le pan télévisuel de cette licence, et figurez-vous qu'il y a eu dernièrement des séries du MCU dont je n'ai pas parlé. Alors, c'était comment ? Ben pareil, c'est la série la moins liée à l'univers étendu qui s'en sort le mieux.

 

La dégringolade de Nick Fury, passé de personnage phare du MCU
à clochard désabusé, héros d'une série de merde.
 

Secret Invasion

Un cauchemar. Je ne peux pas décrire autrement cette série. Y a simplement rien qui va : le scénario, qui essaie de reprendre l'arc narratif des Skrulls réfugiés sur Terre, est cataclysmique. Il y a des moments de gêne intense, notamment pour le pauvre Samuel L. Jackson qu'on devine lié par des contrats en béton alors qu'il préférerait vraiment retourner tourner de vrais films avec Tarantino. Quant au pauvre Ben Mendelsohn (qu'on préférera vraiment suivre dans Andor) et à la malheureuse Emilia Clarke (Daenerys !), ils sont à la peine dans ce bordel sans nom qui vous fera surtout pousser des soupirs de déprime. On est sincèrement à deux doigts du nanar.

  

Avouez : vous ne saviez même pas que cette série existait, hein ?
 

Ironheart

Ironheart raconte les aventures de Riri Williams (vue dans Wakanda Forever) qui se construit une armure d'Iron-Man dans la banlieue de Chicago. Et c'est nul. Au point que j'ai vu deux épisodes, j'ai sauté directement au dernier et j'ai vraiment la sensation de n'avoir rien raté. L'histoire n'a pas beaucoup plus d'intérêt que de sens (déjà, on se demande pourquoi une meuf capable de fabriquer une armure d'Iron-Man à énergie solaire dans son garage pourrait galérer), le méchant, the Hood, est globalement raté et l'arrivée surprenante de Mephisto (incarné, le croirez-vous, par Sacha Baron Cohen) à la fin n'apporte pas vraiment le piquant espéré. On peut retenir des effets spéciaux corrects. Voilà voilà...

 

Le cœur de la série : deux bons acteurs qui s'amusent.
Avec les avantages et les inconvénients que ça implique.
 

Wonder Man

Croyez-le ou non, et il y a sans doute un effet de contraste, mais Wonder Man est une série regardable. Ça raconte les aventures d'un acteur qui galère à faire sa place à Hollywood. Non qu'il soit mauvais (bien au contraire), mais une règle impose aux acteurs dotés de pouvoirs de se déclarer, ce qui implique des frais d'assurances délirants et bloque pour ainsi dire toute chance d'être embauché. Une prémisse plutôt maligne qui donne une série loin d'être parfaite, mais avec au moins deux excellents acteurs (Yahya Abdul-Mateen II et Ben Kingsley) qui s'en donnent à cœur joie, et un décor qui change agréablement des histoires habituelles du MCU. Pas la série de l'année (ni même du mois, soyons sincère), mais je lui accorde la moyenne.

 

La fine équipe. Et le pygargue compte. Oh que oui !
 

Peacemaker, saison 2

Eh oui, je triche, on n'est plus chez Marvel mais à la concurrence, qui s'en sort définitivement bien mieux. La première saison de Peacemaker était excellente, la deuxième poursuit dans la même veine, toujours sous la houlette de James Gunn, dont je me rends de plus en plus compte qu'il est devenu un de mes réalisateurs préférés. Les acteurs sont excellents, les personnages tout autant, l'intrigue est cohérente et bien construire, c'est trash juste ce qu'il faut (euh... attention, je sais qu'il y a des jeunes qui me lisent depuis peu, ce n'est absolument pas une série tout-public, hein, c'est pour public averti !) et je me suis bien marré. Vous allez découvrir le terrible handicap de cécité aviaire, plein de zizis et de frifris et quelques mondes parallèles qui vous rappelleront que tout le monde a mieux géré le concept de multivers que le MCU, ce qui est assez marrant quand on y pense.