Ex nihilo Neil

09 février 2026

Andor : encore !

 


Nous avions prévu de regarder la saison 2 d'Andor avec un ami (que je ne désignerai que par son initiale, O) mais ce lâcheur nous a fourbement abandonnés sans nous prévenir. C'est pourquoi nous ne l'avons finalement visionnée que la semaine dernière. Bon Dieu que c'était bien.

C'est définitif, Andor est dans le top 3 qualitatif de tout ce qui peut être raccordé à Star Wars, avec L'Empire contre-attaque et la série Clone Wars (de Tartakovsky). Tout le reste, c'est du jardinage, comme dirait l'autre. 

Andor raconte la création de la Rébellion, sans faux-fuyants, sans romantisme inutile, sans se voiler la face. Oubliez l'épique space-fantasy, on est dans les dossiers noirs de la Résistance, avec la paranoïa qui s'ensuit, avec la solitude des agents de terrain réduits à suivre des ordres peut-être obsolètes, avec des politiques qui tentent de gratter trois voix au Sénat pour qu'une loi inique ne passe pas, avec les milliers de héros anonymes qui font ce qu'ils peuvent en sachant qu'ils ne verront sans doute pas la fin de ce qu'ils combattent.

Il y a beaucoup de personnages et l'acting est globalement incroyable,
au point que je n'en vois pas un à mettre au-dessus des autres.

En plus de ses thématiques terriblement actuelles*, la série se permet des fulgurances de mise en scène**, une vraie structure de série intelligente avec des ellipses pensées et réfléchies, des personnages d'une richesse insoupçonnée, sans jamais le moindre sabre-laser. Arrivés au bout, nous n'avons pas résisté à l'envie de revoir Rogue One***, dont la série est techniquement un préquel, et nous avons été stupéfaits par la parfaite fluidité, la cohérence absolue entre les deux œuvres, qui s'enchaînent impeccablement, au point qu'il est presque impossible a priori de dire laquelle dérive de l'autre.

Andor est non seulement un chef-d'œuvre, mais un chef-d'œuvre important, qui a quelque chose à dire d'essentiel aujourd'hui. Ne ratez pas cette série, et n'oubliez pas qui est l'Empire, et qui est la Rébellion. 

* Le discours de Mon Mothma au Sénat s'applique tellement à la situation de post-vérité dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui qu'il en est glaçant.  

** On a notamment un épisode entier d'Andor sans le personnage-titre, ce qui est très, très rare dans une série, et qui démontre clairement que le showrunner Tony Gilroy a eu les coudées franches. 

*** Dont j'avais parlé à sa sortie ici, et je ne changerai pas une virgule à ma critique de l'époque. Rogue One reste, malgré ses défauts, le meilleur film Star Wars après L'Empire contre-attaque

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