07 juillet 2017

Le chevalier qui se décarcasse



Je me faisais tantôt la réflexion que dans beaucoup de jeux vidéo récents, j'incarne un chevalier. Wonder Boy, Rogue Legacy, Dark Souls, The Witcher 3 (en quelque sorte)... et ce n'est pas Hollow Knight qui va faire baisser la moyenne.





Donc, en ce moment, je (on, en fait...) joue à Hollow Knight. Techniquement, c'est un metroidvania (mot-valise constitué de Metroid et de... Castlevania), un de mes genres préférés : de la plate-forme, un monde ouvert mais dont les différents accès sont conditionnés à l'acquisition de pouvoirs (dash, walljump, téléportation, grappin...), de l'exploration, du combat et beaucoup d'atmosphère (ce type de jeu impliquant en général une certaine patte graphique pour se démarquer).

Ici, pas de problème, on est servi : Hollow Knight navigue entre ce qu'on appelle généralement le style "Tim Burton" (même si on en est en fait assez loin, sauf si vous limitez le style de Burton au visage de Jack Skellington), une animation magnifique toute faite à la main et des créatures qui se rapprocheraient plutôt de l'univers d'un Edmund McMillen (Super Meat Boy, The Binding of Isaac... en moins gore tout de même) mâtiné de Miyazaki (période Nausicaa). 

Hollow Knight vous propose d'explorer le monde souterrain et tortueux d'Hallownest. Un monde peuplé de créatures insectoïdes parfois sympathiques, souvent agressives (l'univers emprunte beaucoup de son concept à Dark Souls*, avec un monde mort peuplé d'aventuriers plus ou moins désenchantés, qui peuvent perdre peu à peu leur humanité et devenir des carcasses agressives). 


Quirrel, qui pour ce que j'ai vu jusqu'ici joue le rôle de Solaire/Lautrec/Siegmeyer :
vous le croisez régulièrement à mesure de votre avancée, il semble sur la même piste que vous
et vous assène quelques répliques teintées de cynisme.



Que dire sinon que c'est un plaisir sans interruption ? Le jeu est beau, fluide, les contrôles répondent parfaitement et les différents pouvoirs sont agréables à manier. Le personnage dispose notamment d'une "jauge d'âme" (pour le coup, rien à voir avec Dark Souls) qui se remplit à chaque coup porté sur un ennemi, et qui permet notamment de se soigner moyennant une courte immobilisation. En plein combat de boss, c'est une mécanique très intéressante : faut-il privilégier l'attaque, l'esquive ou le soin ? (mon conseil : privilégiez l'esquive, toujours ! ça permet d'apprendre les patterns par cœur, et donc à terme de savoir exactement quand on a le temps de caser un coup ou deux, voire de se soigner).

Parlons-en des boss : il y en a des palanquées. Des boss obligatoires (pour la "quête" principale), des boss facultatifs (pour débloquer des accès, des charmes, des bonus, des upgrades...), des boss mystères (après en avoir tué un assez coton, j'ai eu la surprise de découvrir que les habitants du village sur lequel il régnait, auparavant hostiles, me saluaient désormais respectueusement et me laissaient fouiner à ma guise !), des boss niveau 2 (quand vous avez battu un boss de base, vous pouvez affronter son double ultravénèr, et boire vos larmes)...


Dans la catégorie des boss qui claquent, les Dames Mantes (Mantis Lords).
Pas si dures une fois qu'on a la technique, mais bon, elles sont trois quoi !


L'avancée de l'intrigue se fait par petites touches, à travers des dialogues parfois cryptiques, et on se lance dans certaines "quêtes" sans même s'en rendre compte. Débloquer tous les points de chute du bus-coléoptère, réparer le tramway, récolter des essences, trouver tous les charmes... le jeu est un régal de complétionnistes (vous savez, ces joueurs qui aiment collecter tous les objets disponibles).
Bref, un jeu beau, agréable, dur (les boss peuvent être méchamment costauds) mais toujours gratifiant (il est très rare que la curiosité ne soit pas récompensée), et même pas très cher : sautez dessus !

* Que j'ai fini, je vous l'avais dit ?

1 commentaire:

Victor von Jul a dit…

Ca a l'air bien sympa, je connaissais pas, merci !