Ex nihilo Neil

04 mars 2024

Cartographier les μ

 

On cherchait une idée pour ne pas s'endormir, et en fouillant mon backlog Steam je suis tombé sur Mu Cartographer, que j'avais acheté un jour, lancé et laissé tomber au bout de dix minutes. Avec Bij à côté, ça n'a pas été la même limonade.

Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé... les renards et les hérissons ceux qui, comme moi, sont tout à fait satisfaits de faire et refaire la même chose qu'ils maîtrisent parfaitement pendant des heures, pour peu que ça fasse monter une jauge, et ceux qui au contraire aiment s'acharner sur un truc inconnu jusqu'à en avoir percé les moindres secrets. Ça c'est plutôt Bij. Et ça tombe bien, Mu Cartographer demande les deux qualités.

Une interface sobre, élégante et totalement incompréhensible
au début.

Dans Mu Cartographer vous êtes face à une interface incompréhensible, le genre de trucs qu'on imagine sur un iPad du vingt-troisième siècle. Des boutons, des curseurs, des potentiomètres qui changent ce qu'on visualise au milieu de l'écran. Vous pouvez les tripoter dans tous les sens, il n'y a aucune instruction, aucun livret. À vous de comprendre ce qui se cache derrière, de reconstituer une petite histoire et de percer les différents secrets.

Le jeu coûte 4 euros et dure à peine trois heures, autant dire que ce n'est pas un gros investissement, mais il offre le charme de la découverte et quelques moments « eurêka » comme seul le jeu vidéo sait en apporter.

01 mars 2024

Vous reprendrez bien un peu d'idole dorée ?

 

J'ai été ravi d'apprendre l'annonce d'une suite à l'excellent The Case of the Golden Idol, qui devrait sortir dans le courant de l'année. Du coup on a fait les DLC du premier.

J'avais parlé de The Case of the Golden Idol ici, c'est un excellent jeu d'enquête dans la droite lignée de Return of the Obra Dinn, que tout fan de détective doit avoir fait. Il dispose depuis quelques mois de deux DLC, The Spider of Lanka et The Lemurian Vampire, composés de trois nouvelles enquêtes chacun. Nous les avons faits en deux petites soirées et c'est tout à fait recommandable (vous n'êtes même pas obligés de refaire le jeu de base, même si les intrigues sont intimement liées entre elles).

Tout tourne toujours autour d'une mystérieuse idole dorée au faciès fort cthulhesque, et j'ai hâte d'apprendre ce qu'il en est advenu par la suite, que nous révélera sans aucun doute The Rise of the Golden Idol. Ouh que j'ai hâte.

 

28 février 2024

Wicked to be

 


Comme l'a si bien dit Lucie Card, « Ceux qui aiment pas les comédies musicales faut les brûler ! » Et parmi les comédies musicales, ma préférée est sans doute Wicked.

Wicked est tirée d'un roman de Gregory Maguire, Wicked : La Véritable Histoire de la méchante sorcière de l'Ouest, et raconte comme son titre l'indique l'origin story de l'antagoniste de Dorothy dans Le Magicien d'Oz. La comédie musicale a été créée en 2003 à Broadway et a notamment révélé le talent incommensurable d'Idina Menzel (qui plus tard explosera encore un peu plus en prêtant sa voix parlée et chantée à Elsa dans Frozen). 

L'immense Idina Menzel. Vous la reconnaissez peut-être aussi
si vous avez vu Enchanted, où elle ne chante pas, ce qui est vraiment
un beau gâchis

J'adore ce show assez viscéralement. C'est d'autant plus bizarre que je ne suis pas particulièrement fan du Magicien d'Oz, que j'ai découvert sur le tard, mais l'histoire d'Elphaba, étudiante en magie mal-aimée à cause de sa peau verte, qui va découvrir l'amitié, l'amour mais aussi la trahison et la haine, je sais pas pourquoi, ça me touche. D'autant plus que les chansons sont toutes incroyables, à commencer bien sûr par Defying Gravity, qui m'arrache des larmes à chaque fois que me vient l'idée folle de l'écouter.

Bref, Wicked c'est génial, mais c'est surtout difficile à voir car le modèle économique de Broadway est ce qu'il est : voir un musical, ça coûte cher, il faut faire le voyage (au moins jusqu'à Londres, où le show se donne aussi), payer un billet au prix astronomique six mois à l'avance, prier pour ne pas être malade ce jour-là, en plus c'est en anglais non surtitré, il faut quand même bien maîtriser pour tout comprendre... Finalement, est-ce que l'idéal pour partager ce bonheur avec le plus grand nombre, ce ne serait pas d'en faire un... film ?

Et oui, ça y est c'est annoncé, Wicked le film sortira en salle au prochain Thanksgiving. Et ça m'excite autant que ça me terrifie. Pas, évidemment, parce qu'ils ont casté un actrice noire pour le rôle d'Elphaba (même si l'idéal eût été une actrice verte, bien sûr), mais surtout parce que les deux-trois vocalises qu'on entend dans ce trailer ne me rassurent guère quant à la performance à venir. En plus il semble que l'histoire s'étalera sur deux films, ce qui ne m'enthousiasme pas étant donné la structure de ce récit. Mais bon, j'irai, évidemment, alors je vous dirai.

26 février 2024

On recommence, on y croit

 

Je tente une dernière fois de créer un vrai groupe Facebook qui permette de relayer les parutions du blog, et d'autres bêtises parfois. Il se trouve ici (ou vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus, ou sur l'icône dans la colonne de droite).

Vous aurez sans doute compris depuis le temps que je ne suis pas un expert des réseaux sociaux (je crée un groupe FB pour relayer les parutions d'un blog, autant dire que je suis resté dans les années 2000). J'ai tenté Instagram mais je n'y comprends pas grand-chose (j'y ai même du mal à suivre les parutions des gens que j'apprécie), inutile de préciser que TikTok ou X/ex-Twitter ne sont pas pour moi... et en vrai je ne comprends déjà plus trop Facebook. Avant, quand j'ouvrais mon « mur », je voyais les dernières publications de mes amis. Maintenant au mieux j'en ai une, suivie d'une multitude de mèmes et autres conneries (et de filles à poil) qui ne me concernent en rien. J'imagine qu'on ne reviendra jamais au FB d'avant, ce qui n'est pas bien grave, mais j'aimerais bien une alternative vaguement correcte...

Bon, en attendant le groupe existe et vous pouvez le rejoindre.

23 février 2024

Les origines de la guerre cybertronienne

 

Je rattrape en ce moment mon retard sur les comics Transformers édités par Vestron, et je redécouvre à quel point cette série est excellente, du coup un petit fanart de Flamewar, un personnage nouveau et encore méconnu du public mais qui me fait beaucoup rire.

J'avais évoqué il y a longtemps la saga Revolution, qui constitue en fait l'arc narratif terminal de cette timeline de Transformers paru chez l'éditeur américain IDW. Et j'avais expliqué qu'on n'y comprenait rien. Depuis j'ai beaucoup travaillé le sujet, et en fait j'admets que si vous avez lu tous les comics IDW précédant cet ultime cross over, c'est déjà beaucoup plus clair, même si Revolution n'est effectivement pas si génial que son concept pourrait le laisser penser.

En revanche, tout ce qui précède est extrêmement intéressant, notamment l'autre arc qu'a choisi de traduire Vestron. Celui-ci, publié en huit volumes et quelques extras (certains indispensables), vous plonge il y a environ quatre millions d'années, entre la guerre du Threefold Spark et la prise du pouvoir de Mégatron. C'est précisément cette dernière qui vous y est racontée. Et c'est réellement excellent.

On découvre par exemple comment les Constructicons ont appris – malgré eux – à se combiner pour
devenir Devastator, et pourquoi c'est une tragédie à plusieurs niveaux.

Déjà parce que ça ne se centre pas sur l'opposition Megatron / Optimus Prime (qui s'appelle encore Orion Pax à ce moment-là), mais au contraire multiplie les points de vue, un peu à la The Wire (toutes proportions gardées). Parce qu'un des intérêts de l'univers TF, c'est qu'il comporte littéralement des centaines de personnages relativement bien caractérisés. Et chaque vision est intéressante : que ce soit les tourments de Bumblebee, Hound qui s'inquiète pour les espèces organiques présentes sur Cybertron, Starscream qui fomente en fond ou Swindle qui magouille dans son bar louche, que ce soit les petites mains Decepticons* ou l'assez pitoyable garde sénatoriale, les enquêtes de Prowl ou les délires post-traumatiques de Cyclonus, les amours de Cosmos ou les gaffes de Gears, on suit une multitude de strates sociales qui vont se percuter d'une manière ou d'une autre à travers la guerre civile qui couve.

Et la saga exploite plutôt intelligemment tous les aspects du concept, dans une vraie tradition de science-fiction. Comment est organisée une société d'êtres surpuissants, quasi immortels, considérés par toute la galaxie (et à raison) comme ultra dangereux, ne se reproduisant pas de manière sexuée, ancienne ultrapuissance coloniale en repentance ? Tout ça et bien plus est abordé dans cette série et le fan de lore que je suis trouve ça assez passionnant. 

Il y a même de la romance, notamment une jolie historiette entre
Cosmos et Blast Off, ce qui peut surprendre... mais bon, Blast Off, ça a beau être
un Combaticon, c'est le plus sensible de la bande.

Alors par contre, si vous voulez vous lancer, un seul conseil : lisez-les dans l'ordre. Moi qui m'intéresse beaucoup à cet univers et qui suis un vieux fan, j'ai galéré ma race en les attaquant n'importe comment (parce que j'essaie de les acheter d'occasion, et je prends ce que je trouve) : il y a trop de personnages, trop de situations et trop de concepts typiquement TF (les sparks, les protoformes, l'energon, Primus, l'Expansion, la matrice...) pour s'y lancer sans être un minimum organisé. 

Et par ailleurs, sachez qu'IDW a depuis perdu les droits et qu'un nouvel éditeur a lancé une nouvelle continuité TF, qui devrait paraître d'ici l'été en France chez Urban Comics. Je vous tiens au courant.

* Dont, du coup, Flamewar, que j'ai dessinée ici. Une Decepticon volontaire et dynamique, mais aussi une vraie petite conne insupportable qui passe son temps à balancer des vannes. Et qui réussit quand même, par quelque miracle, à survivre à des affrontements contre Cyclonus, Deathsaurus ou Exarchon (l'équivalent d'un Thanos niveau dangerosité), ce qui reste une performance. Bref, Flamewar, c'est un peu la Harley Quinn de l'univers TF, ce qui explique sûrement pourquoi elle plaît autant.

21 février 2024

Vincennes : round 4


Nous avons conclu notre série de soins aux animaux proposés par le Parc zoologique de Paris avec la session dédiée aux oiseaux. C'était génial, comme d'habitude.

Après les lémuriens, les lamantins et les reptiles est venu le tour des oiseaux. Notre adorable nièce et nous avons donc découvert les joies du nourrissage des différentes espèces installées dans la volière principale du parc zoologique, globalement originaires du delta du Niger : flamants roses, rolliers à ventre bleu, spatules... C'était étrangement l'atelier le plus cracra, on puait le fauve en rentrant à la maison, mais on s'est bien amusés et on a appris plein de trucs, ce qui est je pense la meilleure expérience qu'on puisse avoir avec des enfants.

C'était aussi l'atelier le plus bruyant des trois. De très, très loin.

On a désormais épuisé l'offre du parc, et franchement on conseille les quatre. C'est cher (voire très cher, il faut plutôt voir la session comme un cadeau en échange d'une donation), mais si vous aimez les animaux et que le sujet vous intéresse, vous et votre progéniture, ça vaut complètement le coup.

19 février 2024

Peinture et courbatures

On a passé le week-end en Normandie chez un copain à peindre des murs et des plafonds. J'ai bizarrement un peu mal aux bras (et au tronc, et aux cuisses, et au cou...), donc on va y aller mollo en ce début de semaine, hein...