Ex nihilo Neil

11 mars 2026

Kiitos

Eh oui, les plus finauds l'auront deviné, nous étions le week-end dernier à Helsinki, capitale de la Finlande, le pays du père Noël, des Samis (parce qu'on ne dit plus « Lapons » apparemment) et du tréma (le finnois n'a qu'un accent mais qu'est-ce qu'il l'amortit* !). C'était frais (on a rarement dépassé les 5 °C) mais c'était beau.

(les photos sont bien sûr de Bij) 

Une vue de la baie qui vous rappelle que, dans ces zones-là, 
la mer gèle. Littéralement. On a même vu un petit vieux faire du ski 
de fond sur l'eau, sans aucune crainte de passer dessous.

Pareil, mais sur cette vue vous pouvez voir deux cathédrales, la luthérienne (en blanc)
et l'orthodoxe (en rouge et vert). 

Une rue très colorée mettant en avant l'architecture locale.

Ces chambranles de porte en énormes blocs de granite
sont assez typiques du style Jugend, que je qualifierais personnellement
« d'art nouveau finlandais ».

La cathédrale orthodoxe Ouspenski, dans toute sa splendeur rougeâtre
aux toits verts et bulbes dorées. Notez qu'elle trône sur une des rares
éminences de la ville, dans un pays globalement très plat.

Pour célébrer le centième anniversaire de l'indépendance du pays, 
le gouvernement finlandais a offert au peuple cette sublime bibliothèque en plein centre-ville.
Comme quoi ces gens n'ont rien compris : un gouvernement, c'est fait pour prendre au peuple,
pas pour lui donner des trucs. Ah la la...

L'église Temppeliaukio, creusée dans le substrat rocheux, un endroit
d'une sérénité assez exemplaire. Controversée au début, elle est devenue un 
des endroits préférés pour les mariages.

Sur les « hauteurs » de la ville, on trouve ces vieilles villas bardées de bois qui
rappellent un peu l'architecture qu'on a croisée en Nouvelle-Angleterre.

Dans le parc du même nom, un monument dédié à Jean Sibelius,
le célèbre compositeur finlandais (si, à la chorale on a déjà chanté du Sibelius). 

Non loin de la ville, accessible seulement par bateau, on trouve la forteresse de
Suomenlinna, qui s'étire sur un petit archipel de six îlots. Un endroit un peu magique, 
dont certains recoins ressemblent à la Comté se préparant à la guerre...

Évidemment, en centre-ville, vous n'échapperez pas aux Moomins, ces petites créatures 
conçues par Tove Jansson, qui sont aujourd'hui à la Finlande ce que Totoro est au Japon,
Fifi Brindacier à la Suède et Clippy le trombone à la suite Office.

 

* Notez par exemple l'existence des quartiers de Töölö et de Västrä Böle ou de la rue Jääkärink... Si les considérations linguistiques vous intéressent, sachez par ailleurs que la Finlande compte deux langues officielles, le finnois (qui ne ressemble à rien d'autre que du finnois, avec des lettres doublées et des trémas partout) et le suédois (qui ressemble au norvégien et au danois, avec des å et des ø). Mais globalement tous les gens avec lesquelles on a communiqué parlaient anglais couramment.

09 mars 2026

La fin de la semaine sombre


J'avais prévu la Semaine sombre un peu par jeu, parce que c'était une semaine sans Bij et que je comptais parler d'œuvres difficiles que j'avais vues récemment. Il se trouve qu'elle a pris une tournure assez rude en cours de route, et a fini par mériter son nom. 

Mais passons. J'ai finalement pu rejoindre Bij qui était partie dans le grand Nord pour raisons professionnelles. Bilan de ce court séjour mercredi, d'ici-là vous pouvez chercher où nous étions, à partir de cette photo.

06 mars 2026

La semaine sombre

 


Orwell 2 + 2 = 5 est une sorte de documentaire de Raoul Peck, qui place des textes de George Orwell sur des images d'une actualité plus ou moins proche, mettant en évidence l'abominable pertinence des idées et réflexions de l'auteur de 1984 et de La Ferme des animaux. C'est aussi pertinent que violent, et on n'en sort pas intact. C'est totalement indispensable.

Je n'aurais sans doute pas dû enchaîner les trois œuvres dont j'ai parlé cette semaine. Je les ai toutes vues en sept jours d'intervalle, ce qui a effectivement rendu mon humeur bien sombre (en plus d'autres nouvelles plus personnelles). Ne faites pas comme moi, ventilez-vous la tête entre deux. Moi, j'ai un plan pour me sentir mieux. 

04 mars 2026

La semaine sombre

 


 

La Disparition de Josef Mengele raconte ce qui est arrivé au tristement célèbre docteur d'Auschwitz qui a fui en Amérique du Sud au lendemain de la seconde guerre mondiale. C'est un seul-en-scène d'une intensité terrifiante, qui n'occulte rien de ce que fut l'horreur des camps de concentration, un voyage dans la mentalité d'un être humain convaincu de son bon droit et de sa supériorité. C'est une leçon accablante sur ce qui s'est produit et que nul ne devrait jamais laisser se reproduire.