Ex nihilo Neil

05 juin 2026

Lol de rire

 

Document d'archive : moi riant devant une comédie française d'un autre temps.
(saurez-vous la reconnaître ?)

Ça faisait longtemps que je n'avais pas conseillé une chaîne YouTube, alors parlons aujourd'hui de Rigolo, l'émission du duo Calmos sur la chaîne du même nom. Déjà parce que le thème de l'émission me parle tout particulièrement, puisqu'il s'agit des comédies françaises. J'ai grandi devant Louis de Funès et les Charlots, puis les Audiard, les Inconnus et les Nuls, et sans succomber à une naïve nostalgie qui me ferait croire que tous ces films sont géniaux, je suis tout à fait partant pour m'y replonger afin de les analyser avec un peu de recul.

C'est ce que propose Rigolo : une analyse d'un thème récurrent de la comédie franchouillarde, partant souvent d'un film précis mais débordant largement, avec une vraie réflexion pour pousser un peu plus loin que le simple « c'était drôle mais ça a mal vieilli » (ce qui n'est d'ailleurs pas toujours vrai). 

Ainsi L'Homme-orchestre permet-il de questionner le trope du « comique de droite » à la de Funès et Clavier, Le Grand Blond avec une chaussure noire interroge la place de la musique dans la comédie et Les Visiteurs se penche sur l'intemporalité d'un film. Sans jamais être chiant ou pontifiant, ne vous y trompez pas : c'est très drôle, rythmé, habilement référencé et parfois même émouvant (l'émission sur Jean-Pierre Bacri m'a un peu cueilli sur la fin). Si le sujet, ou même le cinéma en général vous intéresse, je conseille donc vivement le visionnage de ces (pour l'instant) seize émissions.

 

 

En plus la dernière vient de sortir, sur la meilleure comédie française de tous les temps. Enfin, de mon époque en tout cas.

03 juin 2026

Les chevaliers du ciel

 

On raconte qu'à force de vivre ensemble dans l'amour et le même appartement, les couples développent parfois une forme de télépathie. Il se trouve que c'est assez vrai pour nous. Et ça tombe bien, parce que dans Sky Team, il s'agit de se coordonner pour poser un avion de ligne sans parler, et c'est pas évident.

On avait repéré Sky Team depuis longtemps, et pour cause : un jeu coopératif à deux, ça semble idéal pour égayer nos soirées d'hiver. En plus le principe est assez simple : chacun tire ses quatre dés, caché derrière un écran, et il faut les placer à tour de rôle sur un très joli plateau de jeu pour générer différentes actions nécessaires à un atterrissage sans heurt : rétablir l'assiette, activer les réacteurs, ouvrir les volets, sortir les trains d'atterrissage, etc. Le tout en évitant les autres avions, les montagnes, puis plus loin dans l'aventure en gérant le carburant, les fuites, le vent arrière, les pistes enneigées, les stagiaires incompétents...

La boîte n'est pas très grande et le matériel est plutôt simple, élégant et fonctionnel,
tout ce qu'on aime.

On commence juste le jeu mais c'est déjà très agréable, quoiqu'un poil stressant par moment, et ça met notre télépathie à rude épreuve. Mais on ne peut pas dire que ça fasse mentir la boîte : immersif, sensations fortes, on y est !

29 mai 2026

Dernières lectures

 J'ai lu des trucs dernièrement. Parlons-en.


 Les Guerres de Lucas, tomes 1 et 2, 
Renaud Roche et Laurent Hopman, Deman Édtions

Pour mon anniversaire, les copains m'ont offert ces BD qui racontent le making of des deux premiers Star Wars (les épisodes IV et V, donc... oui, les meilleurs en fait). Et franchement, c'est trop bien : déjà c'est très bien dessiné, j'adore le style employé, probablement directement à la palette graphique. Mais surtout ça raconte cette histoire, pourtant déjà abondamment documentée, sous un angle différent, en s'attachant vraiment au personnage de George Lucas, ses doutes, son caractère pas facile... Bon, c'est sans doute enjolivé, mais ça reste un pur plaisir de croiser au fil des pages des jeunes gens qui deviendront célèbres (dont Steven Spielberg et Francis Ford Coppola), de visiter le Hollywood de la fin des seventies, en plein bouleversement à l'aube de l'ère des blockbusters, et de (re)découvrir toutes ces anecdotes fameuses sur une saga culte. Il y aura sans doute un tome 3 (je vous laisse deviner de quel film il parlera), et je l'aurai.


 

 Les Cinq Ami·e·s l'échappent belle in extremis,
Fabcaro, éd. 6 Pieds sous Terre

Je suis Fabcaro depuis très longtemps, je ne prétends pas avoir lu toute sa bibliographie mais quand même un bon paquet, je m'estime donc dans mon bon droit en affirmant ceci : toute son œuvre mène à ce livre. C'est évident depuis le début, ça devait arriver, il devait, un jour, parodier un livre de la Bibliothèque Rose, et je suis vraiment, mais vraiment très content d'avoir assez vécu pour voir ça. Oui, ce n'est jamais que la recette Fabcaro (Zaï zaï zaï zaï, etc.) appliqué au Club des Cinq, aux Six Compagnons* et autres Michel, mais qu'est-ce que c'est bon ! Absurde, bête, cruel parfois, hilarant toujours. Trouvez-le en librairie, lisez la quatrième de couv', éclatez de rire et laissez-vous porter par l'envie soudaine que vous aurez de l'acheter. Vous ne le regretterez pas.

* Notez que dans la grande famille des héros à numérateur, on trouve aussi Les Trois N (de Roberte Armand), Les Quatre As (de Georges Chaulet) et Le Clan des Sept (d'Enid Blyton), ce qui fait quand même pas mal. J'aurais aimé qu'existent aussi Les Huit Tantes suisses ou L'Académie des Neuf... 

 


 Wastburg, Cédric Ferrand, éd. Folio SF

Ce livre avait l'air court et mon beau-frère me l'a conseillé, je ne peux à mon tour que vous en suggérer la lecture. Wastburg est une ville, coincée dans le delta d'un fleuve entre deux puissances rivales, avec tous les avantages (commerciaux notamment) et les inconvénients (troubles civils notamment) que ça laisse supposer. Dans chaque chapitre, on suit un membre différent de la garde municipale, plus ou moins haut placé, plus ou moins à l'aise dans son affectation, plus ou moins chanceux. Et ainsi se dessine une histoire plus grande, à base d'intrigues politiques et de magie. Une histoire tellement riche qu'un jeu de rôle a été conçu sur la base du livre, apparemment. En tout cas c'est une vraie bonne surprise, et un vrai plaisir à parcourir.

 


 Transformers t. 5 – Generation One,
Robert Kirkman, Dan Mora, Jorge Corona, 
Mike Spicer et Sarah Stern, Skybound ed.

Last et least (mais surtout parce que v'là le niveau des autres œuvres au-dessus), le tome 5 de la nouvelle série TF est déjà sorti (un peu en avance chez Album). On change de dessinateur, le style tout en vigueur de Jorge Corona laisse la place au trait plus sage mais plus ample de Dan Mora. Les deux ont leur (grand) mérite, et même si j'avais développé une forte affection pour Corona, ce basculement coïncide logiquement avec le début du deuxième arc de la saga. Deuxième arc qui commence dans un relatif statu quo, et finit avec de gros changements côté Autobots, qui devraient avoir de grandes répercutions pour la suite. Je ne suis pas fan de toutes les décisions prises (notamment cette incapacité chronique à laisser les morts morts !), mais je suis curieux de voir où ça va. Ah, et il y a Miles Mayhem qui commence déjà à semer la merde, ce qui est prometteur pour la série MASK qui commence le mois prochain.

 

27 mai 2026

Oook ?

 

Une saletée de fée a fichu le boxon dans la bibliothèque de l'université de magie ! En tant que bibliothécaire attitré, je me retrouve à devoir ranger tout le bazar, à remettre chaque livre sur son étagère, dans l'ordre, de manière cohérente : les précis de combat dans Guerriers, les compendiums d'herboristerie dans Alchimie et les trois tomes de The Witch and the Accidental Love Potion dans les romances !

La semaine dernière nous sommes tombés sur un jeu sur lequel était métaphoriquement écrit « Pour Bij et Neil, love ! » Librarian (sous-titré Tidy Up the Arcane Library) va droit au but : vous êtes enfermés dans une bibliothèque, il y a environ trois mille livres au sol devant vous, il faut les reclasser. Simple, basique, tout au plus quelques sorts à débloquer pour vous faciliter un peu la vie mais pas de narration cachée, pas d'enquête mystérieuse, non non, juste du rangement, un working sim magique.  

Quand j'écris « environ trois mille », ce n'est pas non plus une exagération !
3 072, exactement.

Si vous aimez ce genre de trucs, c'est merveilleux. Les titres de bouquins sont marrants (même si j'aurais aimé un peu plus de références à des grands classiques du genre comme le Necronomicon, le Necrotelecomnicon, Le Roi en jaune et autres Fantastic Beasts), on se découvre vite des catégories préférées (les ouvrages sur l'archerie et les mathématiques dans notre cas, allez savoir pourquoi) et on finit par connaître les lieux comme notre poche. C'est un genre bien particulier de jeu, mais c'était le pied, et on l'a torché en environ treize heures, en se relayant, sans voir le temps passer. Ils annoncent des DLC, on les attend de pied ferme.
 


25 mai 2026

Fermeture pour cause de copains

 

Ce week-end il fait beau, le lundi est férié et les copains sont dispos (avec même un bonus venu du Pays basque), autant vous dire que je ne suis pas sur mon écran à vous bricoler une super note de blog. J'espère que vous profitez aussi de ce dernier week-end à rallonge.

22 mai 2026

Adieu Gibert ?

 



Les Parisiens en ont peut-être entendu parler : la bouquinerie Gibert vient de se placer en redressement judiciaire, ce qui pourrait fortement impacter ma consommation de bandes dessinées car je m'y alimentais largement en ouvrages d'occasion. 

Bien sûr tout le monde accuse les jeunes, qui « ne lisent plus » (ce qui est archi faux quand j'observe ceux que je fréquente, boulimiques de lecture, mais bon, ils ne sont sûrement pas représentatifs). Je constate toutefois que les rayons « romantasy » ont explosé ces dernières années*, comme quoi il y a bien une demande. Je pencherais plutôt pour une explosion du prix des matières premières (moi qui bosse dans la presse, je confirme que le papier est plus cher qu'à une époque) et de l'offre, beaucoup trop pléthorique pour être absorbée par la population.

Reste que la fermeture définitive de la principale librairie d'occasion de la capitale m'ennuierait pas mal, j'espère qu'ils vont tenir. 

* Gibert lui-même a ouvert une boutique entièrement dédiée à ces amourettes entre vampirette sophistiquée et loup-garou rustre, c'est dire.