Ex nihilo Neil

23 septembre 2026

PNJ insectoïdes

 

J'ai pas mal de boulot cette semaine alors j'ai juste fait une petite Sherma...

Si vous avez joué quinze minutes à Silksong, vous avez croisé Sherma. C'est un petit pèlerin (de genre indéterminé, alors j'alternerai) que l'on rencontre devant un grand portail fermé, et qui chante, pleine d'entrain, pour l'inciter gentiment à s'ouvrir. Bien sûr, Hornet fait le tour et ouvre le portail à l'ancienne, en tapant sur un levier, et retrouve Sherma tout content de constater que sa méthode a fonctionné. Et de se remettre à chanter pour remercier « le grand portail, le plus beau et le plus gentil de tous les portails ».

L'attachement est instantané, et Hornet va recroiser le petit insecte tout au long de son ascension. Je ne vous dis pas où finit l'histoire de Sherma, mais pour ce que j'en sais, c'est moins triste que pour la plupart des PNJ que l'on croise dans Silksong.


Ah, et j'ai fait une puce aussi. Les puces sont l'équivalent des larves dans le premier Hollow Knight : il y en a planqué un peu partout dans Pharloom, et on vous incite à les retrouver. Ce n'est pas une mission facile, mais au moment où j'écris ces lignes (92 % de complétion), il ne m'en manque plus qu'une. Je sais dans quel coin elle est, mais je n'ai pas encore trouvé comment y aller. Ce jeu est trop grand.

21 septembre 2026

Métanimaux

 

Dans la catégorie des petits jeux journaliers en ligne qu'on a découverts récemment, Metazooa vient s'aligner en bonne place aux côtés de Strands et Connections.

Metazooa part d'un principe tout bête et très niche à la fois : vous devez deviner un animal en une quinzaine d'essais. Chaque proposition nouvelle que vous faites vient se positionner sur un arbre cladistique par rapport à l'espèce que vous cherchez. Débrouillez-vous avec ça pour retrouver la bonne bestiole, qui va de l'éponge à l'Homo sapiens.

L'exemple illustré ci-dessus. Notez que la page ouvre un aperçu Wikipédia à chaque
nouveau clade le plus proche que vous débloquez. Parce que faut pas déconner,
tout le monde ne connaît pas des termes comme Telluraves ou Passeriformes.

Évidemment c'est un peu ciblé « zoologues », hein, il vaut mieux connaître vos embranchements (et alors quand ça part sur les insectes, ça peut devenir très drôle), mais moi j'aime beaucoup. Ajoutons que le jeu est sans doute traduit de l'anglais, vu le nombre de bestioles typiquement nord-américaines mises en avant (genre y a pas le putois, mais y a la moufette).

Notez qu'il existe une version plantes, Metaflora, qui a bien sûr
la préférence de Bij, plus botaniste que moi.

 

16 septembre 2026

Transformers Day

 






Et oui, comme vous le savez tous, demain c'est Transformers Day, alors fêtons ça tous ensemble avec... quoi ? Comment ça vous savez pas ?

Ben oui, c'est le 17 septembre 1984 que le premier épisode de la vieille série Transformers a été diffusé, et depuis tous les ans le 17 septembre, c'est Transformers Day. On vous a pas appris ça à l'école ? Du coup aujourd'hui on est tous déguisés en son personnage préféré (perso c'est Soundwave, bien sûr, Bij est en Elita One, WookieoftheYear en Badasstron, etc.), on ne parle qu'avec des répliques de la série, et de temps en temps on fait semblant de se transformer (et c'est pas facile de faire semblant d'être un radio-cassettes suprémaciste). Pas vous ?

Et en prime, ils ressortent le vieux film de 1986 (dont j'avais déjà parlé) en salle, en version toute remastérisée. J'espérais y aller demain soir mais la séance affiche complet depuis des semaines. Je me console en jouant avec mon tout nouveau Onslaught, le chef des Combaticons qui est enfin arrivé par la poste ! Regardez comme il est beau. 

Ce flow, quand même !

Allez, plus que Swindle et nous pourrons assembler Bruticus. C'est prévu pour l'automne.

14 septembre 2026

Silksong : la revanche

 

 

Ça fait quasiment un an que je suis traumatisé par Silksong. Un an que j'ai abandonné la suite de Hollow Knight, que j'avais pourtant attendue comme le Messie, face à sa difficulté et à sa fourberie qui avaient eu raison de ma persévérance légendaire et darksoulomachique. Seulement cet été, un jeune m'a chauffé, alors j'ai eu envie d'y retourner.

L'expérience fut très différente. Je ne retire rien de ce que j'avais écrit à l'époque, mais il est possible que j'ai pris le jeu dans le mauvais sens. Il est facile de se dire que si Hollow Knight était le Dark Souls de la Team Cherry, Silksong est son Bloodborne : on incarne une chasseuse, on est naturellement porté vers l’agressivité de par le panel de mouvements et de builds dont dispose Hornet... et c'est pas faux*. Mais Silksong a aussi un aspect Elden Ring : le jeu est gargantuesque !

Le mont Fay, une zone que j'avais totalement ratée lors de ma première run.
Je dirais pas que c'est dur, je dirais plutôt que ça pique.

La carte à découvrir est tout simplement immense, avec des zones entières cachées derrière un chemin tortueux lui-même planqué derrière un mur destructible que rien n'indique... Et chaque embranchement, chaque cul-de-sac, chaque gros pack d'ennemis dissimule quelque chose, une petite récompense, un nouvel outil, un quart de point de vie... Bon parfois c'est juste un boss qui bloque le chemin vers la suite, mais c'est déjà quelque chose.

Les combats, pour leur part, ont été légèrement patchés. J'ai senti la différence sur les boss du début, mais je ne sais pas ce que je dois attribuer au patch et ce que je dois à ma mémoire musculaire. Sur Aile-de-Brume, ils ont clairement nerfé les dégâts... Mais face à la Dernière Juge, qui clôt l'acte I, je l'ai battue en trois essais alors que j'avais pleuré des larmes de sang la dernière fois, sans noter de différence sur ses patterns.

Aile-de-Brume, un boss que j'avais fini par éviter la dernière fois tant j'avais souffert.
Cette fois c'est passé plutôt tranquillement...

Quant aux horribles passages de plateforme, il suffit d'y aller tranquille et sans trop de perles sur soi (parce que oui, vous allez tout perdre en mourant deux fois de suite, ne vous posez même pas la question), et d'user et abuser de la technique du déco/reco pour se téléporter au dernier banc avant de mourir. C'est peut-être pas classe mais ça tranquillise, au point que j'ai survolé sans aucune difficulté des passages qui m'avaient fait rager l'an dernier.

Le fameux passage « sans sol » du Noyau mécanique, que je craignais vraiment d'aborder
et que j'ai... first try. Littéralement. Et tranquille en plus.

Bref, je ne dis pas que le jeu est facile, faut pas exagérer, mais il est beaucoup plus abordable que je ne le pensais, si on part avec le bon état d'esprit. J'ai rattrapé en une dizaine d'heures tout ce qui m'en avait pris trente à mon premier essai, et depuis j'explore méthodiquement, par petites sessions, en me donnant des objectifs précis (tuer tel boss, remplir telle mission, explorer telle zone), et c'est... ben c'est délicieux. Parce qu'à côté l'ambiance et l'univers sont toujours aussi incroyables. 

Je n'ai pas encore fini, et je ne suis pas sûr de vouloir refaire encore le jeu deux fois pour voir toutes les fins, mais j'ai changé d'opinion : un an après la bataille, je rejoins la masse et je l'admets, Silksong est une masterclass.

* Ce serait d'ailleurs cool que la Team Cherry aille au bout du délire et fasse de Hollow Knight 3 un Sekiro, avec pourquoi pas Quirrel en héros et un gameplay « tout à la parade ». Sachant que Sekiro est mon From Software préféré, je serais très partant**...

** Pour l'instant ils vont surtout sortir un DLC gratuit, Sea of Sorrow, prévu pour d'ici la fin de l'année. Je le ferai sans doute... 

09 septembre 2026

Holland et Zendaya sont-ils appelés à régner ?

 


 Je l'ai dit pendant l'été, j'y reviens enfin après plus d'un mois à digérer et en parler un peu autour de moi, je persiste et signe : Spider-Man - Brand New Day est un super film et un vent d'air frais sur le morne paysage du MCU. 

Le passage de relais du plan-plan John Watts au sautillant Destin Daniel Cretton (à qui on devait déjà l'imparfait mais sympathique Shang-Chi) se ressent très fort et le Spidey du MCU virevolte enfin entre les immeubles new-yorkais devant une caméra digne de ce nom*. 

En prime le film se permet de faire enfin avancer l'intrigue du Damage Control (qui court de film en film et de série en série depuis des années sans aller nulle part) et introduit un nouveau personnage parfaitement exécuté, qui n'a jamais aussi bien été incarné à l'écran. Et je passe en mode spoiler parce que de toute façon vous avez déjà tous vu le film (sauf Sam, mais il s'en fout).


J'ai vraiment kiffé Brand New Day. Déjà, le film fait quelque chose que j'aurais aimé voir dès le troisième de Sam Raimi : il met plein de méchants sans trop s'embêter à les approfondir. Parce que les méchants des comics Spider-Man, ils sont souvent pas super fouillés. C'est pas la peine de passer une demi-heure sur les origines de Boomerang ou de Tombstone, on n'a ni le temps ni l'envie, on veut juste voir Spidey qui affronte des palanquées de vilains bigarrés en faisant des blagues, et sur ce point on est servis.

Jon Bernthal et sa gueule cassée reprennent le rôle
de Frank Castle qu'ils avaient inauguré dans la série Daredevil
 

Le film enchaîne ses deux heures et demies sans temps mort, avec un excellent rythme qui laisse juste ce qu'il faut de place à l'émotion. Les personnages invités vont du sympathique (Yelena, toujours incarnée par une Florence Pugh qui continue de jouer sur le côté Russe déprimée de son personnage) aux franchement réussis : le Punisher, dont Jon Bernthal est définitivement le meilleur interprète ever (même s'il joue un peu les faire-valoir, mais dans un film avec un ton pareil c'est le rôle idéal), Hulk, qui est enfin respecté et sert de menace crédible, et bien sûr Jean Grey, jouée par la merveilleuse Sadie Sink qui est juste parfaite.

Si on m'avait dit que la première X-Man (Woman ?) du MCU serait aussi marquante...
D'un autre côté ils ont annoncé que Rogue sera incarnée par Inde Navarrette,
la révélation d'Obsession, et ça me donne décidément de l'espoir pour les futurs films
X-Men. Plus que pour Doomsday en tout cas...

Le film introduit brillamment le concept de mutant et les dérives qui vont l'accompagner, on sent poindre le racisme qui va se mettre en place, et ça pourrait presque me donner un espoir pour la suite du MCU. Mais en toute sincérité, le casting de Robert Downey Jr. pour incarner Doom a séché une grande partie de ma foi en cet univers. Merci à Brand New Day de m'avoir au moins fait passer un bon moment**. 

* Toutefois, je souhaiterais apporter une nuance que je vois rarement : il est clair que John Watts avait l'intention de faire évoluer Spider-Man de film en film, et c'est pourquoi on ne le voit pas virevolter de toit en toit dans Homecoming et Far From Home, pour qu'il progresse petit à petit et en arrive là dans le troisième, No Way Home. Ça ou il ne sait pas filmer des trucs en l'air, c'est possible aussi... 

** À moi et aux jeunes générations, puisque mes nièces ont adoré (une est officiellement « Sadiefan », je ne suis pas sûr qu'elle garde ce qualificatif toute sa vie...), et je suis toujours content quand mes nièces aiment un film que j'ai aimé aussi.