Ex nihilo Neil

26 août 2026

L'épisode 10, enfin !

 


Vous avez été sages cet été ? Vous êtes reposés, détendus ?

Eh bien on va essayer de se maintenir dans une bonne dynamique ; c'est pourquoi j'ai le plaisir de vous annoncer que commence dès vendredi la publication de l'épisode 10 d'Ex nihilo Neil.

Oui, le dernier c'était en 2022, ça m'a pris du temps, mais c'est parti, et j'ai de l'avance donc je vous garantis une certaine régularité : ce sera une planche tous les vendredis, et à vue de nez ça fera une quinzaine de pages en tout. Si vous voulez reprendre toute l'histoire du début, Bij l'a gracieusement publiée sur la Salle en Bas, n'hésitez pas à aller vous y rafraîchir la mémoire.

24 août 2026

Il en reste un peu, je vous les mets quand même ?

Bien sûr qu'il y a du rab. Allez, régalez-vous, voici le bouquet final de cet été des bestioles !


Un joli sphinx du pin, ou sphinx mauresque (Sphinx pinastri), dont j'ai
très envie de faire une peluche tellement il a l'air doux et duveteux...

Un bryophile du lichen (Nyctobrya muralis), confortablement lové sur la veste d'un pote
juste avant l'éclipse (oui, on reparlera de l'éclipse).

Un anthrax vrai (Anthrax anthrax), et si, ça s'appelle comme ça. C'est une 
grosse mouche charbonneuse (anthrax signifie charbon en grec) dont les larves parasitent
les abeilles. 

Le chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi), dont l'identification a été facilitée 
par le fait qu'il est ici sur une feuille de... peuplier. J'avais déjà posté des photos d'autres
espèces de chrysomèles, mais celle-ci est si grosse que j'ai cru à une sorte de grosse coccinelle. 

Probablement un mâle d'araignée concombre (Araniella cucurbitina), toute petite 
et assez adorable avec ses poils aux pattes. Notez que là elle vous montre son cul, hein...


Cette blatte des jardins d'espèce non identifiée n'a rien de spécial, mais
je la trouve tellement mignonne (ici sur le doigt de Camomille) que je ne résiste
pas à la publier ici. Regardez-moi cette bouille, on dirait celle dans Wall-e.

Une mouche des drains (Clogmia albipunctata), adorable diptère à laquelle la youtubeuse
Terrapodia a consacré une vidéo entière. Bon, la photo est pas ouf (prise sur un écran de
télévision, qui plus est), mais Bij m'a assuré qu'on en avait plein à la maison. 
Bizarrement ça n'avait pas l'air de l'enchanter.

La terrifiante scutigère véloce (Scutigera coleoptara) qui hantait les nuits de notre gîte.
Nous en reparlerons, promis. Ça va avec l'éclipse.

Une écaille chinée (Euplagia quadripunctaria), gros papillon de nuit facilement
diurne, qui arborent de belles couleurs rouge orangé en vol (mais c'est dur de vous 
montrer). On a essayé de le filmer au ralenti, à la Max Bird, mais on n'est pas Max Bird.

Et pour finir un grand sphinx de la vigne (Deilephila elpinor), énorme machin venu
se poser sur le crépi de notre gîte, un poil trop haut, ce qui explique le flou dû au zoom
(et encore j'étais monté sur une chaise). Mais matez le truc, quoi. Et ces couleurs moirées...

Et voilà, l'été des bestioles c'est fini, et les vacances aussi. Mercredi, on rattaque le blog normal, avec une petite surprise car je sais que vous avez été sages.

21 août 2026

Bombyx de rêve

 



Un bombyx du chêne (Lasiocampa quercus), gros papillon de nuit qu'on voit souvent en plein jour (oui, bon, qu'est-ce que vous voulez...). J'avais plein d'autres bestioles à vous proposer, mais après une semaine à discuter de Hollow Knight avec un ado, je ne sais pas pourquoi, celui-ci m'a rappelé un certain PNJ.


 

19 août 2026

Viens là que j'te staphyle !

 

Tiens ? Mais qui c'est qui se promène comme ça au bord du gave de Pau ?

Mais oui, c'est lui, notre ami le staphylin rouge et noir (Paederus littoralis).
Bien plus petit et discret que son grand cousin le staphylin odorant (vu ici), 
mais pas moins féroce et urticant si on l'embête trop...

« Coucou, j'vais te pincer le cul ! », semble susurrer ce petit coquin à cette femelle
croisée sur la berge. Ah là là, magie de la nature...


17 août 2026

Chaaaaud machao...

 

 

Une incroyable photo de chenille de machaon (Papilio machao, dont vous aviez l'adulte ici), prise avec un objectif macro par Licorne Rationnelle, amie, lectrice très occasionnelle et photographe de talent. Je n'ajoute rien, le cliché parle de lui-même.

Mais décidément, l'idée de proposer un concours de photos de bestioles sur le blog commence à avoir du sens... 

14 août 2026

Pokémon rouge et bleu

Par une incroyable coïncidence, nous avons pu observer en trois jours d'intervalle deux criquets  complémentaires...


Le premier, ce fut l'œdipode stridulante (Psophus stridulus), un gros criquet qui n'a rien d'intriguant comme ça en dehors de sa taille assez conséquente, jusqu'à ce qu'il s'envole et qu'on découvre ses ailes rouge vif. Bien sûr, impossible de le photographier en vol, donc il va falloir que vous me croyiez sur parole...


... et trois jours plus tard, à quatre cents kilomètres de là (et au passage, croyez bien qu'on les a senties passer ces quatre cents bornes !), une œdipode aigue-marine (Sphingonotus caerulans), sa cousine des roches, dont les ailes sont... bleues. Et là encore, il va falloir me croire sur parole.

Bon, comme j'ai conscience que mes promesses de couleurs chatoyantes sont un peu mensongères, on a aussi vu ce magnifique phanéroptère porte-faux (Phaneroptera falcata) (ou peut-être un phanéroptère commun, Phaneroptera nana... pas évident), une jolie sauterelle bien verte.