Ex nihilo Neil

29 mai 2026

Dernières lectures

 J'ai lu des trucs dernièrement. Parlons-en.


 Les Guerres de Lucas, tomes 1 et 2, 
Renaud Roche et Laurent Hopman, Deman Édtions

Pour mon anniversaire, les copains m'ont offert ces BD qui racontent le making of des deux premiers Star Wars (les épisodes IV et V, donc... oui, les meilleurs en fait). Et franchement, c'est trop bien : déjà c'est très bien dessiné, j'adore le style employé, probablement directement à la palette graphique. Mais surtout ça raconte cette histoire, pourtant déjà abondamment documentée, sous un angle différent, en s'attachant vraiment au personnage de George Lucas, ses doutes, son caractère pas facile... Bon, c'est sans doute enjolivé, mais ça reste un pur plaisir de croiser au fil des pages des jeunes gens qui deviendront célèbres (dont Steven Spielberg et Francis Ford Coppola), de visiter le Hollywood de la fin des seventies, en plein bouleversement à l'aube de l'ère des blockbusters, et de (re)découvrir toutes ces anecdotes fameuses sur une saga culte. Il y aura sans doute un tome 3 (je vous laisse deviner de quel film il parlera), et je l'aurai.


 

 Les Cinq Ami·e·s l'échappent belle in extremis,
Fabcaro, éd. 6 Pieds sous Terre

Je suis Fabcaro depuis très longtemps, je ne prétends pas avoir lu toute sa bibliographie mais quand même un bon paquet, je m'estime donc dans mon bon droit en affirmant ceci : toute son œuvre mène à ce livre. C'est évident depuis le début, ça devait arriver, il devait, un jour, parodier un livre de la Bibliothèque Rose, et je suis vraiment, mais vraiment très content d'avoir assez vécu pour voir ça. Oui, ce n'est jamais que la recette Fabcaro (Zaï zaï zaï zaï, etc.) appliqué au Club des Cinq, aux Six Compagnons* et autres Michel, mais qu'est-ce que c'est bon ! Absurde, bête, cruel parfois, hilarant toujours. Trouvez-le en librairie, lisez la quatrième de couv', éclatez de rire et laissez-vous porter par l'envie soudaine que vous aurez de l'acheter. Vous ne le regretterez pas.

* Notez que dans la grande famille des héros à numérateur, on trouve aussi Les Trois N (de Roberte Armand), Les Quatre As (de Georges Chaulet) et Le Clan des Sept (d'Enid Blyton), ce qui fait quand même pas mal. J'aurais aimé qu'existent aussi Les Huit Tantes suisses ou L'Académie des Neuf... 

 


 Wastburg, Cédric Ferrand, éd. Folio SF

Ce livre avait l'air court et mon beau-frère me l'a conseillé, je ne peux à mon tour que vous en suggérer la lecture. Wastburg est une ville, coincée dans le delta d'un fleuve entre deux puissances rivales, avec tous les avantages (commerciaux notamment) et les inconvénients (troubles civils notamment) que ça laisse supposer. Dans chaque chapitre, on suit un membre différent de la garde municipale, plus ou moins haut placé, plus ou moins à l'aise dans son affectation, plus ou moins chanceux. Et ainsi se dessine une histoire plus grande, à base d'intrigues politiques et de magie. Une histoire tellement riche qu'un jeu de rôle a été conçu sur la base du livre, apparemment. En tout cas c'est une vraie bonne surprise, et un vrai plaisir à parcourir.

 


 Transformers t. 5 – Generation One,
Robert Kirkman, Dan Mora, Jorge Corona, 
Mike Spicer et Sarah Stern, Skybound ed.

Last et least (mais surtout parce que v'là le niveau des autres œuvres au-dessus), le tome 5 de la nouvelle série TF est déjà sorti (un peu en avance chez Album). On change de dessinateur, le style tout en vigueur de Jorge Corona laisse la place au trait plus sage mais plus ample de Dan Mora. Les deux ont leur (grand) mérite, et même si j'avais développé une forte affection pour Corona, ce basculement coïncide logiquement avec le début du deuxième arc de la saga. Deuxième arc qui commence dans un relatif statu quo, et finit avec de gros changements côté Autobots, qui devraient avoir de grandes répercutions pour la suite. Je ne suis pas fan de toutes les décisions prises (notamment cette incapacité chronique à laisser les morts morts !), mais je suis curieux de voir où ça va. Ah, et il y a Miles Mayhem qui commence déjà à semer la merde, ce qui est prometteur pour la série MASK qui commence le mois prochain.

 

27 mai 2026

Oook ?

 

Une saletée de fée a fichu le boxon dans la bibliothèque de l'université de magie ! En tant que bibliothécaire attitré, je me retrouve à devoir ranger tout le bazar, à remettre chaque livre sur son étagère, dans l'ordre, de manière cohérente : les précis de combat dans Guerriers, les compendiums d'herboristerie dans Alchimie et les trois tomes de The Witch and the Accidental Love Potion dans les romances !

La semaine dernière nous sommes tombés sur un jeu sur lequel était métaphoriquement écrit « Pour Bij et Neil, love ! » Librarian (sous-titré Tidy Up the Arcane Library) va droit au but : vous êtes enfermés dans une bibliothèque, il y a environ trois mille livres au sol devant vous, il faut les reclasser. Simple, basique, tout au plus quelques sorts à débloquer pour vous faciliter un peu la vie mais pas de narration cachée, pas d'enquête mystérieuse, non non, juste du rangement, un working sim magique.  

Quand j'écris « environ trois mille », ce n'est pas non plus une exagération !
3 072, exactement.

Si vous aimez ce genre de trucs, c'est merveilleux. Les titres de bouquins sont marrants (même si j'aurais aimé un peu plus de références à des grands classiques du genre comme le Necronomicon, le Necrotelecomnicon, Le Roi en jaune et autres Fantastic Beasts), on se découvre vite des catégories préférées (les ouvrages sur l'archerie et les mathématiques dans notre cas, allez savoir pourquoi) et on finit par connaître les lieux comme notre poche. C'est un genre bien particulier de jeu, mais c'était le pied, et on l'a torché en environ treize heures, en se relayant, sans voir le temps passer. Ils annoncent des DLC, on les attend de pied ferme.
 


25 mai 2026

Fermeture pour cause de copains

 

Ce week-end il fait beau, le lundi est férié et les copains sont dispos (avec même un bonus venu du Pays basque), autant vous dire que je ne suis pas sur mon écran à vous bricoler une super note de blog. J'espère que vous profitez aussi de ce dernier week-end à rallonge.

22 mai 2026

Adieu Gibert ?

 



Les Parisiens en ont peut-être entendu parler : la bouquinerie Gibert vient de se placer en redressement judiciaire, ce qui pourrait fortement impacter ma consommation de bandes dessinées car je m'y alimentais largement en ouvrages d'occasion. 

Bien sûr tout le monde accuse les jeunes, qui « ne lisent plus » (ce qui est archi faux quand j'observe ceux que je fréquente, boulimiques de lecture, mais bon, ils ne sont sûrement pas représentatifs). Je constate toutefois que les rayons « romantasy » ont explosé ces dernières années*, comme quoi il y a bien une demande. Je pencherais plutôt pour une explosion du prix des matières premières (moi qui bosse dans la presse, je confirme que le papier est plus cher qu'à une époque) et de l'offre, beaucoup trop pléthorique pour être absorbée par la population.

Reste que la fermeture définitive de la principale librairie d'occasion de la capitale m'ennuierait pas mal, j'espère qu'ils vont tenir. 

* Gibert lui-même a ouvert une boutique entièrement dédiée à ces amourettes entre vampirette sophistiquée et loup-garou rustre, c'est dire. 

20 mai 2026

Captain Zilog à la rescousse !

 

 

Bij a trouvé un truc, et je connaissais pas, alors que ça ressemblait vraiment très fort à un truc que j'aurais dû connaître. Alors j'ai enquêté. Eh ben en fait c'était normal de pas connaître.

Commençons par l'objet en question, si ça se trouve ça évoquera des choses à certains vieux lecteurs :

Il s'agit d'un gros badge qui fleure bon les années 1970.

Ce « Captain Zilog », avec son nom qui ressemble à une anagramme (mais n'en est pas une) et son design qui copie ouvertement le style DC-Marvel d'une époque, rappelle immanquablement les plagiats plus ou moins inspirés de comics des années 1970-1980. Je pensais donc tomber sur une quelconque série chelou signée Stan Lé ou Jacques Kerby. Eh bien figurez-vous que pas du tout. Captain Zilog fut en fait la mascotte de... Zilog, une très sérieuse entreprise d'électronique californienne.

Zilog a notamment conçu le Z80, un microprocesseur 8-bit qui est entré dans la composition d'une multitude de hits hardware de l'époque, dont le ZX Spectrum, l'Amstrad CPC ou encore la Master System de Sega et la Game Boy de Nintendo !  

Et Captain Zilog, me direz-vous ? Il est né en 1979 (comme moi : coïncidence ? Oui, sûrement), pour accompagner la naissance du Z8000, le tout nouveau microprocesseur 16-bit de l'entreprise, afin de lui donner un support visuel attrayant. Oui, je pense qu'on peut le dire :


Captain Zilog est un programmeur, Nick Stacey, qui se fait manger par un gros écran CRT et se voit conférer le pouvoir d'un microprocesseur qui marquera le « commencement d'une liberté nouvelle pour l'imagination humaine ». Il affronte alors le terrible Docteur Diabolicus qui tente de prendre le contrôle de Cityville. Si vous avez l'impression que j'invente, tout est archivé et dévoilé sur le blog de cet éminent collègue, c'est édifiant...

Détail tout de même intéressant : notre héros le Captain 16-bit (ce qui fait beaucoup pour un seul homme) est dessiné par rien moins que Joe Kubert, une légende des comics de l'âge d'argent qui a prêté sa plume à une multitude de super héros de cette époque, mais qui devait aussi faire bouillir la marmite les mois de vaches maigres, d'où sans doute cette commande incongrue.

Comment ce badge s'est-il retrouvé dans la cave de mon beau-père, ça, nous ne le saurons sans doute jamais (il était féru de nouvelles technologies et avait tendance à ne rien jeter, qui sait dans quel congrès d'électronique il a pu tomber dessus ?), mais c'est le genre de bricole que je garderai dans un coin. 

13 mai 2026

Conan la galère

 

Une belle revanche sur la vie. Ils ont ri de moi quand ils m'ont exilé dans ces terres hostiles pour d'absurdes motifs de rixe sur camélidés. Et me voilà désormais glorieux, chevauchant, glaive au poing, ceint de l'armure que j'ai moi-même forgée, à la tête de ma horde dont chaque membre a été conquis de haute lutte. Pourtant, les débuts ont été difficiles, oh oui.

Et c'est d'ailleurs pourquoi je n'ai jamais pu dépasser une ou deux heures de jeu sur Conan Exiles. C'est agaçant, ce jeu devrait me plaire, il a tout ce qu'il faut : de la survie, du craft, un lore riche, un univers que j'aime bien*... Chaque fois que je vois des let's play (et il y en a plein), j'ai envie de m'y replonger, je passe cinq heures à télécharger le jeu, et je craque à la fin du tuto. Je sais pas, il y a quelque chose dans la maniabilité, une austérité, un truc qui me gêne. Et puis je me fais défoncer à une vitesse...


Mais bon, une nouvelle version Enhanced vient de sortir, portant le jeu sous Unreal Engine 5, avec des graphismes plus beaux encore, je l'ai donc une fois de plus relancé. Et j'en re-chie, mais je vais essayer de pousser un poil plus loin cette fois (au moins me faire une petite maison et quelques esclaves compagnons). On verra bien.

* Pour celles et ceux qui l'ignorent, Conan, ce n'est pas un abruti en slip de cuir qui ne fait que taper : l'œuvre de Robert E. Howard est riche et forte, ce n'est sans doute pas la plus subtile mais elle est largement digne d'intérêt (et, par ailleurs, elle se déroule dans le même univers que celui de Lovecraft, les deux auteurs ayant beaucoup correspondu... amusant).