Ex nihilo Neil

29 avril 2026

Le retour du milieu

 



Il était donc parfaitement logique que nous nous retrouvions pour découvrir ensemble la « huitième saison » de cette sitcom culte, qui fait clairement partie de mon panthéon du genre (avec The Office, Parks & Rec et Brooklyn Nine-Nine, et je compte pas The Good Place parce que son statut de sitcom pourrait être sujet à caution).

Malcolm in the Middle* est une de ces rares séries où j'estime qu'il n'y a pas un épisode à jeter. À part, à la rigueur, la septième saison, très légèrement en dessous, la série est une perle, parfaite, toujours aussi hilarante et intelligente aujourd'hui, truffée de moments marquants et de répliques cultes (dont le désormais classique « Je n'attendais rien, et je suis quand même déçu »). Alors qu'est-ce que ça vaut, Malcolm: Life's Still Unfair (Malcolm : rien n'a changé, en VF) ?

Tout le casting est de retour, à part Erik Per Sullivan (Dewey) qui a paraît-il
refusé un pont d'or et préfère se consacrer à ses études. Il a bien raison,
d'autant qu'on n'y voit que du feu, Caleb Ellsworth-Clark fait très bien le job.

Eh bien c'est pas mal du tout. On s'attendait évidemment à un carnage, et la série n'est absolument pas indispensable, mais déjà elle a le bon goût de ne durer que quatre épisodes de 25 minutes, et si elle n'évite pas le fan service, elle parvient à faire exister autant les vieux personnages que les nouveaux.

Bien sûr Hal est fortement mis en avant, et Bryan Cranston est toujours autant au taquet, mais cette saison arrive tout de même à renouveler le personnage de Malcolm en lui donnant une fille, Leah, et une dynamique plutôt sympathique avec elle. La famille a également eu un sixième enfant (annoncé dans le dernier épisode de la saison 7), Kelly, personnage non binaire incarné avec une belle énergie par Vaughan Murrae. L'intrigue (filée, pour une fois, sur toute la saison) porte sur l'anniversaire de mariage de Lois et Hal, auquel Malcolm compte bien ne pas assister. Ça déroule plutôt bien, avec plein de guest stars de l'ancienne série et des gags qui tombent à point. Hal est fou, Lois autoritaire, Reese est un connard et Francis fait son Francis, tout va bien.

Bien sûr c'est pour les fans, et je doute que des gens tombant dessus par hasard sans jamais avoir vu d'épisodes de Malcolm** l'apprécient, mais nous avons passé un bon moment, qui nous en a rappelé plein d'autres. Pas de raison de bouder son plaisir***.

Juste Malcolm en français, ce qui perd un peu de sens mais gagne en facilité d'élocution.

** Si tant est que ça existe encore, la vieille série étant sans cesse rediffusée. 

*** Par contre ça pourrait également constituer le pilote d'une nouvelle série, et là je suis moins sûr d'être partant pour vingt-six épisodes de vieilles gloires tentant un come-back... 

24 avril 2026

6 Fanart Challenge de printemps

 


 

C'est le printemps, c'est l'heure du 6fanartschallenge

Vous connaissez, il s'agit de dessiner six personnages de votre choix, venus de n'importe quel univers de fiction. Vous avez jusqu'à mardi prochain pour faire vos propositions (une par personne, ici en commentaires ou sur Facebook) et je dessinerai une sélection des choix les plus originaux. N'hésitez pas à partir dans vos délires, c'est plus rigolo.

 

22 avril 2026

Ça c'est un shinobi !

 

Joe Musashi a les boules. Son clan de ninjas vient de se faire déglinguer par un terrible complexe militaro-industriel dirigé par un demi-démon aux dents longues. Alors il va faire ce que tout bon shinobi ferait dans cette situation : péter des bouches et compter les dents.

J'avais testé ce Shinobi - Art of Vengeance lors de la Japan Expo de l'an dernier, et j'avais kiffé comme jamais. Alors quand j'ai eu fini Ghost of Tsushima et que je cherchais à prolonger l'expérience japonaise, je l'ai retrouvé dans mon backlog, installé, et j'ai rekiffé comme jamais !

C'est bôôô...

 Car l'an dernier, les petits gars de chez Lizardcube se sont dits qu'ils allaient rebooter Shinobi, la vieille gloire de l'époque Sega. Ils avaient déjà fait Wonder Boy - The Dragon's Trap (une tuerie absolue) et Streets of Rage (un tuerie aussi), j'avais peu de doutes sur leur réussite, mais là, c'est franchement ouf. 

Visuellement, c'est une tuerie, avers les designs ultra classes et dynamiques signés Ben Fiquet. Musicalement, c'est une tuerie, avec une participation du grand Yūzō Koshiro (Sonic, Streets of Rage...). Mais surtout manette en main, c'est une tuerie : des combats prenants, nerveux, avec des combos ni trop simples ni trop complexes, un système de glory kills à la Doom qui permet de récupérer de la vie et des munitions, des boss super cool mais prenables et des parties de plateforme... parfois à la limite de la puputerie, mais dans le respect : les pires moments à la Celeste ou Super Meat Boy sont optionnels.

C'EST BÔÔÔÔ !!!

Ajoutez un scénario complètement débile qui fleure bon les années 1980, avec des méchants très très méchants, des compagnons idéalistes et un Musashi viril et mutique à en être hilarant, et vous avez une petite pépite qui donne juste envie de finir chaque niveau à 100 % (ce que je ne ferai pas, parce que certains passages de plateforme sont vraiment hardcore).

20 avril 2026

Bienvenue dans le Ludiverse

 

Tous les ans au printemps, je m'offre une sortie geek, en solo, tranquille. Une journée rien qu'à moi à découvrir un truc, à assister à un événement... et ça tombait bien, en 2026 se donnait le tout premier Ludiverse, une toute nouvelle convention dédiée aux jeux, organisée par le très actif French Wargame Studio (si vous suivez un tant soit peu l'actualité Warhammer en France, vous connaissez forcément, sinon leur chaîne est ici et c'est... ciblé. Mais bien). 


Le but était de proposer une vraie convention, où visiteurs et créateurs pouvaient se rencontrer et échanger. Et pour le coup c'était très réussi, et je pense que le succès était au rendez-vous car les allées étaient pleines. J'aurais voulu tester un wargame ou peindre une figurine, mais je n'ai jamais trouvé une place de libre. Pour autant on ne se bousculait pas comme dans d'autres événements que j'ai pu fréquenter, c'était pile la bonne taille.


Une scène animée par Julien « Heavy » Kirszenbaum (un des créateurs du French Wargame Studio et animateur infatigable de leur chaîne YT) abordait divers sujets, y compris des trucs un peu pointus comme du game design ou l'édition de jeux en France, et là aussi la qualité était au rendez-vous. 

 


Les stands étaient nombreux et beaucoup de grands noms de l'édition de jeux de plateau, de rôle ou de figurines étaient présents. On notera d'ailleurs ce monstre (la « plus grande figurine de la conv' »), qui indiquait le gros stand présentant en grande pompe Trench Crusade, un nouveau wargame français dont ils ont l'air très, très fiers. Je ne sais pas si ce sera bien (pas pu tester), mais les figouzes sont sublimes.

 


Mais tout ça, les stands des éditeurs, les animations, bref les trucs de moldus, c'était le rez-de-chaussée. Parce qu'à l'étage, c'était wargame, avec plusieurs tournois où ça a poussé des figurines et jeté des seaux de dés pendant deux jours non stop.

J'ai caché les visages, mais je vous prie de croire que c'était des barbus.

 









J'ai aussi pu croiser quelques vedettes : AlphaCast m'a frôlé, FibreTigre m'a parlé (« Non, c'est pas la bonne file en fait... »), Perco (journaliste de Canard PC) m'a croisé plusieurs fois sans remarquer qu'on portait le même t-shirt, j'ai respiré dans la même direction qu'Olivier Ledroit... bref, aucune ne m'a reconnu, dommage pour elles. 

En tout cas c'était un super événement qui a je pense réalisé ses ambitions, et qui ne demande qu'à devenir un rendez-vous annuel.

17 avril 2026

Super Market Bros.

 

Ne vous fiez pas à l'affiche, on ne voyage pas tant que ça.

J'ai accompagné ma nièce voir Super Mario Galaxy, la suite du fameux film Super Mario Bros. sorti il y a trois ans... Le premier était fun, et à peu près un film. Sa suite est fun.

Non mais il faut le reconnaître, on passe un bon moment. Les scènes sont marrantes, les personnages ont des répliques sympas, on évite même quelques clichés par ci par là, mais... mais c'est pas vraiment un film, quoi. C'est une succession de scènes, sans vraies transitions, parfois totalement inutiles, juste pour caser le plus de fan service possible. Et de ce côté-là, en revanche, c'est sans doute un sérieux candidat au Guinness Book : la concentration de fan service de ce film avoisine la densité des trous noirs. C'est incroyable. Les fans vont passer leur temps à hurler en pointant l'écran du doigt.

Et c'est beau, hein, vraiment. Les studios Illumination font un boulot incroyable, c'est magnifique, les textures, les couleurs, ça pète, ça crache, ça chatoye, y a des Lakitu, des Kamek, des Maskass, des frères Marto, des Lumas, y a le T-Rex de Mario Odyssey, y a Yoshi, y a Harmonie / Rosalina (je me demande pourquoi son nom a été traduit en français), y a Bébé Mario et Bébé Luigi, y a un bar avec tous les boss de Super Mario Bros. 2... y en a ras la gueule. Et c'est fun.

Voilà voilà...  

*

* *

 

Sinon, rien à voir, mais... y a qu'à moi que ça le fait ?
Y a un air, non ? 


 

15 avril 2026

Piège à rats

 

 

Je suis un petit détective privé, qui galère dans la New York pluvieuse des années 1970... Quoi de plus cliché, me direz-vous ? Laissez-moi vous parler de ma dernière affaire. Une affaire que je n'avais vraiment pas vu venir : on m'a tout simplement demandé de retrouver des nazis.

Vous commencez à nous connaître, avec Bij il y a une catégorie de jeux vidéo qu'on piste très sérieusement, ce sont les jeux de déduction : Return of the Obra Dinn, Golden Idol, Her Story, ou plus récemment The Roottrees Are Dead ou TR-49, on adore. Et on n'est pas les seuls apparemment : les concepteurs de The Ratline aussi, ils ont d'ailleurs truffé leur jeu de clins d'œil plus ou moins subtils à ses aînés.

Une interface toute bête et pourtant pas toujours très pratique.

 

Alors il se passe quoi dans The Ratline ? Comme je l'ai dit, on piste d'anciens nazis venus se refaire une virginité sur le continent américain. Je ne sais pas à quel point le jeu est documenté, mais de ce que je connais des filières d'exfiltration de l'époque, l'intrigue me semble plutôt cohérente. Les enquêtes se mènent bon train, même si j'émettrai de petites critiques envers l'interface (pas toujours très intuitive) et surtout quelques bugs et risques de mauvaises interprétations*. Mais dans l'ensemble The Ratline reste un excellent jeu d'enquête que nous avons bouclé en 9 heures et qui mériterait une suite un chouia plus travaillée pour que la forme égale la qualité du fond. 

* Je ne sais toujours pas comment on était supposé trouver cette foutue ville dans une des enquêtes. On l'a eu en tapant complètement au pif, ce n'est pas la bonne méthode. Mais bon, si jamais il vous manque une ville texane à moment donné, c'est Dallas**. 

** Notez également que le jeu est entièrement en anglais, un anglais compréhensible mais néanmoins littéraire.