Ex nihilo Neil

17 juin 2026

Crise de la quarante-millaine

 

Dans le cadre de ma crise de la quarantaine, je m'autorise quelques petites folies. Mais plutôt que d'acheter une grosse Lamborghini*, je suis en train de me diriger vers un gouffre bien plus profond : Warhammer 40k.

Ça fait des décennies que j'ai envie de m'intéresser à Warhammer. Depuis que j'ai trouvé la pub pour Space Crusade dans ma boîte Hero Quest, quand j'avais 12 ans, à peu près. Mais je n'avais jamais osé pousser les portes d'une de ces nombreuses boutiques qui ont pignon sur rue dans toutes les grandes villes de France. Après avoir testé la peinture de figurine à Essen (souvenez-vous), je me suis dit que définitivement, ça me plaisait bien, mais que ça demanderait du temps, un budget...

Et puis dernièrement j'ai craqué, je suis entré dans la boutique la plus proche de chez moi, j'ai discuté avec le tenancier pendant un bon moment, et j'ai fini par suivre l'initiation à la peinture qui est proposée gratuitement dans tous les magasins. Ça m'a plu.

Il a quand même plus de gueule que ma première tentative.
 

Du coup j'envisage très prochainement d'acheter un pack découverte, quelques pinceaux et peintures, et d'attaquer une petite collection sans prétention. Je vous tiendrai au courant, pour votre plus grande joie j'en suis sûr**. 

* Essentiellement parce que je vis en proche banlieue parisienne, que je n'aime pas la vitesse et que je suis en paix avec ma virilité. 

** De toute façon, vous ne couperez sans doute pas à la folie Warhammer qui va se déclencher l'année prochaine : 2027 sonne en effet les 40 ans de la licence, nombre évidemment symbolique (Warhammer 40,000, hein !), les offres seront pléthoriques, la 11e mise à jour des règles sort tout prochainement et la série avec Henry Cavill devrait faire découvrir l'univers à tout un nouveau public. 

15 juin 2026

Personnage mystérieux

 

Je me suis retrouvé hier soir, à 22 h, sans aucun post programmé pour ce matin. Du coup j'ai fait ce personnage vite fait. Saurez-vous le reconnaître ?

12 juin 2026

L'appel des dieux anciens

 

Evey Drayton, étudiante à l'université Miskatonic, est victime d'une étrange amnésie qui ne lui a laissé aucun souvenir des trois derniers mois. Elle rencontre le professeur Everhart et ensemble, ils vont se lancer à la poursuite d'un mystérieux artefact qui va les mener tout au bout de la Terre, et peut-être même au-delà...

Voilà, on est d'accord, le résumé évoque des images de chapeau feutre, d'anciennes statuettes poussiéreuses et de vieilles ruines perdues au milieu du désert, avec une pointe de Lovecraft, bref : ça sent le pulp. C'est normal, on est dans la suite de Call of the Sea, qui avait marqué en proposant une version tropicale très colorée du mythe lovecraftien. Call of the Ancient Gods part dans la même direction artistique, avec des visuels chatoyants, des décors plus variés et un duo de protagonistes archétypaux mais que j'ai trouvés plutôt attachants.  

Après R'lyeh et les Profonds, nous partons cette fois à la découverte 
de Pnakotus et de la Grande Race de Yith, un aspect moins battu et rebattu
du mythe de Cthulhu, qui donne lieu à des décors grandioses.


Alors oui, les cinématiques font un peu cheap et les animations pourraient être plus impressionnantes, mais le studio fait au mieux avec ses moyens limités, et franchement j'ai passé sept heures très agréables. Les décors sont splendides, notamment la partie fantastique avec une cité de Pnakotus où la majesté le dispute à la magnificence (même si ceux qui ont lu Dans l'abîme du temps savent que tout n'y est pas rose). 

Attention toutefois, certaines énigmes sont un peu taquines, et je me suis méchamment gratté la tête quelquefois (souvent en concluant d'un « mais je suis trop c...! », mais parfois aussi « Non mais ça c'est débile ! »). Y aura-t-il un troisième épisode qui viendrait apporter une conclusion, pourquoi pas à l'époque moderne ? Il reste nombre de pans du mythe de Cthulhu à explorer, je serai curieux de voir ça.

10 juin 2026

L'humilité

 

Je n'ai jamais parlé de Street Fighter ici, étonnant. J'aime beaucoup Street Fighter, c'est toujours une leçon d'humilité. Parfois c'est moi qui la donne, souvent c'est moi qui la prends.

Pour ceux que ça intéresse, la scène a eu lieu au Manga Café de la rue Primo Levi, près de la BNF, un endroit plutôt cool avec des mangas, des bornes d'arcade en accès libre et des boissons à volonté.  

08 juin 2026

L'arnaqueur

 

Je savais pas trop quoi faire pour aujourd'hui, j'étais d'humeur ambitieuse, alors j'ai fait un Swindle, et franchement je le trouve plutôt réussi.

Si vous n'êtes pas très versé dans le lore Transformers, Swindle est un membre des Combaticons, une équipe de la faction des méchants spécialisée dans la guerre. Pour faire simple, les Combaticons (dont j'ai déjà parlé plusieurs fois puisque je suis en train de collectionner leurs figurines en version Age of the Prime) sont des soldats, et chacun correspond à un archétype qu'on peut facilement raccorder aux tropes des films américains sur le Vietnam. 

Brawl est une brute épaisse, Vortex un psychopathe, Blast Off un intellectuel désabusé, Onslaught un officier tacticien, et Swindle... ben Swindle c'est le combinard, le petit malin, celui que vous allez voir pour dégotter un paquet de cigarettes ou du whisky de contrebande. De fil en aiguille, il est devenu un contrebandier, un receleur, un tenancier de casino, bref un arnaqueur. Pas étonnant qu'il soit devenu un chouchou des fans au fil des années et de ses différentes versions en comics. 

J'ajoute que c'est le seul Combaticon que j'avais enfant, et regardez, 
il est encore bien conservé.

 

05 juin 2026

Lol de rire

 

Document d'archive : moi riant devant une comédie française d'un autre temps.
(saurez-vous la reconnaître ?)

Ça faisait longtemps que je n'avais pas conseillé une chaîne YouTube, alors parlons aujourd'hui de Rigolo, l'émission du duo Calmos sur la chaîne du même nom. Déjà parce que le thème de l'émission me parle tout particulièrement, puisqu'il s'agit des comédies françaises. J'ai grandi devant Louis de Funès et les Charlots, puis les Audiard, les Inconnus et les Nuls, et sans succomber à une naïve nostalgie qui me ferait croire que tous ces films sont géniaux, je suis tout à fait partant pour m'y replonger afin de les analyser avec un peu de recul.

C'est ce que propose Rigolo : une analyse d'un thème récurrent de la comédie franchouillarde, partant souvent d'un film précis mais débordant largement, avec une vraie réflexion pour pousser un peu plus loin que le simple « c'était drôle mais ça a mal vieilli » (ce qui n'est d'ailleurs pas toujours vrai). 

Ainsi L'Homme-orchestre permet-il de questionner le trope du « comique de droite » à la de Funès et Clavier, Le Grand Blond avec une chaussure noire interroge la place de la musique dans la comédie et Les Visiteurs se penche sur l'intemporalité d'un film. Sans jamais être chiant ou pontifiant, ne vous y trompez pas : c'est très drôle, rythmé, habilement référencé et parfois même émouvant (l'émission sur Jean-Pierre Bacri m'a un peu cueilli sur la fin). Si le sujet, ou même le cinéma en général vous intéresse, je conseille donc vivement le visionnage de ces (pour l'instant) seize émissions.

 

 

En plus la dernière vient de sortir, sur la meilleure comédie française de tous les temps. Enfin, de mon époque en tout cas.

03 juin 2026

Les chevaliers du ciel

 

On raconte qu'à force de vivre ensemble dans l'amour et le même appartement, les couples développent parfois une forme de télépathie. Il se trouve que c'est assez vrai pour nous. Et ça tombe bien, parce que dans Sky Team, il s'agit de se coordonner pour poser un avion de ligne sans parler, et c'est pas évident.

On avait repéré Sky Team depuis longtemps, et pour cause : un jeu coopératif à deux, ça semble idéal pour égayer nos soirées d'hiver. En plus le principe est assez simple : chacun tire ses quatre dés, caché derrière un écran, et il faut les placer à tour de rôle sur un très joli plateau de jeu pour générer différentes actions nécessaires à un atterrissage sans heurt : rétablir l'assiette, activer les réacteurs, ouvrir les volets, sortir les trains d'atterrissage, etc. Le tout en évitant les autres avions, les montagnes, puis plus loin dans l'aventure en gérant le carburant, les fuites, le vent arrière, les pistes enneigées, les stagiaires incompétents...

La boîte n'est pas très grande et le matériel est plutôt simple, élégant et fonctionnel,
tout ce qu'on aime.

On commence juste le jeu mais c'est déjà très agréable, quoiqu'un poil stressant par moment, et ça met notre télépathie à rude épreuve. Mais on ne peut pas dire que ça fasse mentir la boîte : immersif, sensations fortes, on y est !