Ex nihilo Neil

25 février 2026

MCU : y avait longtemps

 


Ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé du MCU, et pour cause : on peut considérer que l'univers cinématographique phare des années 2010 est fini. 

Je ne vois pas quel miracle pourrait empêcher les futurs Avengers – Doomsday et Avengers – Secret Wars de prendre l'eau par tous les côtés, étant donné les échecs de ces derniers temps. Les seuls films un peu réussis étaient ceux qui se reposaient le moins sur le côté « univers partagé » (Deadpool & Wolverine et Thunderbolts – que je continuerai à défendre envers et contre tous). Mais on oublie parfois un peu facilement le pan télévisuel de cette licence, et figurez-vous qu'il y a eu dernièrement des séries du MCU dont je n'ai pas parlé. Alors, c'était comment ? Ben pareil, c'est la série la moins liée à l'univers étendu qui s'en sort le mieux.

 

La dégringolade de Nick Fury, passé de personnage phare du MCU
à clochard désabusé, héros d'une série de merde.
 

Secret Invasion

Un cauchemar. Je ne peux pas décrire autrement cette série. Y a simplement rien qui va : le scénario, qui essaie de reprendre l'arc narratif des Skrulls réfugiés sur Terre, est cataclysmique. Il y a des moments de gêne intense, notamment pour le pauvre Samuel L. Jackson qu'on devine lié par des contrats en béton alors qu'il préférerait vraiment retourner tourner de vrais films avec Tarantino. Quant au pauvre Ben Mendelsohn (qu'on préférera vraiment suivre dans Andor) et à la malheureuse Emilia Clarke (Daenerys !), ils sont à la peine dans ce bordel sans nom qui vous fera surtout pousser des soupirs de déprime. On est sincèrement à deux doigts du nanar.

  

Avouez : vous ne saviez même pas que cette série existait, hein ?
 

Ironheart

Ironheart raconte les aventures de Riri Williams (vue dans Wakanda Forever) qui se construit une armure d'Iron-Man dans la banlieue de Chicago. Et c'est nul. Au point que j'ai vu deux épisodes, j'ai sauté directement au dernier et j'ai vraiment la sensation de n'avoir rien raté. L'histoire n'a pas beaucoup plus d'intérêt que de sens (déjà, on se demande pourquoi une meuf capable de fabriquer une armure d'Iron-Man à énergie solaire dans son garage pourrait galérer), le méchant, the Hood, est globalement raté et l'arrivée surprenante de Mephisto (incarné, le croirez-vous, par Sacha Baron Cohen) à la fin n'apporte pas vraiment le piquant espéré. On peut retenir des effets spéciaux corrects. Voilà voilà...

 

Le cœur de la série : deux bons acteurs qui s'amusent.
Avec les avantages et les inconvénients que ça implique.
 

Wonder Man

Croyez-le ou non, et il y a sans doute un effet de contraste, mais Wonder Man est une série regardable. Ça raconte les aventures d'un acteur qui galère à faire sa place à Hollywood. Non qu'il soit mauvais (bien au contraire), mais une règle impose aux acteurs dotés de pouvoirs de se déclarer, ce qui implique des frais d'assurances délirants et bloque pour ainsi dire toute chance d'être embauché. Une prémisse plutôt maligne qui donne une série loin d'être parfaite, mais avec au moins deux excellents acteurs (Yahya Abdul-Mateen II et Ben Kingsley) qui s'en donnent à cœur joie, et un décor qui change agréablement des histoires habituelles du MCU. Pas la série de l'année (ni même du mois, soyons sincère), mais je lui accorde la moyenne.

 

La fine équipe. Et le pygargue compte. Oh que oui !
 

Peacemaker, saison 2

Eh oui, je triche, on n'est plus chez Marvel mais à la concurrence, qui s'en sort définitivement bien mieux. La première saison de Peacemaker était excellente, la deuxième poursuit dans la même veine, toujours sous la houlette de James Gunn, dont je me rends de plus en plus compte qu'il est devenu un de mes réalisateurs préférés. Les acteurs sont excellents, les personnages tout autant, l'intrigue est cohérente et bien construire, c'est trash juste ce qu'il faut (euh... attention, je sais qu'il y a des jeunes qui me lisent depuis peu, ce n'est absolument pas une série tout-public, hein, c'est pour public averti !) et je me suis bien marré. Vous allez découvrir le terrible handicap de cécité aviaire, plein de zizis et de frifris et quelques mondes parallèles qui vous rappelleront que tout le monde a mieux géré le concept de multivers que le MCU, ce qui est assez marrant quand on y pense. 

23 février 2026

Week-end agricole

 

Ce week-end nous avons entre autre accompagné deux de nos nièces au Salon de l'agriculture, et malgré l'absence de vaches et la présence de Macron (deux facteurs cumulés qui expliquent peut-être la relative faible fréquentation que j'ai constatée), c'était cool. 

On a aussi lu des BD, mangé plein de trucs, ri et vu une belle pièce de théâtre, c'était un week-end riche, mais fatiguant (surtout côté digestion), alors un petit dessin mignon suffira.

20 février 2026

Manga à Guimet


J'ai eu l'occasion de visiter l'expo Manga - Tout un art !, qui se tient actuellement au musée Guimet*, avec ma nièce. C'est plutôt sympathique même si, comme l'ont noté certaines vidéastes, les mangakas femmes sont très peu représentées, ce qui est un peu la honte en 2026. Mais y a des planches originales cool et toute une salle sur Tezuka (le contraire eût été étonnant, mais bon, ça ne se refuse pas). 

* Si vous n'êtes pas parisien, il est possible que vous n'en ayez jamais entendu parler, sachez donc qu'il s'agit du Musée national des arts asiatiques, sis non loin du Trocadéro, dans un quartier qu'on dira pudiquement assez bourgeois. Très bon restaurant coréen au sous-sol.

Y a aussi un mur de Weeekly Shōnen Jump, le magazine iconique où sont nés tous les 
héros de notre enfance et des suivantes. 

 

18 février 2026

Michel, Michel et Boby en province




Saurez-vous trouver l'erreur commune commise par ces trois stars de la chanson française ?

Eh bien oui, les plus obsessionnels de règles syntaxiques l'auront repéré, les noms de départements français composés de deux cours d'eau coordonnés avec la conjonction « et » ne tolèrent pas l'article défini. C'est-à-dire qu'on ne doit pas dire « dans le Lot-et-Garonne » mais « en Lot-et-Garonne ». De même on ne doit pas dire « le Lot-et-Garonne » mais « le département de Lot-et-Garonne ».

Alors je n'en veux pas à Michel Sardou, d'autant que je connais bien le quarante-septième département de notre beau pays pour y être né et y avoir passé les dix-huit premières années de ma vie, et je peux confirmer que les habitants mêmes ne s'y gênent pas pour dire « le Lot-et-Garonne ». En effet, dans ces collines oubliées des dieux, la bienséance syntaxique n'est pas une obsession (survivre aux meutes de loups, aux épidémie de dengue et aux attaques des clans gersois et autres barbares landais occupe déjà bien les journées).

Je n'en veux pas non plus à Michel Delpech, même s'il pousse l'erreur jusqu'à l'insérer dans le titre de sa chanson, car il y reprend à dessein le typique parler lédocarien cher à ses ancêtres, auxquels l'œuvre rend hommage.

Et je n'en veux pas à Boby Lapointe, car jamais je n'en voudrai à Boby Lapointe, en bon membre de la secte des fanatiques de son œuvre, la plus incroyable anomalie musicale de notre pays.

Donc en fait ce post ne sert à rien, mais bon, j'ai pas mal de boulot en ce moment, alors vous vous en contenterez, et si par hasard je vous ai mis une chanson dans la tête pour la journée, de rien. 

16 février 2026

Duel of champions


Je ne savais pas trop quoi faire alors voici un combat à mort entre les trois créatures les plus meurtrières d'Afrique. 

Notez que j'attends toujours un film sur un hippopotame tueur, genre Razorback au Kenya... Et juste quand j'écris ça, qu'est-ce qui pope sur mes radars ?

13 février 2026

Le puits aux animaux

 


Je suis un blob, né d'une fleur. Je me promène dans une vaste caverne étrange et peuplée d'animaux fantomatiques. J'ai trouvé une carte, elle indique des flammes, j'essaie de les rallier pour voir. J'explore, j'ouvre des portes, je décrypte d'étranges énigmes. J'avance. 

Animal Well est un metroidvania, genre que j'aime tout particulièrement, mais qui a parfois tendance à se la jouer hardcore, j'suis trop dark, j'te mets des pièges partout et des sauts millimétrés de bâtard que si tu les rates tu repars dix écrans plus tôt (n'est-ce pas Silksong ?). Ben pas là. Animal Well, c'est cool. Oui, il y a des passages de plateforme un peu techniques, mais sans stress. Vous ratez votre saut ? C'est pas grave, vous recommencez. Vous ne comprenez pas comment fonctionne ce nouvel objet ? Vous allez avoir mille occasions de vous y faire. Vous vous dites qu'il y a un truc bizarre ici ? Notez-le sur votre carte, vous y reviendrez plus tard, plus au clair sur comment fonctionne ce monde.


 

Parce qu'Animal Well emprunte beaucoup plus à Fez et à Tunic* qu'à Blasphemous. On est sur un jeu de plateforme mignon** qui dissimule moult énigmes cachées, qui va vous faire traverser et retraverser ses tableaux à chaque nouvelle découverte d'objet, qui va se révéler petit à petit à travers de merveilleuses épiphanies. Vous allez chercher les flammes, en chemin vous allez traquer les œufs, et peut-être que vous allez tomber sur un lapin, ou des bébés lynx en cage, ou des chiens un peu joueurs, etc. J'en suis à vingt-cinq heures de jeu et je pense encore avoir des trucs à découvrir dans ce puits sans fond, sans en regretter une seconde. 

* Deux références assumées, d'ailleurs : appuyez donc plusieurs fois de suite sur le bouton haut de la flèche directionnelle, vous verrez. Puis, laissez appuyé le bouton de saut. 

** Enfin, mignon... y a des trucs bizarres, parfois. Limite cauchemardesques. Mais vraiment, ce n'est jamais difficile, c'est juste que vous n'avez pas encore compris comment faire. 

11 février 2026

Votre blog a vingt ans, que le temps passe vite...

 



Croyez-le ou non, mais ce blog vient de fêter ses vingt ans ! Incroyable, mais vrai, le 10 février 2006, je postai le premier article, qui se contentait d'annoncer que je lançais un blog. 

Est-ce que j'imaginais à l'époque que je le tiendrais encore deux décennies plus tard ? Sans doute pas. Ma vie était bieeeeeen différente en 2006, et il m'est arrivé bien des choses depuis. J'ai évolué, le blog pas beaucoup dans la forme, mais pas mal dans le fond. Bien sûr il ne touche pas des milliers de personnes, chaque post est lu par une quarantaine de fidèles à tout casser, mais je suis content d'avoir su préserver ma petite bulle personnelle dans les eaux tourmentées du web.

Je ne sais pas si je serai encore là dans vingt ans (sur le blog ou sur cette Terre, si tant est qu'elle sera encore vivable), mais j'en profite pour toutes et tous vous remercier infiniment de votre fidélité. J'espère que mes bêtises continuent de vous intéresser, de vous faire découvrir des choses ou à défaut de vous distraire deux minutes trois fois par semaine. Moi ça me fait du bien, et ça n'a pas l'air de faire du mal à grand-monde, alors je continue.