Ex nihilo Neil

17 avril 2026

Super Market Bros.

 

Ne vous fiez pas à l'affiche, on ne voyage pas tant que ça.

J'ai accompagné ma nièce voir Super Mario Galaxy, la suite du fameux film Super Mario Bros. sorti il y a trois ans... Le premier était fun, et à peu près un film. Sa suite est fun.

Non mais il faut le reconnaître, on passe un bon moment. Les scènes sont marrantes, les personnages ont des répliques sympas, on évite même quelques clichés par ci par là, mais... mais c'est pas vraiment un film, quoi. C'est une succession de scènes, sans vraies transitions, parfois totalement inutiles, juste pour caser le plus de fan service possible. Et de ce côté-là, en revanche, c'est sans doute un sérieux candidat au Guinness Book : la concentration de fan service de ce film avoisine la densité des trous noirs. C'est incroyable. Les fans vont passer leur temps à hurler en pointant l'écran du doigt.

Et c'est beau, hein, vraiment. Les studios Illumination font un boulot incroyable, c'est magnifique, les textures, les couleurs, ça pète, ça crache, ça chatoye, y a des Lakitu, des Kamek, des Maskass, des frères Marto, des Lumas, y a le T-Rex de Mario Odyssey, y a Yoshi, y a Harmonie / Rosalina (je me demande pourquoi son nom a été traduit en français), y a Bébé Mario et Bébé Luigi, y a un bar avec tous les boss de Super Mario Bros. 2... y en a ras la gueule. Et c'est fun.

Voilà voilà...  

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* *

 

Sinon, rien à voir, mais... y a qu'à moi que ça le fait ?
Y a un air, non ? 


 

15 avril 2026

Piège à rats

 

 

Je suis un petit détective privé, qui galère dans la New York pluvieuse des années 1970... Quoi de plus cliché, me direz-vous ? Laissez-moi vous parler de ma dernière affaire. Une affaire que je n'avais vraiment pas vu venir : on m'a tout simplement demandé de retrouver des nazis.

Vous commencez à nous connaître, avec Bij il y a une catégorie de jeux vidéo qu'on piste très sérieusement, ce sont les jeux de déduction : Return of the Obra Dinn, Golden Idol, Her Story, ou plus récemment The Roottrees Are Dead ou TR-49, on adore. Et on n'est pas les seuls apparemment : les concepteurs de The Ratline aussi, ils ont d'ailleurs truffé leur jeu de clins d'œil plus ou moins subtils à ses aînés.

Une interface toute bête et pourtant pas toujours très pratique.

 

Alors il se passe quoi dans The Ratline ? Comme je l'ai dit, on piste d'anciens nazis venus se refaire une virginité sur le continent américain. Je ne sais pas à quel point le jeu est documenté, mais de ce que je connais des filières d'exfiltration de l'époque, l'intrigue me semble plutôt cohérente. Les enquêtes se mènent bon train, même si j'émettrai de petites critiques envers l'interface (pas toujours très intuitive) et surtout quelques bugs et risques de mauvaises interprétations*. Mais dans l'ensemble The Ratline reste un excellent jeu d'enquête que nous avons bouclé en 9 heures et qui mériterait une suite un chouia plus travaillée pour que la forme égale la qualité du fond. 

* Je ne sais toujours pas comment on était supposé trouver cette foutue ville dans une des enquêtes. On l'a eu en tapant complètement au pif, ce n'est pas la bonne méthode. Mais bon, si jamais il vous manque une ville texane à moment donné, c'est Dallas**. 

** Notez également que le jeu est entièrement en anglais, un anglais compréhensible mais néanmoins littéraire. 

13 avril 2026

Héros sans frontière, guerrier de l'univers

 

Si vous avez vu la (géniale) vidéo du Joueur du grenier sur GI-Joe, vous vous souvenez certainement de Duke, le chef des héros sans frontières, tellement burné qu'on raconte qu'il a une autre paire de couilles sous ses couilles. Eh bien, évidemment, Duke est présent dans le nouvel Energon Universe dont je parle souvent.

Ça tombe bien, un nouveau numéro vient de sortir en VO, probablement bientôt en VF, où Duke se retrouve à devoir faire équipe avec Cobra Commander pour affronter les Dreadnoks, une horde de punks à chien shootés au pétibulle raisin (que voulez-vous, c'est la vie).

Notez que c'est étonnamment bien, malgré le pitch un peu
bancal évoqué plus haut.

Je ne suis pas un gros fan de la licence GI-Joe, mais je dois reconnaître un point à cette nouvelle adaptation : elle ne fait pas les choses à moitié. Si vous avez vu la vidéo du JDG dont je parlais (et je vous la conseille vraiment), vous savez qu'à moment donné, les scénaristes de la vieille série sont partis dans leur délire à base d'ancienne civilisation fondée sur les serpents, avec des personnages aussi ridicules que Pythona ou Golobulus le grand maître mi-homme mi-serpent et re-mi-homme derrière... Eh bien l'Energon Universe n'esquive absolument pas cet aspect, c'est même un point fondateur de tout son lore, sans sombrer dans le ridicule. 

Ils arrivent même à rendre intrigante la civilisation de Cobra-La, qui a rejeté toute forme de technologie pour ne plus croire qu'en la biologie, la biosynthèse et la chimie organique (oui, c'est bizarre mais reconnaissez que c'est plus intéressant que « une civilisation entièrement dédiée aux serpents »).  

Dans Void Rivals, ainsi, le vaisseau spatial de Pythona est entièrement organique,
« à la Zerg ». Je ne dirai pas que c'est ultra original, mais dans un univers où il existe 
des êtres entièrement mécaniques, c'est une opposition intéressante.

 

03 avril 2026

Pause pascale

 

Comme je disais, les dernières semaines ont été professionnellement assez éprouvantes donc nous sommes descendus nous ressourcer dans le Sud-Ouest. 

À la base l'idée était d'aller chatouiller les Poï'z, mais le degré de fatigue est tel que je pense qu'on va se contenter de lire des BD au coin de la cheminée entre deux repas, et ce sera très bien. Je reviens vendredi prochain, joyeuses Pâques d'ici-là.

01 avril 2026

Le fantôme de Tsushima

 

Ça fait des mois que je suis dessus mais j'ai enfin vu le générique de fin de Ghost of Tsushima, un des open world les plus connus des années 2020, et c'était tout simplement grandiose.

Nous sommes au Japon, en pleine ère Kamakura (soit aux alentours des XII-XIIIes siècles), plus particulièrement sur l'île de Tsushima, sorte d'avant-poste avec le continent, qui va faire l'objet d'une invasion mongole. 

Vous êtes Jin Sakai, un samouraï réchappé de peu de la première bataille, et vous allez mener campagne à travers toute l'île pour bouter les envahisseurs hors du territoire, regrouper des troupes d'alliés improbables, vous manger quelques trahisons et surtout ravaler votre honneur pour employer de bien plus méprisables méthodes.


C'était un pur plaisir de bout en bout. Non seulement le jeu est sublime, avec des couleurs, des mises en scène et des points de vue magnifiques, mais il propose un gameplay efficace, avec un système de combat fouillé sans être trop complexe*, une carte parsemée de points d'intérêt sans être indigeste et plein d'approches différentes en termes de furtivité. En outre il marie très bien sa thématique et son gameplay, puisque Sakai doit progressivement renoncer à ses habitudes honorables pour devenir un proto-ninja qui va assassiner ses ennemis par derrière, disparaître dans des écrans de fumée ou même employer du poison. L'intrigue générale est très réussie et prenante (jusqu'au bout), les personnages secondaires attachants et fouillés et les activités annexes étonnamment satisfaisantes**. 

J'y ai passé une soixantaine d'heures, et il me reste encore le DLC à faire, mais c'était tellement bien que j'envisage de m'offrir Ghost of Yōtei, sa suite... Sauf que Sony a annoncé qu'il arrêtait de porter les jeux PlayStation sur PC, donc je peux me brosser, et je vais plutôt relancer Sekiro. Après une petite pause. 

* En plus la parade est sur le même bouton que dans Sekiro, si vous avez déjà fait ce dernier vous aurez d'excellents réflexes pour aborder Ghost of Tsushima

** On vous propose notamment de rédiger des haïkus (avec un gameplay qui me donne l'impression d'avoir bien mieux compris le principe de ces petits poèmes), de poursuivre des renards et d'atteindre des sanctuaires sacrés bien planqués en hauteur dans des lieux absolument sublimes.  

30 mars 2026

Baby sitting


 Ce week-end on avait un bébé à la maison, et j'étais complètement crevé, mais bon, ça va, il va bien.