Ex nihilo Neil

21 octobre 2020

Quelques vieux films

J'ai profité du dernier week-end pour jouer à Satisfactory, mais entre deux sessions j'ai aussi regardé quelques films en mode total random, histoire de prendre l'air. Euh... Bon, bref, enfin, en tout cas voici :


The Hidden, Jack Sholder, 1987



J'ai découvert ce film par hasard, quand une connaissance a mis sur Facebook une photo montrant Kyle MacLachlan avec un lance-flamme. Et quand on connaît Kyle MacLachlan (que vous avez pu croiser dans des trucs souvent connus mais pas forcément vus comme Twin Peaks ou le Dune de David Lynch, par exemple, mais aussi dans les premières saisons de Agents of SHIELD où il se donne à 300 %), ça donne forcément envie.

The Hidden, c'est typiquement le genre de film dont on se demande pourquoi il n'est pas devenu un de ces grands classiques dont tout le monde nous rebat les oreilles pour nous expliquer que « dans les années 1980, on savait faire des films ! » À Los Angeles, deux flics courent après un fou furieux responsable de dizaines d'exactions, hold-up, meurtres, etc. Et il s'avère que le cas est plus complexe qu'il n'y paraît, et que le fin mot de l'histoire pourrait bien être surnaturel. Bon je spoile rien, hein, on s'en doute très, très vite.

Le film s'ouvre avec une course-poursuite en bagnoles assez énorme, se poursuit avec un bon rythme et bénéficie du jeu décalé de MacLachlan, qui fait partie de ces acteurs qui multiplient par cinq l'intérêt d'un film rien qu'en étant à l'affiche.

 

Knock, Roger Gouvillières et Louis Jouvet, 1933



J'ai une histoire avec Knock. Attendez, je vais reprendre depuis le début, parce que si je suis lu par des jeunes (qui sait ?), ils ne vont rien comprendre.

Knock ou le Triomphe de la médecine est une pièce de théâtre écrite en 1923 par Jules Romains. Elle est dédiée à Louis Jouvet, acteur culte qui incarnera d'ailleurs le personnage-titre lors de la création de la pièce et dans le film. Je la connais bien car je l'ai lue quand j'étais à l'école (la petite école, hein, genre CM1 !), j'ai même joué une scène (j'étais tambour de ville) qui a sans doute initié mon amour de la comédie sur les planches. Je l'ai relue de nombreuses fois depuis, redécouvrant des choses à chaque fois, mais je n'avais jamais vu le film, pourtant tout aussi culte.

Si vous ne connaissez pas l'histoire, le docteur Knock est un médecin qui débarque dans la petite ville de Saint-Maurice et, partant du principe que « tout bien-portant est un malade qui s'ignore », va mettre tout le canton au lit en accédant au passage au statut de saint (et en accumulant une masse d'argent non négligeable). 

Je suis tombé dessus par hasard sur YouTube (il est suffisamment vieux pour être dans le domaine public), et je me suis régalé. D'une part c'est très bien écrit, mais surtout Louis Jouvet est surréaliste d'ambiguïté, au point qu'aujourd'hui encore je suis incapable de trancher : Knock est-il un escroc ou un fou ?

Il y a plein de choses à dire et à interpréter sur le sujet, j'ai même découvert en faisant mes recherches que certains le considèrent comme un spin-off du Nosferatu de Murnau, une idée que je trouve assez géniale. En plus, il y a Louis de Funès qui fait une apparition subliminale de deux secondes.

19 octobre 2020

Satisfin de semaine

 

Il ne fait désormais plus de doute pour moi que la vente de Satisfactory doit être interdite. Non seulement ce truc est une drogue dure, mais en plus il efface littéralement le temps. 

Sa place n'est pas sur nos disque durs, mais dans un laboratoire du Cern, où des professionnels compétents pourront analyser par quelle manipulation tachyonique ce phénomène est rendu possible !

14 octobre 2020

Tribute to... Alt 236

 

 

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu'Alt 236 sévit sur la toile, et je m'aperçois que je n'en ai toujours pas parlé. Passionné des cultures de l'imaginaire, avec une nette préférence pour les visuels dérangeants, Alt 236 a réalisé pas mal de vidéos explorant les œuvres d'artistes dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles sont... perturbantes. Et fascinantes, non moins. D'ailleurs sa série phare tire son nom du « syndrome de Stendhal », qui désigne le curieux vertige que l'on peut ressentir face à une œuvre d'art qui vous bouleverse*.

David Cronenberg, Clive Barker, H. P. Lovecraft, Grzegorz Rosiński, Kentaro Miura, Miyazaki (Hidetaka, hein !), il nous embarque en quête d'inquiétantes étrangetés dans des virées longues, planantes, narrées de sa voix calme, soutenues par une musique entêtante (qu'il compose lui-même, car il sait tout faire). 

Au-delà du fait que le gars a l'air charmant (et qu'il collabore avec plein de gens que j'aime bien, comme ExServ, Gilles Stella, la Nuit Originale ou Canard PC), ses vidéos sont de véritables plongées dans des univers profonds, somptueux et terrifiants.

* Si vous ne l'avez jamais connu, sachez que je vous plains, c'est sans doute une des émotions les plus fortes et les plus typiquement humaines que l'on puisse ressentir.

 


 Je vous mets la vidéo sur Hellraiser, ce n'est pas la plus facile si vous ne supportez pas la vue du sang,
mais c'est sans doute celle où il explique le mieux sa démarche et la fascination que ces univers peuvent exercer,
et où l'on comprend qu'il ne s'agit pas de perversion, mais d'exploration.

12 octobre 2020

La chute de l'avarice

 

Vous aussi, jouez aux conséquences positives de la colonisation !

Ces dernières semaines, j'ai joué à Greedfall, un action-RPG du studio français Spiders. Le titre me faisait de l'œil depuis un moment, notamment à travers son univers original et attrayant. Et je ne peux pas dire qu'il m'ait déçu. Il a juste duré un poil trop longtemps pour moi (une cinquantaine d'heures pour le finir, alors que je m'attendais à moins et que j'ai eu une grosse fringale de Satisfactory en plein milieu, ce qui me l'a un peu gâché... mais bon, je ne peux pas dire que c'est la faute du jeu).

 

L'appel de l'aventure... vous le sentez ?


Greedfall est ce qu'on appelle un jeu AA, c'est-à-dire un jeu ambitieux mais ne disposant pas du budget pharaonique des AAA. De fait, il s'agit d'un très honnête The Witcher 3 light, avec ses quêtes secondaires bien écrites, sa quête principale à tiroir, ses PNJ soignés, ses bons dialogues bien doublés, son craft pas obligatoire mais plaisant, et un beau territoire à arpenter. On n'est pas exactement dans un monde ouvert, mais les maps sont suffisamment grandes pour faire illusion.

L'ambiance fait très « conquête du Nouveau Monde »,
avec tout ce que ça implique de spoliation des indigènes.

 

Mais ce que je retiendrai de Greedfall, c'est clairement son univers, sorte de Renaissance mâtinée de fantasy. Vous incarnez lady de Sardet (dans mon cas, mais vous pouvez créer un homme si vous préférez regarder des dos masculins, je juge pas), jeune femme envoyée sur l'île de Teer Fradee pour servir de conseillère à votre cousin Constantin, qui vient d'y être nommé gouverneur. L'île est contrôlée par plusieurs factions, et vous allez vous retrouver à jouer les ambassadeurs/justiciers entre les fanatiques religieux de Thélème, les scientifiques fous de l'alliance du Pont, les soldats mercenaires du Denier, la guilde des navigateurs et, bien sûr, les natifs de l'île, qui n'apprécient que modérément cette invasion de leurs terres ancestrales. Le tout avec de la magie et des monstres géants, parce que pourquoi se priver ?

C'est bien écrit, pas désagréable à jouer (les combats se ressemblent un peu mais un gros arbre de talents permet quand même de varier les approches), les quêtes sont parfois étonnamment longues (avec des allers-retours un poil agaçants) mais toujours bien écrites, bref c'était un très bon moment.

Maintenant laissez-moi retourner sur Satisfactory, j'ai une nouvelle map à explorer moi !


07 octobre 2020

Octopus vulgaris

 

Aujourd'hui, j'ai pas eu le temps, ni d'idées, alors voilà un poulpe. C'est cool les poulpes. J'adore les poulpes.

05 octobre 2020

Week-end bizarre et Louis de Funès

 


Ce fut un week-end étrange, et pas très joyeux pour diverses raisons.

Mais au milieu il y eut la visite de l'expo Louis de Funès à la Cinémathèque, et je suis bien obligé de me définir comme un grand fan de cet acteur incroyable. Une passion héritée sans doute de mon père, qui était lui-même très amateur du bonhomme (au point de l'imiter bien plus souvent que nécessaire).

Il y a bien sûr du cartoon chez de Funès, et c'est sans doute ce qui explique pourquoi il plaît autant aux enfants. Mais il y a aussi une vision de la comédie particulière, cette idée que l'humour c'est une affaire sérieuse, qui se travaille. De Funès n'improvisait pas, chaque mimique était calculée, prévue, ciselée avec soin, et le timing comique n'avait rien à envier à l'élasticité du visage. 

Il dansait en outre incroyablement bien (on pense forcément à la scène des Aventures de rabbi Jacob, mais il y a aussi L'Homme orchestre, où il incarne un – forcément tyrannique – chef de ballet, ou Le Grand Restaurant avec sa scène de danse des serveurs), était un pianiste virtuose (héritage de ses longues années de vache enragée en tant que jazzman dans les bars parisiens) et un cultivateur et horticulteur attentif (une rose porte d'ailleurs son nom).

Bien sûr ses films ont un peu vieilli. Mais il en reste tant d'inoubliables (notamment ceux réalisés par Gérard Oury) qu'il serait dommage de bouder son plaisir.

Et en prime, je vous propose une petite sélection de films moins connus mais qui valent le détour :

  • La Belle Américaine, qui est avant tout un film de Robert Dhéry et de ses potes les Branquignols (avec qui de Funès traînait beaucoup au début de sa carrière et aux côtés de qui il fera plus tard Le Petit Baigneur), une fable sociale parisienne plutôt attachante ;
  • Ni vu ni connu, d'Yves Robert, un de ses tout premiers grands rôles, adapté de L'Affaire Blaireau d'Alphonse Allais. On y trouve déjà Pierre Mondy et un tout jeune Claude Rich, c'est une ode à la campagne mettant en scène le face à face entre un braconnier et un garde-champêtre (et étonnamment, à cette époque, de Funès est le braconnier !), c'est drôle et plutôt malin ;
  • Pouic-Pouic, une pièce de théâtre transformée en film qui n'a pas pris une ride. Si vous aimez le théâtre de boulevard, vous allez vous régaler, surtout qu'on y trouve la rencontre Louis de Funès/Jacqueline Maillan, pami pas mal d'acteurs fort sympathiques ;
  • Faites sauter la banque, où il incarne un armurier qui se fait arnaquer par son banquier et décide de se venger en organisant un hold-up avec toute sa famille. Déjà, le banquier, c'est Jean-Pierre Marielle tout jeune, et c'est classe. C'est drôle, plein de rebondissements et la dynamique familiale marche très bien. Et il y a Claude Piéplu en curé, le temps d'une scène mémorable.

30 septembre 2020

Au ciné ces derniers temps

Ça faisait très longtemps, alors j'ai profité de l'accalmie avant le prochain confinement pour retourner un peu au cinéma.


Tenet, Christopher Nolan, 2020


Voilà donc le dernier Nolan, qui a fait tant de bruit et a eu tant de mal à sortir. Et comme souvent avec Nolan, beaucoup de bruit pour pas grand-chose (littéralement, en ce qui concerne le bruit). Le film a les qualités et les défauts habituels des œuvres du réalisateur, à savoir :

  • c'est beau, avec parfois de belles idées de mise en scène et surtout de jolis plans ;
  • c'est captivant, on a envie d'aller jusqu'au bout pour savoir le fin mot de l'histoire ;
  • il y a un gimmick très intéressant, pas forcément exploité jusqu'au bout mais qui aurait pu faire un grand film.

Mais en parallèle :

  • c'est bruyant. Nolan adore mettre de la musique hyper forte pour poser une ambiance oppressante, mais là ça devient absurde et on sort de la salle avec les oreilles qui bourdonnent et l'impression de s'être fait gueuler dessus pendant tout le film ;
  • c'est compliqué, parce que Nolan adore se la péter en nous faisant croire que ses films sont subtils et complexes, alors qu'ils sont juste compliqués et difficiles à suivre. Le problème c'est qu'une fois que vous avez relié les points, vous réalisez que l'intrigue n'a finalement rien de bien révolutionnaire, et que la portée philosophique de l'ensemble ne dépasse guère le niveau moyen de la dissertation d'élève de première qui pense avoir tout compris à la vie (mais encore est-ce là moins agaçant que dans Man of Steel) ;
  • c'est long. Trois quarts d'heure de trop, facile. Le film passe sa première moitié à poser des bases qui, franchement, n'en demandaient pas tant.

Mais à côté de ça, je ne peux pas dire que c'était mauvais. En outre on a un Robert Pattinson très convainquant, qui semble vouloir petit à petit se transformer en Christian Bale, c'est rigolo (on notera aussi que le film réunit trois acteurs de Harry Potter, entre Pattinson, Clémence Poésy et Kenneth Branagh). 


The New Mutants, Josh Boone, 2020


L'idée de faire un film d'horreur adolescent dans l'univers Marvel n'était pas forcément mauvaise (on attend d'ailleurs le prochain Dr Strange, qui devrait partir lui aussi dans la direction horrifique), mais le résultat est tellement fade que je l'imagine mal faire peur à autre chose que des gamins de 10 ans. 

C'est dommage parce qu'on a une belle galerie d'acteurs et actrices, avec notamment Charlie Heaton (Jonathan dans Stranger Things) en Sam Guthrie et Maisie Williams (Arya dans... vous voyez quoi !) en Rahne Sinclair (et autant que je me souvienne des personnages dans la BD, c'est plutôt bien vu) et les effets sont très propres... mais le scénario est catastrophique, l'écriture bâclée*, toutes les tentatives de faire monter l'angoisse tombent tristement à plat et au final, on a l'impression d'assister au long pilote d'une série très moyennement prometteuse. 

* Détail amusant : ce film fait référence à la légende amérindienne des deux ours, qui est également présente dans le film suivant, mais en beaucoup mieux exploitée (et en outre, là, ce sont des loups). 


Tomorrowland, Brad Bird, 2015


On a aussi enfin vu un film dont j'entendais régulièrement parler en bien : Tomorrowland (À la poursuite de demain en VF), troisième et a priori dernier film de la trilogie maudite de Disney, qui devrait clore cette étrange idée d'adapter au cinéma les attractions de leurs parcs (après l'étonnamment bon Pirates des Caraïbes – le premier, hein – et Le Manoir hanté et les 999 fantômes, que vous avez tous oublié pour de fort bonnes raisons). 

Sauf que, par je ne sais quel hasard, Tomorrowland fut confié à des personnes compétentes. Brad Bird (Le Géant de fer, Ratatouille, Les Indestructible...) et Damon Lindelof (Lost, The Leftovers...) ont ainsi décidé d'en faire une fable ambitieuse qui traite du futur de l'humanité, de l'optimisme, du pessimisme et de leur influence tout à fait concrète sur la réalité (d'où la fable des deux loups dont je parlais plus haut, tout à fait justifiée ici). Et ce n'est pas un hasard si certains arguments donnés dans le film sont souvent repris à droite à gauche (« Vous avez à la fois une épidémie d'obésité et des famines ! Expliquez-moi ça ! »). 

De plus, et ce n'est pas sa moindre qualité, les deux premiers tiers du film sont complètement fous : il est absolument impossible de deviner ce qui va se passer dans la scène suivante. Ça part dans tous les sens, et sitôt qu'on croit avoir compris dans quel genre de film on se trouve, paf, ça bascule dans un genre différent. Ensuite, le métrage se pose et devient plus conventionnel, mais ça reste un film que j'aurais sans doute adoré voir gamin. Il se veut inspirant, et il est bien possible qu'il le soit pour la nouvelle génération (ça tombe bien, elle en aura besoin).

Et on y trouve enfin le face à face entre Dr House et Dr Ross.


28 septembre 2020

Myxomatose et pipe en bois !

 

Le tome 8 de Sentaï School vient de sortir. Si vous êtes lecteur de ce blog, vous n'ignorez sans doute pas mon amour pour cette série qui revient de loin. Déjà à l'époque où elle était prépubliée dans Coyote (en... 2003, mon Dieu !), je confesse que je n'achetais le magazine que pour avoir ma dose de Sentaï

Encore aujourd'hui, les aventures de Ken Eraclor et ses potes me font mourir de rire, alors même qu'on pourrait croire l'humour à base de références geek totalement épuisé par des kilotonnes de youtubeurs en manque de blagues faciles. Il faut croire que Sentaï School, c'est un peu plus malin que ça, que les personnages attachants, les dialogues ciselés et le soin attaché au comique de situation sont plus importants que l'empilement de clins d'œil. Car Sentaï School, c'est une lettre d'amour à la culture geek, mais c'est aussi et surtout une très bonne BD.


Dans ce tome, nos amis sont en vacances d'été. Certains font du camping,
d'autres du sport, d'autres des jobs d'été, d'autres des stages
de remise à niveau. Voilà, j'ai pas trop spoilé...


23 septembre 2020

Archeology simulator

 

En ce moment, on jour à Outer Wilds (à ne pas confondre avec Outer Worlds), un « petit » jeu dont j'avais entendu le plus grand bien il y a quelque temps. Je dois dire qu'il ne nous déçoit pas.

Outer Wilds part sur un principe intéressant : vous êtes un jeune astronaute issu d'un petit peuple sympathique vivant sur la planète Âtrebois, et vous partez pour votre premier vol spatial. Tout se passe bien, vous vous posez sur une planète non loin, et puis, au bout d'une vingtaine de minutes, votre étoile passe en mode supernova et tout est détruit. Et vous vous réveillez au coin du feu, vingt minutes plus tôt, et tout semble réinitialisé autour de vous !

Il va donc s'agir d'explorer votre système solaire par laps de vingt minutes, en essayant d'en apprendre le maximum sur les différents astres, et surtout sur l'ancienne civilisation qui a vécu là et avait mené tout un tas d'expérimentations, tout ça pour tenter de mettre fin à cette boucle temporelle et, tant qu'à faire, sauver votre monde.

 

Votre vaillant vaisseau. Au début il est très dur à manier,
mais au bout d'un moment, c'est juste difficile.

Plus qu'un jeu d'exploration, Outer Wilds est avant tout un jeu d'archéologie : vous êtes libre d'aller où vous voulez, mais il va falloir vous pencher sur les écrits des Nomaï, cet ancien peuple, comprendre leurs expériences, tester vous-même des instruments pour reconstituer l'histoire de ce recoin de la galaxie. Et c'est très cool. La moindre découverte fortuite est déjà en soi satisfaisante, mais aboutir à un résultat après avoir longuement réfléchi une théorie extrapolée à partir du recoupement de deux sources a priori indépendantes, c'est une vraie épiphanie.

En revanche, on regrettera une maniabilité pas toujours au top, surtout en ce qui concerne le jetpack (la gravité changeant en fonction du lieu où on se trouve, on galère souvent à caler sa trajectoire). Et certains passages sont juste débilement durs (je n'oublierai pas de sitôt le lac asséché, qui m'en a fait roter des ronds de chapeau !), au point qu'une petite aide sur Internet s'est parfois avérée utile. 

Mais si vous aimez l'exploration, la réflexion et la découverte, bref si vous aimez l'archéologie (la vraie, hein, pas Indiana Jones), plongez.

21 septembre 2020

Adieu Roger

 Adieu Z-6PO.


 

Adieu Horace.


 

Adieu Hercule.


 

Adieu Maestro.


 

Adieu Kaa.


 

Adieu Benny.


 

Adieu Jiminy.


 

Adieu Winnie, Coco et Porcinet.


 

Adieu Bernard.


 

Adieu Basil.


 

Adieu Astérix.


 

Adieu Alf.


 

2020, décidément, tu fais fort.

16 septembre 2020

La poussière des pixels

 

Après « l'affaire Jedi Fallen Order », ses non-textures et son lag omniprésent, j'ai décidé d'investir dans une carte graphique un peu plus performante. Il faut dire que la précédente datait de 2012 et commençait à franchement montrer ses limites, même sur des jeux très bien optimisés comme Satisfactory (et je ne parle pas des usines à gaz genre The Witcher 3 ou, bien pire, les jeux Funcom).

La période étant en outre propice (les dernières cartes destinées au ray-tracing viennent de sortir, ce qui fait mécaniquement baisser le prix de la gamme précédente, qui reste très performante), j'ai donc acquis une fort belle GeForce GTX 1660 Super Gamer de NVidia, et je revis complètement. 

Je n'ai pas encore eu l'occasion de l'exploiter à fond, mais pour rire j'ai relancé The Witcher 3 (aucun lag, même au cœur de Novigrad, ses milliers de murs et ses millions de PNJ), Sekiro (en pleine attaque du château d'Ashina par le ministère, avec des effets de particules et de flammes partout et des mobs qui s'attaquent entre eux à la limite de la distance de vue, aucun ralentissement !) et Satisfactory (mais pas trop longtemps, parce que je compte bien reprendre une partie à zéro sur une autre map prochainement : mon usine est tellement belle que je me sens indigne de la regarder).

Bref, Elden Ring peut arriver (et Bloodborne aussi, hein, les petits gars de chez From Software, vous sentez pas brimés), je suis paré. 

(D'ici-là, il y aura Greedfall, qui m'intrigue, et Horizon Zero Dawn, qui me fait grave de l'œil)

14 septembre 2020

Tribute to... le Bouseux

 


Mon youtubeur du moment, c'est le Bouseux, qui publie chaque semaine sur sa chaîne Le Bouseux Magazine un billet d'humeur que je trouve extrêmement réjouissant. Notamment parce qu'une de ses activités favorites consiste à reprendre une vidéo... disons questionnable, et à la débunker à grand renfort d'analyses rhétoriques et rationnelles. 

Car, voyez-vous, j'ai un problème, je souffre d'empathie. C'est-à-dire que j'ai beau avoir des convictions et une formation bien scientifique, je suis aussi très sensible à l'émotion. Or les vidéos de gros fachos genre Raptor Dissident (si vous ne connaissez pas ne cherchez pas, c'est comme Candle Cove, mieux vaut ignorer certaines choses) font toujours appel à l'émotion (à défaut de vrais arguments). Du coup quand il m'arrive de tomber dessus (car l'algo de YouTube est taquin), elles me touchent beaucoup plus que je ne le voudrais. Ce n'est pas bien grave, mais ce n'est pas agréable pour autant. 

Alors du coup, quand je tombe sur un gars avec assez de courage et de connaissances pour remettre tout ça en cause et expliquer patiemment (et... « calmement », en quelque sorte) pourquoi ça chie dans la colle, ça me fait un bien fou.

Le Bouseux est en outre marrant, il a un bon débit et des textes bien écrits (malgré son usage cataclysmique du conditionnel), et c'est un plaisir de l'écouter parler de masculinisme, de racismes et autres fanachismes. Il est en outre anarchiste, ce qui change un peu des marxistes que j'écoute d'ordinaire. Bref, si vous aimez déjà Usul et le Stagirite, vous aimerez le Bouseux. Si vous préférez TF1, par contre...

 


 

09 septembre 2020

J'irai revoir ma Normandie

 

Le week-end dernier, nous avons passé une journée en Normandie, dans la petite ville d'Yport, entre Fécamp et Étretat. C'était beau, et tellement court que j'ai déjà l'impression que ça n'est pas arrivé...

Yport est un très joli petit port, qui cultive un peu l'aspect « début des congés payés » avec sa rangée de cabines typiques (sur une plage où l'idée de me baigner ne m'a jamais effleuré, tant le sol se divise entre « gros galets qui font mal » et « gros rochers couverts d'algues ultra glissantes et d'anémones de mer »). C'est tout mignon, et il y a un petit resto très sympa qui fait face à la mer.

On est allés faire un petit tour à Fécamp, ici sur la falaise « d'amont » qui soutient un sémaphore, un ensemble de blockhaus assez impressionnants, et des éoliennes. Et l'air du large, ça fait du bien (on n'avait pas vu la mer depuis le voyage aux États-Unis, l'an dernier). 

 

Toujours sur la falaise « d'amont », avec une vue sur le port de Fécamp et le rivage vers le sud, en direction d'Étretat. 

Eh oui, car dans cette zone où le littoral est essentiellement une longue falaise crayeuse, les villes se sont nichées dans les zones creusées par les cours d'eau se jetant dans la Manche. Ce que l'on appelle ici des « valleuses ». 

Et comme il fallait bien s'orienter (les marins aiment s'orienter), il a été décidé que la falaise sud serait la falaise « d'aval » et la falaise nord celle « d'amont ». Sans doute parce que pour un Normand, quand on se dirige vers la Bretagne, on s'enfonce.

07 septembre 2020

Potterheads en devenir

 Je sais pas pourquoi, en ce moment, j'entends beaucoup de petits parler de Harry Potter. Et que machine veut l'écharpe d'Hermione pour Halloween, et que toute la classe de petit Wookie va passer sous le choipeau parce que sa maîtresse est fan...

Je ne sais pas à quoi c'est dû (mais j'ai un soupçon : les livres sont sortis entre 1998 et 2007, donc ceux qui les ont lus enfants sont désormais parents et/ou profs, et donc désireux de partager leur obsession avec les mineurs à leur disposition, ce qui est toujours une bonne idée), mais je ne peux que m'en réjouir, puisque je pense que la saga Harry Potter est sûrement une des meilleures séries de fantasy, à la fois profonde et accessible, malgré quelques défauts. 

Je parle bien sûr des livres de 1 à 7, hein, pas de la navrante pièce de théâtre (qui est peut-être très belle sur scène, mais n'a aucun sens scénaristiquement) ni de ces horribles films sur Newt Scamander. Ni des tweets débiles de J. K. Rowling, qui ferait mieux de se remettre à écrire des vrais livres, si possible sans lien avec le monde des sorciers.

Du coup un petit cadeau pour tous ces nouveaux fans : j'ai dessiné une élève sorcière, je la laisse en noir et blanc, vous pouvez l'imprimer et la colorier, allez-y, impressionnez-moi. 




02 septembre 2020

L'épisode III en beaucoup mieux

 

Pour conclure mes vacances, j'ai lancé un jeu qui a plutôt bien marché l'an dernier : Jedi Fallen Order.

Pour faire simple, il s'agit d'un Uncharted dans l'univers Star Wars, avec tous les ingrédients qui vont bien : vue à la troisième personne, parkour, exploration, scènes spectaculaires, dialogues bien écrits pour aboutir, globalement, à un jeu hollywoodien tout à fait honnête. 

En outre, les développeurs se sont dit que quitte à mettre des combats au sabre-laser, autant s'inspirer des meilleurs, et ont donc repris plusieurs mécaniques de Sekiro: Shadows Die Twice. J'ai vite pris un pied d'enfer à jongler avec mon sabre, à renvoyer les tirs des stormtroopers (qui faisaient des ravages dans leur propre camp) et à déglinguer les marcheurs impériaux. 

Le jeu se déroule quatre ans après l'épisode III et suit les aventures de Cal Kestis, padawan en fuite qui va se retrouver sur la piste d'une liste de jeunes enfants sensibles à la Force. Le futur du conseil jedi repose donc sur ses épaules. C'est exactement ce qu'on est en droit d'attendre d'un jeu d'aventure dans l'univers Star Wars, et le choix d'un gameplay à la Uncharted était définitivement le bon (comme l'a très bien analysé Noël Malware, « Star Wars, c'est des films d'action, et les jeux qui ont su le mieux reconstituer l'esprit d'un film d'action, c'est les Uncharted »).

J'y ai consacré 25 heures tout à fait agréables. Enfin, 22 heures, puisque je pense avoir passé au moins 2 heures dans les paramètres à essayer de convaincre mon ordi d'afficher les textures, et au moins 1 heure entièrement constituée de lag avant de renoncer et de jouer en mode « moche ». C'est dommage parce que le jeu peut être magnifique, mais le fait que je l'ai quand même fini malgré ce gros problème graphique en dit long sur mon appréciation.

 


Anecdote amusante : comme vous l'avez peut-être remarqué, les succès Steam disposent désormais d'une petite auréole dorée quand ils ont été obtenus par moins de 10 % des joueurs. Or Jedi Fallen Order étant un jeu Electronic Arts, il n'était pas relié à Steam pour ce qui est des succès, ce qui a été modifié par un patch en début de semaine dernière. 

Ce qui fait qu'au moment où j'ai lancé le jeu pour ma session matinale, Steam s'est tout à coup rendu compte que j'aurais dû obtenir certains succès, et les a tous affichés à la suite. Mais surtout, comme Steam se base sur le nombre de succès obtenus globalement pour faire ses statistiques, et que la grande majorité des joueurs de Jedi Fallen Order l'ont fini et désinstallé il y a un bail, tous les succès sont considérés comme rares, avec des pointes à 1,5 % d'obtention pour un succès aussi basique que « commencer l'aventure ». Ce qui me permet de revendiquer une galerie de succès toute auréolée.

31 août 2020

Jeux de l'été

En un mois, on a largement eu le temps de jouer à divers trucs pour occuper les longues soirées d'été. 


À commencer par Delores: A Thimbleweed Park Mini-Adventure, qui comme son nom l'indique est un petit spin-off de l'excellent Thimbleweed Park, qui rendait hommage à la grande époque des point & click LucasArt. Dans Delores, vous incarnez... Delores, un des personnages principaux du jeu précédent, qui va devoir gagner sa croûte en tant que photographe pour le journal local. Chaque mission vous envoie en quête de prises de vue pour illustrer telle ou telle brève, avec des indications au mieux plutôt vagues.

C'est rigolo, distrayant, et ça nous a occupés cinq petites heures pépouzes. En plus c'est gratuit.


A suivi le célèbre Ori and the Blind Forest, somptueux metroidvania tout de poésie et de douceur, où vous incarnez une espèce d'hybride Stitch/Marsupilami qui va défoncer toutes les créatures qu'il croise pour sauver sa forêt de la corruption qui l'habite.

Bon, on va pas se mentir, moi j'accroche pas trop à Ori. C'est bizarre parce que ça devrait marcher avec moi, j'adore les metroidvania et c'est magnifique graphiquement... mais tout cet univers qui aimerait bien être miyazakesque me rappelle beaucoup plus Ferngully (Les Aventures de Zak et Crysta) et sa morale à deux ronds. En outre je trouve le gameplay lourd, inutilement punitif et, pour tout dire, désagréable. La musique est belle mais en fait des caisses, le scénario est convenu, bref, moi, ça passe pas.

Mais Bij, elle, a bien aimé, du coup elle m'a rapidement pris la manette et a fini le jeu (une quinzaine d'heures en tout) malgré quelques difficultés. Je dois dire que pour moi, c'était beaucoup plus agréable à regarder qu'à jouer.

Enfin, on a fait un Exit. Mais pas n'importe quel Exit : Les Catacombes de l'effroi est supposé être l'un des plus difficile, et il s'agit en outre d'une aventure en deux parties, conçue pour se dérouler sur deux soirées. On aime beaucoup ce jeu qui consiste en une succession d'énigmes parfois bien tordues, qui pousse souvent à plier, découper, assembler des éléments (de fait le jeu ne sert qu'une fois). Et on n'a pas été déçu, c'était une très chouette aventure. Deux petits défauts toutefois :

- d'une, ça ne fait pas peur du tout (mais ça, c'est pas forcément un défaut en fait) ;

- de deux, la toute dernière énigme, que nous avons ratée à cause de ce qu'on est bien obligé d'appeler un défaut de traduction, ce qui gâche un peu l'expérience. 

Mais à part ça, si vous aimez les jeux d'énigme et que vous fonctionnez bien en équipe de deux ou trois (pas plus, franchement ça sert à rien), faites-vous plaisir.