29 février 2012

Leçon de choses pour les noobs

Bon, là je suis en train de me la friser à Avoriaz, mais comme je suis bien bon je vous mets quelques dessins vite faits mal faits pendant la dernière partie de Warhammer.
Après, tu fais comme tu veux hein...

Quelques dessins faits pendant la partie. 
Vous noterez qu'Hervé, grand prêtre de Sigmar, est pour l'instant ce que nous avons eu de plus proche d'un Sparadrap dans nos parties.

24 février 2012

À suivre...

Et voilà, j'ai quitté mon boulot hier.

J'aimerais vous dire ce que je ressens en ce moment, mais pour être tout à fait franc, j'ai dessiné et écrit ce post mercredi, vu qu'hier soir je suis allé fêter ça avec amis et collègues (certains étant même biclassés). Du coup je pense que ce que je ressens là, maintenant, tout de suite, c'est un gros mal de crâne et une sérieuse envie de vomir.

C'est quoi la suite, me demanderez-vous ?
Eh bien tout d'abord, je me casse au ski. Oui, des amis m'ont convaincu (ça n'a pas été trop dur) que pour bien passer ce cap, le mieux était encore d'aller se la péter un peu sur les pistes alpines, aussi je m'en vais m'éclater à donf dans la drepou pendant une bonne semaine. Je ne laisse pas le blog en plan, j'ai programmé quelques surprises pour la semaine prochaine.

Ensuite, j'attaque les projets un peu plus sérieux, un avec Marie, qu'on reporte depuis beaucoup trop longtemps, et un autre plus perso (bien que le scénar ait été coécrit avec Marc, ami récurrent de mes planches). 
Il y aura plein d'autres projets dans le courant de l'année, mais dans un premier temps on va tâcher de peaufiner des dossiers convenables pour ces deux-là afin d'intéresser les éditeurs.

Merci à vous tous pour votre soutien sans faille et vos commentaires qui me font toujours très plaisir, même quand je n'ai pas le temps de répondre.

22 février 2012

Par le marteau de Sigmar !

Ils ont complètement changé le système de jeu de Warhammer, du coup je fais un mage du feu (avant, les magos, c'était vraiment trop chiant à jouer). Parce que rien n'est aussi fun que de balancer un bon gros hadoken projectile magique sur un orc.

20 février 2012

Blocus vocus


Putain, j'ai passé dimanche à chuinter comme un mec qui aurait perdu ses cordes vocales. Je vous raconte pas la partie de Warhammer !

Sinon, plus qu'un week-end pour aller voir Blocus Pocus, une pièce qui fait bien parler d'elle !

17 février 2012

B & B : ze mouvi !


Pffff... Déjà que je trouvais Boule et Bill pas terrible à la base !
Enfin, du moment qu'ils n'adaptent pas Gaston...



OH MY FUCKING GOD!!!

("merci" à Fute pour ce lien abject)

15 février 2012

Quelques gigahertz...

Le défi ultime du dessinateur : l'auteur reconnaîtra-t-elle ses personnages ?

C’est angoissant de lire l’œuvre de quelqu’un que l’on connaît. En tout cas moi ça m’angoisse. J’ai toujours la trouille de ne pas aimer, et quand on a l’habitude de la critique acide (quoique toujours argumentée) ça devient carrément délicat.

Or il se trouve que je suis tombé récemment à la Fnouc sur le livre d’Ophélie Bruneau, alias Oph, ma jumelle de blog (on s’est connus à la grande époque de Naheulbeuk et de Sentaï School et on a lancé nos blogs respectifs à peu près en même temps), Et pour quelques gigahertz de plus… Le titre me plaisait et la quatrième de couv’ promettant une aventure inspirée de Galaxy Quest et Babylon 5 a achevé de me convaincre. Mais l’angoisse était là, donc.

Tenez, la preuve en direct de la Fnouc des Halles !

Eh bien j’avais tort. J’espère qu’Oph me pardonnera si je reconnais que c’est pas les Cantos d’Hypérion, ça ne réinvente pas le genre, mais c’est quand même du space opera de qualité, avec une ambiance Star Trek bon enfant, des personnages bien campés, une intrigue bien troussée et, surtout, une âme.

On suit l’équipage du Viking, vaisseau militaire d’exploration mené par le commandant Jean-Frédéric Serrano, un briscard qui n’est pas sans rappeler le John Sheridan de Babylon 5, justement. À bord on trouve l’aréopage habituel de ce genre de production, avec ce qu’il faut de grandes gueules et de baroudeurs chacun compétent dans son domaine respectif.

Y a des aliens, des implants, des tirs de laser, des batailles spatiales, des jeux vidéo, de la magouille politique et même un demi-orc. Ça se lit vite, ça se lit bien, et en fait ça ressemble beaucoup à une première aventure de jeu de rôle : on découvre l’univers de manière ludique et les personnages prennent de l'épaisseur sans que l’intrigue ne les mette encore dans des situations trop critiques, comme si on en gardait un peu sous le coude pour la suite.

Oph a créé un univers cohérent, solide, des personnages attachants et un style qui fonctionne très bien, humoristique sans tomber dans la parodie ringarde ni le sous-Pratchett. L’auteur assume parfaitement ses références (Babylon 5 et Galaxy Quest donc, mais aussi sans doute Star Trek, Firefly…) et, toutes proportions gardées, ne pâlit pas trop de la comparaison, ce qui est déjà en soi une réussite. Bref, c’est du beau boulot et j’espère qu'elle n'est pas trop lassée de ses personnages, parce qu'une suite ne serait pas de refus.


Bon, je suis pas ultra fan de la couv'.
Même si elle rappelle beaucoup celles des années 1980,
elle n'a que peu de rapport avec le contenu de l'intrigue et l'esprit du livre.
Comme celles des années 1980, d'ailleurs...

Au passage, le bouquin est sélectionné aux Futuriales 2012.
Hein, quand même !

10 février 2012

Soirée nanars




Pour ceux qui n'auraient rien compris et, surtout, ne connaîtraient pas la formidable émission Escale à Nanarland, voici celle sur le film Devil Story - Il était une fois le diable, le meilleur film de momie normande de tous les temps. Vu et approuvé.

Et l'émission sur le non moins génial Le Clandestin, un mixe bizarre entre Alien et La croisière s'amuse. Inénarrable.

08 février 2012

Anecdote angoumoisine (2)

Et surtout pas l'inverse.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le festival, les expositions sont réparties dans toute la ville (ce qui est épuisant car Angoulême est une ville sise sur un plateau et les routes y sont assez escarpées).
Les éditeurs, pour leur part, sont réunis en deux points bien distincts (d'immenses tentes appelées "bulles").
  • Les gros éditeurs (Delcourt, Glénat, Casterman et compagnie) sont au "Monde des Bulles", sur la place du Champ de mars.
  • Les indépendants (L'Association, les Requins Marteaux, les Rêveurs, etc.) sont au "Nouveau Monde", place de New York.
Bon, les gamins disent sans doute le Monde des Bulles et le Nouveau Monde, mais si vous voulez faire vétéran, appelez-les "la bulle du champ de mars" et "la bulle de New York". Les deux sont intéressantes, et la séparation artistique est de moins en moins visible (beaucoup d'auteurs mainstream continuant à produire pour de petits éditeurs). Après ça dépend de ce que vous aimez en matière de BD.

06 février 2012

Anecdote angoumoisine (1)

On m'a déjà demandé si j'étais l'auteur de Lou ! 
Ben non. Neil, c'est juste "Julien" à l'envers, raccourci parce que "Neiluj" ça fait moche.
Et puis j'aime bien Neil Gaiman, Neil Patrick Harris, Young Neil (dans Scott Pilgrim)...

03 février 2012

Tartines palestiniennes


Pendant Angoulême, il faut savoir que le festival "off" est largement aussi intéressant que la partie officielle. Ainsi si jamais vous allez y faire un tour, je vous conseille fortement d'aller visiter la Maison des peuples et de la paix qui héberge tous les ans l'exposition "Quand la BD s'en mêle" (dédiée, donc, à la bande dessinée engagée).

Cette année, elle était parrainée par Joe Sacco et consacrée à la Palestine, ce qui nous a notamment permis de découvrir le formidable travail de Maximilien Le Roy

Et de manger de très bonnes tartines en très bonne compagnie, mais bon, c'est accessoire.

01 février 2012

En léger différé d'Angoulême

Pendant le festival d'Angoulême, on voit pleinplein de trucs passer, parfois très bons, parfois moins. A défaut de vous faire un bilan convenable du salon 2012, je vous propose quatre lectures intéressantes à vous procurer d'urgence.

Si par hasard vous n'en avez pas entendu parler (c'était un peu l'événement grand public du festival), Pénélope Bagieu (elle est beeeelle !) et Boulet (il est roooouux !) ont écrit une BD à quatre mains. Le résultat est une vraie réussite, dans laquelle on retrouve certains thèmes fétiches des deux auteurs, notamment la personnalité et les repères au sein de la société de consommation... Accessoirement c'est aussi très agréable à lire. Une nouvelle impeccablement ficelée, comme on était en droit d'attendre de ce duo de bosseurs infatigables, devenus emblématiques de la bande dessinée actuelle.
La Page blanche, éd. Delcourt.

Pour son premier album, Marine Blandin a pondu une petite perle. Imaginez un monde-centre nautique, dans lequel les nageurs sont plus des habitants que des clients. Les maîtres nageurs veillent à la bonne marche de ce petit écosystème, une petite dame mystérieuse s'obstine à balancer chaque jour une carotte dans le grand bassin, les trois vieilles peaux du jacuzzi donnent des oracles à qui a l'heur de leur plaire... Et un jour, tout se détraque. Un univers barré et fascinant, et sans doute la meilleure BD de piscine depuis Le Goût du chlore (quelle drôle de compliment !).
Fables nautiques, éd. Shampooing.


Ça c'est de la bonne. Cela fait déjà cinq tomes que Florent Maudoux calme son monde avec cette série grand public hautement géniale, démontrant qu'il y a de la place en France pour une BD axée "pop-culture", aventure, action, zombis et rigolade, tout en faisant montre d'un talent graphique époustouflant. Il souffle sur ces albums un esprit whedonesque des plus vivifiants, et il serait vraiment dommage de passer à côté. Petit bémol (qui n'en est pas vraiment un) : la série ressort en ce moment entièrement en couleur, une version qui n'a pas vraiment d'intérêt. Préférez-lui les bons gros volumes noir et blanc (le peu de couleurs qu'ils contiennent enfoncent allègrement celles de la réédition).
Freaks' Squeele, éd. Ankama.
Bon, je vais être tout à fait sincère : je n'ai pas encore lu cet album. Je passais devant le stand Delcourt, et alors qu'une foule se pressait devant les bureaux de Boulet, Reno, Régis Hautière  et Guy Delisle, j'ai vu Zviane et Iris toute esseulées. Familier du blog de la première, j'allai les voir pour leur demander si elles dédicaçaient, et elles se montrèrent si enthousiastes que j'allais acheter leur BD illico pour me faire faire un joli dessin et profiter de leur conversation aux joyeux accents de la Belle Province. Eh ben c'était cool. 
L'Ostie d'chat, éd. Shampooing.

Ah, je mentais pas !