Ex nihilo Neil

22 mai 2026

Adieu Gibert ?

 



Les Parisiens en ont peut-être entendu parler : la bouquinerie Gibert vient de se placer en redressement judiciaire, ce qui pourrait fortement impacter ma consommation de bandes dessinées car je m'y alimentais largement en ouvrages d'occasion. 

Bien sûr tout le monde accuse les jeunes, qui « ne lisent plus » (ce qui est archi faux quand j'observe ceux que je fréquente, boulimiques de lecture, mais bon, ils ne sont sûrement pas représentatifs). Je constate toutefois que les rayons « romantasy » ont explosé ces dernières années*, comme quoi il y a bien une demande. Je pencherais plutôt pour une explosion du prix des matières premières (moi qui bosse dans la presse, je confirme que le papier est plus cher qu'à une époque) et de l'offre, beaucoup trop pléthorique pour être absorbée par la population.

Reste que la fermeture définitive de la principale librairie d'occasion de la capitale m'ennuierait pas mal, j'espère qu'ils vont tenir. 

* Gibert lui-même a ouvert une boutique entièrement dédiée à ces amourettes entre vampirette sophistiquée et loup-garou rustre, c'est dire. 

20 mai 2026

Captain Zilog à la rescousse !

 

 

Bij a trouvé un truc, et je connaissais pas, alors que ça ressemblait vraiment très fort à un truc que j'aurais dû connaître. Alors j'ai enquêté. Eh ben en fait c'était normal de pas connaître.

Commençons par l'objet en question, si ça se trouve ça évoquera des choses à certains vieux lecteurs :

Il s'agit d'un gros badge qui fleure bon les années 1970.

Ce « Captain Zilog », avec son nom qui ressemble à une anagramme (mais n'en est pas une) et son design qui copie ouvertement le style DC-Marvel d'une époque, rappelle immanquablement les plagiats plus ou moins inspirés de comics des années 1970-1980. Je pensais donc tomber sur une quelconque série chelou signée Stan Lé ou Jacques Kerby. Eh bien figurez-vous que pas du tout. Captain Zilog fut en fait la mascotte de... Zilog, une très sérieuse entreprise d'électronique californienne.

Zilog a notamment conçu le Z80, un microprocesseur 8-bit qui est entré dans la composition d'une multitude de hits hardware de l'époque, dont le ZX Spectrum, l'Amstrad CPC ou encore la Master System de Sega et la Game Boy de Nintendo !  

Et Captain Zilog, me direz-vous ? Il est né en 1979 (comme moi : coïncidence ? Oui, sûrement), pour accompagner la naissance du Z8000, le tout nouveau microprocesseur 16-bit de l'entreprise, afin de lui donner un support visuel attrayant. Oui, je pense qu'on peut le dire :


Captain Zilog est un programmeur, Nick Stacey, qui se fait manger par un gros écran CRT et se voit conférer le pouvoir d'un microprocesseur qui marquera le « commencement d'une liberté nouvelle pour l'imagination humaine ». Il affronte alors le terrible Docteur Diabolicus qui tente de prendre le contrôle de Cityville. Si vous avez l'impression que j'invente, tout est archivé et dévoilé sur le blog de cet éminent collègue, c'est édifiant...

Détail tout de même intéressant : notre héros le Captain 16-bit (ce qui fait beaucoup pour un seul homme) est dessiné par rien moins que Joe Kubert, une légende des comics de l'âge d'argent qui a prêté sa plume à une multitude de super héros de cette époque, mais qui devait aussi faire bouillir la marmite les mois de vaches maigres, d'où sans doute cette commande incongrue.

Comment ce badge s'est-il retrouvé dans la cave de mon beau-père, ça, nous ne le saurons sans doute jamais (il était féru de nouvelles technologies et avait tendance à ne rien jeter, qui sait dans quel congrès d'électronique il a pu tomber dessus ?), mais c'est le genre de bricole que je garderai dans un coin. 

13 mai 2026

Conan la galère

 

Une belle revanche sur la vie. Ils ont ri de moi quand ils m'ont exilé dans ces terres hostiles pour d'absurdes motifs de rixe sur camélidés. Et me voilà désormais glorieux, chevauchant, glaive au poing, ceint de l'armure que j'ai moi-même forgée, à la tête de ma horde dont chaque membre a été conquis de haute lutte. Pourtant, les débuts ont été difficiles, oh oui.

Et c'est d'ailleurs pourquoi je n'ai jamais pu dépasser une ou deux heures de jeu sur Conan Exiles. C'est agaçant, ce jeu devrait me plaire, il a tout ce qu'il faut : de la survie, du craft, un lore riche, un univers que j'aime bien*... Chaque fois que je vois des let's play (et il y en a plein), j'ai envie de m'y replonger, je passe cinq heures à télécharger le jeu, et je craque à la fin du tuto. Je sais pas, il y a quelque chose dans la maniabilité, une austérité, un truc qui me gêne. Et puis je me fais défoncer à une vitesse...


Mais bon, une nouvelle version Enhanced vient de sortir, portant le jeu sous Unreal Engine 5, avec des graphismes plus beaux encore, je l'ai donc une fois de plus relancé. Et j'en re-chie, mais je vais essayer de pousser un poil plus loin cette fois (au moins me faire une petite maison et quelques esclaves compagnons). On verra bien.

* Pour celles et ceux qui l'ignorent, Conan, ce n'est pas un abruti en slip de cuir qui ne fait que taper : l'œuvre de Robert E. Howard est riche et forte, ce n'est sans doute pas la plus subtile mais elle est largement digne d'intérêt (et, par ailleurs, elle se déroule dans le même univers que celui de Lovecraft, les deux auteurs ayant beaucoup correspondu... amusant).  

11 mai 2026

Ça a marché !

 

Comme quoi croiser les doigts, parfois ça marche : entre deux journées mi-figues mi-cuites, nous avons réussi à nous envoler pour couvrir l'incroyable distance séparant Château-d'Œx de Bas-Intyamon (soit 21,5 km) en à peine 1 h 30, une belle performance qui nous met à égalité avec un cycliste souffreteux. Mais bon, il faut le reconnaître, la vue était belle.

 





(Les photos sont de Bij ou de sa sœur. Les enfants sont seulement de sa sœur).

08 mai 2026

On croise les doigts

 

Il y a quelque temps déjà, la sœur de Bij lui a offert une balade en montgolfière, mais la météo n'a pour l'instant pas été favorable, donc on retente le coup ce week-end.

On croise les doigts très fort, mais si tout va bien lundi on se sera baladé au-dessus des montagnes suisses. Bon week-end à vous. 

06 mai 2026

Paleo : l'héritage

 


Je vous ai déjà parlé de Paleo ? Oui, je sais, trop souvent. Vous savez que j'aime beaucoup ce jeu coopératif dont pas une partie ne se déroule comme vous l'espérez, et qui parvient à raconter des événements sans un mot. Mais il manquait quelque chose à Paleo : une raison d'enchaîner les parties. Problème que j'ai résolu, en toute modestie.

Ça faisait un moment que j’envisageais de bricoler une campagne pour Paleo, qui permettrait d'enchaîner plusieurs parties avec un lien entre elles. Je devais composer avec la volonté du créateur Peter Rustemeier, qui a clairement expliqué que chaque partie était indépendante : à la fin, la tribu réalise sa fresque qui célèbre les grands moments de son existence, puis sombre dans l'oubli en laissant ce témoignage pour la postérité. C'est joli, c'est poétique, mais ça ne m'arrange pas, alors j'ai fouillé le livret de règles de fond en comble, et j'ai ressorti deux mécaniques généralement oubliées ou sous-exploitées.

  • La première, ce sont les « variantes », des modifications de règles qui permettent de monter ou diminuer le niveau de difficulté du jeu (genre « vous commencez avec des ressources en plus », ou « vous pouvez choisir vos personnages en piochant deux cartes au lieu d'une »...).
  • La seconde, ce sont les « exploits », équivalents des succès d'un jeu vidéo, qui consistent à finir une partie en réalisant des conditions particulières (aucun jeton Crâne, ou six cartes Idée sur le râtelier, etc.).

 

La petite famille Wookie of the Year, venue 
tester la campagne à la maison. Enfin, le fils, les autres sont en réserve...

J'ai ainsi conçu un système de gemmes que vous accumulez en fin de partie si vous gagnez (+ 2 gemmes) ou si vous réalisez un exploit (+ 1 gemme), et que vous pouvez consommer entre les parties pour débloquer des bonus plus ou moins permanents (souvent inspirés des variantes, mais pas que). Le tout assorti d'un cheminement avec des tirages au sort de modules pour varier un peu les plaisirs. Ainsi la difficulté croissante des parties (liée aux modules à tirer) est compensée par les bonus débloqués au fur et à mesure. Ça donne un sentiment de progression, un côté random avec les tirages des modules, et ça maintient gentiment la tension. 

Le tableau du cheminement après les tirages au sort. 
Notez qu'en partie 6, il va falloir affronter les loups et 
le tigre à dents de sabre, ça va être folklo...

 

Nous avons testé ça ce week-end et ça marche plutôt bien (si vous avez des joueurs motivés, mais justement, on a invité la petite famille Wookie of the Year, comme ça on pouvait se relayer de temps en temps). Je suis très content du résultat, il me reste à l'affiner pour l'extension Une nouvelle ère, mais j'ai hâte de lancer ça avec mes neveu et nièces.

*

* *


 

Sinon, une vraie actu sur Paleo, c'est la sortie de Paleolino, un jeu coopératif pour enfants qui semble se passer dans le même univers préhistorique. Je ne sais pas du tout ce que ça vaut, objectivement ça a l'air très différent (c'est vraiment juste « inspiré de ») et vraiment destiné aux bambins de 5 ans, mais bon, faut voir. Son créateur Marco Teubner avait aussi signé une adaptation de L'Âge de pierre pour les plus jeunes, donc il s'y connaît en casualisation de jeux allemands un peu costauds.

04 mai 2026

Quelques films plus ou moins vieux

La semaine dernière était calme de mon côté, j'en ai profité pour aller un peu au ciné rattraper mon retard.


 Project Hail Mary (Projet Dernière chance), 
Phil Lord et Chris Miller, 2026

La Terre est en danger : une nuée de micro-organismes est en train de manger le soleil, le seul espoir est de lancer une expédition vers une étoile lointaine pour comprendre le phénomène, et c'est Ryland Grace, biologiste pas très courageux de son état, qui se retrouve à porter sur ses épaules le poids de la survie de l'humanité.

Si ce film fait tant parler de lui, c'est pour de fort bonnes raisons : quelque part entre hard SF et vulgarisation, Project Hail Mary parvient à proposer une histoire optimiste, mettant la science en avant, malgré une multitude de trous de scénario sur lesquels on passera bien volontiers étant donné le charme de l'aventure. C'est bien fait, et ce n'est pas un hasard : le films profite du charme de Ryan Gosling, du talent de réalisateurs de la paire Lord-Miller (Tempête de boulettes géantes, La Grande Aventure Lego et les paraît-il très cool 21 et 22 Jump Street) et du scénario de Drew Goddard (qui a écrit les scripts de Cloverfield et The Martian, mais qui a aussi été impliqué dans plein de trucs cool, de Buffy à The Good Place). L'incontournable du moment, malgré quelques (sans doute inévitables) faiblesses côté sciences dures.


 

Hoppers (Jumpers), 
Daniel Chong, 2026

Vous saviez qu'un Pixar était sorti dernièrement au cinéma ? Sûrement pas, vu que personne n'a parlé de Hoppers (traduit Jumpers en français parce que Sauteurs ça faisait trop bizarre j'imagine), à part pour en dire du mal. Il faut dire que cette histoire de jeune activiste écolo transférée dans le corps d'un castor robot capable de communiquer avec les animaux présente quelques failles. Certes, c'est rigolo et bien mené, mais justement, c'est le problème principal de ce film qui perd son message en cours de route pour tomber dans l'habituelle défense du statu quo chère à Disney (mais pas forcément à Pixar) : il est fun mais n'a pas compris de quoi il parle. L'aspect radical s'effondre donc dans un bien triste « en fait, si les écologistes et les promoteurs discutaient, tout irait bien », un parti pris aussi lénifiant qu'un film de Toledano-Nakache. Ce qui tombe bien car...

 

Juste une illusion
Éric Toledano et Olivier Nakache, 2026

Les auteurs des raisonnablement cultes Nos jours heureux, Intouchables et Le Sens de la fête reviennent nous proposer une aimable comédie « sociale » où tout le monde est gentil car les problèmes systémiques n'existent pas et tout se résout par un miracle à la fin. En l'occurrence nous suivons cette fois une famille des années 1980 dont le père cadre se retrouve au chômage et le petit dernier est amoureux d'une fille qui ne le calcule pas. 

Le problème de Toledano et Nakache, c'est que ce sont de bons cinéastes : leurs films sont cool, bien rythmés, avec des acteurs attachants, des gags drôles et une ambiance douce qui fait du bien. Mais ça reste de gros centristes obsédés par « la grande réconciliation », cette certitude que si les riches et les pauvres se rencontraient, ils se rendraient compte qu'ils ne sont pas si différents que ça (c'est particulièrement visible dans Intouchables, dont c'est littéralement le message). Au mépris de la réalité la plus élémentaire, qui est que les riches sont riches parce que les pauvres sont pauvres, et qu'ils n'ont certainement pas intérêt à ce que ça change. 

Juste une illusion s'inscrit dans cette droite lignée de naïveté politique absolue, au point d'intégrer à son scénario la fameuse grande marche de SOS Racisme de 1985, et de la présenter comme un moment merveilleux d'espoir et de révolte de la jeunesse, sans aucun recul sur le sujet (instrumentalisation sans vergogne de la part du gouvernement de l'époque, mise en cause tardive de son président Tariq Ramadan et surtout échec total puisque quelques années plus tard le FN arrivera second à la présidentielle – sans même parler de l'ambiance actuelle : le film sort quand même alors que le pays est à deux doigts de retomber pour de bon dans le fascisme). Bref, un joli film totalement inconséquent, dans tous les sens du terme.

 

 

A Clockwork Orange (Orange mécanique), 
Stanley Kubrick, 1971

Il repassait lors d'une séance UGC Culte, je ne l'avais jamais vu, c'était donc l'occasion pour moi de combler une vieille lacune. Le film a la réputation d'être sulfureux, avec une violence à l'écran épouvantable. Dans les faits, vu d'aujourd'hui, il est surtout glaçant dans sa manière d'esthétiser les scènes de bastonnade et surtout de viol, très présentes au début du métrage.

On suit Alex, un jeune désœuvré qui passe ses soirée à se balader avec sa bande déguisé en guignol, tabasser des sans-abris et cambrioler des maisons d'architecte en agressant et violentant tous ceux qu'ils y croisent. Rattrapé par la justice, il fait l'objet d'une procédure qui le rend allergique à la violence, et tente de retrouver sa place dans la société. Le film est cynique et amoral, parfois difficilement compréhensible (il est adapté d'un bouquin d'Anthony Burgess, un auteur post-moderne qui a notamment développé tout un vocabulaire anglo-russe) et très ancré dans les années 1970, avec ce que ça implique de cul et de papier-peint moche. Il y a également du Beethoven, beaucoup, beaucoup de Beethoven, qui aide à faire passer les longueurs inévitables vu le format et l'époque. Ceci étant dit, ce n'est pas culte pour rien : j'en suis sorti avec beaucoup moins d'appétit qu'en y entrant. Ce qui est sans doute un peu le but du film...

01 mai 2026

6 Fanart Challenge printemps 2026

 

Et voici le résultat, avec les demandes de :

  • Noné (Lucille)
  • Camomille (Chopper)
  • Le fils du Wookie of the Year (Gumo)
  • Anonyme (Saturne)
  • Wookie of the Year (Mammouth)
  • Jeunathe (Nigel)

J'envisage fortement de faire une autre planche, vu que j'ai eu d'autres propositions très intéressantes, mais je voyais bien ces six-là ensemble alors je les ai priorisés. En tout cas merci à toutes celles et ceux qui ont fait des propositions, c'était très fun une fois de plus. 

29 avril 2026

Le retour du milieu

 



Il était donc parfaitement logique que nous nous retrouvions pour découvrir ensemble la « huitième saison » de cette sitcom culte, qui fait clairement partie de mon panthéon du genre (avec The Office, Parks & Rec et Brooklyn Nine-Nine, et je compte pas The Good Place parce que son statut de sitcom pourrait être sujet à caution).

Malcolm in the Middle* est une de ces rares séries où j'estime qu'il n'y a pas un épisode à jeter. À part, à la rigueur, la septième saison, très légèrement en dessous, la série est une perle, parfaite, toujours aussi hilarante et intelligente aujourd'hui, truffée de moments marquants et de répliques cultes (dont le désormais classique « Je n'attendais rien, et je suis quand même déçu »). Alors qu'est-ce que ça vaut, Malcolm: Life's Still Unfair (Malcolm : rien n'a changé, en VF) ?

Tout le casting est de retour, à part Erik Per Sullivan (Dewey) qui a paraît-il
refusé un pont d'or et préfère se consacrer à ses études. Il a bien raison,
d'autant qu'on n'y voit que du feu, Caleb Ellsworth-Clark fait très bien le job.

Eh bien c'est pas mal du tout. On s'attendait évidemment à un carnage, et la série n'est absolument pas indispensable, mais déjà elle a le bon goût de ne durer que quatre épisodes de 25 minutes, et si elle n'évite pas le fan service, elle parvient à faire exister autant les vieux personnages que les nouveaux.

Bien sûr Hal est fortement mis en avant, et Bryan Cranston est toujours autant au taquet, mais cette saison arrive tout de même à renouveler le personnage de Malcolm en lui donnant une fille, Leah, et une dynamique plutôt sympathique avec elle. La famille a également eu un sixième enfant (annoncé dans le dernier épisode de la saison 7), Kelly, personnage non binaire incarné avec une belle énergie par Vaughan Murrae. L'intrigue (filée, pour une fois, sur toute la saison) porte sur l'anniversaire de mariage de Lois et Hal, auquel Malcolm compte bien ne pas assister. Ça déroule plutôt bien, avec plein de guest stars de l'ancienne série et des gags qui tombent à point. Hal est fou, Lois autoritaire, Reese est un connard et Francis fait son Francis, tout va bien.

Bien sûr c'est pour les fans, et je doute que des gens tombant dessus par hasard sans jamais avoir vu d'épisodes de Malcolm** l'apprécient, mais nous avons passé un bon moment, qui nous en a rappelé plein d'autres. Pas de raison de bouder son plaisir***.

Juste Malcolm en français, ce qui perd un peu de sens mais gagne en facilité d'élocution.

** Si tant est que ça existe encore, la vieille série étant sans cesse rediffusée. 

*** Par contre ça pourrait également constituer le pilote d'une nouvelle série, et là je suis moins sûr d'être partant pour vingt-six épisodes de vieilles gloires tentant un come-back... 

24 avril 2026

6 Fanart Challenge de printemps

 


 

C'est le printemps, c'est l'heure du 6fanartschallenge

Vous connaissez, il s'agit de dessiner six personnages de votre choix, venus de n'importe quel univers de fiction. Vous avez jusqu'à mardi prochain pour faire vos propositions (une par personne, ici en commentaires ou sur Facebook) et je dessinerai une sélection des choix les plus originaux. N'hésitez pas à partir dans vos délires, c'est plus rigolo.

 

22 avril 2026

Ça c'est un shinobi !

 

Joe Musashi a les boules. Son clan de ninjas vient de se faire déglinguer par un terrible complexe militaro-industriel dirigé par un demi-démon aux dents longues. Alors il va faire ce que tout bon shinobi ferait dans cette situation : péter des bouches et compter les dents.

J'avais testé ce Shinobi - Art of Vengeance lors de la Japan Expo de l'an dernier, et j'avais kiffé comme jamais. Alors quand j'ai eu fini Ghost of Tsushima et que je cherchais à prolonger l'expérience japonaise, je l'ai retrouvé dans mon backlog, installé, et j'ai rekiffé comme jamais !

C'est bôôô...

 Car l'an dernier, les petits gars de chez Lizardcube se sont dits qu'ils allaient rebooter Shinobi, la vieille gloire de l'époque Sega. Ils avaient déjà fait Wonder Boy - The Dragon's Trap (une tuerie absolue) et Streets of Rage (un tuerie aussi), j'avais peu de doutes sur leur réussite, mais là, c'est franchement ouf. 

Visuellement, c'est une tuerie, avers les designs ultra classes et dynamiques signés Ben Fiquet. Musicalement, c'est une tuerie, avec une participation du grand Yūzō Koshiro (Sonic, Streets of Rage...). Mais surtout manette en main, c'est une tuerie : des combats prenants, nerveux, avec des combos ni trop simples ni trop complexes, un système de glory kills à la Doom qui permet de récupérer de la vie et des munitions, des boss super cool mais prenables et des parties de plateforme... parfois à la limite de la puputerie, mais dans le respect : les pires moments à la Celeste ou Super Meat Boy sont optionnels.

C'EST BÔÔÔÔ !!!

Ajoutez un scénario complètement débile qui fleure bon les années 1980, avec des méchants très très méchants, des compagnons idéalistes et un Musashi viril et mutique à en être hilarant, et vous avez une petite pépite qui donne juste envie de finir chaque niveau à 100 % (ce que je ne ferai pas, parce que certains passages de plateforme sont vraiment hardcore).

20 avril 2026

Bienvenue dans le Ludiverse

 

Tous les ans au printemps, je m'offre une sortie geek, en solo, tranquille. Une journée rien qu'à moi à découvrir un truc, à assister à un événement... et ça tombait bien, en 2026 se donnait le tout premier Ludiverse, une toute nouvelle convention dédiée aux jeux, organisée par le très actif French Wargame Studio (si vous suivez un tant soit peu l'actualité Warhammer en France, vous connaissez forcément, sinon leur chaîne est ici et c'est... ciblé. Mais bien). 


Le but était de proposer une vraie convention, où visiteurs et créateurs pouvaient se rencontrer et échanger. Et pour le coup c'était très réussi, et je pense que le succès était au rendez-vous car les allées étaient pleines. J'aurais voulu tester un wargame ou peindre une figurine, mais je n'ai jamais trouvé une place de libre. Pour autant on ne se bousculait pas comme dans d'autres événements que j'ai pu fréquenter, c'était pile la bonne taille.


Une scène animée par Julien « Heavy » Kirszenbaum (un des créateurs du French Wargame Studio et animateur infatigable de leur chaîne YT) abordait divers sujets, y compris des trucs un peu pointus comme du game design ou l'édition de jeux en France, et là aussi la qualité était au rendez-vous. 

 


Les stands étaient nombreux et beaucoup de grands noms de l'édition de jeux de plateau, de rôle ou de figurines étaient présents. On notera d'ailleurs ce monstre (la « plus grande figurine de la conv' »), qui indiquait le gros stand présentant en grande pompe Trench Crusade, un nouveau wargame dont ils ont l'air très, très fiers. Je ne sais pas si ce sera bien (pas pu tester), mais les figouzes sont sublimes.

 


Mais tout ça, les stands des éditeurs, les animations, bref les trucs de moldus, c'était le rez-de-chaussée. Parce qu'à l'étage, c'était wargame, avec plusieurs tournois où ça a poussé des figurines et jeté des seaux de dés pendant deux jours non stop.

J'ai caché les visages, mais je vous prie de croire que c'était des barbus.

 









J'ai aussi pu croiser quelques vedettes : AlphaCast m'a frôlé, FibreTigre m'a parlé (« Non, c'est pas la bonne file en fait... »), Perco (journaliste de Canard PC) m'a croisé plusieurs fois sans remarquer qu'on portait le même t-shirt, j'ai respiré dans la même direction qu'Olivier Ledroit... bref, aucune ne m'a reconnu, dommage pour elles. 

En tout cas c'était un super événement qui a je pense réalisé ses ambitions, et qui ne demande qu'à devenir un rendez-vous annuel.

17 avril 2026

Super Market Bros.

 

Ne vous fiez pas à l'affiche, on ne voyage pas tant que ça.

J'ai accompagné ma nièce voir Super Mario Galaxy, la suite du fameux film Super Mario Bros. sorti il y a trois ans... Le premier était fun, et à peu près un film. Sa suite est fun.

Non mais il faut le reconnaître, on passe un bon moment. Les scènes sont marrantes, les personnages ont des répliques sympas, on évite même quelques clichés par ci par là, mais... mais c'est pas vraiment un film, quoi. C'est une succession de scènes, sans vraies transitions, parfois totalement inutiles, juste pour caser le plus de fan service possible. Et de ce côté-là, en revanche, c'est sans doute un sérieux candidat au Guinness Book : la concentration de fan service de ce film avoisine la densité des trous noirs. C'est incroyable. Les fans vont passer leur temps à hurler en pointant l'écran du doigt.

Et c'est beau, hein, vraiment. Les studios Illumination font un boulot incroyable, c'est magnifique, les textures, les couleurs, ça pète, ça crache, ça chatoye, y a des Lakitu, des Kamek, des Maskass, des frères Marto, des Lumas, y a le T-Rex de Mario Odyssey, y a Yoshi, y a Harmonie / Rosalina (je me demande pourquoi son nom a été traduit en français), y a Bébé Mario et Bébé Luigi, y a un bar avec tous les boss de Super Mario Bros. 2... y en a ras la gueule. Et c'est fun.

Voilà voilà...  

*

* *

 

Sinon, rien à voir, mais... y a qu'à moi que ça le fait ?
Y a un air, non ? 


 

15 avril 2026

Piège à rats

 

 

Je suis un petit détective privé, qui galère dans la New York pluvieuse des années 1970... Quoi de plus cliché, me direz-vous ? Laissez-moi vous parler de ma dernière affaire. Une affaire que je n'avais vraiment pas vu venir : on m'a tout simplement demandé de retrouver des nazis.

Vous commencez à nous connaître, avec Bij il y a une catégorie de jeux vidéo qu'on piste très sérieusement, ce sont les jeux de déduction : Return of the Obra Dinn, Golden Idol, Her Story, ou plus récemment The Roottrees Are Dead ou TR-49, on adore. Et on n'est pas les seuls apparemment : les concepteurs de The Ratline aussi, ils ont d'ailleurs truffé leur jeu de clins d'œil plus ou moins subtils à ses aînés.

Une interface toute bête et pourtant pas toujours très pratique.

 

Alors il se passe quoi dans The Ratline ? Comme je l'ai dit, on piste d'anciens nazis venus se refaire une virginité sur le continent américain. Je ne sais pas à quel point le jeu est documenté, mais de ce que je connais des filières d'exfiltration de l'époque, l'intrigue me semble plutôt cohérente. Les enquêtes se mènent bon train, même si j'émettrai de petites critiques envers l'interface (pas toujours très intuitive) et surtout quelques bugs et risques de mauvaises interprétations*. Mais dans l'ensemble The Ratline reste un excellent jeu d'enquête que nous avons bouclé en 9 heures et qui mériterait une suite un chouia plus travaillée pour que la forme égale la qualité du fond. 

* Je ne sais toujours pas comment on était supposé trouver cette foutue ville dans une des enquêtes. On l'a eu en tapant complètement au pif, ce n'est pas la bonne méthode. Mais bon, si jamais il vous manque une ville texane à moment donné, c'est Dallas**. 

** Notez également que le jeu est entièrement en anglais, un anglais compréhensible mais néanmoins littéraire. 

13 avril 2026

Héros sans frontière, guerrier de l'univers

 

Si vous avez vu la (géniale) vidéo du Joueur du grenier sur GI-Joe, vous vous souvenez certainement de Duke, le chef des héros sans frontières, tellement burné qu'on raconte qu'il a une autre paire de couilles sous ses couilles. Eh bien, évidemment, Duke est présent dans le nouvel Energon Universe dont je parle souvent.

Ça tombe bien, un nouveau numéro vient de sortir en VO, probablement bientôt en VF, où Duke se retrouve à devoir faire équipe avec Cobra Commander pour affronter les Dreadnoks, une horde de punks à chien shootés au pétibulle raisin (que voulez-vous, c'est la vie).

Notez que c'est étonnamment bien, malgré le pitch un peu
bancal évoqué plus haut.

Je ne suis pas un gros fan de la licence GI-Joe, mais je dois reconnaître un point à cette nouvelle adaptation : elle ne fait pas les choses à moitié. Si vous avez vu la vidéo du JDG dont je parlais (et je vous la conseille vraiment), vous savez qu'à moment donné, les scénaristes de la vieille série sont partis dans leur délire à base d'ancienne civilisation fondée sur les serpents, avec des personnages aussi ridicules que Pythona ou Golobulus le grand maître mi-homme mi-serpent et re-mi-homme derrière... Eh bien l'Energon Universe n'esquive absolument pas cet aspect, c'est même un point fondateur de tout son lore, sans sombrer dans le ridicule. 

Ils arrivent même à rendre intrigante la civilisation de Cobra-La, qui a rejeté toute forme de technologie pour ne plus croire qu'en la biologie, la biosynthèse et la chimie organique (oui, c'est bizarre mais reconnaissez que c'est plus intéressant que « une civilisation entièrement dédiée aux serpents »).  

Dans Void Rivals, ainsi, le vaisseau spatial de Pythona est entièrement organique,
« à la Zerg ». Je ne dirai pas que c'est ultra original, mais dans un univers où il existe 
des êtres entièrement mécaniques, c'est une opposition intéressante.