03 avril 2015

Chroniques du monde secret : 5 trucs que vous ne savez pas sur TSW

Parce que l'univers de ce jeu est riche, très riche, au point qu'on passe parfois à côté de certaines subtilités (car l'intrigue prend soin de ne pas appuyer dessus).

1- Le jeu est paritaire à mort 

La moitié des « Voix du Maître », les prophètes d’Aton qui arpentent l’Égypte
pour convertir les infidèles, sont des femmes.
Les PNJ, mais aussi les ennemis sont très équitablement répartis entre hommes et femmes. C’est d’autant plus frappant en Égypte, où on pourrait se dire que le culte d’Aton, dans un pays traditionnellement musulman, pourrait faire la part belle au sexe dit « fort ». Mais non, on trouve autant de femmes cultistes que d’hommes, parfois aux plus hautes strates. Rappelons que le développeur, Funcom, est une boîte norvégienne, et que là-bas on ne rigole pas avec ça. Même si les femmes ont tendance à être un poil filiformes, elles sont présentes à 50 %.

2- Les âmes vont en enfer 
 
Toute la tuyauterie qui parsème les enfers brille de cette teinte jaune doré caractéristique de l’anima.
Bon, là pas trop, mais on est à Tokyo, la Souillure perturbe sûrement les couleurs.
Et puis les Japonais, ils font rien comme tout le monde.

Plus précisément, l’enfer, dans TSW, c’est une dimension parallèle où s’est réfugiée la civilisation démonique après son apogée, durant le IIe âge (on en est au IVe). On s’y rend à plusieurs reprises, pour trois donjons et plusieurs petites instances (notamment celle du Croquemitaine sur Solomon Island, celles impliquant les djinns en Égypte, les onis au Japon ou encore Niflheim, une dimension nordique accessible pendant l’event de Noël, qui semble très liée à l’enfer). Chaque visite est l’occasion de découvrir les immenses machines rouillées qui constituaient la base de la civilisation des démons, et en les regardant de plus près on constate facilement qu’elles sont alimentées par de l’anima, la force de vie qui nous donnent nos pouvoirs, et qui en latin représente tout simplement « l’âme ». 

3- Thor apparaît dans le jeu. Deux fois ! 

Le Varègue, dans toute sa splendeur…
puis mille ans plus tard, tel qu’on le rencontre dans le Polaris. Pauvre vieux.


La première grosse intrigue du jeu est étroitement liée à la mythologie nordique (entre autres), puisqu'on y croise notamment Loki. Mais pas que. Ainsi , dans le premier donjon, on visite l’épave du Polaris, un navire échoué qui a été colonisé par les draugs, ces créatures marines droit sorties des légendes vikings. Le troisième boss est d’ailleurs un berzerker draug nommé « le Varègue » (du nom d’une peuplade viking de Suède), assez balèze et contrôlant l’électricité. Or, on le recroise « plus tard », durant le troisième donjon, alors qu’on revit la Guerre des Ténèbres qui s’est déroulée mille ans plus tôt, quand les Indiens Wabanaki alliés aux Vikings affrontaient les Mayas. C’est le PNJ qui nous buffe lors du dernier combat en brandissant un artefact du IIIe âge (vraisemblablement Excalibur). Dans le jeu, Loki nous apprend notamment qu’il a confondu cet artefact avec un marteau… tout semble donc démontrer que le Varègue n’est autre que Thor, le dieu du tonnerre nordique. 

4- Le jeu est aussi gay-friendly 

De la Roche et Singh. Comme ils sont mignons !

Le fait que les cinématiques sont identiques que l’on joue un personnage homme ou femme permet aux développeurs de jouer sur les tentatives de séduction. Ça se voit particulièrement sur Ricky Pagan, le rocker japonais défenseur du parc Ginpachi, qui drague indifféremment joueuses et joueurs (et couche de toute évidence avec le travesti Kaoru sans que ça lui pose de problème existentiel). Ou dans l’intronisation au sein du Dragon, qui part littéralement en sucette que vous soyez he ou she. Mais on a aussi Moose, le rebelle repenti de Kingsmouth qui bricole des bombes pour les beaux yeux mal décillés de l’adjoint Andy (ils ont résisté à la Brume en s’attachant l’un à l’autre, c’est-y pas mignon ?). En Égypte, vous croiserez également les adorables Montgomery de la Roche et Arun Singh, archéologues de la division occulte d’Oxford, qui ont manifestement dépassé les problèmes liés à la limite d’âge pour renouer avec de vieilles traditions gréco-romaines. 

5- Dave Screed est encore plus proche des Illuminati qu’il ne le croit 

S’il creusait une demi-douzaine de mètres sous son bureau,
Screed se retrouverait face à Kirsten Geary, la manager en chef des Illuminati.


Dave Screed, c’est l’obsédé du complot qui tient une laverie automatique à New York. Il vous baratinera pendant des heures sur l’existence des Illuminati, leurs trafics, comment ils lui refilent des infos pour le faire passer pour un dingue, comment ils ont remplacé sa copine par un clone/robot/extraterrestre (du coup elle le surveille, mais c’est aussi devenu un volcan au lit, alors il ne râle pas trop)… Screed a raison sur pas mal de points en fait. En revanche, il y a deux choses qu’il ne soupçonne pas, c’est qu’il est situé pile au-dessus du quartier général des Illuminati. Et que Leah Cassini, la fille de son groupe de D&D qui vient laver son linge dans son échoppe, en est l’ingénieure réseau. 

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