26 avril 2017

Aux portes de Sen

En ce moment je suis devant les portes de la forteresse de Sen.



Tous ceux qui ont joué à Dark Souls savent que je m'apprête à souffrir pendant de longues heures. La forteresse de Sen a été conçue comme un lieu d'entraînement, une sorte de palestre de haut niveau, pleine de pièges et d'ennemis violents, puissants et impitoyables. Une ode à la chausse-trappe et aux flèches vrombissant hors des murs. 
Ça va être très dur. Ça va être très long. J'ai parfois l'impression que ça va durer cinq ans. 

Pour m'aider à traverser la forteresse de Sen, je peux invoquer deux chevaliers.
L'un est un jeune écuyer qui estime que le salut vient des puissants. Qu'il suffit de donner de l'argent aux puissants, toujours plus d'argent, quitte à le prendre aux plus démunis, et qu'alors les puissants laisseront le reste de la population ramasser ce qui débordera de leurs poches.
L'autre est une guerrière qui pense avant tout que les problèmes viennent des autres, et donc qu'il faut d'abord les supprimer, si vague cette idée soit-elle. Et qu'une fois les autres éliminés de l'équation, on pourra enfin donner de l'argent aux puissants, toujours plus d'argent, quitte à le prendre aux plus démunis, et qu'alors les puissants laisseront le reste de la population ramasser ce qui débordera de leurs poches.

J'ai très envie d'entrer seul dans la forteresse de Sen. 

Dark Souls est un jeu difficile, un jeu exigeant, un jeu rude. Mais c'est un jeu juste. C'est là sa principale différence avec la vraie vie.

24 avril 2017

Crying investigator

En ce moment, il y a du pollen, et je me tape la plus grande crise d'allergie de ma vie, du coup c'est un peu dur de dessiner.
C'est aussi assez dur d'enquêter sur un meurtre, et pourtant on l'a fait samedi dernier lors d'un "live escape game" qui n'en est pas vraiment un, et que je vous conseille vivement : Crime aux urgences.

Le docteur Mathieu Laporte a été retrouvé mort, et vous allez devoir enquêter pour déterminer le coupable (et quelques autres réponses).
D'une part, l'enquête est cool, sans être trop retorse. Vous avez 1h30 pour résoudre l'énigme, et accessoirement le faire plus vite que les autres équipes (bonus de points à la clé).

Ça c'est un des bâtiments, mais l'ensemble est immense.

Et surtout ça se passe aux Grands Voisins, dans l'enceinte de l'ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul (quatorzième arrondissement de Paris). L'endroit sera rasé à la fin de l'année et, d'ici-là, accueille une flopée d'associations et pas mal de démunis en galère de logement. Une expérience sociale très sympathique, qui en ces temps troublés n'est pas inintéressante à visiter. 

A noter que nous avons aussi testé l'escape room (une vraie cette fois, quoi qu'avec un peu d'enquête), Les Disparus du laboratoire, qui est sans doute la meilleure que j'ai faite jusqu'ici. Juste pour dire.

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Sinon, elle c'est Queelag, et je l'ai tuée. Je suis un peu fier.

Je rappelle à tout hasard que je suis arachnophobe.

21 avril 2017

Good knight 2

Le week-end dernier, j'ai fait découvrir Rogue Legacy à mes potes, avec pour résultat une cruelle désillusion vis-à-vis de mon meilleur ami : il ne lit pas les textes et se fout des histoires dans les jeux vidéo.
Triste découverte, funeste révélation, quand votre presque-frère se révèle en fait être une petite crevure de ludologue, crachant ouvertement sur vos fiers penchants narratologues. En ces temps difficiles, que me réserve l'avenir ? Lequel de mes amis me confessera-t-il bientôt avoir voté Marine ? Lequel m'avouera "En fait, la prélogie Star Wars est très sous-estimée." Lequel viendra s'épancher sur le thème "Non mais Karim Debbache, c'est un peu un con, non ?"
Triste, triste époque...

Bon sinon, plus sérieusement, Rogue Legacy, j'en avais déjà parlé, mais détaillons un peu (parce que du coup, forcément, on s'y est remis et on avance pas mal).


Rogue Legacy est un jeu d'action-plate-forme où vous baladez un petit chevalier parti à l'assaut d'un château mystérieux et hostile. Il affronte des monstres, ramasse de l'argent et, assez rapidement, se fait dézinguer. 
Et là, une fois mort, vous avez le choix pour votre perso suivant entre trois descendants du précédent. Chacun aura une classe et des traits particuliers (daltonisme, gigantisme, trouble obsessionnel compulsif, dextrocardie... plein de trucs plus ou moins chiants ou pratiques) qui influeront sur le gameplay.

Puis vous pouvez dépenser l'argent durement gagné dans votre manoir, un grand arbre de compétence qui permet d'améliorer vos persos et de débloquer des classes.

Un manoir déjà bien avancé. Il se construit petit à petit à mesure de vos investissements.

Et vous repartez à l'assaut avec votre perso vaguement amélioré (le château est généré aléatoirement à chaque try). Au bout de quelques vies, vous serez assez costaud pour affronter un premier boss, etc., jusqu'au dernier boss, particulièrement balèze. 

Le jeu est assez chaud (quoique faisable), et a régulièrement des faux airs de shoot'em up tant il y a de boules de feu à l'écran. Mais avec de bons réflexes et un peu de prudence, vous arrivez à progresser (et de toute façon vous avancez toujours, puisque vous améliorez régulièrement votre personnage en ramassant de l'argent).

Voilà, ça c'est le deuxième boss. Bon en même temps,
si vous le laissez générer autant de trucs à l'écran, vous jouez mal.

C'est définitivement un très bon jeu que je vous conseille d'essayer si vous n'avez pas peur d'un peu de rythme. En plus il y a une petite histoire, que vous découvrirez peu à peu si vous savez lire, ce qui n'est pas donné à tout le monde apparemment (je ne vise personne, mais bon) (hein) (heureusement que sa femme aime les point & click) (et que ses enfants sont mignons) (parce que bon, hein, quand même...).

19 avril 2017

Le bon air de la campagne



Il serait peut-être temps de parler un peu de cette campagne présidentielle...

En fait je n'ai pas grand-chose à dire, c'est tout simplement n'importe quoi. Je pense qu'elle restera dans les annales de notre histoire, en tout cas je l'espère, comme le sommet du nawak terminal de cette Ve République (qui n'est pas exempte de qualités, mais quand on voit ce qu'elle permet on peut se permettre de douter de sa pertinence).

Cette campagne aura permis de faire émerger des idées issues de la société civile (le revenu universel par exemple, qui est en train de se faire plumer mais au moins l'idée est sur le tapis). 
Elle aura écrémé une bonne part de l'arrière-garde politicienne (on peut facilement voir la montée du FN comme un message populaire aux barons qui nous gouvernent depuis quarante ans : "On sait que c'est de la merde, mais on préfère encore de la merde à vous !"). Bref, ça ressemble à un début de retour du pouvoir au peuple.

La suite est incertaine, mais quel que soit le résultat du prochain scrutin, n'oublions pas qu'il y aura encore un lendemain, et que quoi qu'il arrive, il y aura du boulot à abattre.
En attendant, je vous conseille les émissions de décryptage de Mediapart sur le sujet, elles sont plutôt intéressantes.



Quoi Usul ? Ah oui, tiens...

14 avril 2017

Good Knights



En ce moment, j'alterne essentiellement entre deux jeux : Dark Souls et Shovel Knight.

Alors évidemment, quand on regarde deux captures d'écran, à part le côté "y a un chevalier", c'est pas évident de trouver des points communs...

Ici, un des premiers boss de Dark Souls.

Ici, un des premiers boss de Shovel Knight. Ok, y en a un qui est plus gros.


Pourtant, il existe des similitudes, notamment le fait qu'on perde des éléments quand on meurt, éléments qu'on a une chance (et une seule) de récupérer sur le lieu de son trépas.
Ou le fait que les deux jeux proposent des combats de boss super cool, avec une musique géniale à chaque fois. 

Mais le principal point commun, c'est que les deux sont géniaux.  

Concernant Dark Souls, j'ai enfin vaincu mon principal problème avec les contrôles du jeu et je commence à beaucoup mieux maîtriser mon personnage. 
Et à partir de là, le jeu révèle toute sa richesse, à la fois en termes de level design (résolument démoniaque) que d'ambiance (toujours sombre, désespérée et parfois étrangement ironique).
 
A la base je m'étais dit : "non mais si j'arrive à sonner la première cloche, c'est déjà pas mal" (ce qui revient à tuer le deuxième boss, et donc à accomplir 15 % du jeu environ), mais finalement je me suis pris au jeu et je continue à crever en boucle à explorer ce monde aussi fascinant que désespéré. Certes je le fais avec un guide pas loin, mais l'expérience n'en est pas moins riche (et si je le finis un jour je pense que je tenterai Dark Souls 3 sans tuto, pour voir).

La première cloche de l'Éveil. Vous n'imaginez pas
le sentiment d'accomplissement quand vous parvenez à l'activer pour la première fois !

Le tout est de jouer d'une manière cohérente avec mon emploi du temps actuel : je ne suis plus un jeune homme qui peut jouer dix heures de suite, donc je fais des sessions courtes de deux heures, ça évite les migraines et ça permet d'apprécier l'expérience. 
Et je comprends enfin ce que disent les aficionados : Dark Souls n'est pas "difficile", il est "exigeant". Quand vous mourez, c'est votre faute, vous avez péché par excès de confiance ou de hâte. C'est un jeu technique, assez punitif (pas tant qu'on le dit toutefois), mais c'est un vrai plaisir une fois qu'on gère un peu le maniement du personnage.




Pour ce qui est de Shovel Knight, j'ai déjà fini le jeu de base et je me suis lancé dans ses extensions, car il dispose d'ores et déjà de deux DLC entièrement gratuits : Plague of Shadows, où on incarne Plague Knight, et depuis peu Spectre of Torment, avec en vedette Spectre Knight. 

Et ces personnages changent complètement le jeu, en termes de gameplay (ils ne se jouent pas du tout comme le chevalier à la pelle) autant qu'en termes d'histoire (Plague Knight a sa propre quête perso et Spectre Knight dévoile son passé et comment il est entré au service de l'Enchanteresse).

Spectre Knight, entre autres qualités, peut grimper aux murs.
Et laminer les boss en deux-deux, et ça c'est cool.
Le jeu est toujours aussi jouissif, les graphismes aussi mignons et les musiques aussi géniales. Shovel Knight est en soi un hommage aux jeux 8-bits des années 1980 (notamment les jeux Capcom : DuckTales, Megaman...), et les sensations sont excellentes. Les concepteurs ont ajouté une flopée de personnages secondaires sympathiques (à commencer par les boss, qui ont tous une personnalité bien définie - notons d'ailleurs que les héros des DLC ne sont pas les plus évidemment rigolos) et des quêtes secondaires bien cool, et souvent surprenantes (je ne me remets pas de celle du chapelier !)

Plus que jamais, ça reste un jeu à découvrir, d'autant qu'il est assez accessible (il est finissable par n'importe qui de pas trop manchot... après pour le finir à 100 % avec tous les objets à trouver, c'est une autre histoire). 

12 avril 2017

La glorieuse époque de l'âge de carton



Tout ça pour dire que j'ai acheté la nouvelle extension de l'excellent jeu 7 Wonders Duel (version pour deux joueurs du non moins excellent jeu 7 Wonders, le plus difficile des jeux abordables, ou le plus abordables des jeux compliqués, au choix).


On n'a pas encore fait beaucoup de parties, mais ce Pantheon change pas mal de fondements du jeu, notamment la gestion des merveilles. En gros il propose des dieux qui ont des pouvoirs supplémentaires influant sur les différents aspects du jeu, ajoutant une bonne couche de complexité.
Anubis, par exemple, permet de détruire une merveille de l'adversaire, tandis qu'Horus vous autorise tout simplement à lui en voler une. Comme ça. Voilà.
Visuellement, c'est toujours aussi beau et bien intégré dans l'esprit du jeu. 

10 avril 2017

Ex nihilo Neil 6.02

J'ai changé de stylos, j'aime bien le résultat. Je perds en détail mais je gagne en force...

07 avril 2017

Kelka intégrale


J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de mon amie Kelka, chanteuse de talent et de son état.
D'une part parce que c'est une copine, mais surtout parce que ses concerts sont assez géniaux : ses chansons sont punchy, ça balance, les concerts sont très théâtralisés, on ne s'ennuie pas une seconde, c'est parfois émouvant mais jamais larmoyant, parfois drôle mais jamais ridicule, parfois coquin mais jamais vulgaire, et il y en a pour tout le monde, les gosses comme les adultes.
Le seul défaut de ses spectacles, c'est qu'il y en a trop peu !

Du coup je soutiens activement le Proarti (comme un Kickstarter, mais pour les artistes) qu'elle vient de lancer pour créer une version intégrale, un spectacle de 1h20 où elle interpréterait toutes ses chansons (jusque-là c'était de petits concerts). 

Et comme j'ai envie que ça marche, je vous fais une offre, à vous lecteurs de mon blog :

Chacun d'entre vous qui fera un don (quel que soit le montant) aura droit à un dessin. 

En gros, vous faites un don, vous venez le dire en commentaire ci-dessous, et vous me commandez un petit dessin (pas "la bataille du gouffre de Helm avec des dragons en plus", hein, mais bon, un personnage, une petite scène...), et je vous le fais ! Cadeau. Pour vous remercier.

Oui, c'est entièrement sur la confiance (mais bon, vu la fréquentation du blog et la qualité toute relative de mes œuvres, je ne m'attends pas à une vague de tricheries, je suis pas Boulet non plus !).

Voilà, pour les dons c'est ici, pour les dessins ce sera en commentaires, ci-dessous.
Merci à tous.