17 mars 2017

[insérer titre original et rigolo]




Ouais alors euh...

Plusieurs indices semblent me signifier qu'en ce moment, je suis un peu fatigué, notamment le fait qu'on n'arrête pas de me dire "oh, t'as l'air fatigué", et celui que je tombe malade assez facilement.

Du coup, j'ai besoin de me regonfler un peu, loin des responsabilités et de la folie des hommes. Bref, je me casse une semaine prendre le bon air des Alpes, non loin du lac Léman et néanmoins de Genève. 



Surveillez le net pour moi, parce que je compte bien laisser mon ordinateur derrière moi.

13 mars 2017

Pas grand-chose

Oui, bon, désolé, en ce moment c'est bouclage, la semaine dernière j'étais en répétition/concert, et ce week-end j'étais à Antibes (avec trois petits très vivants, ce n'était pas tout à fait reposant), je suis un chouïa claqué, je manque un peu de temps (et d'inspiration, n'ayons pas peur des mots), du coup pas de dessin...

Je vous remets donc à la place mes considérations vidéoludiques du moment, que j'avais bêtement publiées mercredi dernier par erreur. 



Hu-hum...

BOOOOOOUUUUUH... OOOUUUIIIIIIN !!!

Quoi ? Oui, je pleure ! 
Parce que les deux jeux les plus accrocheurs du moment me sont inaccessibles, et le resteront vraisemblablement !

A ma gauche, Zelda: Breath of the Wild, qui a l'air envoûtant avec son open world sublime, ses panoramas de ouf et son espèce de cel shading (qui n'en est sûrement pas, mais je ne suis pas un expert de l'infographisme) à tomber par terre. Ah, arpenter les terres d'Hyrule, arc au dos et épée au côté, résoudre les fourbes énigmes du temple de l'Eau local, affronter des ennemis aussi cochonesques que retors... 

Et c'est pas un screenshot retouché, hein, c'est beau comme ça en vrai.


A ma droite, Horizon: Zero Dawn, équivalent post-apocalyptique de The Witcher 3, avec son open world sublime, ses panoramas de ouf et son semi-réalisme à tomber par terre. Ah, arpenter les terres de... d'Horizon (?), l'arc au dos, la lance au côté, résoudre des enquêtes mystérieuses, affronter de féroces créatures mécanoïdes...

On dirait des Zoïds, en beaucoup mieux...


Seulement voilà, je ne compte acheter ni Switch, ni PlayStation 4, et encore moins un écran de télévision (je n'ai plus de télé depuis 1997, et vu les récentes actualités, je ne vais certainement pas investir dans ce miroir de Satan). Du coup je vais plutôt réparer mon ordi pour jouer aux DLC de The Witcher 3, et j'attendrai tranquillement que Sony ou Nintendo fasse un portage sur Windows (j'y crois grave).


Tiens, une anecdote amusante que j'ai vécue lors de mon déménagement de novembre dernier, et que j'avais oubliée : en allant saluer ma gardienne d'immeuble (qui m'avait bien aidé pendant toutes ces années), j'ai vu que son fond d'écran de portable représentait le héros de The Witcher 3, dans toute sa mâle assurance.

Comme ma gardienne était une mère dans la fin de la quarantaine, je me suis bêtement exclamé : "Tiens, c'est votre fils qui a choisi votre fond d'écran ? Ah, non, ça c'est mon Geralt !, m'a-t-elle répondu avec flamme. Ne le dites pas à mon mari, hein !"
Parfois j'ai l'impression d'être vieux, et parfois j'ai l'impression d'être parfaitement dans mon époque.   

10 mars 2017

Julien a vu... Logan

J'ai donc vu Logan, le dernier film de la licence X-Men. J'ai beaucoup aimé.

Rappelons que la licence Marvel est actuellement dispersée entre plusieurs studios de production : les Avengers et consorts (donc tout ce qui touche Iron-Man, Hulk, les Gardiens de la galaxie et d'une manière générale les pierres d'infinité) sont la propriété de Disney, qui nous bricole depuis dix ans un vaste univers étendu. Spider-Man était chez Sony mais vient d'être récupéré par Disney (ce qui explique l'arrivée de Peter Parker dans Captain America 3). Et les X-Men, Wolverine et Deadpool sont pour leur part adaptés au cinéma par la 20th Century Fox, avec des résultats variables.
Ah, oui, y a aussi Netflix qui fait des séries télé (Daredevil, Jessica Jones, etc.).

Donc Logan, dernier volet en date des films Wolverine, ne croise pas Robert Downey Jr. ou Chris Hemsworth. Non. D'ailleurs ce n'est pas trop l'esprit.

Proximamente, el pelliculo del wolberino! Con una chica griffada.

Logan change de ton par rapport à tout ce qu'ont fait les adaptations Marvel jusqu'ici. Les divers X-Men étaient toujours assez policés, malgré un sous-texte tragique, et ce maniérisme jurait d'ailleurs parfois avec les thèmes abordés (quand on fait une scène à Auschwitz avec une nana en maillot de bain, vaut mieux être sûr de son coup). Deadpool avait tapé fort en se faisant classer R (interdit aux moins de 17 ans) pour son langage ordurier et sa violence rigolote.
Mais James Mangold a décidé de faire un peu plus subtil ici. Logan est classé R, oui, et de fait le film est super violent, et même gore dans certaines scènes. Le sang gicle, les membres volent, des têtes sont arrachées, je ne vous cache pas que j'ai été assez surpris.

Mais ce n'est pas gratuit. Le ton du film est juste. L'ambiance lourde, profondément tragique fonctionne. On suit un Wolverine agonisant, traînant un professeur Xavier à moitié gâteux et une gamine psychotique. Et on comprend que le thème principal du film, la famille, est réellement traité. Que ce n'est pas un gimmick de plus dans un scénario vu et revu : ce film parle vraiment de la famille, et de ce qu'elle implique. Quand Logan maintient Xavier en vie alors que tout serait plus simple s'il mourait. Quand Xavier insiste pour passer du temps avec des vrais gens. Quand les deux développent une connexion avec la petite Laura. Quand le film fait référence, sans jamais le nommer, à L'Homme des vallées perdues (Shane), western iconique des années 1950.

Le film n'en a pas moins un scénario à la X-Men, avec un complot, une grande entreprise méchante... mais il est astucieusement déporté en arrière-plan, pour ceux que ça intéresse. Tout a un sens, mais Mangold laisse les fans reconstituer le puzzle, lui s'intéresse à ses protagonistes, et il le fait magistralement, avec une photographie chaude, des images brûlées...

Le film n'évite pas quelques écueils (surtout vers la fin), mais bon sang que j'ai aimé revoir Wolverine, dix-sept ans après le premier X-Men (et je persiste à penser que Hugh Jackman est génial dans ce rôle, il l'a toujours été et le sera toujours). Les autres films le mettant en scène n'étaient pas formidables, celui-ci rattrape beaucoup de choses.

Logan, James Mangold, 2017
Avec Hugh Jackman (trop bien), Patrick Stewart (trop bien), Dafne Keen (géniale !), Boyd Holbrook (en fait juste ce qu'il faut), Richard E. Grant (c'est le méchant, pas de doute). 

08 mars 2017

Au temps pour moi

J'ai osé écrire aujourd'hui qu'il n'y avait rien d'important, alors que c'est la Journée internationale des droits des femmes. La date m'avait sottement échappé (j'ai pas mal de boulot en ce moment), mais ce n'est pas une raison pour oublier.

Donc déjà, une chanson qui claque (avec en plus trois copain dans le chœur).



Je n'ai pas le temps d'écrire tout ce que j'aimerais sur ce sujet immense, qui nous concerne tous, quoi qu'on en pense. 

Le sexisme de notre société ne fait pour moi plus de doute depuis pas mal de temps, mais je sais que ça reste un sujet difficile à voir pour beaucoup (c'est comme la Matrice : tant qu'on n'a pas pris la pilule, on ne la voit pas, après on se rend compte qu'elle est partout). 

L'ignorance est douce et apaisante, mais c'est aussi sans doute ce qui peut arriver de pire à un être humain. N'ayez pas peur d'apprendre, renseignez-vous sur ces sujets, pour que plus personne n'ait honte/peur de s'affirmer féministe. Pour qu'on comprenne que dire "je ne suis pas féministe, mais..." est aussi sympathique que de dire "je suis raciste, mais...
Prenez le temps d'y penser, comme dit l'autre...

03 mars 2017

Par la non-aiguille écarlate !

Regardez donc ce que j'ai trouvé sur mon bureau l'autre jour !


C'est crômeugnon, non ? 

Alors, bon, là ça fait un peu peur, mais en vrai ce machin fait la taille d'une fourmi, et encore une pas grande (je suis d'ailleurs particulièrement fier de la qualité de cette photo).
Pour être un peu plus précis, il s'agit d'un pseudoscorpion, ce qui n'est pas une blague, c'est le vrai nom de cette créature. 
Il appartient à la classe des Arachnides mais ne possède pas la fameuse queue à aiguillon caractéristique de ses cousins scorpions. 

Ces petits arthropodes (pas des insectes, attention !) vivent un peu partout, se nourrissant notamment d'acariens et de bestioles plus petites qu'eux (c'est-à-dire globalement invisibles pour nous). Je l'ai relâché sur la moquette de mon bureau, où il fait sûrement bombance en ce moment vu la population locale.

Tout ça pour dire que je n'ai pas de dessin à vous offrir.
Ah, si, on fait un concert dimanche prochain à la chapelle Saint-Bernard-de-Montparnasse (oui, il y a une église intégrée au bâtiment de la gare Montparnasse, je vous assure), et ça devrait être sympa.



01 mars 2017

I've got the perfect life


J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, je suis un grand fan des jeux point & click de Wadjet Eye Games (Blackwell, Technobabylon...). Je viens de finir l'une de leurs dernières productions, Shardlight, et c'est une fois de plus une petite merveille d'ambiance et de récit.


Shardlight pose l'atmosphère d'entrée : monde post-apocalyptique régi par des aristocrates véreux, population à demi-asservie en proie à une mystérieuse maladie (le green lung) qui ne peut être temporairement soignée que par un médicament distribué au compte-gouttes (et par tirage au sort en échange de travaux d'intérêt généraux pourris), secte adorant le Reaper, un avatar de la mort, qui annonce la fin des temps prochaine...
Et partout des éclats de verre vert phosphorescent, suspendus à toutes les ficelles disponibles, sans que ce ne soit jamais expliqué. 

Dans ce monde à l'abandon vous dirigez Amy, une mécanicienne tout juste atteinte du green lung, qui va se retrouver embarquée dans des histoires de résistance. 


En termes de gameplay, c'est du point & click simple, jamais prise de tête (l'inventaire est assez réduit). 
En termes d'aventure, en revanche, c'est la classe : tous les dialogues sont doublés (seulement en anglais, mais magistralement), l'intrigue est sombre et captivante, les personnages fouillés et jamais manichéens... 
Bien sûr il n'y a pas des masses d'embranchements et c'est une aventure qu'on ne fera sûrement qu'une fois (en 7-8 heures de jeu), mais si le genre vous plaît, et si vous lisez bien l'anglais, foncez !