22 avril 2019

Grand jeu Kelkavignon !



Je vous ai déjà parlé de mon amie Kelka, chanteuse géniale au spectacle trop cool, qui a pourtant du mal à décoller.
Eh bien Kelka a décidé de frapper un grand coup et de prendre d'assaut le festival off d'Avignon. Ce n'est pas rien, et comme toute campagne ça demande un financement assez conséquent, elle a donc lancé un Proarti (comme un Ulule ou un KissKissBankBank, mais plus branché artiste).

C'est ici, vous pouvez donner ce que vous voulez, et pour l'occasion j'organise un petit jeu-concours tout bête : donnez quelques sous au Proarti, venez ici, sous ce commentaire, mettre un petit mot pour me prévenir, et je vous offre un dessin original (je vous fais confiance, j'irai pas vérifier) !
J'enverrai les dessins en haute déf, par mail (et vous avez le droit de choisir le thème). 
Le jeu durera tout le temps du Proarti, soit environ deux mois. Je mets une petite icône dans la colonne de droite, et je ferai des piqûres de rappel régulières.

Merci de votre attention, et à très vite !

17 avril 2019

Les ombres meurent encore, mais ça va


Je continue mon périple sur Sekiro: Shadows Die Twice, et c'est avec une profonde joie que je me vois enfin atteint du syndrome From Software.

Le syndrome des jeux From Software, c'est ce phénomène étrange qui vous fait dire « Non mais en fait ça va, c'est pas si dur ». J'ai lu ou entendu ça venant de gens parlant de n'importe lequel des jeux du studio, Demon Souls, Dark Souls 1, 2 ou 3 ou Bloodborne. En général, ça arrive après en avoir fini un ou deux, peu importe lesquels. Une expression classique dans le milieu résume bien ça : 
« C'est lequel le plus dur ? 
– Le premier auquel tu joues. »

Et en effet, je ne trouve pas Sekiro si dur que ça. Je galère face à certains boss, hein, évidemment, mais globalement, quand vous avez chopé le coup, quand vous avez compris ce que le jeu attend de vous, ben souvent, ça passe. 

Par exemple ce p... de singe gardien, qui s'est révélé bien casse-burettes, mais qui est finalement tout à fait faisable.

Surtout quand j'ai réalisé que j'avais laissé le mode hard activé (la pierre de démon améliore le loot
mais augmente la difficulté... bien pour farmer, moins pour les boss).
Au moment où j'écris ce post, je commence à affronter les ennemis vraiment surnaturels, je dois en être aux trois quarts de l'histoire, et le jeu reste toujours aussi génial. Difficile, exigeant, mais hyper plaisant à manier. 

L'histoire est plus claire que dans les SoulsBorne, mais je ne vais pas m'en plaindre. J'ai vu un critique en ligne qui expliquait que les Souls avaient un lore, alors que Sekiro avait une histoire, et ça résume bien l'esprit général.
Bref, j'aurais des millions de choses à dire, je sais pertinemment que ce genre de jeu ne s'adresse pas à tout le monde (mais l'idée d'un mode facile plébiscité par certains sur le net me laisse déconfit), mais moi je suis conquis. 

15 avril 2019

Le retour du Roi

Si je me fais cette réflexion, ce n'est pas parce que cette affiche annonce un remake d'un film sorti quand j'avais dix ans (même si, bon...), c'est surtout parce qu'elle précise : « D'après le roman terrifiant de Stephen King, l'auteur de Ça ».

Ceux qui n'ont pas vécu les années 1980 ne comprennent peut-être pas bien où je veux en venir... Dans les années 1980-1990, Stephen King était partout, tous les adolescents le lisaient, c'était sans doute l'auteur le plus incontournable de ma génération. King a autant créé le mythe actuel des eighties que Spielberg ou Carpenter. Et ce n'est pas pour rien si Stranger Things lui rend sans cesse un hommage appuyé, jusqu'à la police du titre de la série. 
Du coup, le fait qu'il faille préciser qui est Stephen King sur une affiche me fait prendre conscience que le temps a pas mal passé, et que beaucoup de jeunes gens en âge d'acheter une carte UGC Illimité n'en ont simplement jamais entendu parler. 

Et accessoirement, me rappelle que je n'en ai moi-même jamais lu, tant j'étais un pétochard à l'époque. Du coup j'ai acheté et attaqué Ça, livre dont la quatrième de couverture m'avait terrifiée quand j'étais enfant, et il faut reconnaître que c'est vraiment super bien.

10 avril 2019

Le retour de l'Obra Dinn


Vendredi dernier, j'ai tué Genichiro Ashina, boss qui marque à peu près le milieu de Sekiro:Shadows Die Twice. J'y ai mis environ quatre heures, ce qui est tout à fait estimable pour un jeu From Software, mais j'en suis ressorti un peu nerveux, j'ai donc décidé de faire une pause pendant le week-end.

D'où mon arrivée sur Return of the Obra Dinn, le nouveau jeu de Lucas Pope, génial créateur de Papers, Please! (simulateur de douane dans une dictature, ça a l'air nul mais c'est vraiment excellent). Et je l'ai fini dans le week-end, en trois grosses sessions (en tout ça m'a pris dix heures, sur le net ils disent que ça se fait en sept mais je dois pas avoir les neurones comme tout le monde).

Le concept est simple : nous sommes au début du XIXe siècle, et l'Obra Dinn, une goélette (un galion ? un brick ? j'en sais rien en fait) disparue depuis cinq ans, vient de resurgir au large de l'Angleterre, sans son équipage. Vous incarnez une enquêtrice de la compagnie d'assurances (parce que chez Lucas Pope, on n'incarne jamais un guerrier samouraï immortel) qui va devoir déterminer le sort de chacun des passagers du bateau.
Chacun. Des. SOIXANTE. Passagers. 

Pour ça vous avez plusieurs documents, notamment une liste des passagers, une image permettant de les identifier visuellement (mais évidemment les deux ne sont pas reliées, il faut retrouver qui est qui) et quelques informations sur la navigation, un plan du bateau, etc. Et surtout une montre à gousset magique, qui vous permet, face à chaque cadavre retrouvé, de revivre les dernières secondes de la victime.

Visuellement, c'est en vue à la première personne, dans un style assez radical.
Personnellement j'appelle ça de la « bichromie à gros grain ».
Et donc vous commencez à vous balader de souvenir en souvenir, en grappillant des informations précieuses, en reconstituant qui est qui, qui fait quoi, qui a tué qui et pourquoi, et mon Dieu c'est quoi ces trucs ignobles ? 

Bref, Return of the Obra Dinn, c'est une grande enquête en espace clos absolument fascinante qui va vous scotcher à votre écran jusqu'à ce que vous l'ayez essorée. Il faut un peu de temps pour bien saisir le fonctionnement de la montre, et parfois les causes de décès sont un peu vagues (il a été écrasé ? démembré ? écartelé ?...)*. Mais en dehors de ces petits défauts, le jeu est excellent si vous aimez vous tordre un peu les synapses.


* Ah, et puis vous aurez aussi des moments un peu racistes, du genre « Mais putain, comment tu veux que je distingue un gabier chinois d'un autre gabier chinois ? » Ça fait partie du charme de l'époque.

08 avril 2019

Laisse le bon entrer


J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Morse, un de mes films de vampire préféré. J'ai longtemps hésité à lire l'ouvrage dont il est l'adaptation, Låt den rätte komma in, traduit Laisse-moi entrer en français.
Parce que je suis assez trouillard, et si j'ai appris à développer une certaine résistance vis-à-vis de l'horreur filmique, j'ai encore un peu de mal avec l'horreur littéraire. Mais finalement je me suis dit qu'il était temps de comparer les deux.


Une couverture qui laissera croire à tout le monde que vous lisez un
énième polar suédois.
C'est intéressant parce que le film est très scrupuleux dans l'adaptation de ce qu'il a choisi de conserver, et laisse complètement de côté le reste (notamment toute l'intrigue secondaire du mort-vivant, l'histoire du sexe d'Eli...). Et à mon avis, c'est un excellent choix : pour une fois, j'ai préféré l'adaptation à l'original. Le livre est très bien, mais le film m'a beaucoup plus marqué (j'admets toutefois que l'avoir visionné avant est un biais). Détail amusant : au final, les scènes les plus mémorables du film (la baignoire, la piscine...) prennent en fait place dans les cent dernières pages du bouquin (qui en fait environ six cents).

En tout cas ça ne me donne toujours pas envie de voir le remake américain, Let Me In, qui d'après ce que j'ai vu passe complètement à côté de son sujet.