26 septembre 2016

La pelle de Cthulhu (encore)


Samedi, on a réussi à faire à peu près tout ce qu'on voulait, du coup dimanche c'était The Witness et Cthulhu, et c'était cool, même si on a fini un peu tard.

23 septembre 2016

Ambidextrie politique (2)



J'avais évoqué il y a quelque temps une différence fondamentale entre la pensée de gauche et la pensée de droite. J'en ai trouvé une autre. Mais pour la bien expliquer (quoi ? j'écris comme je veux !), je vais d'abord la contourner...

Il existe deux manières de considérer la condition humaine (oui, ça part fort) : soit vous êtes partisan de Descartes, et vous considérez (comme on vous l'a appris depuis que vous êtes tout petit) que l'être humain est libre. Qu'il dispose d'un libre arbitre qui lui permet de prendre ses décisions tout seul, comme un grand, en se fondant sur la raison. 
Et puis il y a la vision de Spinoza (un autre philosophe, néerlandais si vous voulez tout savoir, et c'est peut-être pour ça qu'on en parle moins chez nous), qui part du principe qu’un être humain n’est pas un individu isolé prenant ses décisions selon la raison pure, mais un être social qui réagit en fonction des circonstances ambiantes et des étapes l’ayant mené jusqu’ici. 

C'est marrant parce que niveau costard, en revanche,
ils étaient plutôt d'accord.

En clair, si je m’appelle Karim et que j’ai grandi à Trappes, ou Loïc et que j’ai été élevé à Mauvezin-sur-Gupie, je ne vais pas agir de la même façon face aux mêmes circonstances, même si je dispose de la même intelligence, voire des mêmes savoirs. Moi-même, j'ai des amis avec qui je partage une énorme part de culture et de savoir, et pourtant nous ne réagissons pas du tout de la même manière aux mêmes événements.

Et ça, la droite* n’y croit pas. Ce n’est même pas une vision politique, c’est une vraie vision philosophique, profonde, de l’existence : pour l'élite actuellement au pouvoir, les gens sont des individus libres, agissant en toute conscience, des êtres cartésiens. Ça a une foule de conséquences, notamment en termes de responsabilité : ça veut dire que si vous faites une erreur, même de bonne foi, c'est forcément et entièrement votre faute. Ce qui justifie d'ailleurs une vision de la justice un peu expéditive.

Dans cette logique, notamment, ce sympathique garçon n'est coupable de rien,
puisque ce sont les gens qu'il a manipulés qui ont commis des crimes.
Quoi ? Vous n'avez pas lu Monster ? Oui, bon, vous poussez un peu aussi...


Une autre conséquence essentielle, c'est que quand vous faites une erreur, ou que vous ne réagissez pas comme vous auriez dû pour aboutir à une fin heureuse, c'est que vous avez mal fait. Vous vous êtes planté, et plus encore, vous auriez pu ne pas vous planter. Il suffisait de se renseigner correctement, de mieux réfléchir. Vous êtes un con.

Ça, c'est la conclusion cartésienne quand vous commettez une erreur : « ben, vous êtes con. » Vous aurez noté les deux aspects essentiels de cette conclusion : elle ne résout rien, et elle dédouane celui qui l'énonce. Rien d’étonnant donc si les politiques actuelles ne parviennent, intrinsèquement, qu’à créer des problèmes et pas à les résoudre.

* La « droite », c’est-à-dire tous les politiques au pouvoir en France, hein. Ne laissez pas le mot « socialiste » vous induire en erreur.

16 septembre 2016

Quelques trucs à faire ce week-end

J'avais prévu une note "Politique du dimanche", mais elle est beaucoup trop compliquée, je n'arriverai pas à la finaliser à temps, d'autant que j'ai un voyage à préparer.
Oui, comme j'en avait parlé lundi, je m'en retourne deux jours sur Bordeaux pour une réunion d'anciens de prépa... drôle d'événement (même si, il faut bien le reconnaître, un nombre non négligeable de mes amis actuels sont d'anciens camarades de prépa... donc en fait ça va pas être si extraordinaire que ça).

Comme je disais, j'étais jeune.

Bon, bref, du coup pas grand-chose à vous proposer pour le week-end. Je vous encourage donc à pratiquer ces quelques activités si vous ne l'avez pas encore fait (dans un ordre totalement aléatoire) :

1- Regardez ce documentaire de Ginger Force sur l'auteur Roald Dahl. D'une part, Ginger Force, c'est super bien (d'ailleurs, regardez donc tout Ginger Force, ça fait pas de mal), et là elle s'attaque à un monument, et vous allez apprendre des choses. Parce que Roald Dahl, c'est pas juste le mec qui a écrit Charlie et la Chocolaterie, oh que non !




2- Regardez donc le dernier Chroma. Non, en fait regardez tout Chroma, et si vous les avez déjà vus re-regardez-les, parce que Karim Debbache, et ça devrait vous suffire. Là ça parle de Vidocq (un très mauvais film que j'avais vu au cinéma en son temps).

Si on me demandait : "Quelle est votre personnalité française préférée de ces dernières années ?"
Karim Debbache serait incontestablement dans mon top 3. Oui, je sais, il a pas l'air comme ça.

3- Allez vous faire un escape game avec vos potes. Ce week-end il va faire un temps de merde, profitez-en si vous n'en avez jamais fait, c'est trop cool, on est enfermés et on a une heure pour sortir d'une pièce en résolvant des énigmes, franchement, prenez trois potes avec qui vous vous entendez bien et foncez !


En vrai, c'est pas comme ça hein !
Il y en a forcément pas loin de chez vous, renseignez-vous.
4- Regardez donc Stranger Things. Si par hasard vous êtes passés à côté vu que ça a été le gros phénomène de l'été, cette série est un énorme hommage aux années 1980, notamment à Steven Spielberg, Stephen King et Stiven Carpenter (euh...). Je doute qu'ils arrivent à faire une saison 2 aussi bonne, mais la première est tout simplement parfaite, y a rien qui dépasse, c'est à voir absolument.


Vous saisissez la référence au niveau du poster ? Vous l'avez ?


5- Dormez un peu. Non parce que si vous faites tout ça, vous allez avoir mal à la tête, alors ouvrez la fenêtre, buvez un verre d'eau et allez faire une bonne sieste. On fait pas assez la sieste aujourd'hui, c'est dommage.

Allez, bon week-end, à lundi.


14 septembre 2016

Chroniques du monde secret : Doomboard

Que je vous explique : à la rentrée, les développeurs de The Secret World ont lancé un challenge original. Si vous relevez 70 défis dans le mois qui suit, vous gagnez une monture spéciale, en gros un hoverboard de l'enfer (littéralement en fait) pour vous la péter grave devant vos confrères joueurs.

Et 70 défis en un mois, sans être infaisable, ça demande un peu d'implication, vu que les défis, il y en a six disponibles par jour, quelques-uns de plus sont hebdomadaires, mais en gros il faut se connecter tous les jours et jouer correctement à un peu tous les contenus (missions, PvP, donjons...) pour assurer le compte.



J'ai eu le Doomboard avec une semaine d'avance, ce qui n'est tout de même pas mal.

YooHOOOO !!! ♫ THIS IS THE HIIIIIIGHWAY TOO HELL !!!

Woohooo... et ça fait des flammes et tout !
Psshhhhhhh... pttt pt pt... mouais...

Bref j'ai farmé comme un taré pour ce truc (objectivement sans intérêt, j'en suis conscient, c'était plus pour le challenge), et maintenant je suis un peu dégoûté du jeu pour quelque temps. Pas sûr que ce soit ce qu'avaient anticipé les développeurs.

Heureusement il y a d'autres jeux...


12 septembre 2016

Vieux souvenirs (mais vieux...)

Ce week-end, je n'ai pas trop dessiné, pressé par des activités moins prioritaires comme manger, dormir et faire la fête. Mais en ce moment je suis aussi pas mal occupé par l'organisation d'une réunion d'anciens de prépa qui aura lieu le week-end prochain sur Bordeaux.
L'occasion, notamment, de me replonger dans les BD que j'avais griffonnées à l'époque, alors que j'avais dix-huit ans et plus de poils sur le sommet de mon crâne qu'à sa base. 

Beaucoup de ces BD sont évidemment truffées de private jokes et incompréhensible pour un être humain normal, mais je me surprends parfois à y trouver un certain sens du rythme...
Beaucoup de gags à base de massacre d'enfants, mais je pense que c'est l'époque (période South Park et C'est arrivé près de chez vous...) qui veut ça. En témoignent ces quelques cases évoquant les classes de neige de cette année 1997...





09 septembre 2016

Neil's Games Week : Keep Talking and Nobody Explodes



Dernier jeu testé le week-end dernier : Keep Talking and Nobody Explodes, au concept asymétrique tout simplement génial. Séparez votre groupe en deux équipes : une, devant l'écran, manipule une bombe composée de plusieurs modules. L'autre, à l'aide d'un manuel, explique à la première comment la désamorcer. Vous avez 5 minutes (pour les bombes faciles).


Là, il n'y a que trois modules, et pas trop durs, donc ça va, vous avez largement le temps.
Attention, les boutons où il y a écrit "PRESS" doivent rarement être pressés...


Bien sûr le manuel (en anglais), quoique précis, n'est pas très clair, et les méthodes de désamorçage sont complexes et réclament une certaine concentration. Concentration que ceux qui décrivent la bombe ont beaucoup de mal à conserver quand le compte à rebours s'affole, que la lumière s'éteint de manière intempestive ou qu'un réveil se met à sonner sans raison. 


"Ça dit quoi ?
Ça dit qu'on est morts."


Les modules sont plus ou moins difficiles à gérer, et même quand vous serez expérimentés, certains continueront à vous faire cauchemarder. Mais le jeu est faisable et la réussite, en équipe, est un grand moment de fierté. Ça ne m'étonnerait pas qu'on trouve ce jeu dans certains séminaires de team-building... en sachant que plus on est nombreux, plus c'est dur.