Ex nihilo Neil

28 septembre 2020

Myxomatose et pipe en bois !

 

Le tome 8 de Sentaï School vient de sortir. Si vous êtes lecteur de ce blog, vous n'ignorez sans doute pas mon amour pour cette série qui revient de loin. Déjà à l'époque où elle était prépubliée dans Coyote (en... 2003, mon Dieu !), je confesse que je n'achetais le magazine que pour avoir ma dose de Sentaï

Encore aujourd'hui, les aventures de Ken Eraclor et ses potes me font mourir de rire, alors même qu'on pourrait croire l'humour à base de références geek totalement épuisé par des kilotonnes de youtubeurs en manque de blagues faciles. Il faut croire que Sentaï School, c'est un peu plus malin que ça, que les personnages attachants, les dialogues ciselés et le soin attaché au comique de situation sont plus importants que l'empilement de clins d'œil. Car Sentaï School, c'est une lettre d'amour à la culture geek, mais c'est aussi et surtout une très bonne BD.


Dans ce tome, nos amis sont en vacances d'été. Certains font du camping,
d'autres du sport, d'autres des jobs d'été, d'autres des stages
de remise à niveau. Voilà, j'ai pas trop spoilé...


23 septembre 2020

Archeology simulator

 

En ce moment, on jour à Outer Wilds (à ne pas confondre avec Outer Worlds), un « petit » jeu dont j'avais entendu le plus grand bien il y a quelque temps. Je dois dire qu'il ne nous déçoit pas.

Outer Wilds part sur un principe intéressant : vous êtes un jeune astronaute issu d'un petit peuple sympathique vivant sur la planète Âtrebois, et vous partez pour votre premier vol spatial. Tout se passe bien, vous vous posez sur une planète non loin, et puis, au bout d'une vingtaine de minutes, votre étoile passe en mode supernova et tout est détruit. Et vous vous réveillez au coin du feu, vingt minutes plus tôt, et tout semble réinitialisé autour de vous !

Il va donc s'agir d'explorer votre système solaire par laps de vingt minutes, en essayant d'en apprendre le maximum sur les différents astres, et surtout sur l'ancienne civilisation qui a vécu là et avait mené tout un tas d'expérimentations, tout ça pour tenter de mettre fin à cette boucle temporelle et, tant qu'à faire, sauver votre monde.

 

Votre vaillant vaisseau. Au début il est très dur à manier,
mais au bout d'un moment, c'est juste difficile.

Plus qu'un jeu d'exploration, Outer Wilds est avant tout un jeu d'archéologie : vous êtes libre d'aller où vous voulez, mais il va falloir vous pencher sur les écrits des Nomaï, cet ancien peuple, comprendre leurs expériences, tester vous-même des instruments pour reconstituer l'histoire de ce recoin de la galaxie. Et c'est très cool. La moindre découverte fortuite est déjà en soi satisfaisante, mais aboutir à un résultat après avoir longuement réfléchi une théorie extrapolée à partir du recoupement de deux sources a priori indépendantes, c'est une vraie épiphanie.

En revanche, on regrettera une maniabilité pas toujours au top, surtout en ce qui concerne le jetpack (la gravité changeant en fonction du lieu où on se trouve, on galère souvent à caler sa trajectoire). Et certains passages sont juste débilement durs (je n'oublierai pas de sitôt le lac asséché, qui m'en a fait roter des ronds de chapeau !), au point qu'une petite aide sur Internet s'est parfois avérée utile. 

Mais si vous aimez l'exploration, la réflexion et la découverte, bref si vous aimez l'archéologie (la vraie, hein, pas Indiana Jones), plongez.

21 septembre 2020

Adieu Roger

 Adieu Z-6PO.


 

Adieu Horace.


 

Adieu Hercule.


 

Adieu Maestro.


 

Adieu Kaa.


 

Adieu Benny.


 

Adieu Jiminy.


 

Adieu Winnie, Coco et Porcinet.


 

Adieu Bernard.


 

Adieu Basil.


 

Adieu Astérix.


 

Adieu Alf.


 

2020, décidément, tu fais fort.

16 septembre 2020

La poussière des pixels

 

Après « l'affaire Jedi Fallen Order », ses non-textures et son lag omniprésent, j'ai décidé d'investir dans une carte graphique un peu plus performante. Il faut dire que la précédente datait de 2012 et commençait à franchement montrer ses limites, même sur des jeux très bien optimisés comme Satisfactory (et je ne parle pas des usines à gaz genre The Witcher 3 ou, bien pire, les jeux Funcom).

La période étant en outre propice (les dernières cartes destinées au ray-tracing viennent de sortir, ce qui fait mécaniquement baisser le prix de la gamme précédente, qui reste très performante), j'ai donc acquis une fort belle GeForce GTX 1660 Super Gamer de NVidia, et je revis complètement. 

Je n'ai pas encore eu l'occasion de l'exploiter à fond, mais pour rire j'ai relancé The Witcher 3 (aucun lag, même au cœur de Novigrad, ses milliers de murs et ses millions de PNJ), Sekiro (en pleine attaque du château d'Ashina par le ministère, avec des effets de particules et de flammes partout et des mobs qui s'attaquent entre eux à la limite de la distance de vue, aucun ralentissement !) et Satisfactory (mais pas trop longtemps, parce que je compte bien reprendre une partie à zéro sur une autre map prochainement : mon usine est tellement belle que je me sens indigne de la regarder).

Bref, Elden Ring peut arriver (et Bloodborne aussi, hein, les petits gars de chez From Software, vous sentez pas brimés), je suis paré. 

(D'ici-là, il y aura Greedfall, qui m'intrigue, et Horizon Zero Dawn, qui me fait grave de l'œil)

14 septembre 2020

Tribute to... le Bouseux

 


Mon youtubeur du moment, c'est le Bouseux, qui publie chaque semaine sur sa chaîne Le Bouseux Magazine un billet d'humeur que je trouve extrêmement réjouissant. Notamment parce qu'une de ses activités favorites consiste à reprendre une vidéo... disons questionnable, et à la débunker à grand renfort d'analyses rhétoriques et rationnelles. 

Car, voyez-vous, j'ai un problème, je souffre d'empathie. C'est-à-dire que j'ai beau avoir des convictions et une formation bien scientifique, je suis aussi très sensible à l'émotion. Or les vidéos de gros fachos genre Raptor Dissident (si vous ne connaissez pas ne cherchez pas, c'est comme Candle Cove, mieux vaut ignorer certaines choses) font toujours appel à l'émotion (à défaut de vrais arguments). Du coup quand il m'arrive de tomber dessus (car l'algo de YouTube est taquin), elles me touchent beaucoup plus que je ne le voudrais. Ce n'est pas bien grave, mais ce n'est pas agréable pour autant. 

Alors du coup, quand je tombe sur un gars avec assez de courage et de connaissances pour remettre tout ça en cause et expliquer patiemment (et... « calmement », en quelque sorte) pourquoi ça chie dans la colle, ça me fait un bien fou.

Le Bouseux est en outre marrant, il a un bon débit et des textes bien écrits (malgré son usage cataclysmique du conditionnel), et c'est un plaisir de l'écouter parler de masculinisme, de racismes et autres fanachismes. Il est en outre anarchiste, ce qui change un peu des marxistes que j'écoute d'ordinaire. Bref, si vous aimez déjà Usul et le Stagirite, vous aimerez le Bouseux. Si vous préférez TF1, par contre...