09 juillet 2018

Entrez dans la gorge (post tout public !)


Ce week-end, on a enfin eu l'occasion de se reposer un peu. Et de nous mettre à l'event du moment sur Don't Starve Together, event qui s'achève d'ailleurs aujourd'hui, il était donc temps : The Gorge.

Je ne reviens pas sur Don't Starve, jeu génial dont j'ai déjà parlé. Don't Starve Together, c'est pareil mais en multi, donc avec des potes (qui risquent de ne pas le rester longtemps s'ils continuent à oublier de couper du bois et à chasser le koaléphant). Et The Gorge, c'est une version qui reprend le gameplay habituel (chacun dirige un des personnages classiques), mais en modifiant plein de trucs.

Pas de combats non plus, tous les PNJ sont pacifiques.
Je gage qu'on en retrouvera certains dans le prochain DLC de Don't Starve,
Hamlet, annoncé pour décembre prochain.

Déjà, vous n'avez plus de jauge de faim, santé et santé mentale. Le but n'est pas de survivre, mais de vous évader de ce mini-monde dans lequel vous êtes arrivés, dirigé par le Gnaw, une énorme bouche dans le ciel qui exige qu'on la nourrisse. 
Vous passez donc votre partie à cultiver des légumes, cueillir des fruits, acheter des ingrédients de plus en plus délicats, des systèmes de cuisson (casserole, four, grill...) de plus en plus techniques, pour élaborer les mets les plus subtils et satisfaire la grande gueule céleste.

C'est super cool. Mais vraiment. Ça se joue à trois maximum, où les joueurs se répartissent classiquement en un chef (qui décide ce qu'on cuisine et demande les ingrédients), un cultivateur (qui... cultive) et un cueilleur (qui va parcourir la carte pour récupérer les principaux éléments nécessaires, dont le bois de cuisson). Et bien sûr il y a des milliards de recettes possibles à découvrir (en fait soixante-dix, mais bon, c'est déjà pas mal). 

C'est aussi (classique avec Don't Starve) assez dur. Mais on a réussi à le finir à deux, en étant un peu organisés (et avec le wiki pas loin pour trouver les bonnes recettes au bon moment).

Autant vous dire qu'on était fiers !

06 juillet 2018

Northgard


Bon, j'ai besoin de me changer les idées, donc je vais vous parler d'un jeu que j'ai pratiqué il y a quelques mois : Northgard est un STR (stratégie temps réel) à ambiance viking, développé par les Bordelais de Shiro Games. Ça faisait un moment que je voulais y jouer, mais j'attendais que l'équipe propose une campagne (parce que je joue pas beaucoup aux STR en multi, c'est con mais c'est comme ça). 

C'est désormais chose faite, et la campagne est... sympa. Pas méga originale, pas tourneboulante, mais sympa. Elle constitue surtout une sorte d'énorme tuto scénarisé pour savoir jouer au multi, mais elle fait le taf, je m'y suis bien amusé.

Le jeu possède plusieurs originalités pour un STR. Déjà, les unités sont polyvalentes. C'est vraisemblablement inspiré de la vraie culture viking, où tout le monde faisait un peu tout : chaque famille faisait son pain, sa vannerie, ses poteries, n'importe quel patriarche pouvait faire office de prêtre pour les événements religieux et quand il s'agissait de partir en raid, tous les hommes allaient à la baston. Du coup, ici, vos habitants se génèrent tout seul (tant que le niveau de bonheur est suffisant) et vous leur attribuez des fonctions en les envoyant sur le bâtiment idoine. C'est plutôt cool.

C'est trop mimi !

Le système de jeu est lui aussi particulier : on doit coloniser le terrain petit à petit (ça coûte de plus en plus cher), et on ne peut construire qu'un nombre très limité de bâtiments sur chaque territoire (qu'on peut d'ailleurs perdre assez facilement). Les ressources sont rares, et il faut faire des choix technologiques décisifs puisqu'on ne pourra pas finir tout l'arbre tech à chaque partie.

Par ailleurs, le jeu propose plusieurs conditions de victoire possibles (militaire, culturelle, économique, spirituelle...), ce qui le rapproche d'un 4X genre Civilization. Comme les combats sont lents, laborieux et franchement pas gagnés d'avance, on opte rapidement pour d'autres méthodes, ce qui est quand même meilleur esprit que la bourrinitude à la StarCraft.

Durant la campagne, vous suivrez la saga d'Eddard Star... euh,
non... de Ned Sta... NON ! de Rig, un fier roi viking
qui a vu son père massacré par un clan rival,
et va partir à la découverte d'une nouvelle terre, le Northgard.
Pas bien original mais cool.


Enfin, et j'admets que ça a beaucoup joué pour moi, le jeu est très joli, avec ses décors somptueux et ses petits Vikings tout mignons, même si il faut zoomer sans arrêt pour en profiter. 
Bref, je vous suggère d'y jeter un œil si le genre vous interpelle, c'est très sympa.

02 juillet 2018

Y a des jours...


Ce devait être un chouette week-end.
Le premier week-end au calme dans notre nouvel appartement, avec même une petite fête dimanche pour fêter ça.

Il y a eu pas mal d'imprévus, certains (beaucoup) plus graves que d'autres. Je suis désolé, il va encore y avoir une petite interruption sur le blog, jusqu'à vendredi. D'ici-là, prenez soin de vous.

15 juin 2018

Neil a vu… Deadpool 2 et Jurassic World – Fallen Kingdom


Après des mois sans ciné, dus comme j’expliquai tantôt à l’organisation de mon déménagement (qui s’est bien passé, merci, on est dans les cartons et l’achat de meubles), j’ai enfin pu rattraper un peu de retard geek (juste à temps si j’en crois la programmation de mes lieux habituels de projection).



Deadpool 2

J’avais bien aimé le premier Deadpool, j’ai bien aimé le deuxième. L’humour est parfois un peu trop bas du front pour moi, et il y a toujours un décalage entre le ton que veut avoir le film et son ton final, entre le côté « ouais, j’suis un film cool et anticonformiste » et sa morale finalement bien classique, entre l’énervement que suscitent certains personnages et la tendresse que la réalisation éprouve pour eux… mais il y a suffisamment de gags qui marchent super bien, Cable est meilleur qu’il n’a jamais été dans la BD (je suis surpris qu’il n’y ait aucune blague sur Rob Liefeld) et la scène post-générique est monstrueuse. Donc pour moi, ça passe.



Jurassic World – Fallen Kingdom

Je ne comprends pas la haine généralisée contre ce film*. Ces derniers temps, j’ai l’impression que le web marche par phase, entre des périodes où « tous les films sont bien » puis des périodes où « tout est pourri, on sait plus faire de cinéma ! » Franchement, j’ai plutôt apprécié ce film. En tout cas beaucoup plus qu’un Jurassic Park – Lost World (le deuxième de la série, réalisé par Spielberg lui-même, et qui prenait l’eau de tous les côtés). 

Certes, le ton n’est pas le même, on est beaucoup plus dans de l’aventure décomplexée, les personnages sont tous des clichés vus et revus… mais ils sont bien interprétés (pour moi les acteurs font un sans-faute), la réalisation est très bonne (J. A. Bayona se fait plaisir avec des plans souvent très inspirés – inspirés d’autres œuvres et beaucoup du premier Jurassic Park, mais bon, quand même) et je trouve même que le film prend quelques risques.

Pas énormes, mais… euh, SPOILERS, attention hein… déjà le film détruit la très emblématique Isla Nublar au bout d’une demi-heure, ce qui est quand même assez gonflé et dénote une volonté de s’affranchir des précédents. D’ailleurs le film se passe pour sa plus grande partie sur le continent, ce qui contredit la bande-annonce (et j’aime quand un film ne fait pas ce que raconte sa bande-annonce). Ensuite, la fin est super intéressante : la gamine libère les dinosaures dans la nature. Enfin, on a un changement dans le statu quo du monde de Jurassic Park (qui du reste justifie le nouveau titre de la licence : on est désormais dans un « Jurassic World »), et c’est la meilleure chose qui pouvait arriver ! Franchement, le concept de l’île, on en a fait le tour depuis Jurassic Park 3. Désormais, le monde va devoir composer avec ces nouvelles espèces, ça va élargir la diégèse et on va pouvoir arrêter les plans en « hélico arrivant sur l’île sur fond de John Williams », qui n’ont plus rien à apporter.

Après, je dis pas que tout est parfait : le personnage de Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) est intégralement rebooté, les méchants sont hyper caricaturaux (mais moins que Vincent D’Onofrio dans le précédent film), le comportement des carnivores est, disons, peu réaliste (un carnivore, ça ne passe pas son temps à bouffer et mordre tout ce qui passe) et je conçois que le concept de raptor dompté défrise beaucoup de gens (même si moi je continue à trouver ça trop cool !)… Mais j’ai passé un moment tout à fait correct, et je suis vraiment curieux de voir ce qu’ils feront dans la suite. Et ça, mine de rien, c’est un sentiment qu’aucun autre film de la licence n’a su faire naître chez moi. 

* Au passage, et là je suis en mode ultimate-geek, je remarque que beaucoup sur Internet se réclament « fans de dinosaures » un peu à la légère. En témoigne l'inaptitude de l'immense majorité des critiques du film à connaître les noms de ces espèces pourtant notoires que sont le mosasaure (qui n'est pas un dinosaure) ou le pachycéphalosaure (ça veut dire « lézard à la tête épaisse », et en vrai c'est même pas vraiment difficile à prononcer !), qui ont des rôles relativement importants dans l'histoire. Ah ça, pour critiquer comme quoi « y a pas assez de dinosaures dans le film », y a du monde, mais au bout du compte on se demande si ces soi-disant dinofans le sont tant que ça.

30 mai 2018

En attendant, quelques belles voix

Je suis toujours sous l'eau (enfin, non, je ne joue plus à Subnautica, mais bon, déménagement, toujours...), mais bon, allez, un petit post vite fait.

Figurez-vous que Serge Dassault vient de mourir, j'ai donc repris deux fois des moules au restaurant. Par ailleurs, j'ai également appris le décès de Pierre Bellemare, qui était sans doute lui aussi un peu escroc, mais qui a sûrement fait plus de bien que de mal à l'humanité.
Pour moi, Pierre Bellemare, c'était cette moustache rassurante qui nous vantait les bénéfices du Sport-élec ou du Ginsu 2000 à la télé du petit matin, quand ma grand-mère me gardait. Mais je préfère me souvenir de lui comme du chef d'OSS 117 :



Cependant, pour beaucoup (beaucoup de grands-mères, notamment), Pierre Bellemare, c'était surtout un formidable collecteur d'histoires chelous et vaguement sordides, qu'il racontait dans des émissions ou ses bouquins.

Alors, en hommage au monsieur, j'ai écouté quelques épisodes de La Nuit originale, notamment ceux recevant MM. Patrick Baud (d'Axolotl), Boulet et Bénabarbe (de Nota Bene) où ils racontent des histoires qui font peur. Les trois invités en question ont ce ton chaud, parfait pour raconter de jolis contes sympathiques à base d'enfants creepy et de jeunes mariées mortes trop tôt.



Par contre, si vous êtes une flippette (y a pas de honte, hein), je vous déconseille d'écouter ça le soir tard tout seul chez vous. C'est pas horrible, mais ça peut impressionner.