19 juin 2019

La famille pipi en Belgique


Le week-end dernier, nous étions à Bruxelles, capitale de la Belgique (car oui, ce post s'adresse aux plus jeunes de mes lecteurs, parce qu'il faut viser large pour capter le public). 
La Belgique est un petit pays qui ressemble à la France, en plus plat et en plus poli (sauf dans sa partie nord, peuplée de Grütchiens hostiles). 

En Belgique, on mange surtout des frites et des gaufres, c'est dire si c'est le paradis.
En outre, un de leurs monuments nationaux, Manneken-Pis, est une fontaine en forme de petit garçon qui fait pipi. Et le pipi, c'est rigolo.

Mais (et là j'amorce la partie éducative de mon post, car ce blog n'est certainement pas de ceux qui se contentent d'empiler les blagues scatologiques) saviez-vous que cette statue n'est pas la seule de Bruxelles sur ce thème ? Et qu'en cherchant bien, vous trouverez au fin fond d'une venelle isolée son pendant féminin : Jeanneke-Pis ?



Encore plus fort : le peuple belge étant attaché autant à la parité qu'à l'humour, il existe, encore mieux planquée, une version animale, Zinneke-Pis ?



Décidément, ces Belges sont un peuple bien curieux. Mais Jules César lui-même ne disait-il pas que de tous les peuples de Gaule, ce sont les plus braves ?

17 juin 2019

En garde !


Lors des Geek Faëries, j'ai eu l'occasion de faire une session d'initiation à l'escrime artistique. Comme dans les films de pirates ou de cape et d'épée. C'était plutôt fun, même si je n'arrêtais pas de m'emmêler les bras.

Un des trucs les plus perturbants, ce fut quand même quand mon partenaire (j'ai du mal à parler « d'adversaire ») a lancé un coup d'estoc, et que je me suis instantanément vu (dans ma tête) préparer un contre mikiri. Mais je pense que tous ceux qui ont joué à Sekiro comprennent ce que je veux dire...

(Sinon, sachez que le contre mikiri est la première compétence que vous devez apprendre dans le jeu, puisqu'il vous permet d'interrompre les coups d'estoc en marchant sur la lame de l'adversaire... c'est sans doute, avec le « 360 de Zangief », le coup le plus satisfaisant à placer de toute l'histoire du jeu vidéo !)

Bref, même des semaines après avoir arrêté d'y jouer, les jeux From Software vous restent vissés au corps. 
Ah, et au passage :



From Software + George R. R. Martin = achat day one obligatoire en ce qui me concerne.

14 juin 2019

Au ciné en ce moment...

Un casting de dingue, avec Iggy Pop en zombie,
ce qui a dû faire beaucoup d'économies sur le budget maquillage.

The Dead Don't Die, Jim Jarmusch
On ne saurait mieux définir The Dead Don't Die : « film de zombies réalisé par Jim Jarmusch ». Si la filmographie du monsieur vous est familière (Dead Man, Ghost Dog, Broken Flowers, Coffee and Cigarettes...), vous connaissez déjà ce ton bizarre, décalé, drôle sans pour autant être de la comédie pure, sombre sans être de la tragédie, avec des acteurs à l'air blasé et atone genre Bill Murray. TDDD ne plaira pas à tout le monde, avec son côté un peu méta, mais il contient quelques grands moments et une atmosphère résolument différente des autres films du genre. Si tant est que ça existe.

 

Avec Ryan Reynolds dans le rôle de Pikachu. Oui. Deadpool joue Pikachu.
Et c'est bien.

Détective Pikachu, Rob Letterman
Comme tout le monde, au début j'ai cru à une blague. Mais suite à plusieurs critiques étonnamment positives, voire enthousiastes, j'ai voulu y jeter un œil, et force a été de me ranger à leur avis : ce film est mille fois meilleur qu'il n'avait besoin d'être. Les scénaristes, les acteurs, le réalisateur, les décorateurs et l'équipe des effets spéciaux se sont déchirés pour produire un vrai bon film, une parodie de film noir dans l'univers Pokémon qui tient vraiment la route, et ce n'est pas un mince exploit. Ça plaira aux gamins et à leurs parents (peut-être même davantage à ces derniers), pour peu que vous ne soyez pas complètement allergiques aux pikachus.

 

Y a Mothra, et même une référence aux jumelles du film d'origine !

Godzilla 2 – King of Monsters, Michael Dougherty
Le premier Godzilla (enfin, je me comprends... celui de Gareth Edwards sorti en 2014) m'avait laissé mi-figue mi-raisin, mais avec de beaux souvenirs de plans très impressionnants. Ce deuxième fera sûrement pareil : il y a de belles images, les designs de kaijus très respectueux des anciens films japonais sont plutôt classes, Mothra fait bien plaisir... mais à côté c'est con comme la pluie, et ça se prend beaucoup trop au sérieux par rapport à son scénario plutôt mal fichu. Et le jeu d'acteurs est très, très inégal, avec un Charles Dance (Tywin Lannister !) sous-exploité, une Millie Bobby Brown (Eleven !) très intense mais cliché, un Ken Watanabe qui peine, malgré toute sa prestance, à faire passer ses répliques, et tout le reste du casting en régime minimum.

 

Comme dans tous les films de Bong Joon-ho, il y a Song Kang-ho.
Et tous les films où joue Song Kang-ho sont instantanément meilleurs !

Parasite, Bong Joon-ho
C'est peu dire que j'adore Bong Joon-ho, réalisateur de Memories of Murder (qui a réinventé le polar), The Host (qui a réinventé le film de monstre), Mother (qui a... euh, que je n'ai pas vu, mais c'est sûrement très bien), Snowpiercer (qui fait super bien le taf) et Okja (qui a réinventé le film de sauvetage d'animal mignon enlevé par des méchants pour en faire du pâté). Il revient avec Parasite sur un de ses thèmes de prédilection : la lutte des classes. C'est magnifique, c'est brillant, c'est surprenant, c'est trop bien, je ne vous spoile rien parce que la découverte de l'intrigue fait beaucoup pour l'intérêt du film (dont on ne sait jamais trop dans quelle direction il va partir), mais allez-y, c'est le film du moment. 

 

Queen of the North ! On fire !!!

X-Men – Dark Phoenix, Simon Kinberg
La mort de Jean Grey est l'un des plus beaux, des plus mémorables sacrifices qui aient jamais été racontés en comics. A contrario, ce film supposé l'adapter est sans doute un des plus oubliables de toute la licence. Il est lent, lourd, les dialogues cliché s'étendent beaucoup trop longtemps, les scènes d'action sont plates (avec des pouvoirs hyper mal gérés, alors que la plupart des mutants présents pourraient régler le problème en cinq sec), je n'aime pas du tout ces versions de Diablo et du Fauve (je passe sur Cyclope parce que tout le monde s'en fout de Cyclope)... Auparavant, il y avait toujours au moins une scène qui sauvait les films de la licence (genre la scène de Vif-Argent, au hasard), là ce n'est même pas le cas. Bref, si c'est le dernier de la saga, c'est bien qu'ils arrêtent.

12 juin 2019

Ça, ça va !




Je viens (enfin) de finir Ça, de Stephen King, livre que tout le monde a lu sauf moi, même que c'était mon tout premier King en fait. Et c'était beaucoup moins effrayant que ce à quoi je m'attendais. 
C'est quand même sacrément bien écrit, avec deux époques, sept personnages principaux (sans compter les antagonistes) qui se croisent et se recroisent, c'est franchement un très, très bon livre. Je pense que beaucoup l'ont lu quand ils avaient environ l'âge des gamins, mais je postule qu'il est tout aussi intéressant de le lire quand on atteint celui des héros devenus adultes. On comprend alors les choses de manière bien différentes, et après tout c'est l'une des principales thématiques du livre (et de King en général) : l'enfance, le passage à l'âge adulte et ce qu'il implique de gain et de perte.

J'en ai profité pour voir le film sorti récemment, et autant je pense que c'est un film correct, autant il ne fait clairement qu'effleurer l'intérêt du livre qu'il prétend adapter.

Alors, Bill, comment te dire...? Tu te déguises en clown pour attirer les enfants,
pas pour les faire fuir au loin. C'est après que tu les effraies !

10 juin 2019

Geek Faëries 2019


Ce week-end, j'ai profité d'un de mes cadeaux d'anniversaire en allant déambuler aux Geek Faëries

J'ai beaucoup aimé. Sans être l'événement le plus exhaustif sur le sujet (mais quel festival peut se flatter de l'être ?), il est assez complet, on voit des cosplay magnifiques partout, il y a des conférences de YouTubeurs abordables (celle de l'Odieux Connard est un vrai poème !), j'ai fait un check avec Bob Lennon, le tout dans un décor vraiment classe : l'enceinte fraîche et ombragée du château de Selles-sur-Cher. 

C'était cool et j'espère bien y retourner l'an prochain !

Un nain. Il y en avait plusieurs, et je crois bien qu'ils affrontaient un golem
qu'on a croisé un peu plus loin.

Oui, y avait vraiment un cosplay de Solaire.
Et j'ai praise the sun avec lui.
C'était merveilleux.

Une elfe sylvaine et un orc uruk hai.
Bonjour Sylvaine. Bonjour M. Hai.
 

07 juin 2019

Tribute to... Arkéo Toys



Parmi les émissions qui surfent sur la nostalgie tout en restant diablement intelligentes, je place particulièrement haut dans mon classement l'excellente Arkéo Toys.
Le principe est simple : le présentateur Romain Cheval expose les origines d'une gamme de jouets des années 1980-1990, avec force détails et anecdotes sur le constructeur, le contexte et, bien sûr, le contenu des gammes elles-mêmes. Parfois, il parle aussi de parcs d'attraction français.

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi les figurines de MASK et de GI-Joe étaient de tailles différentes ? Pourquoi les Pog s'appelaient des Pog ? Quel jouet a tué le plus de personnes dans l'histoire humaine ? Qu'était devenu Mirapolis, le parc de Carlos ? 
Moi non plus, et j'avais tort. Mais Arkéo Toys a les réponses, et elles sont souvent beaucoup plus intéressantes que vous ne le pensez. 
On y apprend notamment que si les jouets de mon enfance (les eighties) étaient quasiment tous des gros trucs bourrins issus de séries télé (GI-Joe, MASK, Transformers, Les Maîtres de l'univers...), c'est pour des raisons politiques (et accessoirement, même si c'est assez notoire aujourd'hui, qu'ils ne sont pas issus des séries : ce sont les séries qui ont été créées pour servir de pub aux jouets !).

Bref, Arkéo Toys, c'est une excellente émission qui revient de loin après un long hiatus de plus d'un an. Je vous la conseille vigoureusement, c'est toujours fascinant de découvrir ce qui se cachait derrière nos passions d'enfants et de découvrir les mécanismes industriels, parfois limite, qui visent à transformer nos regards plein d'étoiles en espèces sonnantes.


Allez, en exemple : l'origine des Pog. C'est pas jojo, je vous préviens.

05 juin 2019

Prochain concert : temps au carré


Oyez, oyez, les concerts d'été de ma chorale auront lieu les 14 et 19 juin au temple Saint-Marcel, en plein Paris. Le thème de l'année : le temps (celui qu'il fait et celui qui passe). Avec du « classique », du plus « variété », du « chant du monde », bref un peu de tout.

N'hésitez pas si vous êtes dans le coin à ce moment-là.