29 juin 2010

Mon ami Didier Porte


Quand j’étais au lycée, à Marmande, on n’avait pas cours le mercredi après-midi. Du coup on prenait le bus avant le déjeuner, de sorte que le trajet s’effectuait entre midi et midi et demi, en gros. C’est durant cette période que j’ai découvert Rien à cirer.

Une véritable révélation. Pour moi, jusque-là, un comique, c’était un mec qui récitait des sketchs à la suite sur une VHS (oui, les années quatre-vingt-dix en Lot-et-Garonne, les sorties au café-théâtre étaient rares). De découvrir qu’existaient des gens capables d’écrire un sketch par jour, sur n’importe quel sujet, aussi drôle que La Chauve-souris de Bigard, m’avait laissé sur le cul. Laurent Ruquier (qui était vraiment drôle à l’époque), Jean-Jacques Vanier, Schraz, Patrick Font (avant qu’il ne soit convaincu de pédophilie, ce mec me faisait réellement pisser de rire), Laurence Boccolini (encore une qui était vraiment, vraiment marrante), Guy Carlier (lui aussi, qu’est-ce qu’il était drôle avant de sombrer dans le pathos)… et Didier Porte.
Je me souviens avoir entendu en direct la chronique assassine de Porte sur Élizabeth Tessier. Il l’avait explosée. Ce fut un grand choc pour moi, habitué à l’époque au Studio Gabriel de Drucker, qui caressait les invités dans le sens du poil. Je m’étais senti une grande affection pour ce mec qui osait dire aux invités ce qu’il pensait d’eux, non pas gratuitement, mais de manière parfaitement argumentée, en les mettant devant leurs contradictions, sans jamais manquer d’humour.

Plus tard, Porte est arrivé sur Le Fou du roi, présenté par Stéphane Bern. Je n’y croyais pas une seconde, et pourtant ça a marché. Bern faisait le lèche-botte avec les invités, probablement plus par politesse que par servilité, et il jouait les vierges effarouchées sitôt que Porte haussait le ton. Mais il ne l’interrompait pas. Il faisait comme Philippe Gildas quand Antoine de Caunes déconnait un peu trop : « Je suis la caution morale de l’émission, je suis obligé de m’insurger, mais dans le fond je suis d’accord avec toi, continue bonhomme ! »

Récemment, Didier Porte a été viré de France Inter, pour une obscure raison de gros mot proféré à l’antenne (il en a fait bien d’autres, et des pires). Stéphane Guillon aussi a été viré, ça m’embête un peu moins (Guillon est un humoriste plutôt doué, mais c’est un mercenaire, il critique le gouvernement comme il critiquerait n’importe qui si c’était la mode…). Inter a viré un de ses chroniqueurs les plus intéressants, les plus engagés, les plus francs. Un mec qui a su rester fidèle à ses principes, quand presque tous ses anciens collègues ont sombré dans les rouages du système. Porte continue de faire ses tournées dans toute la France et de se produire dans de petits cafés-théâtres à Paris où il fait salle comble. Il continue de militer, car c’est un homme de convictions, et même si je ne les partage pas entièrement, je respecte ça. Et il est un des derniers à critiquer intelligemment ce qui se passe, à remettre les choses en perspective, à étayer un peu ses propos.

Ça fait d’autant plus chier que la méthode sarkozyenne étant ce qu’elle est, cette affaire va défrayer la chronique une semaine ou deux, puis laisser la place à une autre connerie sans conséquence politique. Car la stratégie du Petit Timonier, c’est ça : pour tenir jusqu’en 2012, on avance semaine après semaine, petit scandale après petit scandale, écran de fumée après écran de fumée. L’affaire Porte/Guillon n’en est qu’un de plus qui permet de détourner l’attention des choses vraiment importantes. Gagner une semaine pour ne rien faire avancer par ailleurs, en toute discrétion. Guillon le sait, parce qu’il n’est pas idiot, mais il s’en fiche, parce que ce n’est pas un idéaliste. Porte le sait, et lui, par contre, ça doit sacrément l’emmerder.
Courage Didier, y a du monde avec toi !

26 juin 2010

Vœux de bonheur

Ce week-end, nous célébrions le mariage de Delphine et Hope*, et j'en ai profité pour leur offrir un petit film et un dessin en prime.
Le film en lui-même est moins drôle que son titre ne le laisse présager, mais il se laisse quand même regarder.
Tous mes vœux aux jeunes mariées, et merci pour cette chouette soirée.

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* Enfin, pas tout à fait. Pour des raisons que je ne m'explique toujours pas bien, il semble que la France ne reconnaisse pas le mariage entre gays. Mais comme on ne peut pas tous aller dans le Massachusetts pour assister à la cérémonie, elles ont eu la bonne idée de fêter ça par avance sur une péniche parisienne. Et comme eût pu dire un humoriste auvergnat : "Des lechbiennes chur une pénich, ch'est bijarre..." Ah, sacrés Auvergnats ! Enfin, tant qu'il n'y en a qu'un, ça va. Oui, je sors...

21 juin 2010

Tribute to... Daniel Pennac

En ce moment, je lis Daniel Pennac. Et mon principal regret est de ne pas avoir découvert cet auteur plus tôt.
Les tribulations de la famille Malaussène sont incroyablement addictives. J'ai enchaîné Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La Petite Marchande de prose, je viens d'enquiller tranquillement sur Monsieur Malaussène, et je ne peux que les conseiller à tous les fans de polars, de chroniques familiales, de comédies de mœurs, de littérature... à tous ceux qui savent lire en fait.

This is Persiaaaaa !

On s'attendait à une grosse bouse décérébrée du calibre du Choc des titans ou de L'Agence tous risques. Eh ben non : sans être le film de l'année, Prince of Persia est un film d'action tout à fait convenable, avec un scénario relativement cohérent et des personnages sympathiques.
J'en attribue la faute au réalisateur Mike Newell, à qui on devait déjà le quatrième film de Harry Potter (un des meilleurs) et Quatre mariages et un enterrement.

Et schtroumpf !


Les premières photos du futur film Les Schtroumpfs sont désormais visibles.
En avance, je peux d'ores et déjà vous donner la critique du film : "C'est de la schtroumpf !"
Ci-dessus, quelques designs que j'avais bricolés il fut un temps.

18 juin 2010

Deux-trois accrocs quand même...

Hier soir, après des années à le prédire, la B-Team* (nom de l'ancienne équipe de rôlistes nantais devenue membres fondateurs des piliers du pub du jeudi soir) est allée voir The A-Team au cinéma.

C'est globalement plutôt à chier (à part Looping, qui ne s'en sort pas trop mal). Les personnages sont débiles (au sens premier du terme : ils font n'importe quoi, les "plans" n'ont aucun sens), les situations aberrantes (on peut faire un looping avec un hélicoptère ?) et les motivations plus que floues (comment peut-on être "responsable" d'un truc qu'on n'a jamais possédé ?).
Et ils ont fait n'importe quoi avec Futé (une espèce de salopard plus musclé que Barracuda, tellement balaise qu'on se demande à quoi servent les trois autres).

Mais bon, c'est l'Agence tous risques, quoi ! Ta-tada-taaaa... ta-ta-taaaaa...

* B, au choix, c'est pour "bêta", "bourrin", "bœuf", "boulets", "baka"... plutôt des fins, quoi ! Avec, sur le dessin, de gauche à droite : Hervé, Nono, Sam et Marc !

13 juin 2010

Tribute to... Tremors



Oh putain que j'adore ces films ! Tremors, c'est LA série de films de monstres débiles qui vous attaquent par le sol et qu'il faut charcuter jusqu'au dernier, dans la bonne humeur.
Avec Burt Gummer (Michael Gross), le taré des flingues le plus fendard que je connaisse !

Elle est arrivée !

Après plus de six mois à l'appeler par son nom de code, "Mininous" a enfin un vrai prénom. Bienvenue à Coraline, qui n'a pas fini d'apprendre de ses taties et tontons du pub.

10 juin 2010

Tribute to... Terry Pratchett


Ok, là, je sais vraiment plus quoi poster, alors un petit hommage à Terry Pratchett, immortel auteur des Annales du Disque-Monde, qui ne va pas fort en ce moment.

09 juin 2010

F.A.C. 1


Après la prépa, j'ai été à la fac. C'était... plus cool. J'ai dessiné deux-trois bricoles à l'époque, notamment cette planche sur ma première semaine.

03 juin 2010

Tribute to... Andy Serkis

Aujourd'hui, je ne sais pas quoi poster (et puis j'ai du monde à la maison), alors je vous mets un vieux truc. Oui, c'est Gollum. Et non, ça n'a aucun lien avec rien du tout d'actuel, si ce n'est cette mauvaise nouvelle.