29 mai 2019

Geeks : fins de saison


C'est une période étrange pour les geeks de par le monde. Viennent coup sur coup de se clôturer trois séries phares de la dernière décennie, et quand on sait ce que la fin d'une seule série peut générer comme sentiment, trois, ça fait beaucoup. 
Dans la suite, j'essaie de ne pas spoiler, mais bon, j'essaie juste, hein, vous êtes prévenus !


Un dernier épisode à l'image des 278 précédents.


La première, c'est The Big Bang Theory
Personnellement, ça fait quelques années que je n'en ai plus grand-chose à foutre de TBBT, archétype de la sitcom coincée dans son concept qui n'a pas su évoluer alors que la geekosphère dont elle s'inspire a, elle, connu de multiples mutations. 

A ses débuts, on pouvait encore vaguement s'émouvoir de ces personnages de nerds qu'on aurait pourtant cru sortir d'un mauvais film des années 1980. Aujourd'hui, continuer à les voir aussi balourds, désagréables, et beaucoup trop souvent détestables, n'a plus grand-chose d'attendrissant.

Mais ça reste une série qui aura donné pendant douze ans une représentation forte de la communauté geek, un reliquat de l'époque où on pouvait encore parler de communauté en fait (et que je ne suis pas sûr de la regretter), et je ne peux m'empêcher de me dire que sa fin a une petite valeur de symbole. 


Une fin en demi-teinte, que cette image ne spoile absolument pas.

La deuxième, bien sûr, c'est Game of Thrones
Alors, cette dernière saison est-elle vraiment l'abomination, la synthèse de toutes les déjections possibles, le bilan de la vente de l'âme de G. R. R.  Martin à Satan ?

Personnellement je ne trouve pas. Il y a des choix que je n'aime pas, voire pas du tout (typiquement le traitement de la relation entre Brienne et Jaime), mais ça a été le cas dans toutes les saisons. Et le dernier épisode a réellement réussi à me surprendre, et pas par des accès de violence ou des batailles homériques, mais bien par des choix de scénario et l'écriture des personnages. 

Pour le coup, j'aime beaucoup la situation dans laquelle la série s'achève, douce-amère, pas vraiment une happy end ni vraiment une loose totale. Cette fin devait donner son sens à la série, en tranchant dans un sens ou dans l'autre (le jour ou la nuit, le feu ou la glace, etc.), elle choisit la voie du « mince espoir à entretenir », ça me semble tout à fait cohérent.


Nous sommes légion !
Quand on pense que ça représente sans doute même pas 10 % de l'univers Marvel comics.

La troisième, évidemment, c'est le Marvel Cinematic Universe.
Alors entendons-nous bien, le MCU n'est pas mort, plein de films sont encore prévus, mais il est évident qu'une énorme page vient de se tourner (format « quatrième de couverture »). Toutes les suites auront une odeur de spin-off, quels que soient les efforts mis en place, et il est très peu probable (quoique pas impossible) qu'un nouveau cycle arrive à la hauteur de celui des pierres d'infinité.

Alors qu'est-ce que j'ai pensé de Endgame ? Ben si j'oublie mon abominable envie d'uriner pendant la première moitié du film, je l'ai trouvé très bien, quoique en-dessous d'Infinity Wars (mais bon, v'là le niveau quoi !).

Les arcs narratifs sont conclus et bien conclus, plusieurs personnages trouvent une fin honorable, et la manière de revisiter les anciens films est plutôt maligne et bien amenée. Bien sûr on peut trouver de multiples choses à redire, mais dans l'ensemble c'est la digne fin d'une saga de dix ans qui a su fédérer un public large en lui offrant des divertissements de qualité, largement au-dessus de ce que Hollywood balançait jusque-là (revoyez n'importe quel Michael Bay, puis n'importe quel Marvel, vous allez sentir la différence !).

27 mai 2019

Petite larme de voxophile

Je me demandais quoi vous raconter aujourd'hui, et j'ai soudain appris le décès de Pierre Hatet.

Vous ne savez pas qui était Pierre Hatet, du coup vous avez du mal à vous sentir concernés ?

Alors voilà, déjà :

 

Et puis aussi...

 

Et puis bien sûr...

Je suis tristesse.

22 mai 2019

Quatre nuances de gris


Il y a quelque temps, nous avons profité d'un week-end tranquille pour nous pencher sur Gris, un jeu vidéo d'énigme extrêmement contemplatif, idéal pour ce genre de moments où on a juste envie de rester à la maison à écouter la pluie qui tombe dehors. 

Gris est techniquement un jeu de plateforme qu'on pourrait, en étant très généreux, considérer comme un metroidvania light, vu que l'héroïne peut revenir sur ses pas et utiliser de nouveaux pouvoirs pour aller dans des zones jusque-là interdites.

Mais globalement, Gris est surtout une expérience esthétique. Si vous aimez les aquarelles et la symbolique un peu fumeuse (personnellement je pense que le jeu parle d'un deuil, mais toutes les interprétations sont permises), vous allez vous régaler. Ce n'est jamais vraiment difficile, ça n'a pas le charme enfantin d'un jeu d'Amanita Design (Botanicula par exemple), mais c'est incontestablement très beau et au final plutôt agréable.

15 mai 2019

Et de quarante !


En vrai, on va fêter ça samedi avec plein de gens, et ça devrait être super. C'est un gros cap, 40 ! Ça fait un peu bizarre... mais ça va.

08 mai 2019

Soirée diapo

Il parait que Madère est surnommée « l'île aux fleurs ».


Franchement, on n'a pas compris pourquoi.

Non, plus sérieusement, Madère regorge de fleurs, il y en a partout, des indigènes comme des importées, l'île est incroyable de couleurs et de senteurs. Je vous ai fait un montage rapide et moche, là, parce que je manque de temps, mais c'est fabuleux (d'autant qu'on y était alors qu'ils préparaient la fête des Fleurs, qui avait lieu au moment de notre départ).


Mais Madère, c'est aussi une certaine idée de l'horizontalité, au sens où on la déteste. L'île est volcanique (d'origine, hein, y a pas un Etna en plein milieu), et grimpe de tous les côtés. Le peuple portugais, débarqué là au XIVe siècle, a dompté la terre à grands coups de terrasses et de canaux d'irrigation (les fameuses levada, dont tous vos amis de retour de Madère vous ont forcément parlé en long et en large). 

Et il faut le dire, c'est impressionnant. Chaque centimètre carré construit ou cultivé a été gagné à la sueur du front des habitants (et sans doute d'un bon paquet d'esclaves, soyons lucides), en portant terre et pierres à la main, vu que les animaux types chevaux ou ânes ne s'acclimatent pas bien au climat local.


Chez nous, on dirait que c'est une falaise abrupte, mais non, ici c'est juste normal. Notez l'impressionnante largeur de plage en contrebas. Oui, la route a été grattée sur la falaise, comme le reste. Celle-ci est d'ailleurs étonnamment large, plate et droite comparée aux autres voies goudronnées de l'île.


Globalement, la végétation est luxuriante sur toute l'île, mais il reste des coins arides, comme la pointe de São Lourenço, à l'extrême-est. Un coin tout pelé de falaise de basalte, tout aussi magnifique que le reste.

06 mai 2019

Retour de vacances

Madère : vue d'une zone quasi plate locale.

Et nous voilà de retour de nos vacances. On a vu beaucoup de fruits, de fleurs et d'oiseaux, et très peu de zones planes, mais je vous raconterai tout ça une autre fois.

Pour l'instant j'attaque une semaine au programme assez chargée, mon principal objectif est donc que vous ayez une planche d'ENN vendredi...

Bon début de semaine à tous.