19 juin 2019

La famille pipi en Belgique


Le week-end dernier, nous étions à Bruxelles, capitale de la Belgique (car oui, ce post s'adresse aux plus jeunes de mes lecteurs, parce qu'il faut viser large pour capter le public). 
La Belgique est un petit pays qui ressemble à la France, en plus plat et en plus poli (sauf dans sa partie nord, peuplée de Grütchiens hostiles). 

En Belgique, on mange surtout des frites et des gaufres, c'est dire si c'est le paradis.
En outre, un de leurs monuments nationaux, Manneken-Pis, est une fontaine en forme de petit garçon qui fait pipi. Et le pipi, c'est rigolo.

Mais (et là j'amorce la partie éducative de mon post, car ce blog n'est certainement pas de ceux qui se contentent d'empiler les blagues scatologiques) saviez-vous que cette statue n'est pas la seule de Bruxelles sur ce thème ? Et qu'en cherchant bien, vous trouverez au fin fond d'une venelle isolée son pendant féminin : Jeanneke-Pis ?



Encore plus fort : le peuple belge étant attaché autant à la parité qu'à l'humour, il existe, encore mieux planquée, une version animale, Zinneke-Pis ?



Décidément, ces Belges sont un peuple bien curieux. Mais Jules César lui-même ne disait-il pas que de tous les peuples de Gaule, ce sont les plus braves ?

17 juin 2019

En garde !


Lors des Geek Faëries, j'ai eu l'occasion de faire une session d'initiation à l'escrime artistique. Comme dans les films de pirates ou de cape et d'épée. C'était plutôt fun, même si je n'arrêtais pas de m'emmêler les bras.

Un des trucs les plus perturbants, ce fut quand même quand mon partenaire (j'ai du mal à parler « d'adversaire ») a lancé un coup d'estoc, et que je me suis instantanément vu (dans ma tête) préparer un contre mikiri. Mais je pense que tous ceux qui ont joué à Sekiro comprennent ce que je veux dire...

(Sinon, sachez que le contre mikiri est la première compétence que vous devez apprendre dans le jeu, puisqu'il vous permet d'interrompre les coups d'estoc en marchant sur la lame de l'adversaire... c'est sans doute, avec le « 360 de Zangief », le coup le plus satisfaisant à placer de toute l'histoire du jeu vidéo !)

Bref, même des semaines après avoir arrêté d'y jouer, les jeux From Software vous restent vissés au corps. 
Ah, et au passage :



From Software + George R. R. Martin = achat day one obligatoire en ce qui me concerne.

14 juin 2019

Au ciné en ce moment...

Un casting de dingue, avec Iggy Pop en zombie,
ce qui a dû faire beaucoup d'économies sur le budget maquillage.

The Dead Don't Die, Jim Jarmusch
On ne saurait mieux définir The Dead Don't Die : « film de zombies réalisé par Jim Jarmusch ». Si la filmographie du monsieur vous est familière (Dead Man, Ghost Dog, Broken Flowers, Coffee and Cigarettes...), vous connaissez déjà ce ton bizarre, décalé, drôle sans pour autant être de la comédie pure, sombre sans être de la tragédie, avec des acteurs à l'air blasé et atone genre Bill Murray. TDDD ne plaira pas à tout le monde, avec son côté un peu méta, mais il contient quelques grands moments et une atmosphère résolument différente des autres films du genre. Si tant est que ça existe.

 

Avec Ryan Reynolds dans le rôle de Pikachu. Oui. Deadpool joue Pikachu.
Et c'est bien.

Détective Pikachu, Rob Letterman
Comme tout le monde, au début j'ai cru à une blague. Mais suite à plusieurs critiques étonnamment positives, voire enthousiastes, j'ai voulu y jeter un œil, et force a été de me ranger à leur avis : ce film est mille fois meilleur qu'il n'avait besoin d'être. Les scénaristes, les acteurs, le réalisateur, les décorateurs et l'équipe des effets spéciaux se sont déchirés pour produire un vrai bon film, une parodie de film noir dans l'univers Pokémon qui tient vraiment la route, et ce n'est pas un mince exploit. Ça plaira aux gamins et à leurs parents (peut-être même davantage à ces derniers), pour peu que vous ne soyez pas complètement allergiques aux pikachus.

 

Y a Mothra, et même une référence aux jumelles du film d'origine !

Godzilla 2 – King of Monsters, Michael Dougherty
Le premier Godzilla (enfin, je me comprends... celui de Gareth Edwards sorti en 2014) m'avait laissé mi-figue mi-raisin, mais avec de beaux souvenirs de plans très impressionnants. Ce deuxième fera sûrement pareil : il y a de belles images, les designs de kaijus très respectueux des anciens films japonais sont plutôt classes, Mothra fait bien plaisir... mais à côté c'est con comme la pluie, et ça se prend beaucoup trop au sérieux par rapport à son scénario plutôt mal fichu. Et le jeu d'acteurs est très, très inégal, avec un Charles Dance (Tywin Lannister !) sous-exploité, une Millie Bobby Brown (Eleven !) très intense mais cliché, un Ken Watanabe qui peine, malgré toute sa prestance, à faire passer ses répliques, et tout le reste du casting en régime minimum.

 

Comme dans tous les films de Bong Joon-ho, il y a Song Kang-ho.
Et tous les films où joue Song Kang-ho sont instantanément meilleurs !

Parasite, Bong Joon-ho
C'est peu dire que j'adore Bong Joon-ho, réalisateur de Memories of Murder (qui a réinventé le polar), The Host (qui a réinventé le film de monstre), Mother (qui a... euh, que je n'ai pas vu, mais c'est sûrement très bien), Snowpiercer (qui fait super bien le taf) et Okja (qui a réinventé le film de sauvetage d'animal mignon enlevé par des méchants pour en faire du pâté). Il revient avec Parasite sur un de ses thèmes de prédilection : la lutte des classes. C'est magnifique, c'est brillant, c'est surprenant, c'est trop bien, je ne vous spoile rien parce que la découverte de l'intrigue fait beaucoup pour l'intérêt du film (dont on ne sait jamais trop dans quelle direction il va partir), mais allez-y, c'est le film du moment. 

 

Queen of the North ! On fire !!!

X-Men – Dark Phoenix, Simon Kinberg
La mort de Jean Grey est l'un des plus beaux, des plus mémorables sacrifices qui aient jamais été racontés en comics. A contrario, ce film supposé l'adapter est sans doute un des plus oubliables de toute la licence. Il est lent, lourd, les dialogues cliché s'étendent beaucoup trop longtemps, les scènes d'action sont plates (avec des pouvoirs hyper mal gérés, alors que la plupart des mutants présents pourraient régler le problème en cinq sec), je n'aime pas du tout ces versions de Diablo et du Fauve (je passe sur Cyclope parce que tout le monde s'en fout de Cyclope)... Auparavant, il y avait toujours au moins une scène qui sauvait les films de la licence (genre la scène de Vif-Argent, au hasard), là ce n'est même pas le cas. Bref, si c'est le dernier de la saga, c'est bien qu'ils arrêtent.

12 juin 2019

Ça, ça va !




Je viens (enfin) de finir Ça, de Stephen King, livre que tout le monde a lu sauf moi, même que c'était mon tout premier King en fait. Et c'était beaucoup moins effrayant que ce à quoi je m'attendais. 
C'est quand même sacrément bien écrit, avec deux époques, sept personnages principaux (sans compter les antagonistes) qui se croisent et se recroisent, c'est franchement un très, très bon livre. Je pense que beaucoup l'ont lu quand ils avaient environ l'âge des gamins, mais je postule qu'il est tout aussi intéressant de le lire quand on atteint celui des héros devenus adultes. On comprend alors les choses de manière bien différentes, et après tout c'est l'une des principales thématiques du livre (et de King en général) : l'enfance, le passage à l'âge adulte et ce qu'il implique de gain et de perte.

J'en ai profité pour voir le film sorti récemment, et autant je pense que c'est un film correct, autant il ne fait clairement qu'effleurer l'intérêt du livre qu'il prétend adapter.

Alors, Bill, comment te dire...? Tu te déguises en clown pour attirer les enfants,
pas pour les faire fuir au loin. C'est après que tu les effraies !

10 juin 2019

Geek Faëries 2019


Ce week-end, j'ai profité d'un de mes cadeaux d'anniversaire en allant déambuler aux Geek Faëries

J'ai beaucoup aimé. Sans être l'événement le plus exhaustif sur le sujet (mais quel festival peut se flatter de l'être ?), il est assez complet, on voit des cosplay magnifiques partout, il y a des conférences de YouTubeurs abordables (celle de l'Odieux Connard est un vrai poème !), j'ai fait un check avec Bob Lennon, le tout dans un décor vraiment classe : l'enceinte fraîche et ombragée du château de Selles-sur-Cher. 

C'était cool et j'espère bien y retourner l'an prochain !

Un nain. Il y en avait plusieurs, et je crois bien qu'ils affrontaient un golem
qu'on a croisé un peu plus loin.

Oui, y avait vraiment un cosplay de Solaire.
Et j'ai praise the sun avec lui.
C'était merveilleux.

Une elfe sylvaine et un orc uruk hai.
Bonjour Sylvaine. Bonjour M. Hai.
 

07 juin 2019

Tribute to... Arkéo Toys



Parmi les émissions qui surfent sur la nostalgie tout en restant diablement intelligentes, je place particulièrement haut dans mon classement l'excellente Arkéo Toys.
Le principe est simple : le présentateur Romain Cheval expose les origines d'une gamme de jouets des années 1980-1990, avec force détails et anecdotes sur le constructeur, le contexte et, bien sûr, le contenu des gammes elles-mêmes. Parfois, il parle aussi de parcs d'attraction français.

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi les figurines de MASK et de GI-Joe étaient de tailles différentes ? Pourquoi les Pog s'appelaient des Pog ? Quel jouet a tué le plus de personnes dans l'histoire humaine ? Qu'était devenu Mirapolis, le parc de Carlos ? 
Moi non plus, et j'avais tort. Mais Arkéo Toys a les réponses, et elles sont souvent beaucoup plus intéressantes que vous ne le pensez. 
On y apprend notamment que si les jouets de mon enfance (les eighties) étaient quasiment tous des gros trucs bourrins issus de séries télé (GI-Joe, MASK, Transformers, Les Maîtres de l'univers...), c'est pour des raisons politiques (et accessoirement, même si c'est assez notoire aujourd'hui, qu'ils ne sont pas issus des séries : ce sont les séries qui ont été créées pour servir de pub aux jouets !).

Bref, Arkéo Toys, c'est une excellente émission qui revient de loin après un long hiatus de plus d'un an. Je vous la conseille vigoureusement, c'est toujours fascinant de découvrir ce qui se cachait derrière nos passions d'enfants et de découvrir les mécanismes industriels, parfois limite, qui visent à transformer nos regards plein d'étoiles en espèces sonnantes.


Allez, en exemple : l'origine des Pog. C'est pas jojo, je vous préviens.

05 juin 2019

Prochain concert : temps au carré


Oyez, oyez, les concerts d'été de ma chorale auront lieu les 14 et 19 juin au temple Saint-Marcel, en plein Paris. Le thème de l'année : le temps (celui qu'il fait et celui qui passe). Avec du « classique », du plus « variété », du « chant du monde », bref un peu de tout.

N'hésitez pas si vous êtes dans le coin à ce moment-là.

03 juin 2019

Germinal mineur


Il y a quelque temps, nous avons postulé et obtenu une petite parcelle dans un jardin partagé près de chez nous. Après presque un mois de planning beaucoup trop chargé (ce qui explique l'écart avec les parcelles avoisinantes, dont certaines méritent déjà le qualificatif « luxuriantes »), nous avons finalement un peu de temps pour nous en occuper. 
Ce week-end, nous avons eu la joie de voir germer nos premiers radis (qui n'est vraiment pas un légume très compliqué à faire pousser), ça fait plaisir.

29 mai 2019

Geeks : fins de saison


C'est une période étrange pour les geeks de par le monde. Viennent coup sur coup de se clôturer trois séries phares de la dernière décennie, et quand on sait ce que la fin d'une seule série peut générer comme sentiment, trois, ça fait beaucoup. 
Dans la suite, j'essaie de ne pas spoiler, mais bon, j'essaie juste, hein, vous êtes prévenus !


Un dernier épisode à l'image des 278 précédents.


La première, c'est The Big Bang Theory
Personnellement, ça fait quelques années que je n'en ai plus grand-chose à foutre de TBBT, archétype de la sitcom coincée dans son concept qui n'a pas su évoluer alors que la geekosphère dont elle s'inspire a, elle, connu de multiples mutations. 

A ses débuts, on pouvait encore vaguement s'émouvoir de ces personnages de nerds qu'on aurait pourtant cru sortir d'un mauvais film des années 1980. Aujourd'hui, continuer à les voir aussi balourds, désagréables, et beaucoup trop souvent détestables, n'a plus grand-chose d'attendrissant.

Mais ça reste une série qui aura donné pendant douze ans une représentation forte de la communauté geek, un reliquat de l'époque où on pouvait encore parler de communauté en fait (et que je ne suis pas sûr de la regretter), et je ne peux m'empêcher de me dire que sa fin a une petite valeur de symbole. 


Une fin en demi-teinte, que cette image ne spoile absolument pas.

La deuxième, bien sûr, c'est Game of Thrones
Alors, cette dernière saison est-elle vraiment l'abomination, la synthèse de toutes les déjections possibles, le bilan de la vente de l'âme de G. R. R.  Martin à Satan ?

Personnellement je ne trouve pas. Il y a des choix que je n'aime pas, voire pas du tout (typiquement le traitement de la relation entre Brienne et Jaime), mais ça a été le cas dans toutes les saisons. Et le dernier épisode a réellement réussi à me surprendre, et pas par des accès de violence ou des batailles homériques, mais bien par des choix de scénario et l'écriture des personnages. 

Pour le coup, j'aime beaucoup la situation dans laquelle la série s'achève, douce-amère, pas vraiment une happy end ni vraiment une loose totale. Cette fin devait donner son sens à la série, en tranchant dans un sens ou dans l'autre (le jour ou la nuit, le feu ou la glace, etc.), elle choisit la voie du « mince espoir à entretenir », ça me semble tout à fait cohérent.


Nous sommes légion !
Quand on pense que ça représente sans doute même pas 10 % de l'univers Marvel comics.

La troisième, évidemment, c'est le Marvel Cinematic Universe.
Alors entendons-nous bien, le MCU n'est pas mort, plein de films sont encore prévus, mais il est évident qu'une énorme page vient de se tourner (format « quatrième de couverture »). Toutes les suites auront une odeur de spin-off, quels que soient les efforts mis en place, et il est très peu probable (quoique pas impossible) qu'un nouveau cycle arrive à la hauteur de celui des pierres d'infinité.

Alors qu'est-ce que j'ai pensé de Endgame ? Ben si j'oublie mon abominable envie d'uriner pendant la première moitié du film, je l'ai trouvé très bien, quoique en-dessous d'Infinity Wars (mais bon, v'là le niveau quoi !).

Les arcs narratifs sont conclus et bien conclus, plusieurs personnages trouvent une fin honorable, et la manière de revisiter les anciens films est plutôt maligne et bien amenée. Bien sûr on peut trouver de multiples choses à redire, mais dans l'ensemble c'est la digne fin d'une saga de dix ans qui a su fédérer un public large en lui offrant des divertissements de qualité, largement au-dessus de ce que Hollywood balançait jusque-là (revoyez n'importe quel Michael Bay, puis n'importe quel Marvel, vous allez sentir la différence !).

27 mai 2019

Petite larme de voxophile

Je me demandais quoi vous raconter aujourd'hui, et j'ai soudain appris le décès de Pierre Hatet.

Vous ne savez pas qui était Pierre Hatet, du coup vous avez du mal à vous sentir concernés ?

Alors voilà, déjà :

 

Et puis aussi...

 

Et puis bien sûr...

Je suis tristesse.

22 mai 2019

Quatre nuances de gris


Il y a quelque temps, nous avons profité d'un week-end tranquille pour nous pencher sur Gris, un jeu vidéo d'énigme extrêmement contemplatif, idéal pour ce genre de moments où on a juste envie de rester à la maison à écouter la pluie qui tombe dehors. 

Gris est techniquement un jeu de plateforme qu'on pourrait, en étant très généreux, considérer comme un metroidvania light, vu que l'héroïne peut revenir sur ses pas et utiliser de nouveaux pouvoirs pour aller dans des zones jusque-là interdites.

Mais globalement, Gris est surtout une expérience esthétique. Si vous aimez les aquarelles et la symbolique un peu fumeuse (personnellement je pense que le jeu parle d'un deuil, mais toutes les interprétations sont permises), vous allez vous régaler. Ce n'est jamais vraiment difficile, ça n'a pas le charme enfantin d'un jeu d'Amanita Design (Botanicula par exemple), mais c'est incontestablement très beau et au final plutôt agréable.

15 mai 2019

Et de quarante !


En vrai, on va fêter ça samedi avec plein de gens, et ça devrait être super. C'est un gros cap, 40 ! Ça fait un peu bizarre... mais ça va.

08 mai 2019

Soirée diapo

Il parait que Madère est surnommée « l'île aux fleurs ».


Franchement, on n'a pas compris pourquoi.

Non, plus sérieusement, Madère regorge de fleurs, il y en a partout, des indigènes comme des importées, l'île est incroyable de couleurs et de senteurs. Je vous ai fait un montage rapide et moche, là, parce que je manque de temps, mais c'est fabuleux (d'autant qu'on y était alors qu'ils préparaient la fête des Fleurs, qui avait lieu au moment de notre départ).


Mais Madère, c'est aussi une certaine idée de l'horizontalité, au sens où on la déteste. L'île est volcanique (d'origine, hein, y a pas un Etna en plein milieu), et grimpe de tous les côtés. Le peuple portugais, débarqué là au XIVe siècle, a dompté la terre à grands coups de terrasses et de canaux d'irrigation (les fameuses levada, dont tous vos amis de retour de Madère vous ont forcément parlé en long et en large). 

Et il faut le dire, c'est impressionnant. Chaque centimètre carré construit ou cultivé a été gagné à la sueur du front des habitants (et sans doute d'un bon paquet d'esclaves, soyons lucides), en portant terre et pierres à la main, vu que les animaux types chevaux ou ânes ne s'acclimatent pas bien au climat local.


Chez nous, on dirait que c'est une falaise abrupte, mais non, ici c'est juste normal. Notez l'impressionnante largeur de plage en contrebas. Oui, la route a été grattée sur la falaise, comme le reste. Celle-ci est d'ailleurs étonnamment large, plate et droite comparée aux autres voies goudronnées de l'île.


Globalement, la végétation est luxuriante sur toute l'île, mais il reste des coins arides, comme la pointe de São Lourenço, à l'extrême-est. Un coin tout pelé de falaise de basalte, tout aussi magnifique que le reste.

06 mai 2019

Retour de vacances

Madère : vue d'une zone quasi plate locale.

Et nous voilà de retour de nos vacances. On a vu beaucoup de fruits, de fleurs et d'oiseaux, et très peu de zones planes, mais je vous raconterai tout ça une autre fois.

Pour l'instant j'attaque une semaine au programme assez chargée, mon principal objectif est donc que vous ayez une planche d'ENN vendredi...

Bon début de semaine à tous.

29 avril 2019

Absence madérienne





J'ai fini Sekiro: Shadows Die Twice vendredi dernier, après une semaine en grande partie consacrée aux deux derniers boss. Je suis fier, heureux mais fatigué. Du coup je me prends une semaine de vacances, et je pars méditer sur la vanité des ambitions humaines dans une île paraît-il paradisiaque bien que portugaise, Madère.

Je reviens très vite, avec un programme assez chargé donc j'essaierai de maintenir le blog à flot mais c'est pas gagné...

Devant de tels spectacles, on ne peut s'empêcher de penser aux grandes questions de l'existence.
Pourquoi donner quatre phase à Isshin Ashina ? Pourquoi le Démon de la Haine ?
Comment certaines personnes ont-elles
pu finir Sekiro en trente heures alors qu'il m'en a fallu quatre-vingts ?

24 avril 2019

Agacement youtubesque

Dans la vraie vie, je suis secrétaire de rédaction et correcteur. Et je vais vous confier une règle essentielle de ce métier : on ne se relit jamais soi-même

Quand on écrit, on écrit. On ne passe pas son temps à se demander comment on orthographie tel ou tel mot, sinon on perd complètement le feu sacré. Donc quand on rédige un texte, un article, une note de blog, on fait des fautes. Mais comme on l'a écrit, on manque du recul nécessaire pour se relire efficacement (ou alors il faut attendre une semaine, le temps que ça retombe un peu, et on n'en a pas toujours le temps). C'est pourquoi, malgré tous mes efforts, il y aura toujours des fautes dans mes textes. C'est comme ça.

Et c'est pourquoi je n'en veux pas aux YouTubeurs (souvent bien plus talentueux que moi) qui se trompent dans les expressions, locutions, usages de certains mots qu'ils emploient. C'est normal, c'est humain, et du reste c'est beaucoup plus dur de s'exprimer correctement à l'oral, surtout quand on improvise (certains sont très bons, comme Usul, qui qu'on l'aime ou pas a une expression orale impressionnante, même en impro).

Ceci étant posé, j'y peux rien, c'est personnel, il y a des trucs qui me rendent dingue...



Tentacule, n.m.
J'écoute pas mal de podcasts de rôlistes, et je suis un grand passionné de céphalopodes (chacun ses goûts). Vous pensez donc à quel point ça me rend dingue d'entendre les gens dirent « une tentacule ». Tentacule est masculin, c'est sans doute bizarre mais c'est comme ça, alors prenez sur vous et choisissez correctement votre déterminant. En plus ça permet moult rimes rigolotes.



Dénoter/détoner/détonner
C'est d'autant plus triste qu'on sent que ceux qui emploient cette expression ont l'impression de parler un peu classe, de faire une jolie phrase. Seulement voilà, ces trois mots ne veulent pas du tout dire la même chose.
Dénoter, ça veut dire « signifier, vouloir dire ». « L'usage de cette expression dénote une méconnaissance de la langue française », par exemple. 
Si vous voulez dire que quelque chose jure dans le contexte, que ce n'est pas « dans le ton » (notez l'usage du mot « ton » !), alors ça ne dénote pas, ça détonne !
Et n'oubliez pas les deux n, parce que sinon, ça explose (détoner, comme détonation).



Goulot/goulet
Dans l'univers du jeu vidéo, que ce soit dans la stratégie (genre StarCraft) ou l'action (genre Overwatch), on a souvent des zones de resserrement, où les ennemis sont obligés de passer par un étroit passage, propice aux guet-apens et AOE en tout genre. Ce type d'endroit se nomme un « goulet d'étranglement ». Pas un goulot. Le goulot, c'est sur les bouteilles. Et ça fait un peu poivrot de se tromper.





 
Stephen/Steven
Là on touche à un truc encore plus délicat : la prononciation de l'anglais. 
C'est bien connu, la plupart des Français prononcent la langue de Shakespeare comme des vaches schtroumpfagnoles (et pour vivre avec une bilingue, je peux vous dire que moi-même, je foire régulièrement mon accent tonique). 
Et franchement, ce n'est pas bien grave, on s'y fait, on apprend vite à gérer ce franglais dégueulasse mais fonctionnel. 

Mais ce cas-là, je ne sais pas pourquoi, il m'énerve vraiment. Peut-être parce que je l'ai appris au collège, j'ai donc l'impression que tout le monde a dû l'apprendre aussi, ce n'est pas une exception mystérieuse seulement accessible après avoir passé trois ans en immersion dans le Sussex.

Les prénoms Stephen et Steven se prononcent strictement de la même manière : stiveunn (/sti.vœn/, si vous lisez la phonétique). Et pas stifeunn. Jamais stifeunn. 
Je sais, ça fait bizarre mais voilà, à l'oral, Stephen King et Steven Spielberg portent le même prénom. 




Malgré que
C'est une faute de syntaxe connue, battue et rebattue, mais on l'entend encore énormément et elle m'écorche le conduit à chaque fois. Après « malgré », on met un nom, pas une proposition. 
« Malgré » n'est pas une conjonction de subordination, c'est une simple préposition. On dit « Bien que je me sois trompé » mais « Malgré le fait que je me suis trompé », ou, plus élégant (car utiliser « le fait que », c'est quand même un peu la facilité) : « malgré mon erreur ».

22 avril 2019

Grand jeu Kelkavignon !



Je vous ai déjà parlé de mon amie Kelka, chanteuse géniale au spectacle trop cool, qui a pourtant du mal à décoller.
Eh bien Kelka a décidé de frapper un grand coup et de prendre d'assaut le festival off d'Avignon. Ce n'est pas rien, et comme toute campagne ça demande un financement assez conséquent, elle a donc lancé un Proarti (comme un Ulule ou un KissKissBankBank, mais plus branché artiste).

C'est ici, vous pouvez donner ce que vous voulez, et pour l'occasion j'organise un petit jeu-concours tout bête : donnez quelques sous au Proarti, venez ici, sous ce commentaire, mettre un petit mot pour me prévenir, et je vous offre un dessin original (je vous fais confiance, j'irai pas vérifier) !
J'enverrai les dessins en haute déf, par mail (et vous avez le droit de choisir le thème). 
Le jeu durera tout le temps du Proarti, soit environ deux mois. Je mets une petite icône dans la colonne de droite, et je ferai des piqûres de rappel régulières.

Merci de votre attention, et à très vite !