Ex nihilo Neil

31 août 2026

Éclipse totale du cœur

 



En 1999, il y avait eu une éclipse totale en France, que j'avais ratée. J'étais resté dans le Sud-Ouest et avais observé la version partielle avec le masque à souder de mon père. C'était impressionnant, mais pas non plus incroyable. Cette année, les copains étaient motivés, alors on est parti de notre gîte béarnais pour une épopée jusqu'aux environs de Burgos, en Espagne. Des amis d'amis astronomes amateurs avaient repéré le spot idéal, et on a pu profiter de l'événement aux premières loges.



Tout ce qu'on raconte est vrai : c'est une expérience extraordinaire. La nuit en plein jour, la température qui dégringole, l'ambiance crépusculaire (qui ne peut pas ne pas me faire penser à Dark Souls 3, mais bon, ça c'est moi)... Après un été caniculaire, se retrouver devant un tel spectacle avec un groupe d'amis avait un petit parfum de fin du monde douce-amère... mais finalement le soleil est réapparu et la vie a pu reprendre.

26 août 2026

L'épisode 10, enfin !

 


Vous avez été sages cet été ? Vous êtes reposés, détendus ?

Eh bien on va essayer de se maintenir dans une bonne dynamique ; c'est pourquoi j'ai le plaisir de vous annoncer que commence dès vendredi la publication de l'épisode 10 d'Ex nihilo Neil.

Oui, le dernier c'était en 2022, ça m'a pris du temps, mais c'est parti, et j'ai de l'avance donc je vous garantis une certaine régularité : ce sera une planche tous les vendredis, et à vue de nez ça fera une quinzaine de pages en tout. Si vous voulez reprendre toute l'histoire du début, Bij l'a gracieusement publiée sur la Salle en Bas, n'hésitez pas à aller vous y rafraîchir la mémoire.

24 août 2026

Il en reste un peu, je vous les mets quand même ?

Bien sûr qu'il y a du rab. Allez, régalez-vous, voici le bouquet final de cet été des bestioles !


Un joli sphinx du pin, ou sphinx mauresque (Sphinx pinastri), dont j'ai
très envie de faire une peluche tellement il a l'air doux et duveteux...

Un bryophile du lichen (Nyctobrya muralis), confortablement lové sur la veste d'un pote
juste avant l'éclipse (oui, on reparlera de l'éclipse).

Un anthrax vrai (Anthrax anthrax), et si, ça s'appelle comme ça. C'est une 
grosse mouche charbonneuse (anthrax signifie charbon en grec) dont les larves parasitent
les abeilles. 

Le chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi), dont l'identification a été facilitée 
par le fait qu'il est ici sur une feuille de... peuplier. J'avais déjà posté des photos d'autres
espèces de chrysomèles, mais celle-ci est si grosse que j'ai cru à une sorte de grosse coccinelle. 

Probablement un mâle d'araignée concombre (Araniella cucurbitina), toute petite 
et assez adorable avec ses poils aux pattes. Notez que là elle vous montre son cul, hein...


Cette blatte des jardins d'espèce non identifiée n'a rien de spécial, mais
je la trouve tellement mignonne (ici sur le doigt de Camomille) que je ne résiste
pas à la publier ici. Regardez-moi cette bouille, on dirait celle dans Wall-e.

Une mouche des drains (Clogmia albipunctata), adorable diptère à laquelle la youtubeuse
Terrapodia a consacré une vidéo entière. Bon, la photo est pas ouf (prise sur un écran de
télévision, qui plus est), mais Bij m'a assuré qu'on en avait plein à la maison. 
Bizarrement ça n'avait pas l'air de l'enchanter.

La terrifiante scutigère véloce (Scutigera coleoptara) qui hantait les nuits de notre gîte.
Nous en reparlerons, promis. Ça va avec l'éclipse.

Une écaille chinée (Euplagia quadripunctaria), gros papillon de nuit facilement
diurne, qui arborent de belles couleurs rouge orangé en vol (mais c'est dur de vous 
montrer). On a essayé de le filmer au ralenti, à la Max Bird, mais on n'est pas Max Bird.

Et pour finir un grand sphinx de la vigne (Deilephila elpinor), énorme machin venu
se poser sur le crépi de notre gîte, un poil trop haut, ce qui explique le flou dû au zoom
(et encore j'étais monté sur une chaise). Mais matez le truc, quoi. Et ces couleurs moirées...

Et voilà, l'été des bestioles c'est fini, et les vacances aussi. Mercredi, on rattaque le blog normal, avec une petite surprise car je sais que vous avez été sages.

21 août 2026

Bombyx de rêve

 



Un bombyx du chêne (Lasiocampa quercus), gros papillon de nuit qu'on voit souvent en plein jour (oui, bon, qu'est-ce que vous voulez...). J'avais plein d'autres bestioles à vous proposer, mais après une semaine à discuter de Hollow Knight avec un ado, je ne sais pas pourquoi, celui-ci m'a rappelé un certain PNJ.


 

19 août 2026

Viens là que j'te staphyle !

 

Tiens ? Mais qui c'est qui se promène comme ça au bord du gave de Pau ?

Mais oui, c'est lui, notre ami le staphylin rouge et noir (Paederus littoralis).
Bien plus petit et discret que son grand cousin le staphylin odorant (vu ici), 
mais pas moins féroce et urticant si on l'embête trop...

« Coucou, j'vais te pincer le cul ! », semble susurrer ce petit coquin à cette femelle
croisée sur la berge. Ah là là, magie de la nature...


17 août 2026

Chaaaaud machao...

 

 

Une incroyable photo de chenille de machaon (Papilio machao, dont vous aviez l'adulte ici), prise avec un objectif macro par Licorne Rationnelle, amie, lectrice très occasionnelle et photographe de talent. Je n'ajoute rien, le cliché parle de lui-même.

Mais décidément, l'idée de proposer un concours de photos de bestioles sur le blog commence à avoir du sens... 

14 août 2026

Pokémon rouge et bleu

Par une incroyable coïncidence, nous avons pu observer en trois jours d'intervalle deux criquets  complémentaires...


Le premier, ce fut l'œdipode stridulante (Psophus stridulus), un gros criquet qui n'a rien d'intriguant comme ça en dehors de sa taille assez conséquente, jusqu'à ce qu'il s'envole et qu'on découvre ses ailes rouge vif. Bien sûr, impossible de le photographier en vol, donc il va falloir que vous me croyiez sur parole...


... et trois jours plus tard, à quatre cents kilomètres de là (et au passage, croyez bien qu'on les a senties passer ces quatre cents bornes !), une œdipode aigue-marine (Sphingonotus caerulans), sa cousine des roches, dont les ailes sont... bleues. Et là encore, il va falloir me croire sur parole.

Bon, comme j'ai conscience que mes promesses de couleurs chatoyantes sont un peu mensongères, on a aussi vu ce magnifique phanéroptère porte-faux (Phaneroptera falcata) (ou peut-être un phanéroptère commun, Phaneroptera nana... pas évident), une jolie sauterelle bien verte.


 

12 août 2026

L'inconstance des coléoptères

 

Un superbe mylabre inconstant (Mylabris variabilis), observé lors de notre nuit à la belle étoile de début août. 

Ce coléoptère coloré, très courant dans le pourtour méditerranéen, semble entretenir une relation toute particulière avec les jeunes adolescents de mon entourage : c'est mon neveu qui a repéré celui-ci de ses yeux d'aigle myope, tandis que le précédent qui avait été montré sur ce blog avait été photographié par le fils de Wookie of the Year il y a trois ans. Énième point commun entre ces deux jeunes gens que je ne désespère pas de se faire rencontrer un jour pour qu'ils fondent le nouveau Id Software et révolutionne l'industrie du jeu vidéo. 

10 août 2026

Si jolie Sissi

 

En arrosant ses plantes, Bij est tombée sur cette adorable sauterelle qui avait trouvé refuge dans sa plante araignée. C'est vraisemblablement une juvénile, et j'ai un peu la flemme de l'identifier (les orthoptères y en a des palanquées), alors on l'a baptisée Sissi. La dernière fois qu'on a vérifié elle n'était plus là, on imagine qu'elle a fait sa dernière mue et qu'elle a bondi par la fenêtre pour vivre sa vie de sauterelle. 

Vu l'évolution du climat, profitons des sauterelles tant qu'elles sont mignonnes et pas encore regroupées en nuages qui dévorent tout sur leur passage... 

07 août 2026

Punaise trop chou !

 

Une adorable petite punaise des choux (Eurymedia ventralis) que nous a envoyée Camomille après qu'elle lui a « tourné autour du cou et de la tête ». 

À ne pas confondre avec Eurymedia ornata, la punaise rouge du chou, qui lui ressemble tellement qu'on est dans le registre du jeu des deux différences pour les distinguer. Les punaises (ou hémiptères, pour être plus correct) c'est vraiment l'ordre d'insectes le plus sous-estimé : elles sont souvent très jolies, avec leurs belles couleurs et leurs motifs originaux, dommage qu'on ait tendance à les limiter aux punaises vertes malodorantes...

05 août 2026

Mais que font ces odieux zodions ?

 

 

Bij a repéré ces deux zodions en pleins ébats alors qu'elle suivait un séminaire dans les Alpes. On pourrait croire qu'il s'agit d'une sorte de petite guêpe biscornue, mais le zodion est en fait un diptère, comme l'indique clairement ses gros yeux globuleux de mouche et ses balanciers, qu'on devine sur la photo.

Notez que la suite sera moins reluisante, puisque les larves de zodion grandissent généralement à l'intérieur d'autres insectes, notamment les abeilles domestiques, ce qui ne leur fait sans doute pas que du bien. 

03 août 2026

Ne pas finir à l'asile...

 

Regardez-moi cette saleté ! C'est une mouche prédatrice, probablement un asile hérissé (Dysmachus trigonus), qui attend patiemment sur une rampe d'escalier qu'un innocent passe la main dessus. 

Bon, non, en vrai elle prenait juste le soleil. Ce gros (elle faisait bien 2,5 cm de long, pour une mouche c'est quand même respectable) diptère est un prédateur qui attaque d'autres insectes en vol à l'aide de son rostre particulièrement résistant. Le reste du repas se passe un peu comme à la fin de La Mouche. Vous avez vu La Mouche ? On y apprend plein de trucs sur la vie des insectes.

Notez sa petite moustache, qu'on appelle (et ce n'est pas une blague) un mystax. Vous savez, les entomologistes, vous n'êtes pas obligé d'inventer des noms pour faire scientifique, hein...