Ex nihilo Neil

01 juillet 2026

La Ligue des Danois extraordinaires


  

Notre petite virée fut aussi l'occasion de se recueillir sur les grandes figures qui ont fait rayonner la culture danoise.

Le premier Danois auquel on pense, c'est bien sûr Hans Christian Andersen
l'auteur de contes immortels comme La Petite Sirène (pas celle de Disney, dans le conte elle meurt),
La Reine des neiges (pas celle de Disney, dans le conte c'est une connasse), 
La Petite Fille aux allumettes (pas celle qui met le feu aux maisons, même si franchement
elle aurait mieux fait), Le Vilain Petit Canard, etc. Un homme à l'histoire étonnante (je vous 
conseille l'émission Au bout du conte qui lui est consacrée), qui mérite bien sa statue.

Près de l'université de Copenhague (premier employeur de la ville, comme quoi le Danemark
a un bon sens des priorités), vous trouverez le buste de Niels Bohr
un des pères de la mécanique quantique, acteur d'une célèbre anecdote totalement fausse 
(racontée ici par e-Penser) et interlocuteur d'Albert Einstein lors de cet échange historique :
— Dieu ne joue pas aux dés.
— Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire ?


Près de l'observatoire qui porte son nom, la statue de Tycho Brahe, grand observateur
des étoiles et de leurs mouvements, à qui on doit notamment tout un système
d'épicycles décrivant les déplacements de Mars. Un système fondamentalement faux puisque
reposant sur une base géocentrique, mais extrêmement précis et fonctionnel en termes
de description.

Et enfin, dans le jardin de la bibliothèque nous attend la statue de Søren Kierkegaard, 
philosophe dont l'œuvre parlera à chacun, bien sûr, car qui n'a pas frémi 
à la lecture de La Dialectique de la communication, ou du Concept de l'ironie
constamment rapporté à Socrate
? Non, je déconne, évidemment je n'ai jamais lu 
Kierkegaard, mais j'ai découvert que son nom veut dire « cimetière » 
(littéralement « jardin de l'église »), et c'est rigolo. Un peu.