Ex nihilo Neil

31 juillet 2026

Oh mamoiselle !*

 

Je l'avais déjà dit, les demoiselles, c'est très dur à prendre en photo car l'appareil n'arrive pas bien à faire le point sur l'animal, et même quand il y arrive l'abdomen est tellement long qu'il y a forcément un bout qui sort de la profondeur de champ. Du coup celle-ci fait ce qu'elle peut, malgré nos nombreuses tentatives. 

Il s'agit probablement d'une pennipatte bleuâtre (Platyctemis pennipes), un nom quand même bizarre pour un aussi bel animal.  

* Oui j'ai déjà utilisé ce titre, mais c'est pas facile aussi. 

29 juillet 2026

Les films de l'été

Petite pause dans les insectes pour vous parler des nombreux films vus jusqu'ici, parce qu'il y a du vraiment bon et ce serait dommage de les rater...


 Toy Story 5, Andrew Stanton, 2026

On commence avec une valeur sûre. Alors oui, Pixar n'est pas en super forme ces dernières années, le studio est globalement plutôt sur la pente descendante, et il était peu probable qu'une quatrième suite à son premier grand succès soit un chef-d'œuvre. Et pourtant, Toy Story 5 n'est vraiment pas une catastrophe : il y a une thématique moderne et intelligemment traitée (les jouets numériques et les réseaux sociaux, sans diabolisation outrancière), des personnages toujours cool (on revient enfin un peu sur Jesse, qui a une des histoires les plus tristes de la licence) et pour une fois on suit un peu plus un humain, en l'occurrence l'adorable Bonnie. Alors d'accord, ce n'est pas Wall-e, mais ça reste un très bon film tout à fait indiqué pour l'été.


 

Jim Queen, Nicolas Athané 
et Marco Nguyen, 2026

Celui-là je ne l'avais pas vu venir, tant je ne suis pas du tout les travaux du studio Bobbypills (qui a notamment fait Les Cassos, qui a toute mon estime mais qui n'est pas trop mon délire). Quelle erreur ! Jim Queen, c'est une plongée délirante dans l'underground gay parisien, à la découverte de ses différentes tribus (gym queens, bears, twinks, drags...), avec la puissance visuelle et l'humour d'un Bill Plympton qui aurait décidé de bouffer tout South Park. C'est violent, vulgaire, extrêmement peu subtil (pour public averti, hein !) mais vraiment hilarant, très bien écrit et joyeusement foutraque. Et en l'occurrence ça marche du feu de Dieu, le film a trouvé son public, et ça fait vraiment plaisir. Vous n'avez plus qu'à en faire partie.


 

Backrooms, Kane Parsons, 2026

« Si vous ne faites pas attention et que vous no-clippez dans la réalité, vous finirez dans les backrooms, un endroit infini où vous ne sentirez plus que la puanteur de la moquette et la couleur jaunâtre des néons sur environ six cent millions de kilomètres carrés de pièces vides segmentées de façon aléatoire dans lesquelles vous pouvez vous retrouver piégé. Dieu vous protège si vous entendez quelque chose errer dans les environs, car ça vous a certainement entendu aussi. » Si vous êtes jeune, vous connaissez forcément ce texte et l'étrange photo de salle vide qui l'accompagne, et vous avez déjà vu le film. Sinon, allez le voir, parce que c'est vraiment excellent, et qu'il mérite le succès qu'il est en train de se forger au côté d'Obsession. Le renouveau du film d'horreur est là, et c'est génial.


 

Masters of the Universe, Travis Knight, 2026

J'avais annoncé, j'y croyais, j'y croyais même très fort, mais je me suis planté. Cette adaptation des Maîtres de l'univers (Musclor !) par le réalisateur de Bumblebee est un échec complet, malgré son casting, malgré ses effets impeccables. Entre volonté de rendre un réel hommage au lore (oui, ça peut sembler bizarre comme idée quand on connaît le lore de Musclor, mais que voulez-vous) et celle de faire des blagues toutes les deux minutes pour montrer qu'on ne se prend pas au sérieux, le film n'arrive à aucun moment à trouver un équilibre, perpétuellement le cul entre deux chaises. Rien ne représente mieux cet échec que le traitement du personnage de Skeletor : pendant tout le film, je me suis demandé ce que l'acteur essayait de faire en campant un grand méchant génocidaire faisant des blagues de quatrième mur nulles... puis j'ai réalisé que l'acteur en question était Jared Leto, et j'ai compris que personne n'a jamais cru dans ce projet. Un échec donc, même pas aussi bon nanar que pouvait l'être la version de 1987 avec Dolph Lundgren.


 

Kill Bill - The Whole Bloody Affair
Quentin Tarantino, 2026 (2003 ?)

Tarantino a sorti une version de Kill Bill réunissant les deux chapitres, pour quatre heures de bonheur cinéphile avec quelques scènes en plus et des petits éléments en moins. Honnêtement, je n'ai trouvé le résultat ni plus ni moins génial que dans mon souvenir, ce qui le place quand même très très haut dans mon palmarès. Kill Bill était et reste un chef-d'œuvre, au point que j'ai supporté ces quatre heures dans une salle surchauffée malgré mon traumatisme de la canicule récente. 


 

Minions & Monsters, Pierre Coffin, 2026

La canicule nous a tous poussés à commettre des erreurs. Après Jim Queen, il faisait encore chaud, alors j'ai enchaîné avec la première séance que j'ai trouvée, et c'était Les Minions. Et si je reconnais aux gars des studios Illumination un vrai talent pour l'animation, pour ce qui est de la portée et de l'intérêt de leurs films il va encore falloir bosser un peu. Parce que là, c'est davantage un film que ne l'était Super Mario Galaxy, mais pas beaucoup plus, hein... Au début il y a plein de références au vieil Hollywood et à Lovecraft, donc ça part pas trop mal, mais ça s'épuise très vite et on finit par s'ennuyer ferme. Quand je vois la qualité de l'animation et le casting de malade mental (Jesse Eisenberg, Christoph Waltz, Jeff Bridges...), j'ai quand même un gros sentiment de confiture donnée aux cochons.


The Odyssey, Christopher Nolan, 2026

Je n'attendais rien de L'Odyssée de Nolan, et je ne serai sans doute même pas allé le voir si ma nièce n'avait pas insisté. Et d'ailleurs on a bien failli ne pas y arriver : les séances étaient complètes, ça a déjà été une épopée en soi pour réussir à s'installer dans une salle. Mais ça aurait été dommage de rater ce qui est sans doute le meilleur film de Christopher Nolan ! Sans rire, j'ai trouvé ça incroyable : non seulement il adapte très fidèlement l'œuvre, mais il apporte un vrai regard, une vraie idée, un vrai message derrière. Je m'attendais à de longues scènes contemplatives, mais non, le film avance bon train pendant ses trois heures que je n'ai pas vues passer, il met en valeur son casting trois étoiles sans en faire des caisses (à part peut-être pour Robert Pattinson dont le personnage est un peu agaçant), la bande son est tout bonnement incroyable, et on est sortis de là complètement euphoriques, au point qu'on a saoulé tout le reste de la famille pendant le repas qui a suivi... Pour l'instant c'est peut-être bien mon film de l'année, en tout cas de l'été. Et pourtant la concurrence est là.

27 juillet 2026

Papillons de la Vanoise

C'est la gloire : deux jeunes lecteurs (bon, ok, des enfants de lecteurs) m'ont envoyé deux splendides photos de papillon prises dans le parc national de la Vanoise. 

Un sublime machaon (Papilio machaon)...

... et un magnifique apollon (Parnassius apollo). Notez qu'il s'agit de deux
des plus grands papillons observables en France, puisqu'ils peuvent atteindre
9 cm d'envergure !

 Merci aux enfants de Camomille et Jeunathe pour ces superbes photos.

24 juillet 2026

Film d'horreur pour orthoptères

 

C'est lors d'une innocente promenade à Tours que nous sommes tombés sur un étrange insecte bicolore qui volait bizarrement. En nous approchant pour mieux l'observer, nous avons compris qu'il s'agissait en fait d'une guêpe transportant une sauterelle.

Si vous portez les lunettes rose des naïfs fans de naturopathie, vous imaginez peut-être qu'il s'agit d'une attendrissante scène d'accouplement interespèce, mais désolé, c'est en fait à une scène de film d'horreur que vous assistez.  


La guêpe en question, en l'occurrence une isodonte mexicaine (Isodontia mexicana), est en fait en train de ramener cette pauvre sauterelle verte dans son nid. Là, elle va bien la tasser avec un peu d'herbe, pondre dedans, boucher le trou, puis s'en aller avec le sentiment du devoir accompli.


Les larves se nourriront de l'orthoptère avant de devenir nymphes, puis de s'envoler à leur tour. Détail amusant : dans mon petit manuel d'observation, cette guêpe est littéralement décrite comme chassant les sauterelles, c'est presque la seule info qu'ils donnent dessus. Ça laissait peu de doute pour l'identification.


 The end. Bye bye grasshopper.

22 juillet 2026

Mirifique miride sur fond viridien


Un miride strié du chêne (Rhabdomiris striatellus), petite punaise aux jolies couleurs. On en avait déjà croisé un à Amsterdam, vous ne serez pas surpris d'apprendre que celui-ci fut vu à Copenhague, on reste dans le Nord.

Notez qu'il n'est vraiment pas gros, vu qu'il se balade présentement sur mon t-shirt, dont on voit quand même sacrément bien la trame à ce niveau de zoom. Ce n'est pas un insecte particulièrement rare, mais je trouvais le contraste de couleur amusant. 

20 juillet 2026

Dec-tic-tic-tic


Une très belle dectique verrucivore (Decticus verrucivorus), grosse sauterelle que Bij a surprise dans les Alpes. Notez qu'il s'agit d'un mâle, comme l'indique l'absence d'ovipositeur sur le cul au bout de l'abdomen.

Si vous trouvez son nom bizarre, sachez qu'en anglais c'est wart-biter, ce qui veut dire rigoureusement la même chose : mangeuse de verrue. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il fut apparemment un temps où on utilisait cet orthoptère pour lui faire, littéralement, mordre les verrues. Ainsi le petit dépôt de sucs gastriques de l'animal « brûlait » la verrue, sans doute au moins aussi efficacement que l'imposition des mains d'un rebouteux. 

17 juillet 2026

Elle est drôlement poilue cette abeille, non ?


Une anthophore à pattes plumeuses (Anthophora plumipes), qui a été assez difficile à photographier en plein cœur du Jardin botanique de Copenhague. Il y en avait plein mais elles bougeaient très vite et étaient très occupées à butiner d'une fleur à l'autre pour se gorger de nectar et de pollen.

Il s'agit d'une abeille solitaire toute mignonne, qu'on trouve un peu partout en Europe et dont j'ai trop envie de serrer très fort une peluche à son image. 

15 juillet 2026

Papillon raciste

 

Et on commence cet été des bestioles 2026 avec ce joli moiré blanc-fascié (Erebia ligea), qu'on appelle aussi le grand nègre hongrois, et du coup c'est compliqué de choisir un nom préféré parce que ça revient quand même à choisir entre blanc fasci(ste)é et grand nègre... Bref, on va dire que c'était une autre époque, hein. 

Vous le croiserez en montagne, et j'en profite pour signaler que les photos de cet été seront de Bij ou de moi (mon nouveau téléphone étant bien meilleur appareil photo que son prédécesseur). 

13 juillet 2026

Été sur les routes

 

C'est l'été (si vous n'aviez pas remarqué), et même si on ne part pas tout de suite, on va mettre le blog en pause estivale. 

Cette année nous avons pas mal de trajets prévus, entre les fêtes de famille aux quatre coins du pays et le projet très cool d'aller voir l'éclipse totale du 12 août dans le nord de l'Espagne. Je croise les doigts pour qu'il fasse moins chaud (comme ça semble prévu à partir de la mi-juillet), mais j'ai du mal à y croire.

En attendant la rentrée, je déclare le retour de L'Été des bestioles à partir de mercredi : trois fois par semaine, vous découvrirez ici un insecte (ou un arachnide, qui sait ?) photographié par nos soins, avec une petite anecdote le concernant. J'espère que ça vous plaira et que ça égaiera cette saison infernale. Ah, et si vous êtes bien sages, je vous prépare une surprise cool pour la rentrée.

D'ici-là, hydratez-vous, restez à l'ombre, commencez à vous intéresser aux programmes électoraux afin de bien réaliser qu'il n'y en a qu'un qui tient debout, prenez soin de vos proches et essayez de vous reposer un peu, parce que l'année qui vient va être intense.  

10 juillet 2026

Peinture sèche

 

En 3748e position dans la liste des trucs chiants dus à la canicule perpétuelle, je mets le fait que je ne peux pas commencer à peindre ma petite armée Warhammer que je suis en train de monter patiemment. C'est pas grave, je ferai ça plus tard, mais bon... merci le capitalisme (oui, je suis conscient de l'ironie)

Elle grandit gentiment. Avec Ultramarines et Tyranides, 
parce que je me suis dit que j'allais commencer par la base.

 

08 juillet 2026

Premiers films des vacances

J'ai pas mal de films qui m'intéressent cet été, alors on va commencer à parler de ceux que j'ai vus récemment. Y a du bon, du moins bon, du décevant, bref c'est le cinéma quoi.


 Obsession, Curry Barker, 2026

On commence par ce qui est sans problème le meilleur film que j'ai vu ces dernières semaines, et le meilleur film d'horreur depuis des années. Obsession part d'un postulat très classique, le « vœu qui tourne mal », mais réussit à brasser tout un tas de thématiques très modernes sur le patriarcat, l'emprise, les concepts d'incel et de nice guy, le tout en mettant tous les potards du trouillomètre sur 11. C'est flippant, c'est parfois aussi hyper drôle, mais c'est quand même surtout flippant, et on en sort pas tout à fait indemne (surtout quand on rentre à la maison et qu'on retrouve sa moitié, totalement inconsciente de la folie qu'on vient de traverser, et chez qui on se met à guetter le moindre symptôme de folie). 


 

 Disclosure Day, Steven Spielberg, 2026

Un nouveau Spielberg, c'est toujours un peu la fête, surtout quand il revient à ses premières amours, les extraterrestres. Mais là... Pour une fois, je me retrouve entièrement dans la critique vite fait du Joueur du grenier : ce film n'a aucun sens en 2026. Il prétend parler de la vérité, de la difficulté à faire passer un vrai message au monde, de la nécessité de garder un esprit ouvert... et au final il dégage juste, au mieux, un sentiment de naïveté confinant au délire. Le scénario est inepte, les personnages font n'importe quoi et les effets spéciaux sont franchement limites, mais le vrai problème c'est le message final : il y a trente ans, à l'époque de X-Files, quand on se faisait gentiment frissonner en se disant que le gouvernement ne nous dit pas tout, ça aurait déjà été un peu daté. Mais aujourd'hui, à l'époque de la post-vérité, de Trump et de l'IA, il est complètement absurde que le duo Steven Spielberg et David Koepp (pourtant excellent scénariste de plein de films cultes) nous propose un truc pareil. Ce film est une anomalie inexplicable. Et en plus on s'y fait bien chier.


 

 Supergirl, Craig Gillespie, 2026

J'attendais beaucoup de cette suite du Superman de James Gunn, que j'avais bien aimé, et auquel il devait venir faire contrepoint. Alors que Clark Kent est positif et croit en l'Humanité, car il a grandi dans une famille aimante au sein d'une bonne vieille ferme du Kansas, sa cousine Kara a vu les conséquences de la destruction de Krypton : elle a vu sa civilisation s'étioler, sa mère mourir et son père l'expédier dans l'espace. D'où un personnage plus intransigeant, plus punk... au début. Car le film commence bien, avec une Supergirl perpétuellement bourrée qui essaie de rabrouer une gamine en quête de vengeance... mais très vite ça part sur des rails bien connus et pas très intéressants, qui ressemblent quand même beaucoup à du sous-Gardiens de la galaxie (de James Gunn !). Avec en plus des scènes avec Lobo qui ont vraiment l'air d'avoir été tournées ailleurs et ajoutées à l'agrafeuse, sans qu'elles n'apportent rien au film. Le tout finit sur un vrai sentiment de gâchis, et c'est bien triste parce que je l'ai vu avec ma nièce à qui j'espérais montrer un film cool et une super-héroïne fun. C'est raté.


 Le Cuirassé Potemkine, Sergueï Eisensein, 1926

Je me suis retrouvé dans une séance spéciale qui repassait Le Cuirassé Potemkine, film culte, muet et russe de 1926, et c'était en pleine canicule ; il n'est pas impossible que j'ai un peu piqué du nez. Mais j'ai quand même saisi l'idée générale, et compris pourquoi ce film est une date essentielle du septième art : les moyens déployés sont démentiels, ça tourne sur l'eau, avec des centaines de figurants, il n'y a pas de personnage principal puisque le but est de mettre en avant la Révolution qui s'allume par le collectif, bref c'est ultra innovant. Et oui, c'est une œuvre de propagande, comme souvent les premières grandes œuvres du cinéma, mais pour un truc nettement plus sympathique que les nazis ou le Ku Klux Klan, alors on va pas râler. Et oui, il y a la scène de la poussette dans l'escalier d'Odessa, reprise dans nombre de films (dont Les Incorruptibles de De Palma), c'est culte et c'est pas pour rien.


 

Colony, Yeon Sang-ho, 1926

Si vous avez vu Dernier train pour Busan, vous connaissez déjà l'œuvre de Yeon Sang-ho. Et cette phrase pourrait conclure cette critique, en fait. Dernier train... est et semble appelé à rester son meilleur film. Il réinventait brillamment le film de zombis en le combinant avec un huis-clos malin, des personnages bien développés et une mise en scène brillante. Colony, c'est tout le contraire : le gimmick des zombis qui évoluent et communiquent pourrait être intéressant mais est traité n'importe comment, les personnages sont des clichés sur pattes qui font n'importe quoi et la mise en scène se contredit tous les deux plans. C'est un échec total qui présente toutefois l'avantage de se jouer dans des salles climatisées. Tant mieux parce qu'il ne vous fera pas frissonner de peur.

06 juillet 2026

Saint-Soixante-sept

 

Aujourd'hui nous sommes le 6 juillet, l'occasion idéale pour réveiller vos enfants avec un bon gros « SIX-SEVEN !!! » gueulé bien fort dans leur chambre à coucher alors qu'ils rêvent d'une grasse matinée.

Personnellement, je n'ai aucun grief envers cette mode qui n'est que l'énième moyen choisi par les jeunes pour se singulariser et tourner leurs aînés en bourrique. Chaque génération a le sien, celui-là n'est ni plus con, ni plus malin qu'un autre. J'ajoute que si vraiment ça vous saoule, il y a un moyen très simple de les faire arrêter : adoptez vous-même la mode. Balancez-leur du « six-seven » toutes les trois phrases, en ayant l'air d'aimer ça, vous allez voir, ça les calme très vite.

J'ajoute une petite anecdote personnelle : nous étions en Suisse il y a quelques semaines, au moment où, coïncidence totale, Guillaume Meurice dédicaçait sa nouvelle BD juste à côté*. Nous sommes donc allés faire la queue (de taille modérée, tant Meurice et ses blagues anticapitalistes trouvent assez peu d'écho dans la Confédération), et quand il a vu ma plus jeune nièce, l'humoriste a tenté vaguement de faire un six-seven pour tester s'il était en phase avec la jeunesse. Le geste fut immédiatement repris avec grand enthousiasme par la jeune fille**. De nombreux rires furent échangés, et l'individu ne fit que confirmer qu'il m'était définitivement sympathique.

Allez, dernier paragraphe : qui saura identifier où a été prise la photo qui illustre ce post ?

* BD que je trouve assez naze, par ailleurs, comme toutes les BD produites par les humoristes de La Dernière, que j'adore pourtant... Désolé, mais en BD je suis exigeant.

** La même qui considérait que, je cite, « c'est les bébés qui disent quoicoubeh ! » 

03 juillet 2026

Personnage mystérieux (bis)

 

Allez, j'ai bien aimé cette idée de dessiner un personnage mystérieux. Saurez-vous reconnaître celui-ci ? 

01 juillet 2026

La Ligue des Danois extraordinaires


  

Notre petite virée fut aussi l'occasion de se recueillir sur les grandes figures qui ont fait rayonner la culture danoise.

Le premier Danois auquel on pense, c'est bien sûr Hans Christian Andersen
l'auteur de contes immortels comme La Petite Sirène (pas celle de Disney, dans le conte elle meurt),
La Reine des neiges (pas celle de Disney, dans le conte c'est une connasse), 
La Petite Fille aux allumettes (pas celle qui met le feu aux maisons, même si franchement
elle aurait mieux fait), Le Vilain Petit Canard, etc. Un homme à l'histoire étonnante (je vous 
conseille l'émission Au bout du conte qui lui est consacrée), qui mérite bien sa statue.

Près de l'université de Copenhague (premier employeur de la ville, comme quoi le Danemark
a un bon sens des priorités), vous trouverez le buste de Niels Bohr
un des pères de la mécanique quantique, acteur d'une célèbre anecdote totalement fausse 
(racontée ici par e-Penser) et interlocuteur d'Albert Einstein lors de cet échange historique :
— Dieu ne joue pas aux dés.
— Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire ?


Près de l'observatoire qui porte son nom, la statue de Tycho Brahe, grand observateur
des étoiles et de leurs mouvements, à qui on doit notamment tout un système
d'épicycles décrivant les déplacements de Mars. Un système fondamentalement faux puisque
reposant sur une base géocentrique, mais extrêmement précis et fonctionnel en termes
de description.

Et enfin, dans le jardin de la bibliothèque nous attend la statue de Søren Kierkegaard, 
philosophe dont l'œuvre parlera à chacun, bien sûr, car qui n'a pas frémi 
à la lecture de La Dialectique de la communication, ou du Concept de l'ironie
constamment rapporté à Socrate
? Non, je déconne, évidemment je n'ai jamais lu 
Kierkegaard, mais j'ai découvert que son nom veut dire « cimetière » 
(littéralement « jardin de l'église »), et c'est rigolo. Un peu.