Ex nihilo Neil

31 août 2018

La quête de l'escampette


Ces temps-ci, vous pouvez trouver en kiosque ce nouveau magazine, Escape Quest. En gros, ça se veut un cahier d'énigmes qui vous embarque dans une aventure « à la Indiana Jones », quelque part entre Unlock et un Livre dont vous êtes le héros. Le terme « escape » n'est là que pour évoquer les escape games qui ont fleuri un peu partout ces dernières années, et qui s'appellent comme ça même quand il ne s'agit absolument pas de s'échapper mais plutôt, par exemple, de résoudre une enquête.

Comme c'est le genre de choses qu'on aime bien, on a testé le premier numéro, A la recherche du trésor perdu.
Ce fut assez décevant. Visuellement, le pari est réussi, c'est un très bel objet, les pages intérieures et les énigmes sont classes, les illustrations signées Christophe Swal (bien connu des rôlistes puisqu'il a œuvré sur de nombreux bouquins de Warhammer, In Nomine Satanis / Magna Veritas, Polaris, COPS, Pathfinder...) sont magnifiques, les textes sont plutôt bien écrits (sans aller bien loin non plus, mais il y a clairement la volonté de poser une ambiance)...

Mais les énigmes ne sont pas à la hauteur. Soit trop faciles, soit incompréhensibles, leur mécanique vous sort quasi automatiquement de l'intrigue. 
Je précise que nous avons l'habitude des énigmes, on est des fervents pratiquants d'Unlock, Exit, d'escape games divers (on en a fait trois rien que pendant l'été), et on n'a rien contre l'idée de se faire avoir par un rébus un peu trop complexe, du moment qu'il est bien fichu. Mais là beaucoup de ces énigmes nous ont déstabilisés, et pas dans le bon sens du terme. 
Mal rédigées, mal expliquées, mal mises en place... Un exemple parmi d'autres : la règle du jeu, au début, vous demande explicitement de vous cantonner aux pages que l'énigme vous indique. « Ne tournez la page que si on vous l'indique clairement », nous dit l'introduction. Sauf que c'est faux, plusieurs énigmes imposent de tourner des pages sans que ce ne soit indiqué. Ce genre de petites fautes devient vite très agaçant dans ce type d'ouvrage, où tout doit être précis pour éviter les fausses conclusions.

 
Du très beau matériel avec de jolies illustrations signées Swal, des marque-pages
à utiliser en jeu, plein de bonnes idées... mais ça ne suffit pas.



Par ailleurs, et c'est peut-être le plus problématique, le livre est mal dosé. La narration est très touffue, avec de longs textes explicatifs qui décrivent ce que fait votre personnage entre deux énigmes, et ce n'est ni assez bien écrit pour captiver le lecteur, ni assez lié aux énigmes pour qu'on ait le sentiment d'intervenir vraiment dans l'histoire, finalement très linéaire. 

C'est d'autant plus accablant qu'au game design on trouve Kaedama, un collectif constitué d'Antoine Bauza (c'est juste le mec qui a conçu 7 Wonders !), Corentin Lebrat (Takenoko Chibis), Ludovic Maublanc (Mister Jack) et Théo Rivière (Sea of Clouds). Pas des perdreaux de l'année, donc... 

Bref, ce premier numéro fut pour nous assez fastidieux et décevant. L'idée reste bonne (elle continue même à me faire rêver), mais demande à être sacrément affinée pour aboutir à un résultat convenable. La revue s'annonçant trimestrielle, je vous donne rendez-vous en décembre pour voir ce que donnera le volume 2.

29 août 2018

Elémentaire, mon cher Whateley !

Comme souvent pendant mes vacances, j'ai profité de mon temps libre pour jouer à un jeu d'enquête type point & click. En l'occurrence, j'ai voulu tester Sherlock Holmes: The Awakened, un vieux jeu de 2008 signé Frogwares (traduit à l'époque en La Nuit des sacrifiés).

Si ce jeu a attiré mon attention, c'est parce qu'on y dirige Sherlock Holmes qui enquête sur un culte aux consonances bien connues.
L'intrigue générale et l'enquête sont plutôt sympas, avec des petits clins d’œil parfois bienvenus (aux Monty Pythons, à Hercule Poirot...), parfois pas du tout (Moriarty, supposé mort à ce moment-là, qui arrive comme une perruque dans la soupière). 

Ah oui, j'oubliais... c'est MOOOOOOOOOCHEEEU !!!

Mais les mécaniques ont vraiment beaucoup vieilli, les graphismes sont hideux et la caméra aux fraises (la vue à la première personne est catastrophique, mais comme la vue de dessus est tout simplement impraticable, je suis resté en mode FPS). Avec en outre une VF laborieuse (malgré la présence de Benoît Allemane en Sherlock, ce qui reste cool quoi qu'il arrive). Et c'était une version Remastered, je n'ose imaginer l'originale ! 

C'est dommage, mais ça reste une curiosité si vous êtes aussi fans d'Arthur Conan que de Howard Phillips.


27 août 2018

09 juillet 2018

Entrez dans la gorge (post tout public !)


Ce week-end, on a enfin eu l'occasion de se reposer un peu. Et de nous mettre à l'event du moment sur Don't Starve Together, event qui s'achève d'ailleurs aujourd'hui, il était donc temps : The Gorge.

Je ne reviens pas sur Don't Starve, jeu génial dont j'ai déjà parlé. Don't Starve Together, c'est pareil mais en multi, donc avec des potes (qui risquent de ne pas le rester longtemps s'ils continuent à oublier de couper du bois et à chasser le koaléphant). Et The Gorge, c'est une version qui reprend le gameplay habituel (chacun dirige un des personnages classiques), mais en modifiant plein de trucs.

Pas de combats non plus, tous les PNJ sont pacifiques.
Je gage qu'on en retrouvera certains dans le prochain DLC de Don't Starve,
Hamlet, annoncé pour décembre prochain.

Déjà, vous n'avez plus de jauge de faim, santé et santé mentale. Le but n'est pas de survivre, mais de vous évader de ce mini-monde dans lequel vous êtes arrivés, dirigé par le Gnaw, une énorme bouche dans le ciel qui exige qu'on la nourrisse. 
Vous passez donc votre partie à cultiver des légumes, cueillir des fruits, acheter des ingrédients de plus en plus délicats, des systèmes de cuisson (casserole, four, grill...) de plus en plus techniques, pour élaborer les mets les plus subtils et satisfaire la grande gueule céleste.

C'est super cool. Mais vraiment. Ça se joue à trois maximum, où les joueurs se répartissent classiquement en un chef (qui décide ce qu'on cuisine et demande les ingrédients), un cultivateur (qui... cultive) et un cueilleur (qui va parcourir la carte pour récupérer les principaux éléments nécessaires, dont le bois de cuisson). Et bien sûr il y a des milliards de recettes possibles à découvrir (en fait soixante-dix, mais bon, c'est déjà pas mal). 

C'est aussi (classique avec Don't Starve) assez dur. Mais on a réussi à le finir à deux, en étant un peu organisés (et avec le wiki pas loin pour trouver les bonnes recettes au bon moment).

Autant vous dire qu'on était fiers !

06 juillet 2018

Northgard


Bon, j'ai besoin de me changer les idées, donc je vais vous parler d'un jeu que j'ai pratiqué il y a quelques mois : Northgard est un STR (stratégie temps réel) à ambiance viking, développé par les Bordelais de Shiro Games. Ça faisait un moment que je voulais y jouer, mais j'attendais que l'équipe propose une campagne (parce que je joue pas beaucoup aux STR en multi, c'est con mais c'est comme ça). 

C'est désormais chose faite, et la campagne est... sympa. Pas méga originale, pas tourneboulante, mais sympa. Elle constitue surtout une sorte d'énorme tuto scénarisé pour savoir jouer au multi, mais elle fait le taf, je m'y suis bien amusé.

Le jeu possède plusieurs originalités pour un STR. Déjà, les unités sont polyvalentes. C'est vraisemblablement inspiré de la vraie culture viking, où tout le monde faisait un peu tout : chaque famille faisait son pain, sa vannerie, ses poteries, n'importe quel patriarche pouvait faire office de prêtre pour les événements religieux et quand il s'agissait de partir en raid, tous les hommes allaient à la baston. Du coup, ici, vos habitants se génèrent tout seul (tant que le niveau de bonheur est suffisant) et vous leur attribuez des fonctions en les envoyant sur le bâtiment idoine. C'est plutôt cool.

C'est trop mimi !

Le système de jeu est lui aussi particulier : on doit coloniser le terrain petit à petit (ça coûte de plus en plus cher), et on ne peut construire qu'un nombre très limité de bâtiments sur chaque territoire (qu'on peut d'ailleurs perdre assez facilement). Les ressources sont rares, et il faut faire des choix technologiques décisifs puisqu'on ne pourra pas finir tout l'arbre tech à chaque partie.

Par ailleurs, le jeu propose plusieurs conditions de victoire possibles (militaire, culturelle, économique, spirituelle...), ce qui le rapproche d'un 4X genre Civilization. Comme les combats sont lents, laborieux et franchement pas gagnés d'avance, on opte rapidement pour d'autres méthodes, ce qui est quand même meilleur esprit que la bourrinitude à la StarCraft.

Durant la campagne, vous suivrez la saga d'Eddard Star... euh,
non... de Ned Sta... NON ! de Rig, un fier roi viking
qui a vu son père massacré par un clan rival,
et va partir à la découverte d'une nouvelle terre, le Northgard.
Pas bien original mais cool.


Enfin, et j'admets que ça a beaucoup joué pour moi, le jeu est très joli, avec ses décors somptueux et ses petits Vikings tout mignons, même si il faut zoomer sans arrêt pour en profiter. 
Bref, je vous suggère d'y jeter un œil si le genre vous interpelle, c'est très sympa.

02 juillet 2018

Y a des jours...


Ce devait être un chouette week-end.
Le premier week-end au calme dans notre nouvel appartement, avec même une petite fête dimanche pour fêter ça.

Il y a eu pas mal d'imprévus, certains (beaucoup) plus graves que d'autres. Je suis désolé, il va encore y avoir une petite interruption sur le blog, jusqu'à vendredi. D'ici-là, prenez soin de vous.