Ex nihilo Neil

06 mai 2019

Retour de vacances

Madère : vue d'une zone quasi plate locale.

Et nous voilà de retour de nos vacances. On a vu beaucoup de fruits, de fleurs et d'oiseaux, et très peu de zones planes, mais je vous raconterai tout ça une autre fois.

Pour l'instant j'attaque une semaine au programme assez chargée, mon principal objectif est donc que vous ayez une planche d'ENN vendredi...

Bon début de semaine à tous.

29 avril 2019

Absence madérienne





J'ai fini Sekiro: Shadows Die Twice vendredi dernier, après une semaine en grande partie consacrée aux deux derniers boss. Je suis fier, heureux mais fatigué. Du coup je me prends une semaine de vacances, et je pars méditer sur la vanité des ambitions humaines dans une île paraît-il paradisiaque bien que portugaise, Madère.

Je reviens très vite, avec un programme assez chargé donc j'essaierai de maintenir le blog à flot mais c'est pas gagné...

Devant de tels spectacles, on ne peut s'empêcher de penser aux grandes questions de l'existence.
Pourquoi donner quatre phase à Isshin Ashina ? Pourquoi le Démon de la Haine ?
Comment certaines personnes ont-elles
pu finir Sekiro en trente heures alors qu'il m'en a fallu quatre-vingts ?

24 avril 2019

Agacement youtubesque

Dans la vraie vie, je suis secrétaire de rédaction et correcteur. Et je vais vous confier une règle essentielle de ce métier : on ne se relit jamais soi-même

Quand on écrit, on écrit. On ne passe pas son temps à se demander comment on orthographie tel ou tel mot, sinon on perd complètement le feu sacré. Donc quand on rédige un texte, un article, une note de blog, on fait des fautes. Mais comme on l'a écrit, on manque du recul nécessaire pour se relire efficacement (ou alors il faut attendre une semaine, le temps que ça retombe un peu, et on n'en a pas toujours le temps). C'est pourquoi, malgré tous mes efforts, il y aura toujours des fautes dans mes textes. C'est comme ça.

Et c'est pourquoi je n'en veux pas aux YouTubeurs (souvent bien plus talentueux que moi) qui se trompent dans les expressions, locutions, usages de certains mots qu'ils emploient. C'est normal, c'est humain, et du reste c'est beaucoup plus dur de s'exprimer correctement à l'oral, surtout quand on improvise (certains sont très bons, comme Usul, qui qu'on l'aime ou pas a une expression orale impressionnante, même en impro).

Ceci étant posé, j'y peux rien, c'est personnel, il y a des trucs qui me rendent dingue...



Tentacule, n.m.
J'écoute pas mal de podcasts de rôlistes, et je suis un grand passionné de céphalopodes (chacun ses goûts). Vous pensez donc à quel point ça me rend dingue d'entendre les gens dirent « une tentacule ». Tentacule est masculin, c'est sans doute bizarre mais c'est comme ça, alors prenez sur vous et choisissez correctement votre déterminant. En plus ça permet moult rimes rigolotes.



Dénoter/détoner/détonner
C'est d'autant plus triste qu'on sent que ceux qui emploient cette expression ont l'impression de parler un peu classe, de faire une jolie phrase. Seulement voilà, ces trois mots ne veulent pas du tout dire la même chose.
Dénoter, ça veut dire « signifier, vouloir dire ». « L'usage de cette expression dénote une méconnaissance de la langue française », par exemple. 
Si vous voulez dire que quelque chose jure dans le contexte, que ce n'est pas « dans le ton » (notez l'usage du mot « ton » !), alors ça ne dénote pas, ça détonne !
Et n'oubliez pas les deux n, parce que sinon, ça explose (détoner, comme détonation).



Goulot/goulet
Dans l'univers du jeu vidéo, que ce soit dans la stratégie (genre StarCraft) ou l'action (genre Overwatch), on a souvent des zones de resserrement, où les ennemis sont obligés de passer par un étroit passage, propice aux guet-apens et AOE en tout genre. Ce type d'endroit se nomme un « goulet d'étranglement ». Pas un goulot. Le goulot, c'est sur les bouteilles. Et ça fait un peu poivrot de se tromper.





 
Stephen/Steven
Là on touche à un truc encore plus délicat : la prononciation de l'anglais. 
C'est bien connu, la plupart des Français prononcent la langue de Shakespeare comme des vaches schtroumpfagnoles (et pour vivre avec une bilingue, je peux vous dire que moi-même, je foire régulièrement mon accent tonique). 
Et franchement, ce n'est pas bien grave, on s'y fait, on apprend vite à gérer ce franglais dégueulasse mais fonctionnel. 

Mais ce cas-là, je ne sais pas pourquoi, il m'énerve vraiment. Peut-être parce que je l'ai appris au collège, j'ai donc l'impression que tout le monde a dû l'apprendre aussi, ce n'est pas une exception mystérieuse seulement accessible après avoir passé trois ans en immersion dans le Sussex.

Les prénoms Stephen et Steven se prononcent strictement de la même manière : stiveunn (/sti.vœn/, si vous lisez la phonétique). Et pas stifeunn. Jamais stifeunn. 
Je sais, ça fait bizarre mais voilà, à l'oral, Stephen King et Steven Spielberg portent le même prénom. 




Malgré que
C'est une faute de syntaxe connue, battue et rebattue, mais on l'entend encore énormément et elle m'écorche le conduit à chaque fois. Après « malgré », on met un nom, pas une proposition. 
« Malgré » n'est pas une conjonction de subordination, c'est une simple préposition. On dit « Bien que je me sois trompé » mais « Malgré le fait que je me suis trompé », ou, plus élégant (car utiliser « le fait que », c'est quand même un peu la facilité) : « malgré mon erreur ».

22 avril 2019

Grand jeu Kelkavignon !



Je vous ai déjà parlé de mon amie Kelka, chanteuse géniale au spectacle trop cool, qui a pourtant du mal à décoller.
Eh bien Kelka a décidé de frapper un grand coup et de prendre d'assaut le festival off d'Avignon. Ce n'est pas rien, et comme toute campagne ça demande un financement assez conséquent, elle a donc lancé un Proarti (comme un Ulule ou un KissKissBankBank, mais plus branché artiste).

C'est ici, vous pouvez donner ce que vous voulez, et pour l'occasion j'organise un petit jeu-concours tout bête : donnez quelques sous au Proarti, venez ici, sous ce commentaire, mettre un petit mot pour me prévenir, et je vous offre un dessin original (je vous fais confiance, j'irai pas vérifier) !
J'enverrai les dessins en haute déf, par mail (et vous avez le droit de choisir le thème). 
Le jeu durera tout le temps du Proarti, soit environ deux mois. Je mets une petite icône dans la colonne de droite, et je ferai des piqûres de rappel régulières.

Merci de votre attention, et à très vite !

17 avril 2019

Les ombres meurent encore, mais ça va


Je continue mon périple sur Sekiro: Shadows Die Twice, et c'est avec une profonde joie que je me vois enfin atteint du syndrome From Software.

Le syndrome des jeux From Software, c'est ce phénomène étrange qui vous fait dire « Non mais en fait ça va, c'est pas si dur ». J'ai lu ou entendu ça venant de gens parlant de n'importe lequel des jeux du studio, Demon Souls, Dark Souls 1, 2 ou 3 ou Bloodborne. En général, ça arrive après en avoir fini un ou deux, peu importe lesquels. Une expression classique dans le milieu résume bien ça : 
« C'est lequel le plus dur ? 
– Le premier auquel tu joues. »

Et en effet, je ne trouve pas Sekiro si dur que ça. Je galère face à certains boss, hein, évidemment, mais globalement, quand vous avez chopé le coup, quand vous avez compris ce que le jeu attend de vous, ben souvent, ça passe. 

Par exemple ce p... de singe gardien, qui s'est révélé bien casse-burettes, mais qui est finalement tout à fait faisable.

Surtout quand j'ai réalisé que j'avais laissé le mode hard activé (la pierre de démon améliore le loot
mais augmente la difficulté... bien pour farmer, moins pour les boss).
Au moment où j'écris ce post, je commence à affronter les ennemis vraiment surnaturels, je dois en être aux trois quarts de l'histoire, et le jeu reste toujours aussi génial. Difficile, exigeant, mais hyper plaisant à manier. 

L'histoire est plus claire que dans les SoulsBorne, mais je ne vais pas m'en plaindre. J'ai vu un critique en ligne qui expliquait que les Souls avaient un lore, alors que Sekiro avait une histoire, et ça résume bien l'esprit général.
Bref, j'aurais des millions de choses à dire, je sais pertinemment que ce genre de jeu ne s'adresse pas à tout le monde (mais l'idée d'un mode facile plébiscité par certains sur le net me laisse déconfit), mais moi je suis conquis.