19 décembre 2012

Interview de comptoir : Gandalf


Voilà, j'ai vu Le Hobbit, et comme tout le monde je trouve que c'est comme Le Seigneur des anneaux : mêmes défauts, mêmes qualités, et du coup c'est ÉNORME !
En fait, les trucs bien sont tellement bons que ça éclipse ce rythme un peu lent et cette manie d'étirer l'intrigue en longueur (TROIS films ? Sérieux ?). On ira quand même voir la suite, pas de problème. 

Ah, si, y a quand même Radagast. C'est pas qu'il est raté, hein, et j'aime bien le fait de découvrir un autre mage, mais... ben, quand je l'ai vu apparaître, dans ma tête, la case Tolkien s'est éteinte et la case Pratchett s'est allumée, et j'ai spontanément pensé : « Tiens, c'est cool, y a Rincevent ! » C'est bizarre le cerveau parfois !

12 décembre 2012

Le jeu du pas de jeu aujourd'hui

Aujourd’hui, pas de jeu, pour plusieurs raisons, la principale étant que la semaine à venir va être chargée et que j’ai déjà du retard sur les dessins que je « dois » aux vainqueurs des jeux précédents. Je préfère donc ne pas m’engager sur de nouveaux d’ici la fin de l’année. 

En contrepartie, je m’en vais vous conter cette étrange soirée d’hier. Elle fut consacrée à la télévision, ce qui est étrange car cela fait quinze ans que je n’ai plus de poste. Après avoir discuté à midi des avantages et inconvénients des Teletubbies avec une ancienne collègue (et bien sûr évoqué la terrible controverse sur l’homosexualité de l’un d’entre eux), je me mis le soir même à regarder la conférence de Michel Desmurget sur l’influence de la télé sur l’ontogénèse cérébrale. C’est un peu flippant en fait… 


TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les... par fsl56-org 
 (vous pouvez le mettre en fond sonore, le visuel importe peu)

Mais surtout, le soir, j’avais rendez-vous à l’Auguste Théâtre pour un concert de Michel Barouille. Qui est Michel Barouille, me demanderez-vous ? Eh bien c’est un chanteur bien connu des années 1980, vous connaissez sans doute ses grands succès : Bioman, Le Tour du monde en 80 jours, Goldorak et les deux Mazinger, Judo Boy… 

Je ne connais pas bien le milieu du doublage. En fait, si, je le connais bien, c’est un milieu qui m’a fasciné toute mon enfance, jusqu’à la découverte de la VO. Mais je ne m’en étais jamais approché en vrai. Par un étrange concours de circonstances, je suis en train de m’y intéresser de nouveau, et de découvrir un univers de passionnés que je ne peux que qualifier de geeks, mais d’un genre particulier. 

Si j’étais cynique, je dirais que la nostalgie n’est pas bonne conseillère, que remuer tous ces vieux chanteurs/comédiens dont le nombre s’étiole de jour en jour (j’ai appris que le comédien qui doublait Actarus était décédé récemment) n’apporte guère à l’univers artistique, que ces chansons et dessins animés n’ont bien souvent d’autre réel mérite que celui d’avoir bercé notre enfance et que le « c’était mieux avant » n’a jamais fait avancer personne. 

Mais il n’y a pas assez de cynisme dans le monde pour étouffer le feu qu’a mis Michel Barouille sur la scène de ce petit théâtre, embrasant la quarantaine de personnes présentes. Pour effacer le fait que tout le monde, votre serviteur compris, chantaient Judo Boy sur ce rythme absurde, oubliant qu’en fait c’est du karaté et que le traducteur a fait n’importe quoi. Pour oublier le cœur insensé que l’artiste mettait dans ses interprétations. 

Cadeau de l’organisateur, Michel Barouille a aussi pu interpréter quelques chansons de son choix, et son choix fut surprenant : La Complainte de la butte, La Chanson des deux amants… surprenant mais beau et émouvant. 

Et puis il y eut ce moment étrange où il invita « José, un vieux copain » à monter sur scène. C’est un vieux monsieur qui se leva et s’avança pesamment. Un octogénaire, tout fripé, tout voûté, qui m’évoquait irrésistiblement le joueur d’échecs de John Lasseter, celui qui joue contre lui-même. Alors que je me disais « quelle cruauté ! Il fait monter ce vieillard puis il l’abandonne sur scène, désemparé devant le micro ! », le vieil homme commence à battre un rythme de jazz, faiblement, sur ses mains. Un rythme parfait, quoique peu sonore. Et il commence à chanter. D’une voix magique de basse rocailleuse, une voix chaude et pleine de gouaille. Tout le monde veut devenir un cat… Quatre-vingts yeux s’écarquillent. Parce qu’un chat quand il est cat… les bouches s’ouvrent toute seules. Retombe sur ses pattes. Les mains du public se mettent à battre la mesure. 

L’homme s’appelle José Germain, il doubla Scat Cat et Bagheera, et il récolte un tonnerre d’applaudissements à la fin de son interprétation. Barouille aussi, qui essuie même deux rappels avant de déclarer forfait. 

C’était une étrange soirée, mais il y en aura d’autres, alors tout va bien. 

Pour plus d’informations sur les soirées à venir, suivez le blog Dans l’ombre des studios ou rendez-vous sur le site de  l’Auguste Théâtre, Paris 11e.

10 décembre 2012

Kenavo les bouseux !

 J'en avais parlé la semaine dernière, j'étais invité avec ma petite bande à une soirée déguisée "Bretagne" la semaine dernière à Nantes (la question de savoir si Nantes est ou non en Bretagne ne sera pas abordée ici). 
Comme d'habitude, je devais m'occuper de mon costume et de celui de mon ami Hervé, qui ne se préoccupe pas de ce genre de choses mais qui, en contrepartie, se laissera mettre n'importe quoi sur le dos. Nous avons donc décidé d'incarner les pires ennemis de la Bretagne. C'était drôle. 


Vous croyiez que ce n'était qu'un dessin ?
Non, non, la mouette mazoutée faisait partie intégrante
du costume (carton, Sopalin et encre de Chine)
Un grand merci à Stéph, Choupy et Lora pour nous avoir accueillis, à Oud, Gaëlle et Stéph pour l'organisation et à l'équipe Lysistrata pour le prêt de la cape bleu pétrole.

05 décembre 2012

Le jeu du film, tu sais, là...

Et le grand vainqueur eeeeest... Fute ! Bravo à lui et à son sans-faute (il n'y en a pas eu beaucoup). 

Les réponses, tout de suite :
1- Rain Man (Barry Levinson, 1988)
2- Signes (M. Night Shyamalan, 2002)
3- Les Copains (Yves Robert, 1965)
4- Mystery Men (Kinka Usher, 1999)
5- Super Mario Bros (Annabel Janken et Rocky Morton, 1993)
6- Un taxi pour Tobrouk (Denys de La Patellière, 1960)
7- Les Bronzés font du ski (Patrice Leconte, 1979)

8- Le Nom de la rose (Jean-Jacques Annaud, 1986)
9- La Grande Vadrouille (Gérard Oury, 1966)
10- Dingo et Max (Kevin Lima, 1995)

03 décembre 2012

Retard pour cause Montreuil

Je suis un peu à la bourre aujourd'hui, essentiellement parce qu'il y avait (il y a encore d'ailleurs) le salon de Montreuil en ce moment, et parce que j'étais à Nantes ce week-end pour une fête costumée dont je reparlerai. Du coup je vous propose vite fait ce dessin extrait du projet jeunesse sur lequel je travaille en ce moment. J'espère reprendre un semblant de rythme normal dans le courant de la semaine.

28 novembre 2012

Le jeu héraldgeek

Comme chaque semaine, cliquez sur l'image pour répondre. Y en a des faciles, et y en a des sacrément durs, donc bon courage !

Et c'est une nouvelle victoire de SammyDay, dont je vais finir par penser qu'en fait c'est moi qui me lève la nuit pour participer à mes propres jeux tant il trouve tout.
Quant aux solutions :
1- Famille Greyjoy (les Fer-nés dans Le Trône de fer)
2- les Terrans (StarCraft)
3- Le Gondor (Le Seigneur des anneaux)
4- Kaamelott (vous aurez reconnu)
5- la maison Poufsouffle (Harry Potter)
6- la famille -el (Superman)
7- la famille Atréides (Dune)
8- le roi Arthur (le "vrai")
9- et la formidable et néanmoins brève république quasi démocratique de Kickassia (quoi, vous connaissez pas ? ben, découvrez !)

26 novembre 2012

Tribute to... Terry Pratchett


Il y a les auteurs que l'on aime bien, il y a les auteurs que l'on adore, et il y a les auteurs dont on achète les livres sitôt qu'on les voit. Et on laisse tomber le bouquin sur lequel on réalise que l'on peinait depuis des semaines pour attaquer cette nouvelle acquisition, et l'on redécouvre à quel point on lit vite quand on est motivé*.

Terry Pratchett est de ceux-là. Un chapeau de ciel vient de sortir (en Pocket, les éditions de L'Atalante sont magnifiques mais un peu chères), je l'ai acheté vendredi après-midi et en suis déjà à peu près à la moitié alors que, franchement, j'ai autre chose à faire en ce moment. Et c'est toujours le même ravissement, le même enchantement que lors de ma première découverte du maître (ce devait être Au guet !, il y a un douzaine d'années !) 

Pratchett a bien sûr un style à lui, mais au-delà de ça il a ce respect infini de son lectorat qui le pousse à ne jamais écrire deux fois la même chose, à explorer des domaines et des sujets en profondeur sans jamais tomber dans la complaisance ou la facilité. Et au final, on sort d'un Pratchett heureux d'avoir ri (car c'est très drôle), mais aussi avec ce sentiment d'être plus intelligent qu'avant. C'est rare chez un auteur, surtout avec une telle régularité.

Un chapeau de ciel fait partie des "Romans du Disque-Monde", des livres considérés par l'auteur comme destinés aux enfants. Je ne sais pas ce qu'en pensent les gosses qui s'avalent ces merveilles (je ne suis pas sûr que j'aurais moi-même adoré, à l'époque), mais je suis certain que les adultes peuvent les apprécier, donc n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil (en commençant par Les Ch'tits Hommes libres, qui le précède immédiatement, pour bien cerner l'intrigue autour de la petite Tiphaine Patraque et des Nac mac Feegles).

* À ma décharge, je lisais un extrait des Confessions de saint Augustin. C'est intéressant mais un chapitre sur deux ne sert à rien et le reste est assez laborieux. Je ne suis pas sûr que ça ferait un grand succès de librairie de nos jours.

21 novembre 2012

Le jeu des moustachus

 
Et c'est Toto qui emporte le dessin, de peu (il y a eu égalité, mais le sort a parlé).

Quant aux réponses :
1- Georges Brassens ("J'ai perrrdu ma couille au fond du rrravin...")
2- Salvador Dalí (et pas Salvado, comme je l'ai eu bizarrement plusieurs fois...)
3- Tom Selleck ("Zeus ! Apollon ! Sales bêtes !")
4- Hulk Hogan (même si j'ai eu un très amusant "José Bové", qui aurait eu sa place ici il est vrai)
5- David Suchet (acteur bien connu pour son interprétation d'Hercule Poirot)
6- Francis Cabrel ("Ooooh lâ vie c'était mieux âvant !")
7- John Waters (censuré)
8- Freddy Mercury ("We will rock you!")
9- Clark Gable ("J'étais à la cueillette aux champignons...")
 

19 novembre 2012

Les petits salons geeks oubliés


En fait, ce salon est tout petit, mais il est vraiment étonnant et rappelle que l'esprit geek dépasse de loin le phénomène Internet. Parmi les invités vedettes, on avait notamment l'immense Dominique Paturel, voix française de Robert Wagner (Jonathan Hart dans L'Amour du risque, notamment), de George Peppard (Hannibal Smith dans L'Agence tous risques), de Larry Hagman (JR dans Dallas) et de bien d'autres, qui a régalé son auditoire d'anecdotes savoureuses sur ses deux mille ans de carrière. 
Les fans se serraient dans la salle, et s'ils étaient de tous les âges, ils étaient tous au taquet (largement autant que les furieux qu'on croise à la Japan Expo). Et je peux vous dire que même si vous jouez les blasés, entendre le bonhomme conclure sa prestation par un "J'adore qu'un plan se déroule sans accrocs", ça fait tout drôle.
Ça fait aussi bizarre de se sentir tout d'un coup un peu chez soi... un petit salon qui gagne décidément à être connu.

16 novembre 2012

Les interviews de Neil





La dernière fois que Sammy Day a gagné le jeu de la semaine, il m'a envoyé son choix de thème pour la prochaine chronique : "Héros". Voilà ce que j'en ai tiré. Et je rends à César ce qui appartient à Terry, il y a évidemment beaucoup de Pratchett dans ces quelques planches.

14 novembre 2012

Le jeu des logiciels


Ça c'est du jeu à la con. Comme d'hab', cliquez sur l'image pour répondre. Celle ou celui qui a le plus de bonnes réponses (tirage au sort en cas d'égalité) gagne un dessin.

Pas mal de participations cette fois, et c'est Oud qui gagne avec un magnifique 9/9 du premier coup. Je vous donne quand même les résultats (sachant qu'effectivement certains étaient sujets à caution, eu égard à mon humour parfois douteux et à ma méconnaissance de l'informatique elle-même) :
1- Office
2- Norton
3- Flash
4- Firefox
5- Acrobat
6- Windows
7- Java
8- Photoshop
9- quant au dernier, le plus dur, il s'agissait bien entendu d'un... power point. Comme un point. Mais avec... de l'énergie... enfin, vous voyez quoi. Powerpoint. Désolé.

12 novembre 2012

Star Wars et autres billevesées


Sinon, je suppose que tout le monde a entendu parler du rachat de Lucasfilm par Disney, qui a alimenté pas mal de conversations geek la semaine dernière (j'imagine même pas les soirées débats qui ont dû transformer le Dernier Bar avant la Fin du Monde en café philo)

Personnellement je rejoins l'opinion du critique Confused Matthew : je suis ébahi par ceux qui s'insurgent sur le mode "Disney c'est Mickey Mouse, la niaiserie incarnée, tout ça, ils vont pourrir Star Wars !" Il me semble évident, et ça doit l'être aux yeux de tous les fans, que Star Wars est déjà pourri jusqu'à l'os, et que George Lucas est arrivé à ce beau résultat tout seul, sans l'aide pernicieuse de Disney.

Le gros intérêt du rachat est précisément de sortir SW des sales pattes incompétentes de Lucas. Disney trouvera peut-être un réalisateur intelligent, capable de revenir à de vrais films avec scénario, personnages, dialogues, mise en scène... tous ces petits détails qui avaient été mis de côté dans les trois derniers films.

Et puis, bien sûr, la principale rumeur suggère que les trois prochains films adapteront les romans de Timothy Zahn, considérés unanimement comme les épisodes officiels 7, 8 et 9. Du coup, dans le doute, dépêchez-vous de les lire (quelque chose me dit qu'ils vont bizarrement réapparaître d'ici peu en tête de gondoles des Fnouc et Viergin) !