Ex nihilo Neil

25 février 2011

Les aventures de Grégory Fique & Kelvin

Je suis un peu malade, alors je racle les fonds de disque dur pour alimenter le blog.
En l'occurrence, il s'agit ici d'une planche réalisée pour un numéro spécial été de la Revue pratique du froid. C'est ce que j'appellerais de "l'humour professionnel", hein, ça veut dire que si vous n'êtes pas frigoriste, ce n'est pas forcément à se taper le cul par terre (ceci dit, ça n'a pas non plus beaucoup emballé les frigoristes eux-mêmes, qui n'ont pas souhaité transformer ça en série régulière).

Tout ça pour dire que la semaine prochaine, je suis en vacances, alors pas de mises à jour (je voulais programmer un truc, mais j'ai pas eu le temps, désolé).

23 février 2011

L'esprit du pub n'est pas mort

Hervé ne vient plus très souvent, mais Manu a pris la relève. Nous voilà rassurés.

21 février 2011

Aphorismes facebookiens

Ces derniers temps j'ai essayé de mettre quotidiennement à jour mon profil Facebook personnel avec diverses pensées et aphorismes venus de nulle part, comme toute personne normalement inspirée devrait le faire au lieu de relayer les chaines à la con et les vidéos déjà vues mille fois. Comme je n'ai pas le temps de scanner un truc, petit florilège :


Lors des cérémonies traditionnelles, les Incas partageaient la chicha, un moyen culturel de souder les liens entre gens du même peuple.
D’ailleurs, la chanson ne dit-elle pas : « La chicha, je te veux si tu veux de moi... » ?

(Oui, on a été voir l’expo « L’Or des Incas » à la Pinacothèque)

« J’appelais pour vous prévenir que je n’avais pas reçu votre mail, et du coup je ne pourrai pas répondre à votre demande avant lundi, hors délais donc... c’est embêtant ?
- Rappelez-moi le nom de votre entreprise ?
- (biiiiiiiiiiiip).
- Alors, non seulement vous avez reçu mon mail, mais en plus vous y avez déjà répondu, personnellement et dans les temps.
- Ah... euh, au temps pour moi. Bonne journée.
- Voilà, oui. »

« Tu n’aimes pas les compliments, en fait.
Si, si... sur le moment, ils réchauffent le cœur. Seulement plus tard, dans la froideur des longues soirées solitaires, les anciens compliments prennent un goût amer. »

« L’asile le plus sûr est le cœur d’une mère. »

Oui parce qu’Arkham, ça craint, le Joker arrête pas de s’évader !

Ce soir, direction le Sud-Ouest !
Car, comme disait un poète de chez nous : « Lou Soud-ouest, ça comm ène beste souss la vantonn, lors el matines elles sonnent. »
Et personne n’a jamais compris ce qu’il entendait par là...

« Les quinze diapos suivantes, ce sont juste les photos des plantes que nous avons étudiées, je ne peux pas vous communiquer les résultats, alors je vais juste vous donner les noms latins de chaque espèce à la suite pendant cinq minutes. »
C’est à peu près texto ce que nous a sorti un conférencier ce matin.
Et il l’a fait.

Aujourd’hui, le site officiel de ma revue est en ligne et la première newsletter est partie. Comme dit mon webmaster : « Content is king ».
Comme dit ma chef de pub : « Content is the best thing to put between advertisements ».

« Quand on a trop bu, il vaut mieux éviter d’updater son profil Facebook. »
Oui, ça a l’air naze comme ça, mais croyez-moi, c’est un proverbe pétri de sagesse.

Je viens de voir Donjons & Dragons 2. Eh ben c’est vachement mieux que le 1.
C’était : « Comment pourrir votre réputation de cinéphile en moins de vingt mots ».

- T’as vu les trois filles, comment elles se sont arrêtées pour nous regarder ?
- Alors, Manu, dans ton univers, peut-être que trois filles se sont arrêtées pour nous mater, peut-être même qu’elles nous ont ramenés chez elles pour une touze d’anthologie, mais dans mon univers à moi, elles ont juste ralenti le temps de choisir entre un kebab et un McDo.
- Oh ? Tu crois ?
 
Je suis bien triste d’apprendre qu’Antonio Vivaldi est mort en 1741. Parce que s’il était encore de ce monde, après avoir passé un quart d’heure au téléphone avec quinze mesures des Quatre Saisons pour tout accompagnement musical, je le trouverais et je m’occuperais personnellement de son cas.

Aujourd'hui, après un bouclage de merde, une interview sans piles, une carte UGC qui refuse de reconnaître qu'il lui reste deux places et une comédie finlandaise moyenne, je rentre dans mon appart' crade et cherche une idée de profil sympa pour Facebook. Et de conclure en abandonnant cette quête perdue d'avance : VDM.
 

"Après cinq jours de lutte contre l'adversité et les vents contraires, la moindre victoire laisse un goût de sucre." (M. Wang, traiteur, Paris XIIIe)

Malgré les viles tentatives d'un destin trop pervers pour être vraiment aveugle, le week-end est arrivé. Et c'est cool.

18 février 2011

16 février 2011

Hayao Miyazaki's Minipouss

J'ai vu l'adaptation que les studios Ghibli ont réalisée des livres de Mary Norton (qui avaient déjà donné lieu à une série franco-japonaise bien connue, Les Minipouss, et à un film anglo-américain moins connu, Le Petit Monde des Borrowers).
Il y a de bonnes idées, mais dans l'ensemble je me suis quand même pas mal ennuyé (la "méchante", notamment, est un personnage sans aucune cohérence). 

C'est curieux comme il y a dix ans, à l'arrivée d'un nouveau film de Ghibli, c'était : "Énorme, un nouveau Miyazaki au cinéma ! On a gagné les mecs, le monde entier va découvrir à quel point c'est génial !" chez les geeks. Et comme aujourd'hui, les mêmes sont plutôt dans le : "Et merde, un Ghibli ! On va encore se faire chier !"
Ça a sûrement été comme ça chez les premiers fans de Disney, quand après des chefs-d'œuvre comme Blanche-Neige et les sept nains, Fantasia et Pinocchio, ils ont vu débarquer des mièvreries comme Dumbo et Bambi.
Bon, on n'a pas encore eu l'équivalent nippon du Bossu de Notre-Dame, alors pas de panique...

Classe !

11 février 2011

1er souvenir 2 toi

 Récemment, j’ai reçu une requête d’un « ami » Facebook qui m’annonçait peu ou prou :
« G mi en profile le 1er souvenir K G 2 toi, C 1 chène, fo k tu fais pareuil ! »
Après passage à mon analyseur-traducteur kikoolol/français, j’ai fini par comprendre ce qu’il attendait de moi. Étant après tout un nouveau venu en terre facebookienne, je m’exécute donc et vous conte cette merveilleuse histoire.

J’avais quatre ans, et j’allais à l’école pour la première fois, autant que je m’en souvienne. Je me rappelle sortant de la maison, le cartable sur les épaules. C’était un petit cartable de feutrine marron, et je me souviens encore que ma mère m’avait acheté des vignettes identifiantes à l’effigie d’une quelconque mascotte anonyme, vraisemblablement un lapin, dont un phylactère se voulait indiquer que « Ce sac appartient à : … » Elle avait donc complété la phrase, de son écriture confuse de mère inquiète de voir sa progéniture partir vers l’inconnu. « Ce sac appartient à : Julien Meyrat » Premier usage réel et utile de mon état civil.

Devant la maison attendait, imposant, le véhicule qui devait me conduire jusqu’à l’antre du savoir. C’était une 4L vert clair. Ça peut sembler bizarre aujourd’hui, à l’heure où une mignonne Twingo avec air climatisé, freins ABS et direction assistée constitue l’équipement minimum du jeune débutant dans la vie, mais à l’époque, début des années quatre-vingt, la 4L, avec sa direction aléatoire, sa climatisation par l’extérieur et son freinage à piston était encore à la mode.
Devant la 4L m’attendait ma cousine Marie-Pierre, qui faisait partie des « grandes » de l’école, et avait donc charge de veiller sur moi. Je me souviens de ses longs cheveux noirs, de son sourire qui n’a guère changé depuis, et de sa longue jupe plissée. Nous étions mal fagotés, mais c’était la mode.

C’est là, avant de pénétrer dans l’engin, que je me retournai et contemplai, attentif pour la première fois, mon foyer, ma maison. Et je le vis.
Imposant, fascinant, immense trapézoïde surplombant l’ensemble, majestueuse surface de tuiles recouverte, seulement percée çà et là des passages des trois cheminées. Il nous protégeait, moi et les miens, depuis déjà trois ans, et en protégeait d’autres avant nous. Il était tout ce qui différencie une maison d’une palissade. Il était le symbole puissant et stable de la civilisation, l’évolution qui nous distinguait des animaux et du reste de la Création, la réalisation de la principale quête menée par l’humanité depuis des millénaires : se protéger des éléments extérieurs hostiles. Sans lui, le retour à la barbarie ne demanderait même pas deux nuits consécutives. Alors, joignant mes mains en un geste que nul ne m’avait encore enseigné, j’inclinai timidement la tête pour le remercier, et l’assurai de ma reconnaissance éternelle.

Voilà, c’était mon premier souvenir de toit.

Mais quand même, ces gens de Facebook ont d’étranges coutumes !