Ex nihilo Neil
30 octobre 2020
28 octobre 2020
Petites vacances
On est un peu fatigués en ce moment, et entre le changement d'heure, le couvre-feu et l'ambiance générale du pays, il n'y a pas grand-chose qui incite au repos de l'âme. Nous allons donc nous détendre quelques jours dans une grande maison avec trois enfants (manière de trouver que finalement, le calme du couvre-feu, c'est pas si mal).
Il y aura quand même un Ex nihilo Neil vendredi, parce que je suis bien bon, mais pour lundi prochain je ne promets rien.
26 octobre 2020
Hirsute compagnon
J'ai enfin reçu mon cadeau d'anniversaire (qui rappelons-le a lieu en mai) : l'album de Gilles Stella, Ton hirsute compagnon. J'avais déjà la version numérique (que nous avons écoutée en boucle l'été dernier), mais l'objet physique fait plaisir à voir.
Si j'ai un reproche à faire à l'album, c'est qu'il n'est pas l'album le plus génial de l'histoire de la musique. Il se veut un album un peu « blague », une espèce de produit dérivé de Chroma, mais voilà : Ton hirsute compagnon n'est pas au CD ce que Chroma est à la chronique vidéo (un game changer monumental et définitif – sérieux, si vous ne connaissez pas, allez voir Chroma !). C'est un bien faible reproche.
Les chansons restent solides, avec quelques sommets qui restent dans la tête pour la vie (Dino Disco Laser, Attention Dino Danger...) et l'indépassable Cheveux trop hauts. D'autres sont moins emballants à mon goût (Balade galactique ou Pas de plume). Mais si ma principale critique de l'album consiste à dire qu'il n'est pas au niveau d'un Oldelaf, j'espère qu'on me pardonnera.
La seule vraie petite déception vient de La Chanson des États, qui ne propose aucune nouvelle parole par rapport à l'ancienne version, juste un arrangement plus long. J'aurais aimé avoir tous les États-Unis représentés.
Pour le plaisir...
23 octobre 2020
21 octobre 2020
Quelques vieux films
J'ai profité du dernier week-end pour jouer à Satisfactory, mais entre deux sessions j'ai aussi regardé quelques films en mode total random, histoire de prendre l'air. Euh... Bon, bref, enfin, en tout cas voici :
The Hidden, Jack Sholder, 1987
J'ai découvert ce film par hasard, quand une connaissance a mis sur Facebook une photo montrant Kyle MacLachlan avec un lance-flamme. Et quand on connaît Kyle MacLachlan (que vous avez pu croiser dans des trucs souvent connus mais pas forcément vus comme Twin Peaks ou le Dune de David Lynch, par exemple, mais aussi dans les premières saisons de Agents of SHIELD où il se donne à 300 %), ça donne forcément envie.
The Hidden, c'est typiquement le genre de film dont on se demande pourquoi il n'est pas devenu un de ces grands classiques dont tout le monde nous rebat les oreilles pour nous expliquer que « dans les années 1980, on savait faire des films ! » À Los Angeles, deux flics courent après un fou furieux responsable de dizaines d'exactions, hold-up, meurtres, etc. Et il s'avère que le cas est plus complexe qu'il n'y paraît, et que le fin mot de l'histoire pourrait bien être surnaturel. Bon je spoile rien, hein, on s'en doute très, très vite.
Le film s'ouvre avec une course-poursuite en bagnoles assez énorme, se poursuit avec un bon rythme et bénéficie du jeu décalé de MacLachlan, qui fait partie de ces acteurs qui multiplient par cinq l'intérêt d'un film rien qu'en étant à l'affiche.
Knock, Roger Gouvillières et Louis Jouvet, 1933
J'ai une histoire avec Knock. Attendez, je vais reprendre depuis le début, parce que si je suis lu par des jeunes (qui sait ?), ils ne vont rien comprendre.
Knock ou le Triomphe de la médecine est une pièce de théâtre écrite en 1923 par Jules Romains. Elle est dédiée à Louis Jouvet, acteur culte qui incarnera d'ailleurs le personnage-titre lors de la création de la pièce et dans le film. Je la connais bien car je l'ai lue quand j'étais à l'école (la petite école, hein, genre CM1 !), j'ai même joué une scène (j'étais tambour de ville) qui a sans doute initié mon amour de la comédie sur les planches. Je l'ai relue de nombreuses fois depuis, redécouvrant des choses à chaque fois, mais je n'avais jamais vu le film, pourtant tout aussi culte.
Si vous ne connaissez pas l'histoire, le docteur Knock est un médecin qui débarque dans la petite ville de Saint-Maurice et, partant du principe que « tout bien-portant est un malade qui s'ignore », va mettre tout le canton au lit en accédant au passage au statut de saint (et en accumulant une masse d'argent non négligeable).
Je
suis tombé dessus par hasard sur YouTube (il est suffisamment vieux
pour être dans le domaine public), et je me suis régalé. D'une part
c'est très bien écrit, mais surtout Louis Jouvet est surréaliste
d'ambiguïté, au point qu'aujourd'hui encore je suis incapable de
trancher : Knock est-il un escroc ou un fou ?
Il y a plein de choses à dire et à interpréter sur le sujet, j'ai même découvert en faisant mes recherches que certains le considèrent comme un spin-off du Nosferatu de Murnau, une idée que je trouve assez géniale. En plus, il y a Louis de Funès qui fait une apparition subliminale de deux secondes.
19 octobre 2020
Satisfin de semaine
Il ne fait désormais plus de doute pour moi que la vente de Satisfactory doit être interdite. Non seulement ce truc est une drogue dure, mais en plus il efface littéralement le temps.
Sa place n'est pas sur nos disque durs, mais dans un laboratoire du Cern, où des professionnels compétents pourront analyser par quelle manipulation tachyonique ce phénomène est rendu possible !







