Ex nihilo Neil

15 avril 2016

Vacances, j'me casse


Et comme je ne veux pas vous laisser tout seul, vous pourrez venir chaque jour la semaine prochaine sur le blog pour vous ouvrir l'appétit.

13 avril 2016

Shark dodging

Je suppose que vous êtes tous familiers de l'expression américaine "jumping the shark".

Non ?
Bon, ben je vais l'expliquer alors. "Jumping the shark" ("sauter par-dessus le requin", littéralement) est une expression en cours dans le milieu des séries télévisées. Elle est utilisée pour désigner le moment où la série pousse les limites de la suspension consentie de l'incrédulité un chouia trop loin pour son public. Où elle "va trop loin", souvent dans le but de se renouveler.
C'est un symptôme classique des séries trop longues. Ainsi, personnellement, j'estime que Friends saute par-dessus le requin quand Joey tombe amoureux de Rachel (ouais, je spoile Friends, même pas peur !). C'est débile, ça n'a aucun sens dans la continuité de la série, c'est juste une pirouette foireuse pour tenter de renouveler les intrigues.
Pour ceux qui se demanderait d'où vient l'expression, ça remonte à Happy Days (la vieille série avec Ron Howard avant qu'il ne nous fasse rire avec Da Vinci Code !), où un épisode mettait en scène Fonzie sautant en skis nautiques au-dessus d'un très beau stock-shot de requin. Exemple insurpassable de n'importe quoi, que même les fans de la série n'ont pas pu suivre.

Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que je viens de finir la saison 2 de Daredevil, la série Netflix/Marvel. Et que cette série est truffée de requins.

Déjà, le personnage de Daredevil est d'une complexité affolante : il est bourré de contradictions (avocat le jour/vigilante la nuit, catholique pratiquant/incarnation du diable, aveugle/pourvu de sens surnaturels...), largement de quoi perdre un scénariste (souvenons-nous du film avec Ben Affleck qui s'est bien vautré sur la plupart de ces aspects). Ensuite, il évolue dans un univers de comics, avec des personnages facilement ridicules (le Caïd, Elektra, Foggy Nelson, Stick...) et des fans hardcore qui guettent tout manquement ou hérésies envers leurs personnages préférés.
En outre, on ne peut pas dire que la série ait fait dans la facilité en choisissant pour cette saison deux méchants très, très facilement ratables : le Punisher (plusieurs fois adapté au cinéma, jamais réussi) et la Main (une secte ninja de guerriers masqués) (oui) (oui, oui, une secte ninja de guerriers masqués).
Autant vous dire que ça partait pas gagnant, et qu'il y avait moyen d'escalader un sacré banc de sélaciens avant de voir le générique de fin du dernier épisode.

Le Punisher dans la série... absolument génial. Mais vraiment.

Eh ben non, la série reste géniale, peut-être même encore mieux maîtrisée que la première saison. Tout en demeurant très sombre, très violente (trop pour certains, sans doute), elle aborde intelligemment ses thématiques (la loi, la vengeance, la justice) tout en développant ses personnages. Elle se paye même le luxe de respecter les bandes dessinées d'origine, avec des scènes directement issues de celles-ci (notamment les versions de Frank Miller, de Kevin Smith, de Brian M. Bendis, et même les Punisher de Garth Ennis). 
Avec en prime des acteurs qui me font halluciner (Scott Glenn, né pour jouer un samouraï aveugle, Jon Bernthal, sans problème le meilleur Punisher jamais porté à l'écran, Vincent D'Onofrio, toujours stupéfiant en Caïd, et Élodie Yung, à la fois attachante et horripilante en Elektra)...
Bref, globalement je conseille.

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Sinon, pour rester chez Marvel, StateAlchemist (Les Chevaliers du zodiaque abrégés) a lancé une nouvelle série, et c'est très rigolo.


11 avril 2016

Upgrade

Mon ami Jonathan m'a prêté une tablette graphique pour que je teste un peu le matériel. Je suis sûr que mon style va s'en trouver considérablement amélioré...

08 avril 2016

On s'inquiète vraiment pour rien...


Tout est une question de point de vue, comme l'affirmait le philosophe Obi-Wan Kenobi.

Si on estime que nos gouvernants actuels sont honnêtes, sincères et veulent le bien du peuple qui les a élus (ce qui serait bien la moindre des choses), on peut, en tordant les événements, en s'autoconvainquant très fort, parvenir à leur porter du crédit. Peut-être pensent-ils sincèrement que le chômage peut être vaincu, qu'une loi détricotant le droit du travail va favoriser l'emploi, que la hausse de la croissance ainsi induite (peut-être) se répercutera sur les masses, par la grâce de la main invisible du capitalisme, comme ils estiment apparemment qu'elle le fait depuis trente ans (il faut quand même se mettre tous les doigts dans les deux yeux pour parvenir à voir ça comme une logique de gauche).

Si on estime que ce sont des charlots pas beaucoup plus malins que nous, juste bien nés et ayant fait les bonnes écoles, qui tentent de préserver leurs privilèges, les événements actuels prennent un tout autre sens. Il est presque amusant de les voir courir partout en criant au loup de tous côtés, pour détourner l'attention de ce qui focalise celle de leurs concitoyens.

Il me semble que la bande à François commence à réaliser que le mouvement actuel n'est pas une vaguelette. Il me semble que ça commence à leur faire peur : la preuve, ils ont déjà mis en branle l'attirail classique de diversion : on cherche des boucs émissaires (voir les discours délirants de Manuel Valls qui s'est soudain mis en tête que tout vient des salafistes – vous pouvez traduire "des Arabes", hein, c'est le but), on appelle aux débats stériles (voir Laurence Rossignol qui annonce benoitement qu'elle va résoudre le problème de la prostitution en l'interdisant), les dirigeants suggèrent aux gens qu'il est néfaste de réfléchir et qu'il vaut mieux leur faire confiance (voir les délires hallucinants niant l'intérêt de la sociologie et des sciences humaines en général)... 

Ils sont aux abois. C'est plutôt une bonne nouvelle.

04 avril 2016

Tribute to... ASP Explorer



Récemment mon ami Sam s'est (enfin) mis à lire les aventures de Kalon, par ASP Explorer... et bien entendu il a enchaîné avec le cycle de Morgoth, le cycle de Bralic, le cycle des Cretinous Star Sauvageons... Et personnellement j'en ai profité pour relire Les Nouvelles Aventures de la Catin de Baentcher, qui constituait en quelque sorte l'ultime aventure épique rédigée par l'auteur.

Et j'ai beau avoir découvert tout ça il y a plus de douze ans, c'est toujours aussi génial à lire. L'écriture est fine, l'intrigue ciselée, l'humour omniprésent et l'épique au rendez-vous.

Du coup j'ai fait un petit fan-art de la Compagnie Burnée (oui, c'est son nom, mais ils ne l'utilisent guère), à l'honneur dans Les Nouvelles Aventures... Avec Vertu et toute la bande, que je laisserai les fans identifier dans les commentaires (pas de cadeau à la clé, mais toute ma considération).



Ah, et j'ai enfin complété ma collection des œuvres d'ASP, à grands coups de visites à la Corep. Mine de rien, ça fait pas mal de pages, et un petit investissement...
À noter que la plupart existent en version pdf, et selon Sam ça se lit très bien sur smartphone ou sur liseuse (le site d'origine d'ASP faisant assez mal aux yeux). 

01 avril 2016

Spoiled fish

Aujourd’hui je suis de mauvaise humeur, alors j’ai décidé de vous spoiler les films à venir. 

Ghostbusters : en fait, tous les personnages sont morts depuis le début, et les fantômes sont des vivants tentant de reconquérir leur monde. 

Gods of Egypt : le scénariste avait à l’origine écrit l’histoire avec des dieux grecs, mais les producteurs avaient peur que ça subisse les mêmes critique que L’Attaque des titans (qui n’avaient rien à voir avec le fait que le film soit à chier), ils ont fait Ctrl + h et ont remplacé tous les noms par leur quasi-équivalent égyptien (vous savez, Osiris = Zeus, Anubis = Hadès, comme le savent tous ceux qui n'y connaissent rien). Pourquoi égyptien ? Parce que ça n’avait pas encore été fait.  Quoi Stargate ? C'est toi, Stargate !

Ninja Turtles 2 : Donatello et April échangent un long et très dérangeant baiser. Dans la séquence de post-générique, on voit April allongée sur la plage, en train de donner naissance à cinq très jolis œufs géants. Le temps de les enterrer, et elle meurt d'épuisement. 

Les Visiteurs – La Révolution : comme l'indique le titre, Jean-Marie Poiré révolutionne l'humour à la française en revenant aux sources tout en réinventant le concept de drôlerie. Oubliez Kaamelott et OSS 117, le vrai futur du rire est ici. Oubliez Frank Lepage et Max Bird, ici vous apprenez vraiment en vous amusant, et même vos enfants comprendront les ressorts complexes de la Révolution française. Un cinglant camouflet à l'encontre des visions partiales de pseudo-vulgarisateurs genre Nota Bene ou Henri Guillemin. Chapeau bas.

Captain America: Civil War : Spider-Man, le Punisher, Daredevil, Ghost Rider et les Sinistres Six arrivent à la fin pour foutre le boxon. Dans la séquence post-générique, Nick Fury recrute Blade (Mario Van Peebles), Moon Knight (George Clooney) et Sentry (Simon Astier), parce qu’on n'en est plus là… 

Camping 3 : y a eu un 2 ? Sérieux ? 

X-Men Apocalypse : y a Apocalypse, c’est un gros méchant, y veut détruire le monde, alors y a les X-Men, ils le battent. 

Suicide Squad : des méchants très méchants s’allient sous la houlette de Will Smith. À la fin, certains sont morts, certains sont devenus gentils. Et de toute façon on ira juste pour voir Harley Quinn (je ne sais pas si on a prévenu Margot Robbie de l’attente délirante des fans envers sa performance, mais elle a pas intérêt à se déchirer…). 

Warcraft : Avatar avec du vert au lieu du bleu. 

PS. Poisson d'avril : quelques informations vraies se sont probablement dissimulées dans ces spoils. Saurez-vous les retrouver ?