Ex nihilo Neil

01 juin 2016

Le monde merveilleux des autres

Il existe un monde merveilleux, où les problèmes liés au travail n'existent pas. 
Un univers formidable, une utopie pourtant réelle, dont les habitants exercent une profession sans danger, sans souci, sans difficulté aucune, un monde où tout est plus simple, et où en plus les salaires sont exceptionnels (et sans aucune corrélation avec la dérisoire facilité du travail effectué).

Ce monde, vous l'aurez reconnu, c'est celui des grévistes, des cégétistes, des preneurs d'otages, bref, des autres. 
Prenez les chauffeurs de RER, par exemple. Chacun sait qu'il s'agit d'une sinécure bienheureuse : c'est à peine un métier, tout au plus une activité, il suffit d'être dans une cabine et le train suit les rails tout seul. Ainsi, s'asseoir dans cette cabine est en soi suffisant pour justifier des émoluments pharaoniques, au point que ces bienheureux peuvent se permettre régulièrement de faire grève, comme ça, juste pour embêter les honnêtes gens qui n'ont pas la chance de partager leur douceur de vivre.

Ici, vous pouvez observer une légion de ces fainéants qui gagnent tellement
qu'ils peuvent se permettre de sauter une journée de travail (et de paye) pour bloquer des rues.

C'est d'ailleurs pour ça que ces métiers ne sont accessibles qu'à de rares élus : ils sont sanctionnés par des diplômes complexes et une longue série d'épreuves initiatiques abstruses seulement abordables par quelques esprits supérieurs. Dans les faits, seuls les enfants de ministres, de chirurgiens et éventuellement d'ingénieurs très haut placés accèdent à ces postes miracles, les autres devant se contenter de travailler dans d'austères bureaux à La Défense pour quelques misérables kiloeuros mensuels.

Les véritables forçats de notre époque.

Du moins c'est ce qu'on peut déduire quand on considère qui décrie les mouvements de grève de ces derniers temps, et qui les soutient. Personnellement, j'en viens à me demander pourquoi je me suis emmerdé à atteindre bac + 5 alors qu'il suffisait de faire chauffeur de RER pour accéder à une vie idyllique et sans souci. A se demander si ce n'est pas, parfois, la jalousie qui parle...

Je ne vois pas d'autres explications. 

30 mai 2016

Warcraft - le commencement de la fin



C'est en gros le scénario de Warcraft - Le commencement, qui hante en ce moment nos salles de cinéma : pendant la moitié (au moins) des deux heures interminables que dure ce film, on nous montre de (fabuleux) décors qui feront sans doute très plaisir aux joueurs du MMO, mais qui sont totalement vides de substance, ne sont jamais expliqués, et surtout on n'y reste jamais plus de deux minutes ! Le temps de discuter de rien avec un personnage (lui aussi sans doute très important dans le lore du jeu, mais totalement interchangeable avec un autre dans le déroulement du film), et pouf on repart.

Ce film a été réalisé par des gens qui n'en avaient rien à foutre de faire un film. C'est du fan-service (même pas à la pelle), et rien pour lier le tout. L'univers de Warcraft est en soi intéressant, mais c'est un univers de jeu : un personnage comme Arthas est riche, mais une grande partie de sa richesse vient du fait qu'on l'incarne. Le même personnage, défini de la même manière dans un film, n'aura jamais la même force parce que les procédés de création d'un personnage ne sont pas les mêmes au cinéma et dans les jeux vidéo.
Si vous voulez le rendre intéressant au cinéma, il faut faire un film, avec une logique de film. Warcraft - Le commencement, c'est juste une quête de "Va parler à machin" qui n'en finit pas, et fort logiquement elle n'a aucun intérêt.

Mais j'admets que visuellement, c'est sublime. Débile, comme tous les designs issus de Blizzard (hyper virilistes, exagéré de tous les côtés, sans le côté punk de Warhammer dont il est "inspiré"), mais sublime.  
 
* Tiens, parlons-en du Kirin Tor. Depuis le début du film, on parle du Kirin Tor (en gros, la cité des mages dans l'univers de Warcraft), les orcs débarquent, tout ça, c'est la grosse mouka, ouh lala on sait pas les vaincre, il faut invoquer le Gardien... mais on peut pas aller poser des questions aux mages, avant ? Puisque apparemment le Gardien c'est l'ultime recours, on peut tester les mecs surpuissants qui balancent des sorts de ouf, plutôt que d'essayer de prendre les orcs à la mano ? Au-delà de sa construction, ce scénario est complètement con, j'ai hâte de lire la critique de L'Odieux Connard.

27 mai 2016

Chroniques du monde secret : hooooouse !!!


Le housing, c'est en gros quand les développeurs d'un MMORPG vous permettent de customiser une petite zone à votre guise, avec votre déco personnelle, pour vous la péter auprès de vos camarades de jeu. Voilà, c'est un peu Les Sims, mais en évidemment beaucoup plus classe. La plupart du temps, on vous octroie un petit fief, vous édifiez votre cahute, des champs, des constructions particulières qui peuvent vous générer des petits bonus en jeu...

On pourra exposer des ak'abs empaillés. Si ça fait pas rêver, ça !


Dans TSW, il prendra l'aspect d'un musée de l'Occulte dont on pourra débloquer les différentes expositions grâce à des succès divers. Ce sera rigoureusement inutile (à part un petit bonus anecdotique en combat), ça consommera des masses d'XP pour un rendu purement cosmétique, bref ça n'intéressera qu'une minorité de cinglés sans vie.

Je sens déjà que je vais y passer de très, très longues heures... franchement, ils auraient voulu me faire un cadeau d'anniversaire (trois ans que je suis sur TSW), ils n'auraient pas mieux trouvé.

D'ailleurs le musée existe déjà dans la zone de Londres,
il est même utilisé pendant une mission d'investigation (Hell and Bach).

En plus les t-shirts du concours dont je parlais la semaine dernière seront vendus dans la boutique du musée... 


 
Il est fermé... pour le moment. Je vais camper devant jusqu'à l'ouverture
(et vu la taille des mises à jour en ce moment, ça ne devrait pas tarder).
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Et tant qu'on parle de MMORPG, j'ai été voir Warcraft – Le commencement.

C'est pas que c'est mauvais... Da Vinci Code, c'est mauvais. Prometheus, c'est mauvais. After Earth, c'est mauvais.
Warcraft, c'est pas mauvais... c'est nul. Nul.
Le scénario a été écrit par un joueur de 12 ans, la mise en scène par un épileptique et le montage par un manchot. S'il n'y avait pas les effets (qui sont quand même hallucinants), j'emploierais volontiers le mot "nanar". Sauf que c'est même pas drôle. C'est juste nul.
Je développerai peut-être plus tard, mais je voulais vous faire part de mon désappointement. 

Un copain avait prédit que ce serait Avatar avec du vert au lieu du bleu. C'est même pas ça.
J'aime pas particulièrement Avatar, mais au moins il y avait un réalisateur et des ambitions.
Là c'est du niveau Donjons & Dragons.

20 mai 2016

Chroniques du monde secret : concours

C'est mignon, hein ?

Funcom vient d'organiser un concours de dessin : en gros, on envoie un fan-art d'un monstre de The Secret World, et si on est sélectionné ils feront un t-shirt avec ce dessin pour le jeu. D'où ce berzerker draug, que j'appelle personnellement un "hommard", qu'on croise régulièrement dans les premières zones du jeu.

Bon, je suis moyen d'accord avec ce type de méthodes qui génère de la valeur (le t-shirt sera vraisemblablement vendu dans la boutique du jeu, et rapportera donc de l'argent à Funcom) à partir du labeur non rémunéré des dessinateurs participants... mais bon, c'est TSW, et j'adore faire des fan-arts de TSW, alors je fais une exception. C'est pas bien, mais d'un autre côté, j'ai passé la moitié de ma vie sur TSW ces trois dernières années (trois ans quasi jour pour jour d'ailleurs), sans en regretter une seconde, je peux bien leur donner ça.
Mais ce sera la seule et unique fois !

18 mai 2016

Tribute to... Jonathan Stroud



J'ai commencé la trilogie de Bartiméus il y a quasiment trois ans, il était grand temps que je la termine. D'autant que l’œuvre de Jonathan Stroud est décidément excellente (le tome 2 ronronne un peu, mais le 3 déchire tout), avec son univers à base de magiciens anglais élitistes qui asservissent les démons...
La Porte de Ptolémée, troisième et dernier opus, conclut donc les aventures du jeune magicien Nathaniel, de la plébéienne Kitty Jones et du djinn Bartiméus, en résolvant les différents arcs lancés au cours des tomes précédents. Et il le fait avec un sacré panache, je dois dire. 

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Ma cousine Lalie (dont je parle très régulièrement sur ce blog) a choisi le jour de mon anniversaire pour lancer son blog, Liyl Internet, qui va parler de... de trucs divers, je suppose, notamment de cinéma et de jeux vidéo, car bon sang ne saurait mentir.

https://liylinternetblog.wordpress.com/


Ça part plutôt bien et j'ai hâte de voir sa production future. Si vous voulez suivre ses aventures, c'est ici. 

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"Sleuth", ça veut dire "détective", et non "paresseux" comme on l'a d'abord cru...
Dommage, "La Galerie du paresseux", ça aurait donné !
Par ailleurs, Funcom innove en proposant déjà un nouvel épisode pour The Secret World... Certes ce n'est qu'une compilation de missions déjà vendues séparément auparavant (que j'avais déjà toutes achetées d'ailleurs), mais bon, c'est quand même sympa d'avoir eu trois épisodes en six mois (ça faisait longtemps que ça n'étais pas arrivé !). 

Une mission d'investigation inédite est tout de même proposée. Elle n'est pas exceptionnelle (en fait, elle est très inspirée des vieux jeux d'aventures textuels, et même si elle est très bien écrite ce n'est pas mon genre préféré), mais elle introduit un nouvel acteur dans l'univers du jeu, donc pourquoi pas ? Même si ces dernières semaines j'ai beaucoup moins joué à TSW (la faute à Cook, Serve, Delicious!, où j'ai gagné mes cinq étoiles de platine assez vite, sans vouloir me la péter).

Bon maintenant va falloir commencer à nous emmener dans un nouveau décor, hein, parce que Tokyo, l’Égypte, tout ça, on commence à avoir fait le tour.