Si je me fais cette réflexion, ce n'est pas parce que cette affiche annonce un remake d'un film sorti quand j'avais dix ans (même si, bon...), c'est surtout parce qu'elle précise : « D'après le roman terrifiant de Stephen King, l'auteur de Ça ».
Ceux qui n'ont pas vécu les années 1980 ne comprennent peut-être pas bien où je veux en venir... Dans les années 1980-1990, Stephen King était partout, tous les adolescents le lisaient, c'était sans doute l'auteur le plus incontournable de ma génération. King a autant créé le mythe actuel des eighties que Spielberg ou Carpenter. Et ce n'est pas pour rien si Stranger Things lui rend sans cesse un hommage appuyé, jusqu'à la police du titre de la série.
Du coup, le fait qu'il faille préciser qui est Stephen King sur une affiche me fait prendre conscience que le temps a pas mal passé, et que beaucoup de jeunes gens en âge d'acheter une carte UGC Illimité n'en ont simplement jamais entendu parler.
Et accessoirement, me rappelle que je n'en ai moi-même jamais lu, tant j'étais un pétochard à l'époque. Du coup j'ai acheté et attaqué Ça, livre dont la quatrième de couverture m'avait terrifiée quand j'étais enfant, et il faut reconnaître que c'est vraiment super bien.
Ex nihilo Neil
15 avril 2019
12 avril 2019
10 avril 2019
Le retour de l'Obra Dinn
Vendredi dernier, j'ai tué Genichiro Ashina, boss qui marque à peu près le milieu de Sekiro:Shadows Die Twice. J'y ai mis environ quatre heures, ce qui est tout à fait estimable pour un jeu From Software, mais j'en suis ressorti un peu nerveux, j'ai donc décidé de faire une pause pendant le week-end.
D'où mon arrivée sur Return of the Obra Dinn, le nouveau jeu de Lucas Pope, génial créateur de Papers, Please! (simulateur de douane dans une dictature, ça a l'air nul mais c'est vraiment excellent). Et je l'ai fini dans le week-end, en trois grosses sessions (en tout ça m'a pris dix heures, sur le net ils disent que ça se fait en sept mais je dois pas avoir les neurones comme tout le monde).
Le concept est simple : nous sommes au début du XIXe siècle, et l'Obra Dinn, une goélette (un galion ? un brick ? j'en sais rien en fait) disparue depuis cinq ans, vient de resurgir au large de l'Angleterre, sans son équipage. Vous incarnez une enquêtrice de la compagnie d'assurances (parce que chez Lucas Pope, on n'incarne jamais un guerrier samouraï immortel) qui va devoir déterminer le sort de chacun des passagers du bateau.
Chacun. Des. SOIXANTE. Passagers.
Pour ça vous avez plusieurs documents, notamment une liste des passagers, une image permettant de les identifier visuellement (mais évidemment les deux ne sont pas reliées, il faut retrouver qui est qui) et quelques informations sur la navigation, un plan du bateau, etc. Et surtout une montre à gousset magique, qui vous permet, face à chaque cadavre retrouvé, de revivre les dernières secondes de la victime.
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| Visuellement, c'est en vue à la première personne, dans un style assez radical. Personnellement j'appelle ça de la « bichromie à gros grain ». |
Bref, Return of the Obra Dinn, c'est une grande enquête en espace clos absolument fascinante qui va vous scotcher à votre écran jusqu'à ce que vous l'ayez essorée. Il faut un peu de temps pour bien saisir le fonctionnement de la montre, et parfois les causes de décès sont un peu vagues (il a été écrasé ? démembré ? écartelé ?...)*. Mais en dehors de ces petits défauts, le jeu est excellent si vous aimez vous tordre un peu les synapses.
* Ah, et puis vous aurez aussi des moments un peu racistes, du genre « Mais putain, comment tu veux que je distingue un gabier chinois d'un autre gabier chinois ? » Ça fait partie du charme de l'époque.
08 avril 2019
Laisse le bon entrer
J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Morse, un de mes films de vampire préféré. J'ai longtemps hésité à lire l'ouvrage dont il est l'adaptation, Låt den rätte komma in, traduit Laisse-moi entrer en français.
Parce que je suis assez trouillard, et si j'ai appris à développer une certaine résistance vis-à-vis de l'horreur filmique, j'ai encore un peu de mal avec l'horreur littéraire. Mais finalement je me suis dit qu'il était temps de comparer les deux.
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| Une couverture qui laissera croire à tout le monde que vous lisez un énième polar suédois. |
En tout cas ça ne me donne toujours pas envie de voir le remake américain, Let Me In, qui d'après ce que j'ai vu passe complètement à côté de son sujet.
05 avril 2019
03 avril 2019
Fin de campagne
Après plus de deux ans, nous avons finalement terminé Les Ombres d'Atlantis, campagne en (à peu près) huit chapitres du jeu de rôle Achtung! Cthulhu, qui propulse les investigateurs sur la piste d'artefacts atlantes en parallèle d'une dangereuse organisation secrète nazie, au début de la Seconde Guerre mondiale.
C'était ma première grosse expérience en tant que MJ, et je pense avoir fait honneur à la campagne. Celle-ci n'est pas exempte de défauts que mon œil d'amateur n'avait pas repéré à la première lecture : elle est très dirigiste, les différents chapitres ne sont pas assez reliés entre eux et le gameplay de L'Appel de Cthulhu n'est pas adapté à ce type d'aventures pulp (trop punitif, notamment). Le livre propose bien de jouer avec les règles génériques de Savage World, mais celles-ci sont assez vagues et je ne les ai pas trouvées très pratiques non plus.
Bref, l'aventure est chouette, mais la partie « jeu » elle-même est assez limitée, et ça peut se révéler un peu frustrant pour les PJ.
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| Par contre à lire c'est un plaisir, c'est hyper documenté, limite trop (plein d'infos sont inutiles pour organiser les sessions). |
Mais c'était quand même une belle expérience, on a connu de beaux moments de rigolade et on s'est régalés (un des concepts de nos sessions de jeu était de coordonner le goûter avec le lieu où avait lieu l'aventure : autant vous dire qu'entre Vienne, Le Caire, Bombay, Lima... on a voyagé sur le plan culinaire !).
Je remercie mes amis PJ (Stéph, Bij, Sam et Hervé, et même Liyl le temps d'un chapitre) de s'être joints à moi. Si je réitère l'expérience, ce sera dans un autre univers, avec d'autres règles, mais en tout cas ça ne m'a pas du tout dégoûté.
01 avril 2019
Araignée d'avril
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