Ex nihilo Neil
09 septembre 2019
Con patatas !
En mai dernier, nous avons semé nos premières graines et, dans le tas, enterré une dizaine de pommes de terre qui avaient germé dans le placard (vous voyez très bien le genre de patates dont je parle, le genre lovecraftien, que vous retrouvez après des mois dans un recoin non euclidien dont vous n'aviez aucune idée de l'existence, et qui vous regardent avec leurs dizaines d'yeux en tendant vers vous leurs pseudopodes blanchâtres).
Et ça a pris. Ce week-end c'était l'heure d'une première récolte, nous avons arraché deux pieds et ramassé un bon stock de tubercules de taille tout à fait correcte.
J'ai grandi à la campagne, le concept d'agriculture ne m'est donc pas inconnu, mais récolter et cuisiner des légumes que l'on a fait pousser soi-même a vraiment quelque chose de merveilleusement gratifiant. Et j'hallucine encore des quantités qu'on peut produire rien qu'en allant arroser tous les jours quelques mètres carrés (notamment les haricots verts, qui donnent, donnent, donnent à un rythme difficile à suivre des cosses délicieuses et dénuées de filaments !).
Bref, cette décision d'adhérer à un jardin partagé est définitivement bonne, si vous avez l'occasion d'essayer un jour je vous y engage !
06 septembre 2019
Neil a joué à... Her Story
Si vous jouiez aux jeux vidéo dans les années 1990, vous avez probablement eu affaire aux FMV (pour « Full Motion Video »), un genre dont le titre de gloire est de n'avoir pour ainsi dire jamais réussi à produire le moindre jeu correct (je vous renvoie à la vidéo du Joueur du Grenier sur Night Trap et autres clowneries de l'époque pour vous faire une idée).
Mais apparemment, ce n'était pas une raison suffisante pour jeter le concept à la poubelle (enfin, c'est facile à dire maintenant) : un certain Sam Barlow s'est dit qu'il y avait encore moyen de creuser un peu le concept. Le résultat, c'est Her Story, un jeu qui nous a occupés 3 à 4 heures, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il détonne dans la production.
Le principe est tout bête et, par certains aspects, rappelle Papers, Please! : vous avez à votre disposition une base de données d'entretiens vidéo effectués en 1994 d'une jeune femme. Vous pouvez faire des recherches à base de mots clés, et il vous faut comprendre. Comprendre quoi ? Vous le saurez quand vous l'aurez compris.
C'est intrigant ? Oui, assez. Au début vous tapez des mots logiques, des prénoms entendus dans les premiers témoignages... puis vous commencez à recouper les infos, à tracer une timeline indiquant les différentes tenues de la jeune femme pour vous y retrouver, puis ça devient bizarre, alors vous revoyez des passages pour mieux comprendre...
Je ne peux pas trop en dire. Je placerai le tout dans la case « un peu glauque mais supportable » (on est à 6,5 sur une échelle qui va de Super Mario Bros. à A Serbian Film... oui, je sais, mes échelles sont trop longues), et je vous encourage à le découvrir vous-même. Ne serait-ce que pour la performance de Viva Seifert, la comédienne dont l'interprétation enterre tous les comédiens de FMV des années 1990.
04 septembre 2019
Pas du tout les dominos
Autant Kingdomino est un jeu simple à comprendre et tout à fait accessible pour jouer en famille, autant Queendomino ajoute pas mal de subtilités, qui l'écartent du jeu à sortir de 7 à 77 ans. Mais ça reste un concept très sympa, moins compliqué qu'il n'en a l'air, même si les règles prennent quelque temps à expliquer.
Ne le sortez toutefois pas pour l'apéro, la première partie dure facilement plus d'une heure, et vos invités finiront par avoir faim.
Ne le sortez toutefois pas pour l'apéro, la première partie dure facilement plus d'une heure, et vos invités finiront par avoir faim.
02 septembre 2019
Bons baisers de Gand
Le week-end après les vacances, nous avons eu l'occasion d'aller visiter la belle ville belge (et néanmoins flamande) de Gand (prononcez « gan »). Une cité qui, si elle n'est peut-être pas au niveau de Bruges dans la catégorie « putain de ville de contes de fées », est clairement dans le peloton de tête.
Comme beaucoup de villes flamandes, Gand est truffée de canaux et de maisons à pignon à redents... oui, c'est les maisons crénelées, là. L'architecture est haute et efflanquée, ce qui génère des escaliers étroits et vertigineux en intérieur.
Un des canaux, sur lesquels plein de kayaks et autres embarcations se promènent. Il paraît que c'est une très bonne manière de découvrir la ville, mais on n'a pas essayé.
L'église Saint-Nicolas, une des nombreuses de la ville. Avec Batman, qui passait par là.
La cloche visible sur la photo est la « Klokke Roeland », elle sonnait à l'origine en haut du beffroi de la ville, mais n'a pas supporté le passage à l'électricité en 1914 : fendue, on l'a déplacée pour l'exposer aux vus des passants.
Dans le fond à gauche, on devine un bâtiment étrange...
Il s'agit en fait de la maison des Maçons, reconvertie depuis en O'Tacos. Détail rigolo : lors de l'Exposition universelle de 1913, une copie de cette maison avait été réalisée ailleurs dans la ville, car on la croyait perdue. La vraie (celle-ci donc) a finalement été retrouvée derrière un bardage en 1976.
Les danseurs sont l'œuvre de Wakter De Buck, un chanteur-sculpteur flamand (oui, ça existe).
Bâtiment emblématique de la ville, le beffroi, avec à son sommet le dragon protecteur de Gand, présent depuis le XIVe siècle.
Le fameux dragon vu de plus près. Étrangement à la fois moins et plus impressionnant que d'en bas. La visite du beffroi vaut le coup d'œil, il y a notamment un petit film fascinant qui montre comment on fabrique une cloche.
Très bonne vue sur l'entrée de l'ancien marché aux poissons. Notez la statue de Neptune, entourée des allégories des deux fleuves du coin : l'Escaut et la Lys.
Dans les Flandres, les spécialités culinaires sont plutôt roboratives. Mais si vous aimez la viande, il y a un passage obligé à Gand : Amadeus, dans le quartier Patershol (vieux coin médiéval). Au menu : ribs (travers de porc) à volonté.
Et puis bon, quand même, à Gand, en plein milieu, il y a le château des Comtes, un p... de château fort avec douves, donjon, mâchicoulis et tout le bazar. Le bâtiment est parfaitement rénové, mais la visite avec audioguide est... curieuse. Divertissante, certes, mais culturellement très douteuse, avec des blagues et des interprétations très vraisemblablement à côté de la plaque.
Et bien sûr, exposée dans le château, la fameuse épée vorpale à quatre mains des comtes de Gand (+3 contre les Wallons). Sérieux, je ne sais pas comment on peut manier un machin comme ça.
Comme beaucoup de villes flamandes, Gand est truffée de canaux et de maisons à pignon à redents... oui, c'est les maisons crénelées, là. L'architecture est haute et efflanquée, ce qui génère des escaliers étroits et vertigineux en intérieur.
Un des canaux, sur lesquels plein de kayaks et autres embarcations se promènent. Il paraît que c'est une très bonne manière de découvrir la ville, mais on n'a pas essayé.
L'église Saint-Nicolas, une des nombreuses de la ville. Avec Batman, qui passait par là.
La cloche visible sur la photo est la « Klokke Roeland », elle sonnait à l'origine en haut du beffroi de la ville, mais n'a pas supporté le passage à l'électricité en 1914 : fendue, on l'a déplacée pour l'exposer aux vus des passants.
Dans le fond à gauche, on devine un bâtiment étrange...
Il s'agit en fait de la maison des Maçons, reconvertie depuis en O'Tacos. Détail rigolo : lors de l'Exposition universelle de 1913, une copie de cette maison avait été réalisée ailleurs dans la ville, car on la croyait perdue. La vraie (celle-ci donc) a finalement été retrouvée derrière un bardage en 1976.
Les danseurs sont l'œuvre de Wakter De Buck, un chanteur-sculpteur flamand (oui, ça existe).
Bâtiment emblématique de la ville, le beffroi, avec à son sommet le dragon protecteur de Gand, présent depuis le XIVe siècle.
Le fameux dragon vu de plus près. Étrangement à la fois moins et plus impressionnant que d'en bas. La visite du beffroi vaut le coup d'œil, il y a notamment un petit film fascinant qui montre comment on fabrique une cloche.
Très bonne vue sur l'entrée de l'ancien marché aux poissons. Notez la statue de Neptune, entourée des allégories des deux fleuves du coin : l'Escaut et la Lys.
Dans les Flandres, les spécialités culinaires sont plutôt roboratives. Mais si vous aimez la viande, il y a un passage obligé à Gand : Amadeus, dans le quartier Patershol (vieux coin médiéval). Au menu : ribs (travers de porc) à volonté.
Et puis bon, quand même, à Gand, en plein milieu, il y a le château des Comtes, un p... de château fort avec douves, donjon, mâchicoulis et tout le bazar. Le bâtiment est parfaitement rénové, mais la visite avec audioguide est... curieuse. Divertissante, certes, mais culturellement très douteuse, avec des blagues et des interprétations très vraisemblablement à côté de la plaque.
Et bien sûr, exposée dans le château, la fameuse épée vorpale à quatre mains des comtes de Gand (+3 contre les Wallons). Sérieux, je ne sais pas comment on peut manier un machin comme ça.
30 août 2019
Neil a joué à... Firewatch
Les vacances d'été, c'est aussi l'occasion de plonger dans les jeux perdus au fin fond de votre liste Steam. D'ordinaire je profite plutôt de la saison chaude pour me lancer dans un bon point & click, mais pour une fois j'ai eu envie de découvrir un des plus célèbres représentants du genre « walking simulator », Firewatch.
Si vous ne connaissez pas, un walking simulator est un jeu où on... se promène, en vue à la première personne, généralement sans combat aucun, et faisant la part belle à la narration. En l'occurrence, dans Firewatch vous incarnez Henry, quadragénaire meurtri à la suite d'une histoire tragique, qui n'a rien trouvé de mieux pour fuir ses problèmes que de s'engager comme garde forestier pour toute la durée de l'été dans un parc national du Wyoming.
La principale mécanique du jeu concerne les dialogues que vous échangerez par talkie-walkie avec Delilah, votre superviseuse, qui vit dans une autre cabane de surveillance non loin. Vous vous baladez, effectuez quelques « missions » tranquillement, et vous discutez longuement avec cette autre esseulée dotée d'une forte personnalité.
Et je ne vais rien vous spoiler, parce que l'aventure mérite d'être vécue.
Il n'y a rien de difficile, vous traverserez le tout en 5 heures à peu près, mais vous aurez goûté à un franc dépaysement, et eu l'impression d'avoir vraiment rencontré quelqu'un. Le casting vocal est excellent, notamment la comédienne qui prête sa voix à Delilah. C'est surtout une très belle démonstration des possibilités narratives du jeu vidéo.
28 août 2019
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