Ex nihilo Neil

14 janvier 2026

Who you gonna call?


 

Vous êtes face à la bombe. Des câbles en sortent d'un peu partout, tous identiques, et de l'autre côté du talkie-walkie, votre partenaire doit couper le même que vous. Vous sentez la tension ? Bon, rajoutez des petits animaux mignons et une ambiance gentiment cartoon. Vous sentez la tension qui reste exactement au même niveau ?


 

Nous avions découvert Bomb Busters lors du salon d'Essen, l'an dernier, et ça sentait déjà le futur hit. Sans surprise, il a emporté le Spiel des Jahres (le grand prix du salon) 2025, et il faut reconnaître que c'est un des jeux coop familiaux les plus funs auxquels j'aie joué. Vous avez devant vous un certain nombre de câbles, représentés par des petites languettes de carton. Sur chaque languette, un chiffre. Le but : déterminer lequel de votre adversaire a la languette avec le même nombre, et où elle se trouve sur son petit présentoir. Le jeu mêle logique, stratégie et rigolade, avec juste le degré de tension pour s'amuser sans s'engueuler. Les parties dépassent rarement la demi-heure, et ne se répètent jamais grâce à un système de missions ajoutant plein de petite variations stimulantes. Une pépite que je conseille sans hésiter.

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Ah sinon fin 2025, le grand Peter Rustemeyer présentait une nouvelle mini-extension de Paleo, que je me suis fait rapporter d'Essen par une connaissance. Cette fois pas de module mais de nouvelles cartes Secret (ce qui est finement sous-entendu par le nom de l'extension, The New Secrets), qui apportent un peu plus d'aléatoire dans un jeu qui n'en manquait déjà pas. On a testé, c'est très cool, tuer le bébé mammouth reste vivement déconseillé, il est possible de recruter des cuisiniers qui buffent notre tribu et on peut même apprivoiser un bébé lion (ce qui est une très mauvaise idée dans la vraie vie mais très cool ici). 

12 janvier 2026

I'm the Walrus

 

Ce fut un week-end riche en galettes et fort froid, deux raisons qui me laissent assez somnolent en ce dimanche soir où je dois produire un post pour le début de la semaine... Alors comme j'ai un peu rejoué à Don't Starve récemment, j'ai dessiné un MacTusk vite fait.

MacTusk est une espèce de morse chasseur qui apparaît uniquement en hiver, et qui se promène autour de son igloo avec son fils et deux chiens de glace. Il n'est pas exactement difficile à vaincre (oui, il est hostile, comme à peu près tout dans Don't Starve) et peut droper deux ressources essentielles à votre partie : sa défense qui permet de fabriquer la canne de marche (qui vous accélère) et son chapeau, le tam o' shanter, meilleur couvre-chef du jeu (qui vous tient chaud et augmente votre santé mentale). 

Voilà voilà... il fait froid en ce moment, méfiez-vous des morses. 

09 janvier 2026

Ça est étrange

 


Deux séries viennent de se terminer, qui ne manquent pas de points communs : la première saison de It - Welcome to Derry et la dernière saison de Stranger Things.


Commençons par le prequel de It, célèbre adaptation du roman de Stephen King qui a (très littéralement) traumatisé toute une génération avec son clown tueur. Welcome to Derry entend proposer une série d'anthologie, avec des saisons se situant à différentes époques avec différents protagonistes, et la première nous transporte dans les années 1960. On suit une petite bande de gamins encore moins bien lotis que le futur club des Losers, qui vont devoir affronter une résurgence de Ça, l'entité maléfique vivant sous leur ville (et qu'en bon fan de Lovecraft j'appellerai plutôt les Lumières Mortes, un nom qui lui sied). 

La série a des atouts à faire valoir : déjà, une esthétique travaillée, directement héritée des adaptations récentes du roman par Andy Muschietti, qui orchestre la série. Les effets sont impressionnants, le clown Pennywise terrifiant et les décors comme les costumes sont au poil. L'ambiance malsaine est également au rendez-vous, notamment à travers les différentes hallucinations induites par Ça, qui sont proprement terrifiantes, souvent originales et qui n'épargnent vraiment, mais alors vraiment pas les gosses. On a en outre une vraie volonté de s'inscrire dans l'univers de Stephen King, avec notamment la présence de Dick Hallorann, personnage récurrent qui intervient notamment dans The Shining.

Mais des points faibles sont aussi présents : l'intrigue principale avec les militaires est cousue de fil blanc et reprend un trope complètement dépassé aujourd'hui (un militaire veut faire de Ça une arme au service des États-Unis, paye ton idée de génie), tous les acteurs ne sont pas au cordeau (notamment chez les gamins) et, surtout, tout ça ressemble beaucoup à ce qui arrive dans le roman, vingt-sept ans plus tard. En outre, et c'est terriblement ironique, de nombreuses scènes font penser à Stranger Things, série qui s'inspire ouvertement des romans et adaptations de King, ce qui donne l'impression que l'original arrive après la copie. 

Rien de tout cela ne gâche la série, qui reste bien supérieure au deuxième volet du It de Muschietti, mais ça reste toutefois à réserver aux spectateurs avertis (parce que ça tranche). 


Et puisqu'on en parle, la dernière saison de Stranger Things est enfin sortie. Et il faut qu'on l'évoque, évidemment, parce qu'on est quand même sur un blog de geeks.

Déjà, on ne va pas se voiler la face : Stranger Things est une série qui a été conçue comme une pompe à fric, surfant sur la nostalgie des années 1980. C'est totalement assumé dès la saison 1, on est dans le fan service léché, travaillé, ciselé, mais le fan service tout de même. Cette dernière saison ne fait que confirmer ce statut : la série n'a pas grand-chose à dire, ce n'est pas une réflexion sur le mal et la corruption genre Les Soprano ou Breaking Bad, c'est une série pop-corn très bien réalisée. Ne lui en demandons pas plus. 

Chaque saison a ses qualités et ses défauts (en dehors de la première qui reste impressionnante aujourd'hui), mais à mesure que le temps a passé, on a pu se rendre compte du principal souci : les scénaristes ne veulent tuer personne. En clair, plus vous êtes dans la série depuis longtemps, moins vous avez de risques de mourir, ce qui génère deux problèmes :

  • d'une part, ça tue les enjeux : allez donc faire croire qu'un perso est en danger dans ces cas-là (c'est d'ailleurs pourquoi la scène dite « de Kate Bush » a autant marqué dans la saison 4 : pour la première fois depuis longtemps, un personnage principal semblait réellement en danger de mort) ;
  • d'autre part, ça fait qu'au fil des saisons s'accumulent des personnages dont on ne sait plus que faire. Ainsi dans cette saison 5, Mike, Joyce, Hopper, Lucas et pas mal d'autres ne font que bouffer du temps d'antenne qui nous empêche de profiter davantage de Steve, Dustin, Robin et Max, sans conteste les meilleurs personnages*.

En outre, la série souffre clairement de sa durée de tournage puisque les acteurs ont pris dix ans quand ils auraient dû ne vieillir que de cinq, ce qui perturbe profondément l'appréhension des scènes. J'ajoute que certains (notamment Millie Bobby Brown) semblent avoir perdu leur talent en route, ce qui est un peu triste mais surtout pas très bon pour le peu d'attachement qu'on avait encore pour leur personnage.

Parallèlement, les nouveaux venus, notamment enfants (en l'occurrence Holly et, dans une moindre mesure, Derek) brillent au contraire par leur jeu et leur importance dans l'intrigue. Comme quoi tuer quelques personnages dans les saisons précédentes aurait sans doute aidé à maintenir le niveau.

Tout ceci étant dit, au final, est-ce que la saison 5 est décevante ? Franchement non. Ça traîne un peu en longueur, c'est un peu bavard et il y a des facilités scénaristiques éculées, mais le final est cool, l'anticlimax bien fichu, et l'épilogue, quoiqu'un peu long, tout à fait satisfaisant, avec un vrai faux twist bien ficelé qui fait parler les fans sur les forums**. Le dernier épisode dure deux heures mais est un vrai plaisir, et il conclut très honorablement ce qui restera dans les mémoires comme une curiosité des années 2010. Maintenant il serait temps de passer à autre chose et de laisser les eighties à leur place, dans le passé***. 

* Et les meilleurs comédiens, en particulier Sadie Sink (Max) qui surfe à des kilomètres au-dessus de ses potes en termes d'acting.

** En gros, il y a un twist de type Inception, genre on ne sait pas si A ou B. Et franchement on s'en fiche, l'intérêt même de ce type de final est qu'il reste indécidable, chacun peut ainsi préférer croire ce que bon lui semble. Je note toutefois que l'épilogue porte également sur la notion d'histoire (comme le faisait celui de la série Game of Thrones), mais c'est ici totalement cohérent avec les thématiques de la série et l'hommage aux histoires des années 1980 (donc pas du tout comme la série Game of Thrones), donc moi ça me convient très bien.

*** Ce que ne comptent évidemment pas faire les showrunners, qui ont déjà annoncé un spin-off en animation supposé s'inspirer des dessins animés des années 1980 (et rien qu'à voir les premières images, ils ont tapé complètement à côté, vu que ça ressemble plus à Arcane qu'à G.I. Joe). 

07 janvier 2026

Röki & Roll

 

La petite Tove n'a pas de chance. Non seulement son père la néglige depuis que sa mère est morte, mais en prime une espèce d'immense troll vient de détruire leur maison et d'enlever son petit frère. Bon, chez nous ce serait horrible, mais en Laponie on appelle ça un jeudi...

Avant les vacances, nous avons donc lancé Röki, un point & click qui traînait dans mon backlog. Nous y incarnons la petite Tove qui va partie à la recherche de son frangin Lars, enlevé par la reine des Neiges (pas Elsa, hein, plutôt la version Andersen bien vénèr). Niveau mécanique, on est dans le point & click très classique, pas de grande originalité, vous récupérez des objets inattendus que vous utilisez de manière non moins inattendue pour obtenir des résultats tout aussi inattendus. Niveau ambiance, on est dans le conte de fées scandinave, dans tout ce que ça implique de froid, de mort, de glace, de fatalisme et d'enfants enlevés, voire décédés*. You know, for kids!

Sans être parfait techniquement, c'est quand même très joli.

Je ne vais pas vous raconter que c'est mon point & click préféré de tous les temps, il y a quelques longueurs, mais l'histoire est plutôt prenante, et il parvient à bien raconter ce qu'il veut nous dire. Les métaphores sont fortes et fonctionnent, et la conclusion a tout de même réussi à m'émouvoir un brin. Une bonne aventure à faire en famille au coin du feu, avec un bon chocolat chaud, tandis qu'il neige dehors (ce qui est plus ou moins le cas au moment où j'écris ces lignes). 

* Quand je chantais encore dans une chorale, nous avions consacré toute une année aux chants de Noël du Grand Nord, et la thématique « Dors, petit enfant, dans cette neige qui te fait une couverture, maintenant que tu es mort, tu es heureux » revenait un nombre assez alarmant de fois.

05 janvier 2026

... et bonne année !

Durant les fêtes, ma maman est venue nous rendre visite, ce qui a permis pas mal de sorties.


Et encore, je ne parle pas des autres expos, des films, des repas avec les copains, de l'enregistrement de La Dernière à laquelle nous avons pu assister... C'était de chouettes vacances, joyeuses et reposantes, rendant ce jour de rentrée particulièrement peu engageant. 

Mais bon, c'est comme ça, donc je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2026 (même si elle n'a pas perdu de temps pour partir en vrille au niveau international). Je ne prends plus de résolutions parce que ça ne sert pas à grand-chose, mais bon, vous connaissez le secret du sens de la vie, hein : essayez d'être gentils avec les gens, évitez de manger gras, lisez un bon livre de temps en temps, marchez un peu, et essayer de vivre en paix et en harmonie avec les peuples d'autres croyances et nations. Rien d'inaccessible. 

19 décembre 2025

Joyeux Noël

 

Allez, c'est la fin de l'année, alors on va prendre quelques jours de vacances, et je vous donne rendez-vous en 2026 pour de nouvelles aventures. Bonnes fêtes, reposez-vous bien, je suis sûr qu'on en aura bien besoin.

17 décembre 2025

Tom-tom-tomte

Je ne savais pas quoi faire (pour tout dire je crois que j'ai besoin de vacances), Bij m'a suggéré de faire un tomte, comme on en voit dans le JV auquel on joue en ce moment (j'en reparlerai quand on l'aura fini), alors voilà un tomte.


Le tomte est un petit lutin scandinave qui veille sur votre maison pendant que vous dormez. N'oubliez pas de lui laisser de temps en temps une petite assiette de gruau dans un coin, surtout aux environs de Noël, pour le remercier de ses bons offices. S'il s'estime lésé, il pourrait bien se venger, en faisant disparaître une chaussette sur deux ou en changeant des petits objets de place. 

L'équipe du Blog (sans intérêt) ne saurait être tenue pour responsable de quelque invasion de rongeurs, blattes ou autres indésirables liée aux vivres laissés à traîner au sol.