Ex nihilo Neil

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30 mars 2022

Week-end de repos

Le week-end dernier, j'étais supposé descendre pour une fête de famille, mais bon, Covid, du coup j'étais un peu dégoûté (en plus d'avoir du mal à passer du lit au canapé). Heureusement on a une autre virée prévue pour le week-end suivant, et ça tombe bien parce que le coronavirus m'a quand même bien laissé d'équerre...

 

Alors, certes, on rate le festival de deux semaines environ, mais on s'en fout, y a les copains et du Tèrra Aventura ! 

Vous aurez votre épisode d'Ex nihilo Neil vendredi, mais nous on chillera tranquilles sur les remparts angoumoisins.


05 février 2020

Pas grand-chose


Vous aurez remarqué que ça fait deux lundis de suite que je ne poste rien, c'est qu'en ce moment, c'est un peu chaud niveau activités, j'ai beaucoup de choses à faire et les week-ends ne sont pas particulièrement reposants. Pour aujourd'hui je ne savais pas quoi faire, je vous ai torché un squelette avec une cape vite fait, sans signification particulière.

J'avais bien pensé commenter le palmarès d'Angoulême, mais je ne connais aucun des albums lauréats... ce qui est presque un commentaire en soi. Pour le Grand Prix, c'est Emmanuel Guibert, ce qui met généralement tout le monde d'accord, même si je n'ai jamais eu l'heur de le lire (enfin, si, j'ai dû lire La Fille du professeur il y a longtemps, mais je n'en ai aucun souvenir). Mais bon, Le Photographe, c'est super bien, la preuve tout le monde le dit.

Bon, bref, voilà, j'ai rien à dire. Allez, si ça vous amuse, un enregistrement du concert auquel on a participé dimanche, il s'agit d'un Ubi Caritas d'Ola Gjeilo, hommage à celui, plus célèbre, de Maurice Duruflé. Si vous êtes dans cette sorte de chose...


Le son est pas top...

29 janvier 2020

Angoulême... ben non

Cette année, j'ai beaucoup de boulot et, accessoirement, mes amis qui m'accueillent d'ordinaire sont pas mal occupés de leur côté (une histoire de naissance, je sais pas), donc je ne vais pas au festival d'Angoulême. 

Oui, déception, mais que voulez-vous ?

Mais il se trouve que ces derniers temps, on nous a prêté pas mal de BD, alors je vais vous faire un petit bilan de mes dernières lectures, en vrac, non exhaustif, parce que je n'ai pas trop le temps de dessiner non plus.



Château de sable (Frederik Peeters, Pierre Oscar Lévy, éd. Atrabile)
On commence par une petite claque. Je savais que Frederik Peeters était un excellent dessinateur, je ne connaissais pas P. O. Lévy (qui signe plutôt des documentaires d'ordinaire), mais cette histoire de personnes lambda se rencontrant dans une petite crique, qui bascule très vite dans le fantastique à la Dino Buzzati (je sais pas pourquoi, c'est ce à quoi ça m'a fait penser), elle est très, très bien menée. C'est plutôt court, et il est hors de question que je vous spoile l'intrigue, mais foncez.



Cigish ou Le Maître du je (Florence Dupré la Tour, éd. Ankama, label 619)
J'étais passé complètement à côté de ce blog dans les années 2010, mais Cigish, on peut dire que ça calme. Le scénario est très facile à décrire mais l'œuvre est très difficile à définir. En gros, l'auteure craque et décide de devenir le personnage de nain nécromancien chaotique mauvais qu'elle incarnait à une époque dans ses jeux de rôle. Mais ça c'est juste une base, l'histoire est plus méta que ça.
Cigish, c'est gênant, bizarre, inconfortable. J'ai beaucoup de mal à en dire du bien, et en même temps je suis bien obligé de le reconnaître : j'ai plutôt aimé. C'est un essai anar, un pavé dans la mare, ou bien un monumental foutage de gueule, ou les trois à la fois. En tout cas ça mérite un coup d'œil. 


Donjon Antipodes – L'Armée du crâne (Grégory Panaccione, Joann Sfar, Lewis Trondheim, éd. Delcourt)
Sfar et Trondheim reviennent à Donjon, après quelques années d'absence. Et tant qu'à faire, ils nous pondent une nouvelle série, « Antipodes » (qui sera déclinée en Antipodes – et Antipodes +, correspondant respectivement aux périodes – 10000 et + 10000). Cette première histoire est dans la droite ligne de ce qu'on attend d'un Donjon hors série, des personnages rigolos, des situations tragicomiques, une réflexion bizarre sur la nature humaine (et canine). De toute façon il faut le lire.


Donjon Zénith – Hors des remparts (Boulet, Joann Sfar, Lewis Trondheim)
On continue dans l'univers de Donjon avec la suite des aventures d'Herbert, Marvin et Isis. Une aventure parfaitement classique, qui fait un peu avancer l'intrigue, avec un Boulet moins flamboyant qu'à l'ordinaire (mais peut-être que c'est moi qui attends trop). C'est rigolo, plein d'idées, bien dessiné, bien raconté, qu'est-ce que vous voulez de plus ?


L'Homme gribouillé (Frederik Peeters, Serge Lehman, éd. Delcourt)
J'ai déjà dit du bien de Peeters, je vais recommencer, parce que cet album est absolument magnifique. Mais je vais aussi dire du bien de Lehman, que je connaissais comme scénariste de La Brigade chimérique (une espèce de Ligue des gentlemen extraordinaires à la française, qui réussit le tour de force de ne pas trop pâlir de la comparaison !). L'Homme gribouillé a un scénario de polar fantastique comme on aimerait en voir plus souvent. Même s'il lance des pistes qui se perdent parfois un peu (mais c'est peut-être moi qui n'ai pas su les comprendre), ça reste palpitant jusqu'au bout, les héroïnes sont très attachantes et l'ambiance est tout simplement fabuleuse.


Les Nouvelles Aventures de Lapinot – Prosélytisme et morts-vivants (Lewis Trondheim, éd. L'Association)
On savait depuis le tome précédent que Lapinot n'était pas mort, il revient de nouveau pour une aventure tout à fait classique, à base de temples athées, de zombis conduisant des voitures et de paris stupides (jamais loin quand Richard est sur la couverture). C'est toujours bien, même si je peine parfois un peu à voir où Trondheim veut en venir.


Shangri-La (Mathieu Bablet, éd. Ankama, label 619)
Il fallait bien qu'il y ait une déception, et elle n'est sûrement due qu'à la qualité exceptionnelle du reste de la sélection. Shangri-La se veut une œuvre de science-fiction politique, et l'auteur fait beaucoup d'efforts pour nous rappeler 1984, Soleil Vert, Fahrenheit 451 et plein d'autres classiques, et c'est globalement magnifique (les décors notamment), et c'est très travaillé, mais... je m'y suis un peu perdu, j'ai du mal à accrocher aux personnages (ce qui je pense est voulu : conséquence sociologique logique de la société dans laquelle ils vivent, les individus de cette station spatiale ultracapitaliste deviennent désagréables à nos yeux), et du coup j'ai moins palpité pour eux qu'il ne l'aurait fallu. C'est sans doute une limite de cette thématique (et c'est pourquoi les héros des dystopies sont toujours rendus beaucoup plus malins qu'ils ne devraient l'être).

01 février 2019

Angoulême 2019: cause I'm Takahashi!

Sinon, le palmarès, qui c'est qu'a gagné ?

Eh bien c'est Rumiko Takahashi.

Comment ? Quoi ? Qui ? Rumiko Takahashi ?
Un auteur de mangasse ? Un Japonais ? Une FEMME ??? Qui fait du COMMERCIAL ?????

Mais quelle est cette infamie ?



Eh oui, Rumiko Takahashi, très connue en France pour les adaptations de ses mangas Maison Ikkoku (Juliette je t'aime), Urusei Yatsura (Lamu) et Ranma 1/2 (que je vous conseille encore aujourd'hui tellement c'est hilarant). Et évidemment d'Inu Yasha, shônen à grand succès des années 2000.

Je ne saurais vous dire à quel point je suis content qu'une auteur (troisième Japonais et troisième femme de l'histoire du festival) de BD populaire soit élue Grand Prix !

C'est tout au Bic. Et c'est, au moins, impressionnant.


Accessoirement, le Fauve d'or 2019 est également revenu à une femme, en l'occurrence Emil Ferris, pour son bouquin stupéfiant Moi, ce que j'aime, c'est les monstres. 
Je ne l'ai pas encore lu, mais la fascination de mon amie Aude pour cet ouvrage m'a convaincu de le faire prochainement.



Bon, sinon c'était l'occasion de revoir ma petite Zélie, toujours aussi adorable.

30 janvier 2019

Angoulême 2019 : cause I'm Bagieu!

Le temps d'une fouée et on repart.
Vous ne connaissez pas les fouées ? Malheureux !

Angoulême dispose désormais d'une boutique Harry Potter. Oui, ça surprend, mais c'est étonnamment achalandé.
Les baguettes en plastoque sont toujours à 35 euros, je vous préviens...

Vue classique d'Angoulême, avec les grandes fresques sur les murs. 
Bon, c'est pas tout ça, il était temps d'aller voir une conférence, en l'occurrence celle de Pénélope Bagieu qui venait, avec l'équipe de production et de réalisation, présenter le projet d'adaptation de ses BD Culottées en animation.

C'est franchement très prometteur, on a pu voir pas mal de designs et un premier épisode, c'était très classe. Les questions de la salle étaient également très intéressantes, notamment celle demandant à quel point l'auteure était impliquée dans l'adaptation.

J'approuve totalement.

28 janvier 2019

Angoulême 2019 : cause I'm Batman!


De retour d'Angoulême, où j'ai finalement passé assez peu de temps. En tout et pour tout, j'ai vu une expo et une conférence, mais c'était très chouette, alors je vais vous raconter tout ça en détail au cours de la semaine.
Et on commence par le clou de l'événement : l'exposition Batman 80, célébrant les 80 ans de l'homme-chauve-souris. C'était blindé, mais trop bien.

L'expo se tenait dans la nouvelle médiathèque de la ville (derrière la gare, pour ceux qui connaissent).
La Batmobile du film de Tim Burton nous attendait, toute en majesté.
Sans doute une des meilleures Batmobiles, avec celle du dessin animée...

L'expo était riche et très scénarisée. Les visuels s'inspiraient notamment beaucoup de Frank Miller,
dont je ne peux que conseiller le Dark Knight Returns (même si c'est complètement facho).
D'ailleurs on a failli assister à sa conférence, mais fallait pas rêver, les places se sont vendues comme des petites fouées...

La Batcave ! On est dans la Batcave !!!
Et y a beaucoup de monde !

Ok, parfois, Batman, ça a parfois été un peu bizarre...

Vers la fin de l'expo, on est projeté dans l'asile d'Akham, avec plein de cellules reprenant les histoires des principaux méchants de la série. Avec évidemment une place d'honneur pour le Joker.

Quelques illustrations d'auteurs fameux. Ici, Batman vs. Predator, par Mike « Hellboy » Mignola.
Parce que pourquoi pas ?

Un Batman par Stan « Usagi Yojimbo » Sakai.

Lego Batman, un des meilleurs Batman sur écran paraît-il.
J'ai des doutes. Team Adam West, mec !

25 janvier 2019

Angougou 2019


A l'heure où vous lisez ces lignes, je suis à Angoulême, probablement en train d'assister à une conférence avec Paul Dini et Frank Miller (iiiiiih !!!).
A lundi pour un petit résumé de l'aventure (qui sera courte, je n'y reste qu'un jour et demi).

29 janvier 2018

Angoulême, donc

Donc au final je n'ai pas pu aller au Festival international de la bande dessinée, c'est bien dommage mais que voulez-vous... J'ai rapidement regardé le palmarès, Naoki Urasawa est prix d'Honneur, ce qui me semble la moindre des choses pour un talent pareil, et Marion Montaigne a le prix du Public Cultura, youpi. Pour Richard Corben Grand prix et futur président du festival... ma foi ça mérite d'ouvrir la discussion sur l'œuvre du bonhomme, très viriliste, mais je vais pas faire ça aujourd'hui, j'ai un peu la flemme.

Urasawa... en plus il a l'air jeune, ce salopard !
 

Du coup, avec le remboursement (partiel) de mon billet de train, je me suis offert quelques BD en occase, et c'était bien chouette. J'en profite d'ailleurs pour vous conseiller cette excellente série de Lupano et Cauuet, Les Vieux Fourneaux.



C'est l'histoire d'une jeune femme et de trois vieux casse-c... activistes, un syndicaliste, un anarchiste et un aventurier. C'est rafraîchissant, c'est intelligent et c'est magnifiquement dessiné (j'adore le trait de Paul Cauuet, à la fois classique et moderne, très agréable et très lumineux).

26 janvier 2018

Ah ben non


Suite à plusieurs problèmes consécutifs (notamment une intervention inattendue d'un virus grippal assez costaud), notre venue au festival d'Angoulême a été annulée. Mais j'ai pas eu le temps de faire un post pour autant, alors voilà...
C'est le premier festival que je rate depuis... quinze ans je crois. Ça fait bizarre.

24 janvier 2018

Pas de 24h cette année

Cette année, le Festival d'Angoulême a décidé d'annuler les 24h de la BD. J'en suis navré, ceci dit il se trouve qu'un problème familial m'aurait de toute façon empêché d'y participer, donc n'ayez pas de regrets pour ce qui concerne ma participation.

Je serai sur Angoulême de vendredi à dimanche, surtout pour visiter les expos et la Charente alentours avec mes amis. Et je ne garantis pas de post la semaine suivante. Désolé.

08 février 2017

Angoulême 2017 : le roman-photo


J'ai donc passé deux jours dans la belle cité angoumoise, et surprise : désormais votre arrivée à la gare est accueillie par ce splendide obélisque, hommage au créateur... d'Obélix, l'immense René Goscinny. C'est beau, c'est classe, c'est raccord avec le thème de la ville, rien à dire.


Au théâtre de la ville, une expo Marvel permettait aux jeunes cons de se prendre en photo avec cette version grandeur quasi-nature de Captain America (en vrai, Chris Evans mesure 1,83 mètre, donc un peu plus que cette version).


Et aussi Thor. J'ai dû chasser tout un banc de boutonneux qui se prenaient en selfie les doigts dans le nez de la statue. 
(Hi, hi, "méfie-toi de Loki, Thor !")


L'expo elle-même avait beaucoup de charme : c'était des versions de héros Marvel par des dessinateurs français. Ici, un Ghost Rider par Roland Boschi. 
Alors oui, je vous vois venir : "Roland Boschi ? C'est qui ? Y avait pas plus connu ? Parce que ouais, les couleurs sont chouettes, mais quand même, Roland Boschi quoi !"
Hé, hé, hé...


Voilà pourquoi ! Tu m'étonnes qu'elles sont belles les couleurs, c'est mon idole, Dan Brown, qui les a faites ! Dan Brown, l'auteur de Da Vinci Code, le créateur du meilleur personnage du monde, Robert Langdon, Dan "fucking" Brown, mec !
(Ah, on me signale que ce serait en fait un homonyme... pardon)
(Faudra vraiment que je parle de ma relation à Da Vinci Code un jour)


Spider-Man et Gwen Stacy par Bastien Vivès. Tranquille. 
(enfin, je crois que c'est Gwen, mais elle fait un peu rousse, si ça se trouve c'est Mary Jane, mais pourquoi elle part en poussière...?)


Vatine. Vous vous souvenez ? Aquablue, Star Wars, les couv de Player One... à une époque, Olivier Vatine, ça faisait saliver tous les dessinateurs adolescents. Aujourd'hui, plus personne s'en souvient.
Le temps est assassin, et emporte les Mistral Gagnant de ma jeunesse, tout ça...


Les X-Men par Trondheim. On m'aurait dit que je verrais ça un jour... 

D'ailleurs, anecdote étrange, au niveau des dédicaces, Lewis Trondheim était assis à côté de Davy Mourier (présentateur du regretté Golden Show, dont je suis les activités depuis la glorieuse époque du collectif Une Case en Moins). Ils avaient l'air de bien rigoler.
Mais Mourier (qui est un mec drôle mais dont l'influence sur le 9e art reste tout de même ténue) avait une bonne file de fans qui attendaient leur dédicace, et Trondheim, le Lewis Trondheim qui a révolutionné la bande dessinée dans les années 1990-2000, lui, personne, pas un chat. Nous vivons dans un monde bien étrange.


L'expo Gaston, donc, devant l'hôtel de ville. Super bien, quoique à l'ombre, donc un peu fraîche. Heureusement, à Angoulême, on trouve...


... les fouées ! Des petits pains au four, garnis de rillettes ou de Nutella, comme vous préférez ! C'est trop bon.


Sinon, y avait aussi l'expo Hermann. C'est joli. Bon, je suis pas particulièrement fan d'Hermann, mais c'est sûrement plus parce que j'en ai jamais lu.


IIIIIIIH BASTIEN VIVÈS !!!
Je crois qu'il disait un truc du genre "ouais, Futuro, c'est naze", ou quelque chose comme ça. 


Anecdote authentique, un monsieur est venu demander au vendeur : "Excusez-moi, juste par curiosité, quel est le nom de ce personnage ? - Euh... le Joker. - Ah. Et dans quelle bande dessinée le trouve-t-on ? - Batman. - Ah. Merci."

Il a dû s'ennuyer ce monsieur, pendant le festival.


Bon, ils dégonflent le Spirou, c'est peut-être l'heure de rentrer.


Aaaah, enfin, la gare MontparnPUTAIN QU'EST-CE QUE JE FOUS À DISNEYLAND ???
RHHHAAAAAA JE ME SUIS TROMPÉ DE TRAIN !!!
(Authentique)

03 février 2017

Mille millions de rogntudju !



Le festival d'Angoulême 2017 était sympa, sans déboîter non plus. 
Et puis il est fini, donc c'est plus très intéressant d'en parler...
En revanche, l'expo Gaston, "Au-delà de la gaffe", à la bibliothèque du centre Pompidou, à Paris, est toujours ouverte, elle est gratuite et vaut vraiment le coup, n'hésitez pas si vous passez par là !


25 janvier 2017

24 Heures de la BD 2017

Cette année, une contrainte pas super contraignante, du coup je me suis fait plaisir en reprenant des designs que j'adore venus d'une série totalement culte pour moi. 
J'espère que ça vous plaira, ou au pire que ça vous rappellera des bons souvenirs...

"L’histoire doit mettre en scène un super héros farceur ou une super héroïne farceuse."