Ex nihilo Neil

26 janvier 2026

Le mal habite au 4

 

 

Ça y est, conformément à la tradition millénaire depuis cinq ans, j'ai fait mon Resident Evil de l'année, et cette fois ce fut le quatrième opus, considéré comme un des meilleurs de la série et comme un des meilleurs jeux vidéo tout court d'ailleurs, tant il a réinventé le genre du survival horror en ajoutant une grosse composante action. Et c'était effectivement super.

Dans RE4, vous incarnez Leon Kennedy (le héros du deuxième), flic très spécial envoyé pour sauver la fille du président des États-Unis qui a été enlevée par une secte maléfique qui fait des expériences secrètes dans la cambrousse espagnole, et... oui, on va pas se mentir, le scénario c'est vraiment pas le point fort des Resident Evil. Enfin, d'un certain point de vue, parce que c'est objectivement hilarant de nanardise. Le héros solitaire et plus ténébreux qu'un sac de charbon, la greluche à sauver (qui a été nettement améliorée dans le remake*, dans l'original c'était vraiment une gourde qui passait son temps à hurler), l'agente spéciale Ada Wong qui débarque de nulle part en prenant la pose, le rigolo de service Luis qui meurt après rédemption tandis que le héros lui allume sa clope... et je ne parle même pas des méchants.

Vous allez en buter, du péquenaud hispanique.

Bref, chaque cinématique est un grand moment de rigolade**. Le reste du jeu est toujours nickel, avec de l'action, de la « réflexion » (jamais bien méchante), des clés à trouver pour ouvrir des passages en slalomant entre les zombis / paysans / créatures fongiques, des boss avec des points faibles évidents (visez les yeux, en général ils sont très gros, orange et pas du tout sur le visage, c'est facile), et plein d'armes différentes (mais je m'en sors généralement avec un pistolet, un fusil à pompe et un fusil de sniper, c'est largement suffisant).

 

Ah oui, y a lui aussi, le marchand qu'on croise à tous les coins de couloir, 
y compris dans les endroits les plus incongrus.
 

Vous avez peut-être remarqué que dans les jeux modernes, on se donne beaucoup de mal pour justifier toutes les petites contingences de gameplay dans l'intrigue. Eh bien Resident Evil, pour sa part, n'en a rien à braire. Les gars de chez Capcom assument complètement que vous jouez à un jeu vidéo, que vous savez que vous jouez à un jeu vidéo et que vous n'avez pas besoin de tout justifier. Donc oui, y a des quêtes secondaires où il faut détruire des médaillons bleus planqués un peu partout, y a du tir au pigeon pour gagner des bonus, y a un marchand qui se téléporte, y a des corbeaux qui dropent des émeraudes quand on les tue, et plein d'autres absurdités qu'on ne va pas s'emmerder à expliquer. Et c'est pas bien grave.

En tout cas voilà qui conclut mon rattrapage de la série (car le remake du 1 n'est pas ouf, et le 5 et le 6 sont considérés comme les canards boiteux de la série). Enfin, pour l'instant. Le 9 (Requiem) sort dans un mois, et je sais déjà que je le ferai un jour***.  

* Oui, car je joue aux remakes, qui sont sublimes, et en mode facile, parce que j'ai vraiment pas envie de me faire suer.  

** Et c'est encore mieux si vous essayez de relier l'intrigue avec celles des autres opus, tant le n'importe-quoi est grand, encore accentué par le côté très premier degré de la mise en scène. Maintenant que j'y ai joué, je réalise à quel point les films Resident Evil sont en fait des adaptations réussies dans une certaine mesure : des scénarios de nanar dans les deux cas. Sauf que les films n'ont pas un gameplay pour les sauver. 

*** D'autant qu'il semble annoncer un délire plus survival, avec une héroïne faible et démunie, ce qui change des gros bourrins genre Leon, Claire ou Jill... 

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