Ex nihilo Neil

07 février 2024

Fatale compagnie


Je suis tombé par hasard sur les rediffusions des parties de Lethal Company qui réunissent un groupe de youtubeurs hauts en couleurs, notamment le JdG (et sa mauvaise foi légendaire), Antoine Daniel (et son flegme variable), Mynthos (l'enfant de quatre ans dans un corps de trente-cinq), Zerator (qui joue parfois sérieusement mais choppe régulièrement la connerie), Baghera Jones et Horty (en pleine réminiscence de leurs rôles des cousins Croute) et quelques autres... C'est très con, franchement régressif, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas explosé de rire comme ça, alors je partage.

Ah oui, le jeu : une équipe d'ouvriers doit aller récolter des restes dans une vieille usine abandonnée sur une planète de merde pleine de saloperies (l'usine ou la planète ? les deux !). Le système de micro marche à la proximité, donc on n'entend que les copains qui sont proches, et on meurt très vite et très bêtement... Un jeu auquel je ne toucherai jamais, mais qui m'a pourtant prodigué des heures de rigolade.


Je vous mets le premier parce qu'il vaut franchement mieux les voir dans l'ordre si vous voulez comprendre quelque chose.

05 février 2024

L'aventure bellifontaine


Depuis peu j'ai de la famille à Fontainebleau, nous nous y sommes donc rendus hier pour une petite visite, et quand le train a marqué un arrêt en pleine forêt (comme il est d'usage le week-end pour offrir aux randonneurs un accès facile aux très nombreux sentiers du coin), nous sommes descendus sur un coup de tête, en tenue de ville, pour nous promener dans les bois. Au grand étonnement des marcheurs en tenues flashy et imperméables autour de nous.

Franchement, c'était pas si pire, le sol est sablonneux et donc pas trop marécageux, on n'a même pas sali nos chaussures. Mais c'est un bon plan rando, si jamais vous l'ignoriez.

02 février 2024

Rencontre

 

Une petite scène qui pourrait avoir lieu dans mon roman. Et qui n'est pas une scène d'horreur, hein, je précise.

31 janvier 2024

Les JV contre le malheur

Je sais pas si vous avez remarqué mais l'ambiance est assez morose ces temps-ci, à la limite de la veille de fin du monde, et ce n'est pas que moi qui le remarque puisque deux de mes émissions préférées ont choisi d'en parler récemment : Game Next Door et Bolchegeek.

Les deux le font sous l'angle du jeu vidéo, en évoquant ces jeux qui nous font du bien face à l'absurdité de l'existence. Mais pas les jeux « wholesome  » genre Dordogne justement, qui ont pour but de vous sortir de la réalité. Au contraire, ça parle de Bloodborne, de Disco Elysium (que je viens d'attaquer du coup, on en reparle un autre jour) et de Darkest Dungeon II, et ça fait des digressions pas vraiment hors sujet sur Camus ou Gramsci. Je vous conseille bien sûr les deux.

Et c'est vrai que moi, par exemple, quand ça va pas fort, j'ai plutôt tendance à refaire Sekiro qu'à chercher un simulateur de déménagement... En fait, il semble que c'est au fin fond des ténèbres qu'on est le mieux placé pour distinguer la lumière. Bon dans mon cas c'est parce que Sekiro je maîtrise, et du coup j'ai la sensation d'évoluer dans un monde dur mais dont je connais les ficelles, et ça flatte mon ego. Eux creusent nettement plus profond, au cœur des mécaniques, des univers et des thèmes soulevés par ces jeux, et c'est vraiment très intéressant, alors je vous laisse avec ça.


29 janvier 2024

Echo

 

J'avais décidé d'arrêter les séries du MCU. Secret Invasion, c'était trop, y a mieux à faire dans la vie, m'étais-je dit. Même le début de Loki saison 2 n'a pas réussi à me faire revenir. Mais bon, la chair est faible, j'ai entendu dire du bien d'Echo, qu'il y avait quelque chose, que c'était pas si mal. Surtout pour une suite de Hawkeye.

Je ne connais pas du tout le personnage d'Echo dans les comics, mais j'étais ouvert. Un personnage sombre, sourde et muette à jambe de bois, d'origine native américaine... ouais, allez, je veux bien. D'ailleurs le premier épisode est plutôt classe, avec un caméo de Daredevil particulièrement bien fichu, très très loin (heureusement) de ce qu'on avait vu dans cette purge de She Hulk, une scène de baston rude, en plan-séquence (qui rappelle évidemment beaucoup celle de la série Daredevil de Netflix, mais bon, on va pas se plaindre). Dommage, à partir de là ça ne fait que descendre.

En fait Echo me rappelle un peu Moon Knight : ça commence pas mal, mais ça ne sait vite plus où aller, alors ça va insérer des twists au chausse-pied, ça va accumuler les couches de scénario inutiles (pourquoi les pouvoirs amérindiens ? Juste une athlète handicapée, c'était déjà pas mal, pas la peine d'ajouter de la magie tribale !), ça va introduire des personnages pour ne rien en faire (Bonnie, mon Dieu, Bonnie ! on se dit que ça va être un personnage de femme forte, et c'est tellement une demoiselle en détresse sans aucune substance au final !), bref c'est mal branlé. 

Je reste fan de l'interprétation de Vincent D'Onofrio en Kingpin,
même si à moment donné il faudra quand même penser à le montrer
dur et inflexible, plutôt que sensible et papa gâteau.
 

Par ailleurs, si Alaqua Cox est irréprochable, on ne peut pas dire que son personnage parvienne à se rendre sympathique au fil de la série. Elle est badass, ok, mais c'est quand même surtout une criminelle qui n'a pas vraiment d'arc rédempteur. C'est pas parce qu'on veut tuer le grand méchant qu'on n'est pas un grand méchant soi-même. 

Bref c'est pas nullissime (She Hulk et Secret Invasion ayant largement redéfini le terme), ça redonnerait même un vague espoir d'avoir une série Daredevil potable, mais ça reste globalement sans intérêt. Touchez pas à ça les enfants.

26 janvier 2024

Bewohner Teufel

 

Je n'étais pas certain d'apprécier Signalis, mélange d'hommage aux vieux jeux PlayStation (que je n'ai pas pratiqués) et aux survival horror classiques que sont Resident Evil et Silent Hill (je n'ai découvert la saga RE que récemment), mais en fait c'était super. J'ai rien compris, mais c'était super.

Signalis est un petit jeu indépendant qui a surtout été conçu par zwei développeurs, Yuri Stern et Barbara Wittmann, ce qui explique les nombreux textes en allemand durant ma partie. Au début j'ai cru que c'était des hommages à Evangelion, mais pas du tout. Donc, dans Signalis vous incarnez une Replika (une sorte d'androïde) à la recherche de la Gestalt (une sorte d'humaine) avec laquelle elle est liée. L'intrigue est dense et tordue, je me suis tapé une vidéo de 45 minutes qui en donne une interprétation et j'ai toujours pas bien verstanden, mais on s'en fout, c'est pas l'important.

Notez les designs « tout en jambes », très manga, qui font
parfois un peu bizarre mais en fait c'est assez cohérent vu cet univers où
ne subsistent plus que des androïdes à tête de poupée kawai.

Il y a deux choses à retenir de Signalis :

  • d'abord, son gameplay de metroidvania / survival horror, qui fonctionne diaboliquement bien malgré quelques lourdeurs (un inventaire vraiment très klein et des Feinde vraiment très casse-pieds, qu'il vaut souvent mieux éviter que mitrailler, d'autant que les Bälle sont comptées). On débloque des Türe, trouve des objets, résout des Rätsel souvent bien pensées (je n'ai jamais eu à aller chercher la solution en ligne, mais j'ai parfois bien tourné en rond), bref c'est du sehr gut ;
  • ensuite, son ambiance. Paraît que ça ressemble au manga Blame!, je sais pas, ich habe es nicht gelesen, aber cet univers cyberpunk crépusculaire, où la seule trace d'humanité restante se trouve chez cette androïde qui cherche son amie (seine Herrin ? sa compagne ? sa pilote ? je sais pas j'ai pas compris) envers et contre tout, cette atmosphère onirique où les informations vous arrivent alle zusammen, communiquant plus une impression qu'une compréhension... c'est vraiment très efficace, et prenant. Et poisseux et glauque, aussi, hein, parce que c'est beaucoup chez les ennemis qu'on trouve les emprunts à Silent Hill, et y a du cracra jungien là-dedans.

Bref, j'ai beaucoup aimé Signalis, même si j'ai un peu galéré par moment. Ça dure une dizaine d'heures, c'est pas cher, du sollst keine Angst haben. Du mußt dein Versprechen ehren. Sie wartet am Ende des Traums auf dich. :::::::.............................///.......................////..............................\\\...........................

24 janvier 2024

Bear necessities


J'ai récemment appris par hasard cette règle de conduite qu'on enseigne aux États-Unis en cas de rencontre avec un ours. Elle m'a fait rire alors j'ai fait un petit dessin...

Donc, pour les non-anglophones :

  • si l'ours est noir, battez-vous avec lui. Vous allez prendre quelques taloches et sûrement finir avec une ou deux plaies, mais il lâchera l'affaire assez vite ;
  • si l'ours est brun, allongez-vous et faites le mort. Il vous donnera peut-être un coup de patte prudent, puis s'en ira plus loin ;
  • si l'ours est blanc, faites ce que vous voulez, de toute façon vous êtes mort.