Ex nihilo Neil
07 novembre 2011
Tribute to... Weird Al Yankovic
17 mai 2023
SF, fantasy et fantastique
J'ai vu des films...
Je l'ai déjà dit, je n'attends plus grand-chose du MCU, et je partais battu d'avance voir ce film (surtout après le Christmas Special qui était franchement en-dessous de ce à quoi nous avait habitués James Gunn). J'avais tort et raison.
J'avais tort parce que ce troisième volume est bon. Il est même un peu plus que bon, c'est une vraie, digne conclusion à la trilogie des Gardiens de la galaxie, qui restera sans doute dans les mémoires comme un des arcs les plus solides de tout le MCU. Les personnages sont forts et bien campés, c'est drôle quand ça veut être drôle, triste quand ça veut être triste, dérangeant juste ce qu'il faut (le design des « copains d'avant » de Rocket relève du pur jus à cauchemar, et pourtant ils finissent par apparaître mignons), on a un caméo fort agréable de Nathan Fillion (acteur fétiche de Gunn) et le méchant est tout particulièrement réussi, surtout après la catastrophe Kang. Tout n'est pas parfait, mais ça fait du bien.
J'avais raison parce qu'il ne faut pas s'illusionner : ce film n'est pas la suite du MCU, c'est juste le baroud d'honneur de James Gunn qui s'en va après avoir signé chez la concurrence. Aucune chance que ce heureux hasard se répercute sur la suite de la licence : un miracle par an, c'est déjà beaucoup.
Suzume, Makoto Shinkai, 2023
Je n'ai pas vu d'autres films de Shinkai, qui semble être considéré comme le nouvel enfant prodige de l'animation japonaise (mais j'ai beaucoup entendu parler de Your Name et des Enfants du temps), je ne peux donc pas trop retracer la place de Suzume dans sa filmo. Mais le moins qu'on puisse dire c'est que ça m'a donné envie de me pencher dessus.
Suzume est un énorme bazar, un scénario délirant qu'on a sans cesse envie de rattacher à d'autres grands artistes, mais quand même surtout aux œuvres d'Hayao Miyazaki. Peut-être à cause des quarante milliards de références au studio Ghibli qui parsèment le film. C'est l'histoire d'une jeune lycéenne en jupe plissée (ok, j'ai déjà lu des mangas, ça me va) qui va parcourir le Japon avec son amoureux transformé en chaise (euh... ok) pour fermer des portes à travers lesquelles une grosse bestiole menace de passer (très bien) tout en pourchassant un chat qui parle (classique) et en rencontrant plein de gens formidables qui vont lui ouvrir l'esprit au passage (attends, je relie tout ça... wtf ?). Au début on trouve que c'est assez bateau et que ça en fait des caisses, mais... les personnages sont tellement à fond, le rythme est tellement bien mené qu'on finit par entrer dedans et par les rejoindre dans leur délire. Et c'est jouissif.
Donjons & Dragons – L'Honneur des voleurs,
John Francis Daley et Jonathan Goldstein, 2023
Mon histoire avec Donjons & Dragons au cinéma remonte au 11 septembre 2001 : j'étais en train de regarder la VHS du film, que j'avais louée au vidéoclub (je suis tellement vieux), et c'est en faisant une pause que j'ai découvert les images des deux tours (et je ne parle pas d'un crossover avec Le Seigneur des anneaux). Inutile de dire que ça m'a passablement traumatisé.
Depuis il y a eu d'autres films encore plus pourris (mais qui n'ont pas déclenché de catastrophes géopolitiques globales, accordons-leur ça), jusqu'à ce L'Honneur des voleurs, qui sort auréolé de bons échos. Mérités : c'est super bien. J'ai dû le voir en VF, car j'accompagnais mon neveu et ma nièce*, et même là c'était bien. Drôle, malin, référencé sans être lourdingue, bien écrit, bien joué (y a notamment Sophia Lillis, dont j'avais déjà parlé ici, et qui confirme son statut d'actrice à suivre), c'est un authentique bon film de divertissement qui réjouira autant les fans de JdR (qui reconnaîtront plein de situations bien connues) que de fantasy (qui n'y verront que du feu et passeront un excellent moment).
* Et non, ce n'était pas pour entendre les performances de Seb et Fred du Grenier, qui doublent deux morts-vivants à moment donné. Et heureusement, vu que c'est pile la scène où j'ai dû accompagner mon neveu jusqu'aux toilettes, donc je l'ai ratée !
Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan,
Martin Bourboulon, 2023
Comme le rappelait Fabien Campaner dans sa regrettée émission On va faire cours, il sort en moyenne une adaptation cinéma des Trois Mousquetaires tous les cinq ans. Que vaut la dernière, dont on nous rebat les oreilles qu'il s'agirait du renouveau du film d'action français ? Ben y a du bon, et du moins bon.
Déjà, le bon : c'est beau. La photographie, la mise en scène (avec des combats plutôt bien chorégraphiés et bien filmés), l'étalonnage... tout ça a quand même la classe, et pas à rougir face à un blockbuster américain. Les décors et les costumes sont eux aussi très chouettes, ça ne fait jamais « GN pouilleux dans l'univers des Lames du cardinal ». Mais à côté de ça, les dialogues oscillent entre le « un peu inspiré » et le « franchement nul », débités par des acteurs eux aussi en porte-à-faux permanent. Personnellement, je n'ai jamais compris la hype autour de Vincent Cassel, dont je n'ai jamais trouvé le jeu convaincant, même dans La Haine. Romain Duris, il est bon quand il est très bien dirigé, et là c'est moyen. Tout le reste est à l'avenant, ce qui fait que j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. L'histoire prend de grosses libertés avec l'œuvre originale, mais comme à la base il s'agit d'un shônen à l'intrigue cousue de fil blanc, ce n'est pas trop grave.
Par contre ça se prend un peu trop au sérieux, et l'humour est à la ramasse, ce qui est un problème pour une œuvre pensée comme un feuilleton léger et divertissant, où on suit des joyeux paillards qui tuent sans vergogne pour un mot de travers**. C'est triste à dire, mais ma version préférée reste la parodie avec les Charlots par André Hunebelle (1974), qui est sans doute très conne, mais au moins me faisait mourir de rire gamin. Pas sûr que cette version-ci enchante autant de monde.
** Si vous ne devez lire qu'un Alexandre Dumas dans votre vie, aucune hésitation, c'est Le Comte de Monte-Cristo. Laissez les aventures de d'Artagnan à votre petit frère.
Weird: The Al Yankovic Story,
Eric Appel, 2022
La véritable histoire d'Alfred « Weird Al » Yankovic, compositeur de génie qui bouleversé le monde de la musique dans les années 1980. Enfin, en gros...
J'avais été complètement hypé par la promesse de ce film : un pastiche de biopic hollywoodien, prenant la forme non pas d'un documenteur (à la Spinal Tap) mais bien d'un récit de vie, d'un artiste lui-même connu pour ses parodies. Un artiste qu'en plus j'apprécie beaucoup : Weird Al, connu notamment pour ses clips parodiant Bad de Michael Jackson (Fat) et Like a Virgin de Madonna (Like a Surgeon). Parce que Yankovic, avec sa coupe improbable et son accordéon, il en a signé beaucoup d'autres, des parodies.
Et on se retrouve avec un Daniel Radcliffe qui se donne à fond dans ce vrai faux rôle à Oscar, interprétant Weird Al comme si c'était Freddie Mercury. Un numéro étonnant et subjuguant, pas aussi délirant qu'on aurait pu le croire (puisqu'il s'agit d'un pastiche sérieux, à la Starship Troopers si vous voulez : un spectateur un peu distrait pourrait y croire), mais très sympathique, avec en prime une galerie de caméos étonnants (dont Lin-Manuel Miranda en chirurgien, Rainn Wilson en Dr Demento et Weird Al lui-même en producteur).
26 mai 2021
Control : brutalisme et new weird
En ce moment, je suis en train de finir les DLC de Control, jeu de Remedy sorti il y a deux ans, et j'aime franchement beaucoup.
Control est un TPS qui vous met dans la peau de Jesse Faden, qui vient d'arriver au Bureau fédéral de contrôle, une agence gouvernementale secrète dont le bâtiment est actuellement la proie d'une étrange entité. Vous flinguez à tout va, vous explorez, vous obtenez des super pouvoirs de télékinésie et vous vous éclatez à tout défoncer à coup de photocopieuses ou de parpaings fraîchement arrachés aux murs.
Le gameplay est très bien. Mais ce qui vous fera rester dans Control, c'est surtout l'incroyable univers qui y est déployé. Control, c'est du new weird sur fond d'architecture brutaliste, c'est ce que voulait être The Secret World au début (vous savez, « tout est vrai », les mythes et légendes urbaines sont authentiques mais on vous cache tout), c'est X-Files du point de vue de l'Homme à la cigarette, et c'est surtout une adaptation officieuse des écrits de la Fondation SCP (si vous ne connaissez pas, voici une excellente vidéo d'Alt 236 qui en parle en long, en large et en détails).
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| Une ambiance joyeuse et primesautière. |
En gros, le FBC (Federal Bureau of Control, donc) s'occupe de récupérer, étudier et (surtout) confiner tous les éléments un tant soit peu paranormaux qui existent sur notre planète. Téléviseur hanté, portemanteau téléporteur, frigo meurtrier... tout un tas d'objets à l'apparence banale qui se révèlent dotés de pouvoirs étranges, parfois sans intérêt, parfois extrêmement dangereux, sont stockés dans les meilleures conditions possibles (c'est-à-dire « pas top mais si on fait pas trop les cons ça devrait tenir ») au sein de locaux eux-mêmes paranormaux situés au cœur de New York. Alors forcément, quand une entité mystérieuse mais indubitablement maléfique se réveille dans ce contexte, le bazar est total.
Control propose une masse de lore caché assez stupéfiante, qui contribue énormément à l'intérêt de l'exploration du lieu. Les rapports, lettres et comptes rendus que l'on trouve à la pelle nourrissent un univers hyper riche, lié par ailleurs au jeu précédent du studio, Alan Wake, et laissent présager de futurs jeux dans le même contexte. C'est enthousiasmant. Et souvent assez drôle, car si les visuels et les idées sont parfois glaçantes, l'ironie sous-jacente est parfaitement assumée par les auteurs. Le FBC ne contrôle absolument rien, nombre de membres de son personnel en sont conscients, et agissent avec un certain fatalisme.
Attention toutefois, deux défauts assez importants : 1. les combats sont parfois un peu frustrants, car il arrive qu'on meure bêtement, parce qu'on s'est fait déborder ou qu'on n'a tout simplement pas vu qu'il n'y avait pas de barrière. C'est agaçant. Mais c'est surtout d'autant plus agaçant que 2. le jeu a des temps de chargement qui (sur mon ordi) étaient longs, très longs, punissant d'autant plus les morts inattendues.
Mais en dehors de ce point qui incite à la prudence (alors que le gameplay est axé sur le mouvement et l'agressivité), Control, c'est du tout bon, et je conseille.
16 mai 2022
Weird
J'ai déjà parlé il y a biiiiien longtemps (en 2011 !) de mon affection pour Al Yankovic. Ce comique musicien s'est fait une spécialité de la parodie de clips numéros 1 au top 50 (je suis vieux), à grand renfort d'humour potache et d'accordéon. Il faut toutefois signaler que « Weird » Al, comme on l'appelle, n'en est pas moins un artiste complet, qui investit énormément de travail et de moyens dans ses bêtises, comme tout bon comique un peu impliqué dans son travail. Une petite soirée rattrapage nous a d'ailleurs permis de découvrir avec Bij qu'il ne s'était jamais arrêté, et qu'il continue de parodier Lady Gaga ou Hamilton avec la même passion qu'il pastichait Madonna ou Michael Jackson. C'est rafraîchissant.
Mais rien ne me préparait à... ça.
Alors clairement, c'est une parodie de biopic, autant qu'un biopic parodique, c'est donc parfaitement raccord avec le personnage et si jamais le film sort en France, on ira sans doute le voir. Reste une question : même si j'adore Daniel Radcliffe*, pourquoi prendre un acteur aussi ostensiblement anglais pour jouer un Californien pur jus ?
* Oui, et pas du tout pour les Harry Potter (dont je ne dirai jamais assez que seuls le 3 et le 4 sont de bons films), mais pour un peu tout ce qu'il a fait après. Ce mec est tout simplement un super acteur. D'un autre côté, quand tu as passé toutes tes journées entre 10 et 18 ans avec Alan Rickman, Michel Gambon, Robbie Coltrane, Maggie Smith, Kenneth Branagh, Emma Thompson, Jim Boadbent, John Cleese, David Tennant, Helena Bonham Carter, Jason Isaacs, Timothy Spall, Ralph Fiennes, Bill Nighy, Imelda Staunton, Gary Oldman, David Thewlis, Brendan Gleeson, John Hurt, Miranda Richardson, Warwick Davis, bref l'intégralité du who's who des acteurs britanniques, ça laisse forcément quelques traces**.
** Franchement, il ne manque que Martin Freeman et Benedict Cumberbatch. Et Simon Pegg. Et Nick Frost. Et Rowan Atkinson. Et Benny Hill. Et Hugh Grant. Faut que j'arrête...
08 avril 2024
J'ai vu des films (de ouf !)
Je ne suis pas beaucoup allé au cinéma ces derniers temps, mais de ci de là j'ai vu des films complètement improbables... Suivez-moi, on commence tranquillement par un long-métrage qui est encore à l'affiche, puis on va sombrer petit à petit dans la folie.
Vampire humaniste cherche suicidaire consentant,
Ariane Louis-Seize, 2024
Oui, c'est le vrai titre, et oui, ça résume parfaitement le film. Sacha est une adolescente vampire qui n'a pas envie de tuer des gens, mais il faut bien vivre, alors ses parents vampires (oui, apparemment les vampires peuvent se reproduire) l'envoient en pension chez sa cousine pour qu'elle apprenne à boire des cous. C'est évidemment une métaphore, plutôt bonne, sur le mal-être adolescent, le passage à l'âge adulte et la difficulté à trouver sa voie. Ce n'est en revanche pas du tout un film d'horreur, on est au contraire sur une gentille comédie (en plus c'est québécois, ce qui donne toujours aux dialogues une saveur particulière) avec des très bons acteur/ices et un scénario classique mais efficace. Bref, une sorte d'anti-Morse, tout aussi bon mais dans un genre très différent.
Holes (La Morsure du lézard), Andrew Davis, 2003
J'avais entendu parler de ce film un peu par hasard, et comme ça avait l'air d'être un mini phénomène aux États-Unis alors que c'est complètement inconnu en France, j'ai voulu savoir pourquoi. Et j'ai compris.
Déjà, c'est l'adaptation d'un gros classique de la littérature jeunesse, écrit par Louis Sachar en 1998. Je pense qu'il a été pas mal occulté chez nous par la folie Harry Potter qui régnait lors de sa sortie française (Le Passage, en 2000). Mais surtout, c'est une adaptation signée Disney, et le film sent tellement le Disney Channel des années 2000 que j'en ai des remontées de Tang. La bande de jeunes qui se la joue, les vieux acteurs venus cachetonner en cabotinant (mention spéciale à Jon Voight qui en fait des caisses et à Sigourney Weaver, qui force pas trop sur son talent), la bande originale très « keeeewl »... C'est calibré pour les ados qui font du skate en mâchant du chewing-gum une casquette à l'envers.
D'accord, mais qu'est-ce que ça raconte ? En gros Stanley (joué par un tout jeune Shia LaBeouf) se retrouve dans une espèce de bagne pour jeunes garçons où on doit creuser des trous à longueur de journée sous un soleil de plomb. Je précise que le film se passe aujourd'hui aux États-Unis, hein, on n'est pas dans Les Évadés ou Midnight Express, mais apparemment ça choque personne. Et peu à peu, on découvre que ce bagne cache autre chose...
Enfin, en gros. La narration est pas incroyable, avec des flashbacks bizarres avec Patricia Arquette (encore une qui a des impôts à payer)... c'est pas qu'on s'y perd, mais c'est pas toujours captivant. Je suis sûr que le livre est bien mieux mené, et surtout qu'il ne s'embête pas à mettre des musiques cool sur des images de gosses en train de creuser dans un camp de travail sordide.
Niveau réal, pensez que dix ans plus tôt, Andrew Davis réalisait Le Fugitif avec Harrison Ford ! Ceci dit ça explique peut-être quelques plans inspirés, notamment sur la zone de creusage qui terrifiera les trypophobes. Mais sinon c'est pas foufou.
Transformers the Movie, Shin Nelson, 1986
Là, on attaque le dur, mais pour bien comprendre il faut que je vous raconte l'origine de ce film. Mettons-nous en situation : nous sommes donc en 1986, dans les locaux de Hasbro, durant une réunion entre les responsables du département jouets et les responsables de la série animée Transformers, qui a pour but de faire vendre lesdits jouets.
- Bon, les gars, super boulot avec la série, là, franchement, deux saisons de publicités de 20 minutes, ma-gni-fique ! On en a vendu des palettes et des palettes, des Oprimus Drive...
- Optimus Prime.
- ... et des Megawatts.
- Megatron.
- Mais bon, tout a une fin, les Japonais à qui on achète les jouets sont passés à la génération suivante.
- Donc on arrête la série ?
- T'es con ou quoi ? Non, on continue, mais vous faites des histoires avec les nouveaux robots. Vous inventez des noms, des histoires à la con, vous faites vos trucs quoi.
- Ok, ben on va faire comme d'habitude, on fait débarquer de nouveaux personnages au fil des épisodes, et...
- Ah ouais mais non, par contre l'ancienne gamme elle est plus fabriquée, donc faut plus les voir, les anciens.
- Ah... ben, on peut faire une nouvelle série. C'est forcément un peu risqué, les gosses aiment bien les histoires qui se continuent, mais...
- On va faire mieux, les gars, on va carrément faire un long-métrage d'animation, qui sortira au cinéma ! Comme ça on aura une parfaite transition avec la saison 3 à venir. Z'avez juste à tuer tous les anciens personnages, et comme ça place aux nouveaux.
- Pardon ?
- Quoi ?
- Je... les tuer ? T'es sûr ?
- Ben quoi ? Qu'est-ce qu'on s'en fout ?
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Je suis assez sûr que ça s'est passé comme ça. Car oui, John Advertising, il s'en battait les steaks de ces personnages, lui il voulait que ce soit bien clair pour les gosses qu'il fallait acheter de nouveaux jouets, encore plus cool, et donc que les anciens, c'était du passé. Table rase. Le marketing, à l'époque, c'était pas un truc de gonzesse.
Et donc, au bout d'un quart d'heure de Transformers the Movie, vous aurez vu la quasi-intégralité du casting de la série (et ça fait du monde !) se faire dézinguer. La plupart des Autobots meurent de la main des Decepticons, ces derniers se faisant pour leur part massacrer par Unicron, le grand méchant du film.
Ah oui... au passage :
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- Ah, et pour le méchant vous me mettez un mec imposant, hein, parce que j'ai un deal avec Orson Welles pour faire la voix.
- Ah, ah, super marrant John.
- Quoi marrant ?
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Oui, sans rire, c'est Orson Welles qui fait la voix d'Unicron, la planète-robot. C'est tellement n'importe quoi que je ne sais pas quoi faire de cette information. Ce fut d'ailleurs son dernier rôle. On en oublierait presque que Leonard Nimoy double Galvatron.
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| « Ça va chef, c'est assez imposant là ? » |
Et donc, notamment, vous avez la mort d'Optimus Prime, le chef sans peur et sans reproche, figure paternelle majeure de la pop culture de l'époque, vous avez donc la putain de mort d'Optimus Prime au bout de vingt minutes de film, on voit son corps, ses yeux qui s'éteignent, ses couleurs qui s'affadissent, et ça a traumatisé toute une génération bon sang qu'est-ce qui leur a pris ?
La suite est une succession de batailles et de courses-poursuites peu intéressantes (l'animation a vieilli mais pour l'époque c'était quand même assez classe), avec quelques moments incroyables comme le couronnement de Starscream (et son exécution immédiate par Megatron, devenu Galvatron), l'introduction des Junkions sur Dare to Be Stupid de Weird Al Yankovic (c'est encore plus n'importe quoi que le truc avec Orson Welles) ou le final sur The Touch de Stan Bush (croyez-moi, vous connaissez, et c'est ringard as fuck).
En fait ce film c'est un condensé des années 1980 : des chansons pop partout, y compris sur les scènes où elles n'ont rien à faire (« Oh, eh, on a payé, on a les droits, on utilise hein ! »), des blagues de merde, des personnages introduits au chausse-pied (ou dégagés au laser), une intrigue minimaliste au milieu de laquelle on trouve tout un tas d'idées qui deviendront fondatrices de l'univers Transformers pour la suite (la matrice de commandement, Unicron...), un gosse énervantTM dans un exosquelette parce que c'était la mode à l'époque...
C'est tout simplement hallucinant. Au sens propre. Le film est dispo en ligne, c'est assez insupportable en dehors de l'intérêt historique, mais si ça vous amuse...













