Ex nihilo Neil

13 janvier 2023

Boy, boy, boy...

 

Les soldes d'hiver étaient l'occasion d'acheter l'un ou l'autre gros titre de ces dernières années, et après avoir pas mal hésité (avec Spider-Man, notamment), j'ai penché pour le God of War de 2018 (dont la suite Ragnarök fait grand bruit en ce moment). Bien m'en a pris !

Kratos, le dieu de la guerre (oui, moi aussi je croyais que c'était Arès, mais bon, j'ai pas fait les premiers), a pris sa retraite. Il s'est exilé de sa Grèce natale et a choisi le grand Nord, où il a refait sa vie loin de la folie des dieux. On le retrouve avec son fils, Atreus, alors qu'ils fabriquent le bûcher où ils brûleront le corps de sa femme Faye. Charge à eux ensuite d'aller déposer ses cendres au sommet de la plus haute montagne des royaumes. Ambiance.

- Aaaah ! Quel est ce serpent qui siffle sur nos têtes ?
- Ben c'est Jörmungand.

Le pitch peut sembler simple, mais il est très malin : déjà, il n'y a pas d'urgence, donc on ne se sent pas gêné quand on part faire une ou deux petites quêtes annexes à droite à gauche sur le chemin (pas comme dans The Witcher 3, où au lieu de courir après Ciri on passe son temps à nettoyer la carte de ses points d'interrogation). 

Et surtout ça pose les bases pour le cœur du jeu : le développement de la relation entre Kratos et son fils, qui ne part pas sous les meilleurs auspices. Un retournement de situation absolument génial qui permet d'assumer l'ultravirilisme des anciens jeux, en le confrontant aux responsabilités paternelles. Kratos est un gros bourrin, mais face à son fils et à ses questions, comment réagir ? Comment lui apprendre qu'il est fils de dieu sans qu'il devienne fou ? Comment répondre à cette problématique qui ne peut être résolue à coups de hache ?

- Quel est ce...?
- C'est un troll, papa. T'y connais vraiment rien en mythologie nordique, hein ?
- J'ai fait grec.

À côté, pas de panique, il y a plein d'autres problèmes à régler en tapant dessus, notamment des hordes de draugrs, Baldur qui vient faire chier, des dragons à libérer, des nains à aider, des valkyries à sauver (en les défonçant), des corbeaux à sniper, des dizaines de breloques à trouver, bref, de quoi s'occuper.

J'ai passé une trentaine d'heures absolument délicieuses, et à l'instar d'Horizon: Forbidden West, j'attends désormais impatiemment que Ragnarök sorte sur PC pour voir la fin de l'aventure.


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