Ex nihilo Neil

11 janvier 2023

Mercredi des Cendres

 


On a bingé les huit épisodes de Wednesday en un week-end. Est-ce que ça veut dire que c'est bien ? Non, ça veut dire qu'on a aimé.

Jenna Ortega est excellente,
et porte en grande partie la série sur ses épaules.

Wednesday est une fanfiction. Ni plus, ni moins. Une fanfiction produite avec de gros moyens, mettant en scène de bons acteurs dans de beaux décors, mais c'est très clairement une œuvre écrite par des gens qui adorent le personnage de Mercredi Addams, beaucoup plus que la cohérence du récit. Ce qui tombe bien, car moi aussi j'adore le personnage de Mercredi Addams. Christina Ricci (qui l'incarnait dans les films de Barry Sonnenfeld) fut un de mes gros crushs d'adolescence, alors une série mettant en scène la jeune gothique enquêtant sur des crimes mystérieux dans un lycée paranormal, moi, j'achète. Mais rien qu'en lisant la description, vous avez compris pourquoi j'appelle ça une fanfiction.

Autant Ortega est parfaite en Mercredi, autant
Catherine Zeta-Jones et Luis Guzmán, malgré tout leur talent,
ne vous feront pas oublier le physique extraterrestre d'Angelica Huston
et l'abattage exceptionnel de Raúl Juliá.


Ceci dit, au-delà du pitch, le vrai aspect fanfic c'est l'indulgence complètement absurde de tous les personnages envers l'attitude de Mercredi. Dans la vraie vie, ou dans un scénario plus porté vers la cohérence, cette fille se serait fait virer quinze fois, serait détestée (et pour de plutôt bonnes raisons) de tous ses camarades et, en toute logique, aurait été déférée au tribunal pour mineurs depuis longtemps. La seule raison expliquant que tout le monde lui pardonne sa sociopathie, c'est l'amour que lui vouent les scénaristes. Comme je le disais, moi ça me convient parfaitement, parce que je l'aime aussi. Mais soyez prévenus, ce n'est pas pour tout le monde. 

Pour ce qui est de l'implication de Tim Burton, elle se ressent à peine.
La série serait indigne du Burton des années 1990, mais elle est franchement bien au-dessus
du Burton des années 2010, donc je suppose qu'on peut s'estimer heureux.


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