Ex nihilo Neil

19 décembre 2025

Joyeux Noël

 

Allez, c'est la fin de l'année, alors on va prendre quelques jours de vacances, et je vous donne rendez-vous en 2026 pour de nouvelles aventures. Bonnes fêtes, reposez-vous bien, je suis sûr qu'on en aura bien besoin.

17 décembre 2025

Tom-tom-tomte

Je ne savais pas quoi faire (pour tout dire je crois que j'ai besoin de vacances), Bij m'a suggéré de faire un tomte, comme on en voit dans le JV auquel on joue en ce moment (j'en reparlerai quand on l'aura fini), alors voilà un tomte.


Le tomte est un petit lutin scandinave qui veille sur votre maison pendant que vous dormez. N'oubliez pas de lui laisser de temps en temps une petite assiette de gruau dans un coin, surtout aux environs de Noël, pour le remercier de ses bons offices. S'il s'estime lésé, il pourrait bien se venger, en faisant disparaître une chaussette sur deux ou en changeant des petits objets de place. 

L'équipe du Blog (sans intérêt) ne saurait être tenue pour responsable de quelque invasion de rongeurs, blattes ou autres indésirables liée aux vivres laissés à traîner au sol. 

15 décembre 2025

BD à offrir pour Noël

Il serait temps de faire vos courses de Noël... justement, y a pas mal de BD sorties récemment qui valent le coup. Petit tour de mes derniers achats...


Le Château des animaux, t. 4 : Le Sang du roi
Xavier Dorison, Félix Delep

Enfin la conclusion de cette œuvre magistrale, pensée comme une suite de La Ferme des animaux de George Orwell, plus que jamais d'actualité. Comment se défaire d'un État fasciste ? Comment faire tomber les tyrans sans faire couler de sang ? Comment faire de l'animalier « à  la Disney » encore plus beau que Blacksad ? Autant de défis qu'ont relevés brillamment Dorison et Delep, pour aboutir à quatre albums qui feraient un fort beau paquet sous le sapin.  

 

Le Mètre des Caraïbes
Wilfrid Lupano, Léonard Chemineau

 Je ne sais pas comment Léonard Chemineau se débrouille mais il est toujours dans les bons coups. Pour preuve, ce Mètre des Caraïbes, qui fait en quelque sorte (au sens de pas du tout) suite à La Bibliomule de Cordoue, de la même équipe. On y retrouve cette volonté de mêler la grande histoire à la petite, en mettant en scène des personnages plus humains que nature en plein cœur d'une période de transition. Ainsi Joseph Dombey, savant poissard parti présenter aux tout nouveau gouvernement des États-Unis le système métrique français, qui va se retrouver enlevé par des pirates sur une île improbable. Tout a l'air délirant, tout a l'air inventé, et pourtant une grande partie de cette invraisemblable histoire est vraie. Intelligent et délicieux.


 


L'Ombre des Lumières, t. 3 : Le Démon des Grands Lacs 
Alain Ayroles, Richard Guérineau

Je n'avais pas beaucoup de craintes concernant la conclusion de cette saga contant les aventures épistolaires d'un connard noble de la Cour de Versailles expatrié en disgrâce en Nouvelle-France. J'avais adoré les deux premiers, et je m'attendais juste à être un peu triste de quitter cet univers si bien écrit, si bien campé, si inspirant. Las, je me demande si Ayroles, inspiré comme toujours, n'aurait pas envie de prolonger un peu l'expérience. En résulte une fin pas entièrement conclusive, qui me laisse légèrement sur ma faim, alors que le reste de l'album est totalement au cordeau et toujours aussi excellent. Je n'arrive pas à savoir si je suis content ou ennuyé... Mais quoi qu'il en soit, vous pouvez toujours offrir la trilogie à Noël, ça reste du grand art, drôle, malin, virtuose, érudit et marxiste avant l'heure.  

 

Blacksad Stories, t. 1 : Weekly
Juan Días Canales, Giovanni Rigano

Le gros défaut de Blacksad, c'est que Guarnido met quatre ans à dessiner un album, et encore, quand il se presse. Du coup l'idée d'engager un autre dessinateur pour un album spin-off sur un personnage secondaire (en l'occurrence Weekly, le journaliste fouille-merde copain du chat détective), ça semble plutôt intéressant. Comme on garde le scénariste, l'intrigue est à la hauteur, et les designs n'ont pas trop à rougir à côté de la série originale (en vrai c'est magnifique, c'est juste que... ben, faut voir à quoi on le compare). En revanche je ne suis que moyennement convaincu par la mise en scène du récit. Mais ça traite notamment des ligues de vertu qui ont flingué l'industrie du comics d'horreur dans les années 1940, avec le début du code Hays, un sujet toujours intéressant, qui fait oublier d'autres petites facilités.

 

Energon Universe, phase 4
(Transformers t. 4, G.I. Joe t. 2, Void Rivals t. 4)

La quatrième série d'albums de l'Energon Universe est sortie en VO (et ne devrait donc pas tarder à arriver chez Urban Comics dans une traduction pour l'instant très correcte). Alors quoi de neuf ?

Côté Transformers, Megatron est enfin de retour et ça ne rigole plus du tout. Le leader suprême des Decepticons aura rarement été aussi impressionnant, et ce premier grand arc se clôt en beauté avec un Jorge Corona en très grande forme. Il sonne également la fin de son duo avec Daniel Warren Johnson sur la licence, qui cède la place à Robert Kirkman et Dan Mora. Nous verrons ce que l'auteur de Walking Dead et Invincible donne dans la suite, mais pour l'instant ça reste une excellente série.

Côté G.I. Joe, on a droit à quelques histoires indépendantes mais surtout à l'apparition d'un personnage inattendu : Matt Trakker, ce qui laisse supposer que MASK fera bientôt son arrivée dans l'Energon Universe. Si l'équipe pouvait être un peu mieux traitée que chez IDW (où ça n'allait pas bien loin), je serais ravi d'entendre de nouveau les moteurs gronder dans la base secrète.

Enfin, côté Void Rivals, l'intrigue se poursuit avec un gros affrontement entre Zertoniens et Agorriens, et toute une sous-intrigue bizarre sur Skuxxoid, cet étrange extraterrestre que nous avions laissé pour mort. À noter qu'on a également l'introduction des Junkions et de Wheelie, qui ne sont pas vraiment mes personnages préférés de la licence TF, mais bon, que voulez-vous...

Ah, et par ailleurs une série d'animation sur l'Energon Universe a été annoncée, ce qui n'est pas une grande surprise (Kirkman, maître d'œuvre de cet univers, est un habitué des adaptations). Je suis curieux de voir ça. 

12 décembre 2025

Compagnie du Val Fleuri

 

C'est le rush de fin d'année, donc beaucoup de boulot, mais comme en ce moment je relis les aventures de Kalon, quelques petits fanarts. 

10 décembre 2025

Films un peu mieux déjà

J'ai enfin pu aller un peu plus au ciné, et voir trois films que je tenais à visionner avant les vacances.


Zootopia 2, Jared Bush et Byron Howard, 2025

Le premier Zootopia proposait une allégorie plutôt maligne sur le racisme systémique, à travers une utopie animalière qui permettait au passage nombre de gags très réussis. Sa suite tente d'explorer un autre sujet : la colonisation (ou la gentrification, c'est pas clair), et franchement, ça marche moins bien. 

Déjà parce que ça se perd complètement dans ce qui semble être le vrai cœur du film, la relation entre Judy et Nick. Je suis d'ailleurs très surpris car c'est traité comme une crise de couple... Or si les deux personnages ont été shippés depuis bien longtemps par les fans (on ne compte plus les fanarts les montrant faisant des bisous), je ne m'attendais vraiment pas à voir Disney faire un pas dans cette direction. Comme, bien sûr, ils ne vont pas jusqu'au bout, ça rend tout ça un peu vain. 

Et ensuite parce que les personnages secondaires, notamment les reptiles censés être au centre de l'intrigue, ne sont ni très fouillés, ni très intéressants. Ça n'en fait pas du tout un mauvais film, il est même plutôt agréable à regarder (quoi qu'un peu frénétique par moment, mais ça c'est sûrement moi qui vieillis), mais bon, c'est moins bien que le premier.

 

The Running Man, Edgar Wright, 2025

Edgar Wright revient pour réaliser le remake de l'adaptation du plagiat d'une nouvelle de 1958... Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Eh bien, à l'image de la photocopie de photocopie de photocopie de photocopie de bleu, l'œuvre perd un peu de sa force. 

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit, hein, le film est cool, bien réalisé, il file à cent à l'heure*... mais qu'est-ce qu'il apporte de plus dans un cinéma où le battle royale est déjà en fin de course ? Il manque le petit twist, le petit détail qui le rendra plus malin, plus fin ou au moins différent de ses nombreux prédécesseurs. Mais pour les jeunes générations qui découvrent le genre, ça peut être une bonne porte d'entrée. 

* J'ajoute qu'il assume totalement de se situer dans l'univers de Stephen King : on passe même à Derry (la ville où Ça se déroule). Bon, théoriquement, dans le futur proche décrit ici, le clown tueur venu d'ailleurs n'est plus (mais j'en reparlerai sûrement car je regarde en ce moment It – Welcome to Derry).

 

Bugonia, Yorgos Lanthimos, 2025

Bon, là on attaque le dur : deux bouseux enlèvent une grande patronne et la séquestrent dans leur cave, convaincus qu'ils sont qu'elle fait partie d'une race extraterrestre qui contrôle l'humanité. La suite va vous étonner. 

Le cinéma de Lanthimos est connu pour être... disons iconoclaste. Cette fois, on est dans la dénonciation frontale du capitalisme, à grands coups de latte mais aussi plus finement. Ainsi, quand le personnage d'Emma Stone (incroyable, comme d'habitude) baratine les deux cousins kidnappeurs à moitié demeurés, impossible de distinguer si c'est du bullshit de trou du cul issu de grande école de commerce, ou de l'hypnose extraterrestre. Rien que ces scènes sont troublantes, mais si on ajoute la mise en scène incroyable, les retournements de situation stupéfiants et le jeu de Jesse Plemons**, on a un film de fou furieux qui clôt magistralement mon année dans les salles obscures.

** Que j'espère vraiment un jour voir dans une comédie romantique parce que je commence à m'inquiéter pour son entourage. 

08 décembre 2025

Curieux antiquaire

 

En ce moment, quand j'ai un moment creux, je joue à Strange Antiquities, dont j'avais déjà parlé de la démo et de son prédécesseur, Strange Horticulture. Alors de quoi qu'il s'agit ?

Dans Strange Antiquities, vous incarnez l'assistant d'un antiquaire spécialisé dans les babioles ésotériques, installé dans la mystérieuse ville d'Undermere, qu'on imagine volontiers comme une espèce d'Arkham. Le jour, vous vous efforcez de satisfaire vos clients en identifiant, sur la base de leurs explications souvent laconiques, de quel objet ils ont besoin. Un bibelot qui porte chance ? Une amulette qui permet de voir la nuit ? Un totem maudit qui donne des cauchemars ? Mais bien sûr madame, je vous l'emballe ? Et la nuit, vous fouillez la ville en suivant diverses pistes pour essayer de déterrer de nouvelles breloques magiques.

À mesure que vous avancez dans l'intrigue, des événements se produisent en ville (une histoire de noyés et de malédiction), chaque nuit vous accorde une vision qui vous demandera de réfléchir pour savoir où chercher, et les notables viennent régulièrement vous demander votre aide. En termes de gameplay, c'est exactement le même que Strange Horticulture, un mélange de Papers Please et d'énigmes, jamais trop méchant, jamais trop bloquant (et il y a un système d'indices pas trop mal fichu). 


Et franchement j'aime beaucoup ce jeu. J'ajoute qu'il ne coûte pas bien cher, ne nécessite pas de grosse machine et dispose d'une traduction française tout à fait correcte. Je ne sais pas si l'équipe compte faire un troisième opus un jour (Strange Geologist, peut-être ? ou Strange Veterinarian, où on jouerait les Norbert Dragonneau en herbe ?), mais je serai au rendez-vous si jamais.

05 décembre 2025

... espoir de la revoir

 

La bête, prise en photo par l'héroïque Bij (que ferais-je sans elle ?).
Notez que c'est vraisemblablement un mâle, vu la taille délirante
de ses pédipalpes (les espèces de petites pattes, devant la tête), 
qui portent en fait les organes d'accouplement.


03 décembre 2025

Araignée du soir...

 



C'est la saison, les tégénaires rentrent se mettre au chaud et chercher des partenaires en intérieur. Ce n'est pas ma période préférée...

01 décembre 2025

Trois déceptions et une bonne surprise

Il y a beaucoup de films que j'aimerais voir en ce moment alors que je n'ai pas beaucoup de temps, mais j'ai quand même réussi à glisser quelques séances...

 

 

Wicked - For Good, John M. Chu, 2025

J'avais beaucoup aimé le premier film Wicked, malgré quelques défauts, notamment sa durée. Choix a été fait d'adapter la comédie musicale culte en deux films, un par acte, ce qui me semblait hautement discutable, mais le fait est, John M. Chu a réussi à magnifier l'acte I et ses chansons emblématiques, qui sont nombreuses et merveilleuses. Problème : l'acte II de Wicked est notoirement moins enchanteur. L'histoire se resserre, l'ambiance est plus sombre et les chansons moins nombreuses et moins marquantes, en dehors de As Long As You're Mine (une ballade romantique que j'aime bien), No Good Deed (que j'adore) et For Good (qui conclut l'arc narratif entre Elphaba et Glinda). 

Ça se voit d'ailleurs rien qu'à la durée : ce deuxième film dure deux heures, quand le premier approchait des trois. Et c'est beaucoup trop. En plus, Chu semble avoir lâché l'affaire niveau réalisation : alors que le premier acte bénéficiait de belles idées (notamment sur Dancing Through Life), ici on est dans le champ-contre-champ serré sans intérêt. As Long As You're Mine est gâché par une mise en scène qui tape complètement à côté (les deux tourtereaux se tournent autour comme des biches effarouchées alors qu'ils devraient se sauter dessus sous le feu d'une passion torride), No Good Deed... ça va (encore heureux, mais c'est du coup le seul moment à peu près correct du film) et For Good est laborieux. Ajoutons une dernière partie qui empile plus de fins que Le Seigneur des anneaux, et beaucoup trop concentrée sur Glinda, et vous avez un deuxième film très indigeste, ce qui m'attriste fort. 

Restent les vocalises de Cynthia Erivo et Ariana Grande-Butera, objectivement impressionnantes, même si, par moment, elles en font peut-être un chouia trop. 

 

 

 

Arco, Ugo Bienvenu, 2025

Les fans d'animation et d’œuvres d'anticipation l'attendaient depuis un moment, et ont eu l'air plutôt satisfaits de l'arrivée de cet Arco, qui nous conte les aventures d'un voyageur temporel échoué d'un futur lointain et solarpunk (sur ce sujet, l'inévitable Bolchegeek a fait une excellente vidéo) dans un futur moins lointain et beaucoup plus crépusculaire. Il y rencontre Iris, une petite fille de son âge, et ensemble ils vont s'efforcer de le renvoyer dans son époque. 

Arco m'a laissé mitigé : d'une part je n'aime pas beaucoup les designs des humains dans le film, avec leurs mouvements lents et leurs expressions pesantes. Je n'aime pas non plus les voix, qui me rappellent celles de Mars Express. C'est de la création de voix, pas du doublage (puisque les voix sont enregistrées avant l'animation), et je les trouve beaucoup moins expressives qu'elles ne devraient (surtout les adultes, qui ont l'air morts à l'intérieur). Et je n'aime pas trop l'écriture des personnages, en particulier des enfants, qui ne réagissent pas comme des enfants mais comme des adultes imaginent que des enfants pourraient réagir. J'ajoute qu'en dehors, vaguement, d'Iris, les personnages ne sont pas très charismatiques. 

Mais il reste l'animation, qui rend hommage à Ghibli et à Mœbius (y a pire comme références), et surtout l'ambition de raconter une belle histoire pleine d'espoir sur le futur, ce qui est quand même très rare pour un film français. Bon moi je trouve que le pari n'est qu'à moitié réussi (le futur solarpunk dépeint, notamment, me semble épouvantable, soit qu'il l'est vraiment et que je n'ai pas compris l'intention du film, soit qu'il est juste écrit à la va-vite), mais si ça peut motiver des gens à faire mieux... 


Predator - Badlands, Dan Trachtenberg, 2025

Après avoir relancé la licence Predator avec Prey en 2022, Dan Trachtenberg signe un nouvel opus qui tente d'explorer de nouveaux horizons. Cette fois on suit un jeune Yautja (l'espèce des predators) obligé de fuir sa planète et son clan pour prouver sa force en chassant un pokémon légendaire sur Pandora.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce film qui se passe certainement dans le même univers que la série Alien Earth, et on devine une vive intention de les faire se croiser prochainement dans une tentative d'Alien vs. Predator, qui ne me fait pas exactement baver. Mais pour faire simple je me suis plutôt ennuyé. Les Yautjas sont beaucoup trop humanisés pour rester intéressants (rien que le fait qu'on les comprenne gâche beaucoup de leur potentiel) et la violence est largement édulcorée par l'absence de vrais humains. Notre « héros » n'affronte que des animaux qui l'agressent et des androïdes, autant dire qu'il n'y a aucun enjeu et qu'on s'en bat rapidement les reins de ce qui peut arriver, puisqu'on sait qu'il va s'en sortir. D'ailleurs la « terrible planète » sur laquelle il se retrouve semble régie par des lois physiques étranges, laissant le champ libre à la toute-puissance du Scénario qui protège le jeune Yautja des pires dangers (je pense à ces scènes où il fuit devant des limaces au crachat acide ou devant des plantes projetant des milliers de dards empoisonnés, sans subir le moindre dégât... y a des limites à la suspension consentie de l'incrédulité, et ce film les franchit largement).

 

The Sandman, 2022-2025

J'ai rattrapé mon retard sur la série adaptant la BD culte de Neil Gaiman, et qui en est à sa deuxième saison (la troisième sera vraisemblablement la dernière, si j'en crois mes souvenirs du comics). Pour rappel, cette œuvre conte les aventures de Dream, incarnation du rêve (et de l'imagination, dans une certaine mesure), et de ses déboires avec sa famille, les Éternels (Destiny, Desire, Death, Despair, Delirium et Destruction). La série ne s'embête pas à réinventer la roue et adapte de manière très fidèle le comics original, parfois au plan près, et c'est sans doute ce qu'il y avait de plus prudent à faire. 

Le résultat est lent et contemplatif, souvent poseur... comme l'est Dream dans la BD. Les acteurs sont très bons (on notera la présence charismatique de David Thewlis, Stephen Fry et Gwendoline Christie, parmi d'autres), avec en tête d'affiche Tom Sturridge, parfaitement casté en éternel ado boudeur (on pourrait à bon droit prétendre que la BD The Sandman a inventé l'esthétique emo), et l'intrigue est envoûtante pour peu qu'on entre dans le délire. Ceci dit, c'est certain, le rythme ne plaira pas à tout le monde...