Ex nihilo Neil

30 avril 2020

Rire des bananes avec un ami



Une banane, c'est jaune.
Tout le monde le sait.
La banane est jaune comme l'orange est bleue, chacun en conviendra.

Chacun, sauf un mien ami, qui se sent ponctuellement légitime à préciser la couleur de ces fruits, en parlant de « bananes jaunes ». S'ensuivent bien entendu lazzis, moqueries et accusations de pléonasme de la part de ses compagnons.
Il argumente généralement dans la foulée que « Mais non, la banane jaune, c'est ce que vous appelez des bananes plantains, bande de métropolitains bornés ! »
Bien sûr, arrivés à ce point de la discussion, j'essaie de tempérer les choses en déclarant sur un ton neutre : « Mais c'est n'importe quoi, insultant insulaire, pourquoi préciser la couleur ? N'as-tu pas lu mon incipit ? Une banane, c'est jaune, tout le monde le sait, la banane est jaune comme l'orange...
- Ben pas forcément ! Chez nous on a des bananes violettes par exemple ! »

Bon, là, à ce niveau, vous comprenez que l'argumentaire mesuré de l'honnête homme ne suffit plus, et que le défenseur du vrai doit se résoudre à de plus physiques démonstrations. Las, l'individu (que je préfère ne pas nommer, afin de ne point trop l'enfoncer) mesurant une bonne tête de plus que moi, la valeur de ma thèse ne parvient généralement pas à s'imposer.

D'où la seule conclusion possible, immortalisée par un grand musicien antillais dont l'histoire n'a pas retenu le nom...
La banane, respecte-la !



29 avril 2020

Etudier le coefficient de frottement de la banane



Tout ça, c'est bien gentil, les anecdotes sur les glissades, hein, mais en vrai, moi, je n'ai jamais glissé sur une peau de banane* ! Alors je pose la question : est-ce que ça glisse vraiment ? Hein ? Parce que bon, on dit ça, mais c'est peut-être un complot d'illuminazi homéopathe montagno-raoultien ?

Eh bien oui, ça glisse vraiment, c'est en tout cas le résultat d'une étude parue dans Tribology Online, une revue scientifique tout à fait sérieuse. Si vous l'ignoriez, la tribologie est la science qui s'intéresse à la friction, et c'est un sujet extrêmement important, notamment dans beaucoup de domaines industriels.

Le coefficient de frottement de la peau de banane sur une surface de linoléum a été mesuré à 0,07, soit la moitié de celui du métal lubrifié sur le métal. Les chercheurs attribuent cette valeur aux polysaccharides contenus dans la peau, à l'origine d'un gel folliculaire au pouvoir lubrifiant élevé. A noter que cette étude, qui a notamment montré qu'une plaque avec une peau de banane était près de six fois plus glissante qu'une plaque sans (soit à peu près le coefficient de skis sur de la neige), a emporté le prix Ig-Nobel 2014 !

* En fait c'est faux, j'ai déjà glissé sur une peau de banane, parce que je suis un vrai aventurier avec une vie de ouf. Mais je voulais faire une ouverture un peu choc.
** Kiyoshi Mabuchi, Kensei Tanaka, Daichi Uchijima, Rina Sakai, « Frictional coefficient under banana skin », Tribology Online, vol. 7, no 3,‎ 2012, p. 147-151.

28 avril 2020

Glisser sur une peau de banane



Vous connaissez tous le gag du mec qui glisse sur une peau de banane. On peut quasiment parler de mythe fondateur de l'humour de situation, de concept primordial du slapstick, d'acide aminé dans la soupe primordiale du burlesque.

Mais savez-vous d'où ça vient ? 
Eh bien, d'après le professeur Wikipédia, ce gag a pour origine les nombreux accidents provoqués par les peaux des banane importées aux États-Unis depuis le Panama durant la seconde moitié du XIXe siècle. Elles s'accumulaient dans les rues des villes américaines, à une époque où les services de propreté n'étaient pas encore ce qu'ils sont aujourd'hui, causant ainsi moult chutes néphroclastiques. Le gag a proliféré, avant de devenir une référence absolue avec les films muets des années 1920.



Et savez-vous où est fabriqué le chapeau dit panama ? 
En Équateur. 
Non, ça n'a rien à voir, mais il en restait un peu, je vous l'ai mis quand même, ça me fait plaisir.

27 avril 2020

Voir pousser des bananes



Savez-vous ce qu'est une banane exactement ? 
C'est techniquement une baie, énorme et généralement stérile (ce qui est bien pratique, personne n'a envie de tomber sur une graine en mangeant sa banane, tout nu sur la plage...), issue d'une plante qui ressemble à un arbre, mais n'en est pas un (il n'y a pas de vrai tronc).

Le bananier ne produit qu'une seule fructification, sous forme de ce que l'on appelle un régime (rien à voir avec la forme de gouvernement, hein, ce régime-là vient de racemus, qui signifie « grappe de raisin » en latin), qui va pousser et tomber devant la plante. Le bananier meurt une fois ce fruit produit, laissant la place au suivant qui va pousser à partir des graines. Ce qui fait qu'au final, les bananiers « avancent » petit à petit, d'une année sur l'autre.

 
En tout cas c'est comme ça qu'on me l'a expliqué à Madère.

26 avril 2020

Écraser des bananes

C'est dimanche, et le dimanche, on cuisine en famille des desserts faciles à faire.
Et pour changer nous vous proposons cette semaine une recette d'une amie à nous : le banana bread (ou pain de banane pour les moins anglophones).

Il vous faudra :

  • 115 g de beurre
  • 25 g de sucre roux
  • 3 œufs
  • 500 g de bananes (c'est-à-dire environ 5 bananes) bien bien mûres
  • 250 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • éventuellement des pépites de chocolat

Battre ensemble le beurre et le sucre roux, ajouter les œufs et bien mélanger.
Écrabouiller (c'est là où les enfants peuvent s'amuser) les bananes et les ajouter au mélange.
À part, mélanger la farine, la levure et une pincée de sel. Ajouter à ce mélange (farine) le premier mélange (banane... vous suivez ?).

Là commence la partie tactique :
Si vous voulez un banana bread façon cake, mélangez jusqu'à ce que la pâte soit bien uniforme.
Si vous voulez un banana bread plus « tassé », plus « mouillé » (ça devrait vous parler un peu lorsque vous en serez là, c'est assez visuel), « laissez des chunks pas bien mélangés de trucs à la banane ». Bref, mélangez moins.
Ajoutez éventuellement des pépites de chocolat (ce que Bij recommande fortement), puis enfournez 40-50 min à 180 °C.

Merci à Vanina pour cette recette.

Et pour inaugurer ainsi l'événement que vous attendiez tous : accrochez-vous les amis, à partir de tout de suite, c'est la BANANA WEEK sur le blog sans intérêt !!!

25 avril 2020

Faire du fanart (encore)

Et voici donc, comme annoncé, un deuxième 6fanartschallenge, qui était lui aussi très cool à faire (toute la difficulté étant d'essayer de relier les diverses cases entre elles d'une manière ou d'une autre...).

Nous avons ici les propositions du Wookie de l'année (Pupuce), de Delphine T (Lara Croft), Fou (Nausicaä), SammyDay et Anonyme (Pr Kaos), Victor Von Jul (Léonard) et Croque-Forme Teethroad (XKCD). 
Merci à toutes et tous, et n'hésitez pas à faire d'autres propositions.

24 avril 2020

Combattre plein d'autres microbes



Est-ce que je vous ai déjà parlé de ma passion pour les jeux de gestion ?
Non ?
Eh ben c'est normal, parce qu'elle est vraiment très faible. En fait, j'aime le concept des jeux de gestion, j'aime le fait qu'ils existent, avec leurs mécaniques hyper pointues, leurs milliards de paramètres, leur complexité, mais je suis une grosse bille. Il est rare que je dépasse la partie tutorielle, et en général je m'arrête très vite.

Mais ces derniers temps, j'ai repris un peu d'intérêt pour un petit jeu de gestion sympathique, et allez savoir pourquoi plutôt en phase avec l'ambiance du moment : Big Pharma.
Il s'agit donc de prendre la tête d'une usine de production pharmaceutique et de fabriquer des médicaments. Le tout est saupoudré d'un petit côté puzzle, puisqu'il faut mettre en place la chaîne de fab, avec les différentes machines qui vont augmenter ou réduire la concentration, déclenchant ou annulant divers effets secondaires. 

Chaque machine occupe une certaine surface et a une entrée et une sortie d'un côté spécifique,
ce qui implique de jouer avec les tapis roulants.




Le principe est tout bête à la base et devient rapidement plus complexe. Du reste, le jeu propose un petit sous-texte intéressant puisqu'on comprend rapidement que créer le médicament parfait, qui soigne le pire des cancers sans aucun effet secondaire, est possible, mais débilement non rentable. Et que tant qu'à provoquer des effets indésirables chez nos patients, autant en profiter pour vendre également des médocs qui les contrent. 

Bref un jeu tout mignon, mais pas vraiment, auquel j'ai consacré quelques heures ces derniers temps.

23 avril 2020

Jouer avec la mythologie


Comme beaucoup de gens, j'aime bien la mythologie. Quand j'étais gamin, c'était pour les histoires, les personnages, les créatures. Aujourd'hui, c'est plus pour les idées derrière, les mythes fondateurs, et aussi cet sensation kaléidoscopique quand on réalise qu'une même histoire a des dizaines de versions différentes, selon qu'elle est racontée à Athènes, à Sparte ou à Mykonos.

Et parmi les trucs que je préfère, il y a bien sûr le bestiaire. Précurseur des livres de monstres de tous les jeux de rôle, les mythologies sont de vrais zoos dont l'ampleur de la biodiversité rivalise presque avec celle de la vraie vie.

Et, fait amusant, beaucoup de ces mythes ont donné leur nom à de vraies bestioles. Ainsi, il existe quelque part des herpétologues qui travaillent tout à fait sérieusement sur des textes pleins de dragons et de basilics, et je trouve ça trop cool.
Du coup, petit jeu : saurez-vous relier les créatures mythologiques avec les animaux tout à fait réels qui portent le même nom ? 
Amusez-vous bien !




22 avril 2020

Faire chauffer Marcel



Je ne sais pas si vous connaissez C'est pas sorcier. C'était une émission de télé qui... comment ? Bien sûr que vous connaissez ? Est-ce que je vous prends pour des branquignols ? Non, non, désolé.

Bon, bref, C'est pas sorcier fut ce qu'on peut raisonnablement considérer comme la meilleure émission de vulgarisation scientifique de l'histoire de la télévision française. Je ne dis pas qu'on n'a pas eu aussi bien (peut-être mieux, mais je ne me lancerai pas dans ce débat) sur YouTube depuis, mais à la télévision, pas de souci, l'émission au camion tenait tranquille le haut du podium. C'était intelligent, didactique, amusant, et ça a inculqué des rudiments de sciences et techniques à des millions d'enfants pendant ses 21 ans de diffusion ininterrompue !

Mais peut-être ignorez-vous que l'émission a repris tout récemment dans une nouvelle version. Ça s'appelle C'est toujours pas sorcier (oui, bon...), et en guise de successeurs de Fred, Jamy et Sabine, nous avons pas moins que Max Bird, Mathieu Duméry (alias le professeur Feuillage, si vous connaissez) et Cécile Djunga. 
Je n'en ai regardé qu'un, mais d'après mes envoyés spéciaux en direct de Kashyyyk, tout est très, très bien.


21 avril 2020

Combattre un autre microbe


Soyons sincères, depuis le début du confinement je passe quand même pas mal de temps devant mon écran à jouer. En gros, quand je ne travaille pas, que je ne mange pas ou que Bij ne monopolise pas l'ordi pour enchaîner les succès sur Stardew Valley (mais ça va, 34/40, elle est presque au bout), je joue.

Et le premier jeu que j'ai fini dans ce contexte, ça a été Plague Tale: Innocence, développé, comme son nom ne l'indique pas vraiment, par le studio bordelais Asobo.
On en a beaucoup parlé à sa sortie, donc je vais pas trop insister, mais c'est vraiment un très, très bon jeu dans son genre. C'est très narratif, ça combine un peu d'exploration, pas mal d'infiltration et très peu d'adresse. Mais surtout c'est une très bonne histoire.

Ah, et c'est joyeux et primesautier, aussi...
Vous incarnez Amicia de Rune, adolescente fille de chevalier, qui va devoir protéger son petit frère Hugo en pleine épidémie de peste noire. Oui, parce que nous sommes en 1348, et qu'en plus l'Inquisition en a après Hugo pour quelque mystérieuse raison.
En gros, c'est comme The Last of Us, avec quelques variations, et un univers radicalement différent. 

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à parcourir l'aventure. L'ambiance est sombre mais très bien retranscrite, les personnages très attachants (avec notamment un excellent doublage français, ce qui n'est pas toujours évident dans ce genre de production – le méchant est interprété par Féodor « bonjour, j'ai doublé Jaffar et Dr House » Atkine, et c'est toujours la classe) et l'histoire bien menée, ni trop longue ni trop courte. On apprend même des trucs sur la vie au Moyen-Âge, et je me suis surpris à collecter tous les objets facultatifs du jeu juste pour savoir ce que les développeurs avaient à m'apprendre sur leur usage.

En outre, si vous n'avez jamais joué à un jeu vidéo de ce type, c'est une très bonne introduction, vu qu'il n'offre pas de difficulté majeure.


20 avril 2020

Rêver du temps d'avant



Ces derniers temps, du diable si je sais pourquoi, j'ai repensé à The Secret World.
Bon sang que j'ai passé du bon temps sur ce MMO. Pas vraiment parce que c'était un MMO d'ailleurs, même si cet aspect aussi était très cool. 
Mais il faut dire qu'à l'époque, je me remettais tout juste aux jeux vidéo, je venais de découvrir StarCraft 2 et avant ça, mon expérience de ces choses remontaient à quasiment dix ans. Aujourd'hui, avec le recul, qu'est-ce que ça vaudrait, The Secret World ?

Eh bien on ne le saura jamais, parce que j'ai essayé de relancer Secret World Legend et que ça a planté, donc tant pis (tous les connaisseurs des jeux Funcom ont rigolé en lisant cette phrase).

Mais tout de même, maintenant que j'ai joué à des tas d'autres trucs, que j'ai une meilleure vision de ce qu'est le monde du jeu vidéo, il y a deux choses que je regrette.

D'une, l'histoire. Elle était géniale, l'univers était riche, intelligent, assez adulte pour ne pas toujours se prendre au sérieux, avec bien sûr des hommages à Lovecraft et Stephen King, mais aussi un petit je-ne-sais-quoi de Buffy contre les vampires par moment. C'était bien écrit, bien raconté, ça passait souvent par un gameplay narratif, on pouvait déduire des liens entre les événements de certaines quêtes pour deviner ce qu'était devenu tel ou tel personnage... C'était captivant, tout simplement.




De deux, le système de combat. Je sais qu'il avait plein de contempteurs à l'époque, et je comprends pourquoi, c'était un peu statique (quoique depuis, j'ai essayé World of Warcraft, et franchement y a pas photo, TSW était nettement plus énergique). Mais la roue des skills, c'était un concept tellement cool. Dur à maîtriser, surtout au début, avec sa pléthore de pouvoirs actifs et passifs, mais quand on commençait à en saisir l'esprit tout s'éclairait, et on comprenait que ce système avait été patiemment conçu pour être cohérent, logique, et permettre un theorycraft poussé. Chaque skill, même la plus basique, pouvait trouver une utilité dans un build endgame. 

Malheureusement aujourd'hui il ne reste plus que Secret World Legend, version boiteuse, remise au goût du jour pour être plus accessible, qui n'a guère marché et est totalement laissée à l'abandon par l'éditeur du jeu (aucune mise à jour depuis deux ans et l'arrivée de la zone sud-africaine, et le jeu n'a même pas toutes les features qu'avait son prédécesseur). La roue des skills a été atomisée pour être remplacée par un système d'arbre de talents sans plus d'intérêt que de charme. TSW aurait pu être un grandiose jeu solo, mais Funcom a décidé d'en faire un MMO, et c'était sans doute une erreur.

Reste de beaux souvenirs, quelques fanfics et fanarts sympathiques, trois spin-off oubliables (The Park, Hide and Shriek et Moons of Madness), et l'espoir fou qu'un jour, dans très longtemps, de vieux fans devenus développeurs se lancent dans une résurrection de la franchise. Qui sait, on a vu plus étrange...

19 avril 2020

Manger du chocolat


Manger du chocolat, c'est de saison :) Pour varier les plaisirs, on peut décliner à l'infini les recettes, même en se limitant aux recettes de gâteau au chocolat ! Depuis le début du confinement, une de mes nièces s'est attelée à la tâche, au rythme d'une recette de gâteau au chocolat différente par semaine. Quelle persévérance !

J'ai l'honneur de pouvoir vous présenter ici la recette la mieux classée par la demoiselle après des semaines acharnées de test sérieux. C'est également un plaisir car il s'agit d'une recette familiale qui remonte au moins à mon arrière-grand-mère. Accessoirement, il se trouve qu'elle est sans gluten, ce qui ne fait pas de mal si on connaît des personnes sensibles à ce critère.

Il vous faudra :
  • 6 œufs moyens
  • 160 g de beurre
  • 250 g de chocolat noir
  • 65 g de fécule de pomme de terre ou de maïzena 
  • 200 g de sucre
D'une part, faites fondre le chocolat et le beurre. D'autre part, séparez les blancs des jaunes et montez les blancs en neige. Une fois montés, même si c'est un peu surprenant, ajoutez successivement aux blancs en neige : le sucre, puis les jaunes, puis la fécule et enfin le mélange chocolat-beurre. Enfin, mettez le résultat dans un moule à manqué (ou légèrement plus grand, mais pas plus petit !) beurré, au four à 180 °C pendant 25-30 min.

Ce gâteau forme en cuisant une croûte un peu épaisse (2-3 mm) et peut garder un cœur très moelleux (s'il n'est pas trop cuit) qui a beaucoup de succès auprès de certains amateurs. La légende de mon arrière-grand-mère précise que ce gâteau est meilleur le lendemain, mais peu ont pu vérifier cela...



Suggestion de présentation de ma nièce « c'est-toujours-mieux-avec-du-glaçage ».

18 avril 2020

Faire du fanart

Voilà, j'ai fait mon 6fanartschallenge, et j'en suis tellement content que j'en referai sûrement un autre la semaine prochaine, donc vous pouvez continuer à proposer des trucs (j'en ai déjà pas mal en réserve, mais on sait jamais).

Pour l'instant nous avons donc ici les propositions de Vanessa (Buffy), Chloé (Jar-Jar), Anne-Laure (Arya), la fille du Wookie de l'année (Falkor), Bij (Gomez) et le fils du Wookie de l'année (Krtek).
Merci à toutes et tous, c'était très cool.

17 avril 2020

Explorer des donjons


Si vous avez suivi la même scolarité que moi, vous savez qu'en français, le mot « donjon » désigne une haute tour massive, située dans l'enceinte d'un château fort, qui sert à la fois de point d'observation et de dernier refuge en cas d'attaque extérieure.

Mais si vous avez ensuite effectué un cursus de geek, comme moi aussi, le terme a sans doute rapidement changé de sens dans votre esprit pour devenir un lieu composé d'une succession de pièces où l'on affronte des monstres, des pièges, des énigmes, dans le but de récolter des trésors ou d'accomplir l'objectif de quelque quête. 
Le concept de « lieu » et de « pièce » est d'ailleurs à prendre au sens très général, puisqu'un donjon peut tout aussi bien se composer d'une crypte, d'une vieille mine hantée, d'une ancienne cathédrale, d'un bateau échoué, d'un train en marche, d'une usine ultramoderne, d'un temple de l'eau, d'un vieux vaisseau spatial abandonné en orbite, d'un labyrinthe végétal en plein air, d'une forêt maudite... bref, le donjon, c'est plus une idée qu'une définition stricte. En général on y rentre à plusieurs (mais pas toujours), préparés, avec un objectif, et on y galère face à des créatures qui gardent quelque chose.

Certains jeux (car ne nous leurrons pas le terme est surtout utilisé dans le monde des jeux) sont même entièrement dédiés à l'exploration de donjons, que ce soit des jeux de plateau (on se souvient tous de Hero Quest ou Space Crusade, mais aujourd'hui on a aussi Descent et plein d'autres) ou des jeux vidéo (avec la catégorie bien nommée des dungeon crawlers, mais aussi les rogue-like, et quasiment toutes les sortes de RPG qui proposent tous des donjons à tire-larigot). 

Et si on appelle ces lieux des donjons, c'est évidemment en référence au taulier du genre, le premier jeu de rôle digne de ce nom, le mythique Donjons & Dragons. Où, dans les versions les plus simplistes, on incarne un groupe d'aventuriers descendus dans un donjon pour tuer un dragon.
Vous noterez toutefois, et ça ne vous a sûrement pas choqué, que j'ai écrit « descendre dans un donjon », alors qu'à l'origine le donjon est une tour. Pourtant, dès les origines, on pensait plutôt à s'enfoncer dans les entrailles de la terre.

Eh bien sachez que la traduction de Dungeons & Dragons en Donjons & Dragons est un des plus beaux exemples de faux-amis de l'histoire de la pop culture. En effet « dungeon », en anglais, ne signifie pas du tout « donjon » au sens de « tour la plus haute... », mais « cachots », « geôle ». De là vient le fait que les aventuriers n'explorent en définitive que rarement des bâtiments élevés. 

Eh oui, tout ça pour ça.


Sinon en ce moment je joue à Darkest Dungeon, c'est peut-être pour ça...

16 avril 2020

Siroter un bon smoothie



Pour varier les plaisirs et changer des recettes de gâteau, je vous propose aujourd'hui une recette de smoothie ! Et comme c'est le début de la saison des fraises, faisons-nous plaisir !

Il vous faudra :
  • 500 g de fraises équeutées
  • une banane épluchée
  • le jus de 4-5 oranges
  • le jus d'un demi-citron
Mettez le tout dans un blender et faites vroum jusqu'à ce que ce soit homogène. N'hésitez pas à goûter et ajuster les quantités de l'un ou l'autre ingrédient pour obtenir la saveur et la texture qui vous émoustillera les papilles de manière optimale (j'avoue que je ne pèse jamais donc j'ai mis des chiffres histoire de meubler...). À déguster frais ! 😋

15 avril 2020

Dessiner, parce que c'est fun



En ce moment tourne sur Internet le #6fanartschallenge, et je trouve que c'est une super idée. Pour faire simple : vous proposez des personnages que je pourrais dessiner, j'en choisis six et je les dessine.

Alors c'est parti : proposez qui vous voulez, séries, dessins animés, films, BD, mangas, jeux vidéo, romans, théâtre, du vieux, du récent, du d'ici, du d'ailleurs, que sais-je...
En principe c'est sur Twitter mais je ne suis pas sur Twitter, parce que ma santé mentale m'importe, donc on va faire ça ici et sur Facebook. 
Lâchez-vous, hein, l'idée c'est de sortir de ma zone de confort. Même ceux qui n'ont pas l'habitude de commenter (vous allez voir, c'est très facile).
Je dessinerai dès que j'aurai assez de propositions.


14 avril 2020

Déjouer la rhétorique


En ces temps incertains, nous devons régulièrement nous fader les allocutions plus ou moins délirantes des puissants de ce monde, qui ne savent plus comment nous mentir.

Dans ce contexte, il est bon de disposer de quelques bonnes bases de rhétorique afin de comprendre ce qui se trame, de cerner les diverses tentatives de manipulation derrière les (moyennement) beaux discours. Et sur le sujet, un de mes chouchous, c'est le Stagirite. Le bonhomme a une page YouTube, mais depuis quelque temps il officie également sur Le Média, chaîne pas vraiment neutre politiquement, où il présente l'émission On sort les dossiers.

Sur sa chaîne, il analyse des effets de manche, des éléments de langage (la « prise d'otage », la « déconnexion », le « j'assume »...). Sur Le Média, il est plus dans l'étude des événements du moment, toujours avec un certain recul politique.
C'est toujours très intéressant, très posé, très calme, ça démonte un par un les arguments, bref c'est le genre d'émission de salubrité publique qui devrait être diffusée aux heures de grande écoute. Curieusement, ça ne l'est pas.


13 avril 2020

Faire une pause



Je commence à galérer à trouver des idées, donc je profite du lundi de Pâques pour faire une petite pause.

Tiens, saviez-vous que Jésus était arrivé à Jérusalem alors qu'on célébrait la pâque ?
Et que Pâques commémore la résurrection de Jésus, qui s'est fait crucifier à Jérusalem ?
Comment ce paradoxe est-il possible ? La Bible mentirait-elle ?

Alors, oui, sur plein de trucs, mais pas là. Dans ce cas-ci, et comme l'écriture a pu vous le faire deviner, c'est tout simplement qu'il s'agit de deux fêtes différentes (quoique plus ou moins concomitantes).

La pâque est une fête juive (Pessa'h en hébreux) qui commémore l'Exode et la fuite d’Égypte (Moïse, la mer Rouge, les Dix Commandements, tout ça...).
Alors que Pâques est une fête chrétienne, célébrant donc la résurrection du Christ (et par là-même fête la plus importante du christianisme, d'autant qu'elle marque le retour du printemps – Noël n'est devenu ce qu'il est aujourd'hui qu'assez récemment). Si on a ajouté un s, c'est que la date commémore simultanément plusieurs événements (la Cène, la Passion et la résurrection).

Au fait, tant que j'y suis, savez-vous comment on détermine chaque année la date de Pâques ? C'est un fait peu connu et assez intéressant, puisqu'il croise le calendrier grégorien traditionnel avec le calendrier lunaire.
Apprenez donc que Pâques a lieu tous les ans le premier dimanche après la première pleine lune suivant l'équinoxe. 
L'équinoxe était le 20 mars, la pleine lune en question a eu lieu mercredi dernier (8 avril, elle était d'ailleurs remarquablement belle), Pâques était donc hier.

Et saviez-vous que les pâquerettes s'appellent ainsi parce qu'elles poussent aux environs de Pâques ? 

Voilà, c'était plein d'informations inutiles sur Pâques. Joyeux lundi, bon chocolat !

12 avril 2020

Préparer un goûter parfaitement quelconque


Quand j'étais au collège, en 6e si je me souviens bien, je m'étais inscrit à un cours de cuisine optionnel que proposait une prof. Je ne sais pas très bien pourquoi, sans doute trouvais-je qu'on ne me frappait pas assez dans la cour de récré. 

Cette option offrait l'avantage douteux de commencer à 18h le lundi soir (ce qui explique peut-être pourquoi elle n'a pas duré plus de deux sessions), et ne m'a appris qu'une recette parfaitement quelconque. Mais au moins suis-je certain qu'un gamin de 6e peut la réussir. 
Je vous propose donc aujourd'hui de préparer des palets de dames, sortes de cookies tristounets apparemment typiques du Nord de la France (ce que j'ignorai jusqu'à tout récemment).

Pour 4 personnes il vous faudra donc :
  • 60 g de beurre
  • 60 g de sucre en poudre
  • 75 g de farine
  • 40 g de raisins secs
  • 1 œuf
  • 3 cL de rhum
Commencez par ramollir le beurre dans un saladier, mélangez le sucre et battez énergiquement le tout pendant 3-4 min. Ajoutez l'œuf et continuer de travailler. Terminez le mélange en ajoutant la farine, puis les raisins que vous aurez préalablement fait tremper dans le rhum.
Couchez ensuite en forme de petits macarons plats sur un papier cuisson, et faites cuire 5 min à 200 °C (thermostat 8).

Comme vous l'aurez compris, cette recette est réalisable par un enfant de 5 ans manchot et bourré au rhum, donc pas de grandes difficultés. Laissez bien refroidir avant de déguster, de préférence avec un café ou un thé.

11 avril 2020

Cultiver des poireaux



Quoi ? Comment ça je commence à manquer d'idées pour cette série de posts ?
Mais pas du tout ! Je suis très sérieux.

Ainsi, donc, bon, admettons, vous avez mangé des poireaux, parce que soi-disant « les patates sautées à tous les repas pendant trois semaines, ce n'est pas très sain, on pourrait peut-être essayer autre chose avant de mourir d'un infarctus du cholestérol ? », et vous vous retrouvez donc avec des bases de poireau que vous avez coupées. Vous savez, la partie circulaire avec des poils, immangeable. Et vous allez les jeter.

Eh bien non, ne les jetez pas ! Piquez trois cure-dents, mettez-les sur un verre plein, et attendez de voir si ça germe.
A quoi ça sert ? Je sais pas, moi, à admirer la magie de la nature à l'œuvre ! C'est beau, bordel !

La preuve que ça marche, regardez, deux petites feuilles en train d'apparaître.


Ceci dit, puisqu'on y est, saviez-vous que cette « base » du poireau est en fait sa tige ?
En effet, le poireau (Allium ampeloprasum) est, comme la plupart des plantes terrestres, constitué de racines, d'une tige et de feuilles, mais chez lui la tige est réduite à son minimum, à savoir cette fameuse base circulaire toute plate. La partie que l'on appelle communément (et donc à tort) la « tige » n'est en fait qu'un « fût » constitué de la base des feuilles, imbriquées entre elles. On parle de tige plateau (et c'est d'ailleurs le cas de toutes les plantes à bulbe, comme l'ail, l'oignon ou la ciboulette, qui font partie du même genre que le poireau, ou encore la tulipe). 
Amusant, non ?
Non ?

10 avril 2020

Faire du sport



Non, je déconne.

Enfin, si, faites du sport chez vous si vous avez envie, hein. C'est important de garder un minimum de forme physique, pouvoir descendre et monter les escaliers sans trop s'essouffler, aller faire les courses, tout ça.

C'est juste que moi, j'ai essayé de suivre une vidéo de gym avec Bij l'autre matin, et j'ai (très littéralement) failli tourner de l'œil au bout de cinq minutes, ce qui a tendance à me conforter dans ma démarche actuelle de « vingt abdos le matin, quand j'y pense, et puis ça va bien ». J'ai clairement visé trop haut (c'est le problème quand on fait pas de sport, on connaît mal ses limites, et les miennes sont basses). Je ne l'aurais sans doute pas fait si j'avais vécu seul, sans support à proximité en cas de soucis, mais qui sait ? Donc faites gaffe chez vous.

J'entends plein de gens dire que le confinement est l'occasion de faire un peu d'exercice chez soi, donc n'hésitez pas à vous lancer, mais allez-y progressif.

09 avril 2020

S'instruire en rigolant


Je vous ai souvent parlé de Max Bird, humoriste que j'ai le plaisir d'avoir découvert lors d'une de ses toutes premières scènes (face à un public clairement pas conquis d'avance), qui est depuis devenu un youtubeur de talent, parvenant à conjuguer vulgarisation scientifique et vraie franche rigolade. 

Eh bien France Télévision a décidé de mettre à disposition son Encyclo-spectacle, le temps du confinement. Du coup, si vous n'avez jamais eu l'occasion d'apprendre la différence entre manchot et pingouin, de voir comment une foule peut diriger un vélociraptor ou de découvrir d'où peut venir une passion pour la harpie royale féroce, foncez, c'est un excellent spectacle, drôle, intelligent, original et jamais vulgaire.

08 avril 2020

Partir pour Maender-Alkoor



Aujourd'hui, j'adresse une dédicace à tous les amoureux de jeux de mots foireux, de calembours moisis, de contrepets puants et de rimailleries controversées. Oui, Oud, mon ami, c'est à toi que je pense.

Souviens-toi, il y a bien vingt ans de cela, nous avions découvert Le Donjon de Naheulbeuk, de Pen Of Chaos. Et nous avions bien ri, tant faire des blagues sur les nains radins et les elfes à gros seins était alors nouveau et désopilant (Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson n'était pas encore sorti au cinéma, la culture heroic fantasy n'était pas du tout aussi répandue qu'aujourd'hui).

Aujourd'hui, alors qu'un jeu vidéo Naheulbeuk est sur le point de sortir, reconnaissons-le, ça a vieilli moyen. Sans aucune mesquinerie envers Pen of Chaos, qui demeure un musicien fort compétent et un auteur estimable, Naheulbeuk accuse son âge, d'autant que cette première saga MP3 française n'a pas à mon avis pas évolué dans le bon sens (épisodes devenant bien trop longs, univers complexifié pour pas grand-chose, le tout au détriment du rythme – certes pompé à François Pérusse, mais qui faisait tout le sel de la série). 

Mais il y a d'autres sagas MP3, il y a eu un après. Il y a eu Reflets d'acide.
C'est pas que je sois un giga-fan de Reflets d'acide, je crois même n'être jamais allé jusqu'au bout, mais bon sang que c'est bien écrit ! Son auteur JBX ne recule devant aucun jeu de mots, aucune blague, sans jamais négliger la qualité d'écriture, au point qu'on pense parfois bien plus à De cape et de crocs (sous acide, hein, logique) qu'à Naheulbeuk. C'en est presque à se demander pourquoi il n'écrit pas carrément tout en alexandrins, ça irait plus vite.
Alors je me dis : peut-être que ça plaira à d'autres. En tout cas c'est du beau boulot.

07 avril 2020

Soutenir un beau projet


Il y a quelques semaines, je vous parlais du festival WeToo, un beau projet « féministe et familial » qui lançait son financement participatif et devait avoir lieu du 5 au 9 mai. Las, vous vous en doutez, ça tombe à l'eau. 
Mais peut-être pas ! (ta-ta-taaaa !)

L'équipe a décidé de reporter l'événement en septembre, période durant laquelle le quartier de Montmartre n'est pas moins beau, et pendant laquelle la pensée féministe ne sera pas moins nécessaire (sauf métamorphose sociale majeure peu probable), et maintient donc le Ulule du projet. 
Je ne peux donc que vous encourager à aller jeter un œil à la page d'accueil, qui vous dira tout ce qu'il est besoin de savoir, et si jamais, pourquoi pas verser une petite obole.

06 avril 2020

Suivre Kalon, Morgoth et Vertu


Quand on me demande quel est mon auteur de fantasy préféré (ce qui, reconnaissons-le, n'arrive jamais), je réponds systématiquement Terry Pratchett. Alors que ce que j'aime chez Pratchett, ce n'est pas tant l'aspect fantasy que l'humour et le côté sociologique.

Mais quand on me demande quel est mon auteur de fantasy français préféré (ce qui arrive encore moins souvent), malgré mon amour pour Alain Damasio et Jean-Philippe Jaworski, je réponds encore aujourd'hui ASP Explorer
ASP n'a jamais rien publié, tous ses récits se trouvent en ligne, soit sur son vieux site qui pique les yeux, soit en versions pdf rassemblées par des fans dans mon genre. Alors comme ça n'a jamais vu d'éditeurs, il y a des fautes, mais rien de dramatique qui pourrisse la lecture.

Et surtout c'est super bien. Bien écrit, avec des personnages hauts en couleur, des retournements de situation vraiment imprévus, des scénarios aux petits oignons, beaucoup de références et d'humour très moderne (qui rendent à jamais impossible une parution officielle) et une vraie sensation d'aventure épique. 
L'œuvre est décomposée en plusieurs cycles, à lire de préférence dans l'ordre (tous se déroulent dans le même univers et sont relativement indépendants, mais la qualité de plume va croissante, donc autant éviter de se gâcher l'expérience des premiers en mettant la barre très, très haut dès le début) :
- le cycle de Kalon le Barbare, qui commence gentiment comme une parodie de Conan (sans blague ?) mais monte vite en puissance ;
- le cycle de Morgoth l'Empaleur, équivalent du Seigneur des anneaux, où une compagnie d'aventuriers part pour une très longue quête aux conséquences inattendues ;
- le cycle de la Catin de Baentcher, préquel de Morgoth qui se concentre sur la jeunesse de sa mentor Vertu, et qui atteint des sommets d'epicness ;
- le cycle des Cretinous Star Sauvageons, qui se déroule une ou deux générations plus tard et parodie Star Trek avec les codes de la fantasy ;
- quelques apartés comme le cycle de Bralic eul'Destructeur (qui nous narre, le temps de deux épisodes, la geste d'un idiot du village extrêmement chanceux), les Gôshisantes Aventures des Ordinaries (parodie de super héros) et autres bêtises.

C'est sans doute l'auteur que j'ai le plus relu de ma vie.

05 avril 2020

Kiffer la pâte à choux




Voici une recette bien moins compliquée qu'on aurait pu le craindre, qu'on aime beaucoup par chez moi et, qui plus est, flexible : on peut la faire « sucrée » et obtenir des chouquettes ou bien « salée » et obtenir des gougères !

Il vous faudra  :
  • 1/4 L d'eau
  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 4 gros œufs
  • 1 accessoire sucré (perles de sucre) ou salé (comté, cantal ou parmesan)
Portez à ébullition l'eau et le beurre dans une casserole. Retirez la casserole du feu et ajoutez la farine. Mélangez avec une cuillère en bois* jusqu'à ce que la pâte forme une boule qui ne colle plus à la casserole**. Dans une grande jatte, ajoutez les œufs un par un à la pâte.

* Je ne sais pas si cette touche est cruciale ou non, mais c'est l'ustensile dédié dans ma famille !
** Là, c'est important pour le gonflant des choux ! Si la pâte colle, c'est qu'il reste trop d'eau, donc continuez à mélanger : comme l'eau est très chaude, elle s'évaporera gentiment jusqu'à ce que la pâte arrête de coller. Normalement, ça va assez vite. 

Maintenant, il est temps de choisir ! 

Si vous voulez faire des chouquettes, il ne vous reste plus qu'à faire des petites boules de pâte et à les déposer sur une plaque. Saupoudrez de perles de sucre pour finir vos chouquettes. Enfournez à 180 °C pendant une quinzaine de minutes (selon la taille des boules de pâte).

Si vous voulez faire des gougères, vous pouvez d'abord ajouter à la pâte du sel, du poivre, de la noix de muscade et 100-120 g de fromage râpé (voir exemples de fromage ci-dessus). Ensuite il ne vous reste plus qu'à faire des petites boules de pâte et à les déposer sur une plaque. Parsemez encore 80-100 g de fromage râpé (ou un peu moins si vous n'êtes pas vraiment gourmands) par-dessus. Enfournez à 180 °C pendant une quinzaine de minutes (selon la taille des boules de pâte). Une alternative est de former une unique couronne avec la pâte, auquel cas rallongez la durée de la cuisson à une trentaine de minutes.

Miam :)

04 avril 2020

Apprendre la trompette


Enfin, pas vraiment... je veux dire : ce serait le moment idéal pour vous remettre à un instrument que vous aviez commencé mais jamais retouché depuis. Moi, ça fait des années que j'ai envie de me mettre à la trompette, pour laquelle j'ai toujours éprouvé une affection particulière.

Peut-être parce que j'ai appris la flûte traversière, qui est un bel instrument, mais qui ne sert pour ainsi dire que dans un contexte symphonique. A la limite pour accompagner une reprise d'Il est cinq heures, Paris s'éveille. Mais c'est tout.

Alors que la trompette trouve sa place dans la musique classique, mais aussi dans le jazz, la fanfare et dans plein d'autres styles. Elle a un son clair, rond, lumineux, sans le côté soufflé de la flûte.
J'ai deux coups de cœur en termes de trompette. L'un, c'est le concerto pour trompette de Joseph Haydn (j'aime beaucoup Haydn, un jour j'expliquerai pourquoi). Ici par Alison Balsom, trompettiste qui déchire.



L'autre, c'est la musique entêtante de Mulatu Astatke, inventeur du jazz éthiopien, que vous avez peut-être entendue dans la BO de Broken Flowers, de Jim Jarmusch.


 
 Je ne sais pas si ça vous occupera aujourd'hui, mais j'avais juste envie de partager ça. Disons que le message c'est : ne passez pas le confinement dans le silence, mettez de la musique, ça aide (et pour ceux qui ont des gosses, parfois on est surpris de voir à quel point ils aiment aussi).

03 avril 2020

Réviser l'histoire-géo



Oui, je sens la semaine thématique spéciale « révisions ». J'ai bien compris que les parents souffrent actuellement un martyre difficilement imaginable (sauf par les professeurs, qui doivent jubiler durant les quarante-cinq minutes libres quotidiennes que leur laisse leur apostolat) à devoir faire la leçon à leur progéniture.

J'ai donné un petit moyen de réviser la géométrie mardi (plus pour les parents que les enfants, je pense), voici de quoi bosser votre histoire (et votre géographie, qui n'est jamais que l'histoire du présent). 

Je ne sais pas vous, mais moi je n'accrochais pas du tout à l'histoire-géo durant ma scolarité. On me répondra, comme souvent : « Mais c'est parce que tu as eu des mauvais profs, moi une fois j'ai eu un mec génial, il rendait son cours trop vivant, j'ai appris plein de trucs ! », mais je ne pense pas que ce soit ça. Déjà parce qu'il m'est aussi arrivé d'avoir des profs cool. Mais surtout parce que je pense que les programmes sont mal fichus. Pendant sept ans, j'ai vraiment eu la sensation de devoir apprendre par cœur des suites de dates sans aucun sens ni lien entre elles. Et autant j'aime bien manipuler des chiffres pour faire des maths, autant additionner des dates, ça ne mène pas bien loin.

J'ai redécouvert l'histoire et son intérêt avec les vulgarisateurs de YouTube, qui mettent un sens derrière les anecdotes, et qui bien souvent abordent le sujet sous un angle plus sciences humaines, sociologique. Alors en voici quelques-uns que j'aime bien.



Nota Bene
Sans doute le plus connu : Bénabarbe (mais tout le monde l'appelle Nota Bene maintenant) vous propose des émissions de 15-20 minutes sur un sujet précis, bien défini, et vous berce de sa jolie voix chaude de gros nounours lanceur de haches. Sans être bouleversant d'originalité, son format est bien fichu, abondamment illustré, ça a l'air assez documenté et ça aborde un peu tous les sujets. Une valeur sûre.

 


Confessions d'histoire
Là, on est dans une logique plus télévisuelle : le principe de Confessions d'histoire est de mettre en scène les grandes figures historiques comme dans un confessionnal de téléréalité. Ça pourrait tomber dans le gag un peu bas du front avec des clichés qu'on n'oserait même plus dans Astérix (au fait, Uderzo est mort, c'est triste), mais au contraire les auteurs sont partis pour vraiment coller à la réalité historique, tout en modernisant à fond les textes (on sent l'influence d'un certain Kaamelott notamment). C'est brillant, malheureusement il n'y a que peu d'épisodes.




C'est une autre histoire
Manon Bril (oui, y a un jeu de mot) ne parle pas forcément que d'histoire, mais aussi d'iconographie, d'archéologie et d'art, ce qui ne fait qu'enrichir sa chaîne. Elle évoque la mythologie, examine des représentations artistiques, plonge dans l'histoire d'une ville et même, depuis peu, sort des petites vidéos animées, avec une animation toute choupette (sur des sujets souvent beaucoup moins choupinous, genre les enfants sauvages ou les démons japonais). C'est très chouette et on apprend plein de trucs.




Histony
J'aime bien Histony, même si j'ai souvent l'impression que c'est lui qu'Alby parodie avec son Quelle histoire ! Le dispositif est spartiate : l'internaute parle face caméra, pas d'illustrations ou si peu. Comme en outre, il n'a pas la présence charismatique d'un Bénabarbe ou des acteurs professionnels de Confessions d'histoire, on peut fatiguer face à ses tunnels interminables sur la Révolution française ou la bataille de Poitiers. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut l'aborder. Histony, c'est comme de la radio, ça s'écoute en faisant autre chose. Moi par exemple j'écoute en colorisant, ce qui ne nécessite aucune concentration particulière mais est long et fastidieux. Mais ça marche aussi en faisant la peinture ou en écossant les haricots. 

 


Henri Guillemin
Un jour Usul a dit (je sais plus où, j'ai la flemme de retrouver) « Mon Youtubeur préféré, c'est Henri Guillemin, mais il est mort y a vingt-cinq ans ! » Henri Guillemin était un historien (entre autres) suisse, chrétien de gauche, qui a enregistré un paquet de conférences tout à fait fascinantes, notamment sur Voltaire et sur la Révolution française, avec un point de vue plutôt iconoclaste par rapport à ce qu'on apprend à l'école. Le gars n'était pas un charlot, et son point de vue est remarquablement intéressant.

02 avril 2020

Applaudir aux fenêtres... ou pas...



Vous savez, il y a une polémique en ce moment... enfin, non, il y a quatorze milliards de polémiques en ce moment (conséquence prévisible d'avoir mis la population mondiale face aux réseaux sociaux), mais l'une d'elle oppose ceux qui applaudissent le personnel soignant aux fenêtres le soir, et ceux qui estiment que c'est n'importe quoi, qu'on aurait mieux fait de les applaudir avant, que tout ça c'est de hypocrisie et... bon, vous avez compris.

Ça me rappelle vachement Charlie. Vous vous souvenez des attentats de Charlie Hebdo ? Y a des chances. A l'époque, il y avait eu des marches dans Paris, un truc impressionnant. Et à l'époque, je m'étais demandé s'il fallait y aller ou non. Parce que j'avais envie d'y aller, j'avais envie de communier ma peine, mon inquiétude, ma détresse avec des milliers d'autres gens. Moi qui ne cours pourtant pas après la foule, j'avais envie, besoin même d'y aller.
Et en même temps je savais que l'événement allait être récupéré par des politiques de tous poils, notamment penchant vers la droite de la droite (sans parler des dictateurs qui se sont carrément invités), et ça me faisait sacrément caguer d'aller apporter du poids à leurs propos en grossissant le défilé qu'ils allaient s'approprier.

Au final, j'avais conclu que je ne concevais simplement pas de ne pas y aller. Mais je ne peux pas dire que je n'entendais pas les arguments des autres : je les avais longuement pesés et soupesés.

Pour cette histoire d'applaudissements, je ne vais évidemment pas vous dire quoi faire. Ou plutôt si : faites comme vous en avez envie. Il n'y a pas de honte à vouloir remercier le personnel soignant, les éboueurs, les balayeurs, les routiers, les vendeurs de supérette, etc. Et il n'y a pas de honte à avoir conscience que oui, on ne serait pas dans ce merdier si tous ces métiers avaient été mieux considérés avant.

Faites ce que vous avez envie de faire, et laissez les autres faire ce qu'ils ont envie de faire. Mais ne les jugez pas là-dessus. On n'est pas dans leur tête. Applaudir ou pas, ça ne change à l'arrivée pas grand-chose, alors gardez l'esprit ouvert.

01 avril 2020

Faire repousser ses cheveux



Après bien des années à me raser le dessus de la tête, j'ai décidé de profiter de cette assignation à domicile ce confinement pour me laisser pousser les cheveux. Après tout, la mode des chauves sexy est passée, il faut vivre avec son temps que diable !

Bon, pour l'instant ça marche moyen, mais j'ai une jolie barbe de sapeur toute poivre et sel (de plus en plus salée quand même), en visioconférence c'est très rigolo de se voir comme ça. Par contre elle frotte contre mon pull, du coup je suis chargé en statique au point que j'éteins l'écran de l'ordi rien qu'en passant à côté.

Oui, bien sûr, c'est un poisson d'avril, évidemment que je ne me laisse pas repousser les cheveux du dessus, je sais que mon public m'aime pour mes choix radicaux en termes capillaires (le coup de la statique, en revanche, c'est vrai !).
Pour rester sur le sujet, le premier titre de l'album de Gilles Stella est sorti. Vous pensez si j'aime !